Terra 7 janvier 2003

Echange sans délai : des personnalités

Depuis les récentes déclarations du président Álvaro Uribe et de la guérilla des Farc qui ont gelé la possibilité immédiate d'un échange humanitaire, et qui au passage, ont fait l’effet d’une douche froide pour les familles des kidnappés, un groupe d'intellectuels et de politiques ont insisté devant les parties sur le fait que "l'intransigeance est synonyme d'erreur". Ils ont redemandé au Gouvernement et à la subversion de dialoguer "sans exigence unilatérale", mais avec une claire volonté de discussion pour examiner l'échange de prisonniers.

Ils demandent que l'accord spécial qui sera obtenu pour la libération, soit exceptionnel, précis et crédible, comme l'a proposé l'ex président Alfonso López Michelsen.

L’essoufflement

La surprise s’est produite quand les familles des 23 politiciens et des 47 officiers et sous-officiers de la force publique, ont appris avec désillusion que le Président et les Farc ne trouvaient pas d'accord sur la médiation pour avancer.

Deyanira Ortiz, porte-parole des kidnappés dans le Huila, a insisté toutefois pour souligner que le président Uribe "a toute la volonté politique pour trouver solution au drame", bien qu’elle ait reconnu que les derniers faits étaient surprenants.

Les intellectuels, politiciens et un groupe d'Organisations Non Gouvernementales travaillent sur le sujet depuis l’an dernier, élaborent une proposition afin d'obtenir la libération sous le nom de "Pacte humanitaire de libération simultanée des personnes privées de la liberté".

D'autre part, en pensant à tous les kidnappés, les Nations Unies -(designées par le président Uribe comme médiateur, mais rejetée par les Farc) - demandent à la guérilla de tous les libérer. De plus elles ont demandé à la Colombie de souscrire un « Accord Global des Droits de l’Homme et Droit International Humanitaire » qui éliminerait cette pratique ainsi que celle tellement indigne qu’est la disparition forcée.


AlterFocus : info Ingrid Betancourt www.Betancourt.info