| décembre 2,.2003 |
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| "Actuellement plus de 4200 personnes sont kidnappées en
Colombie" |
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Les
pressions sur la Colombie concernant l'ammnistie ne cessent pas Par : Agence Voix/EFE 12/02/2003
BRUXELLES Belgique. --- l'Union
Européenne (UE) "doit utiliser son influence" en tant que le plus important
donneur d'aide à la Colombie pour demander au vice-président du pays,
Francisco Santos, d'appliquer "avec urgence" les recommandations des
Nations Unies sur les Droits Humains, a dit Amnistie Internationale. Santos prendra part une réunion des pays
donateurs à
Bruxelles où il aura une entrevue aujourd'hui avec le Haut Responsable de la Politique Extérieure de des Quinze, Javier
Solana, et demain avec le commissaire européen des Relations
Extérieures, Chris Patten.
En outre, il prendra part une table ronde dans laquelle on
discutera l'application des recommandations de Nations Unies
sur les Droits Humains et le droit international humanitaire.
AI a considéré que si l'UE permet au gouvernement colombien
"d'ignorer ses engagements sur les Droits Humains, l'UE minera les
efforts de Nations Unies pour aider à résoudre la crise - de droits
- dans le pays".
S'il n'applique pas les recommandations de l'ONU, l'UE "ne peut
pas avoir la garantie que son aide ne contribue pas à de nouveaux
abus des Droits Humains", comme a déclaré le directeur du Bureau
d'Amnistie Internationale pour l'UE, Dick Oosting, dans un
communiqué.
Amnistie Internationale a réclamé qu'après les négociations
avec l'UE, le gouvernement colombien "s' engage de manière
formelle" à appliquer les recommandations spécifiques de l'ONU sur
les Droits Humains.
AI réclame que ceux qui violent les Droits Humains soient traduits en Justice, qu'on
dissolve les groupes paramilitaires, que les nouvelles structures de type
paramilitaire légalisées soient démontées et qu'on garantisse la
protection des secteurs les plus vulnérables dans la société civile.
Les Nations Unies ont aussi demandé que les groupes partisans
respectent "de manière absolue" la loi humanitaire internationale, rappelle le communiqué.
AI indique que n'il n'y a eu que "peu ou pas de progrès" dans l'application
des recommandations des Nations Unies et que, de fait, le Gouvernement "met
en oeuvre des politiques qui vont contre elles".
Pour AI, le gouvernement colombien "se montre chaque fois plus
hostile envers les Droits Humains et les organisations civiles qui les
défendent, en
créant une série d'obstacles sérieux à leur travail et à leur sécurité".
En outre, il a montré sa préoccupation parce que les groupes
paramilitaires, loin d'être démobilisés, sont "recyclés" dans des compagnies de sécurité privée, par exemple
à Medellín, où on exerce une pression pour que la population civile
paye par sa sécurité.
De même, il n'est pas garanti que ces groupes ne
s'incorporeront pas à d'autres structures créées par le
Gouvernement, comme l'armée des "soldats paysans", a indiqué Amnesty.
D'autre part, AI a rappelé qu'il y a deux semaines le Comité
de Nations Unies contre la Torture a exprimé "des préoccupations
sérieuses" sur les nouvelles lois antiterroristes "qui pourraient
justifier" l'utilisation de cette pratique.
Ces lois, selon AI, donnent des pouvoirs judiciaires aux
militaires et suspendent les peines pour les groupes armés qui sont
désarmés de manière volontaire, y compris même s'ils ont été
accusés de violations sérieuses des Droits Humains.
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