30/09/03 : L'Armée de libération nationale (ELN) a revendiqué ce lundi l'enlèvement des huit touristes étrangers, le 12 septembre dernier, sur un site archéologique dans une région montagneuse du nord de la Colombie. Dans son communiqué de revendication adressé aux journalistes, l'ELN, un mouvement d'inspiration cubaine, ne formule aucune exigence, mais laisse entendre qu'elle est prête à des négociations pour libérer les otages. "Nous voulons exprimer notre volonté de trouver une solution à cette opération", déclare le groupe, sans plus de précisions, dans son communiqué. L'ELN explique avoir fait coïncider cet enlèvement avec le 30e anniversaire du coup d'État qui avait renversé le président chilien Salvador Allende le 11 septembre 1973.
29/09/03 : Les forces de l'ordre colombiennes ont capturé 172 personnes accusées d'avoir donné des renseignements aux Farc (Forces armées révolutionnaires de Colombie). Certaines personnes arrêtées sont membres de l'EPL (Armée populaire de libération), groupe sensiblement moins important que les Farc. Les arrestations n'ont rien à voir avec l'attentat de Florencia. Depuis son accession à la présidence, Uribe a donné plus de moyens à l'armée et à la police et créé un réseau d'informateurs civils, afin de rétablir un état de droit dans des campagnes où souvent la loi ne règne pas. 29/09/03 : Un attentat à la bombe imputé par les autorités aux guérilleros des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) a fait 11 morts et une quarantaine de blessés dimanche à Florencia, une ville située à 335 km au sud de Bogota.
28/09/03 : Uribe offre un élargissement à des porte-parole de l'Eln détenus dans la prison d'Itagüí (Antioquia); il demande à cette organisation de libérer les touristes étrangers qu'ils ont capturés. Le président Uribe confirme ainsi que les responsables du kidnapping sont bien l'Armée de Libération Nationale (Eln) et non les Farc, comme l'avaient initialement prétendu les autorités. Libérer les sept touristes qu'ils maintiennent encore en leur pouvoir serait considéré comme un premier pas pour entamer un dialogue de paix. 27/09/03 : Le gouvernement colombien va mettre en place une commission spéciale pour investiguer le meurtre d'environ 200 indiens de la Sierra Nevada de Santa Marta. Le représentant de la tribu indigène Arhuaca, Ermes Tores, a dit que tous les groupes armés illégaux - Farc, Eln et Auc - y compris la Force Publique dans certains cas - ont commis des attaques contre leur peuple. Jaime Aryennes, conseiller municipal et gouverneur des Kamkuamos, a dénoncé l'anéantissement de sa Communauté. Depuis 1986 on a été assassiné 200 indigènes, dont 44 cette année. Les crimes ont été attribués aux Auc, aux Farc et à l'Eln. "La majorité des meurtres ont eu lieu au cours d'incursions organisées par les groupes armés qui arrivent dans nos maisons, en expulsent les habitants et les tuent sur place. D'autres fois ils installent des barrages sur les routes, ils emmènent les indigènes et ensuite on ne retrouve que leurs cadavres ", a-t-il expliqué. "Ce que nous voulons maintenant, c'est qu'on définisse des mécanismes pour garantir la sécurité des Communautés, qu'on en finisse avec les crimes et les violations des droits humains contre les peuples indigènes, et qu'il y ait un investissement social dans ces zones, parce que nous avons aussi des problèmes de santé, d'éducation et d'approvisionnement alimentaire", a-t-il a ajouté. Leonor Zalabata, responsable de Droits Humains pour la Confédération Indigène Tayrona, a déclaré. "Nous ne sommes pas neutres. Notre position est de refuser de prendre parti pour tout groupe armé illégal ou légal. Nous ne sommes pas d'accord avec la guerre ".
Des témoins rapportent que pas moins de 2.000 combattants illégaux fortement armés des Forces unies d'autodéfense de Colombie (AUC) et du Bloc central Bolivar (BCB) ont lancé une offensive contre le Bloc Metro, une autre milice, il y a une dizaine de jours.
25/09/03 : L'un des huit touristes étrangers enlevés le 12 septembre dans la Sierra Nevada en Colombie, le Britannique Matthew Scott a sauté dans un ravin et échappé ainsi à ses ravisseurs. Un des indiens Kogui qui ont découvert Mattew Scott en pleine forêt, sur les contreforts de la Sierra Nevada, a expliqué que Matthew avait profité d'un moment d'inattention de ses ravisseurs pour sauter dans un ravin, et disparaître dans la nature.
24/09/03 : Quatre ex congressistes kidnappés envoient une lettre et demandent un accord humanitaire. Consuelo de Perdomo, Gloria de Lozada, Orlando Beltrán et Jorge Gechem Turbay donnent des preuves de survie mais disent être très malades. Dans une lettre envoyée aux présidents du Sénat, Germán Vargas Lleras, et de la Chambre de Représentants, Alonso Acosta, les politiciens séquestrés demandent au Congrès d'étudier la possibilité d'un accord humanitaire pour "pouvoir sauver la vie de tous nos compatriotes qui se trouvent dans cette situation difficile ". "Nous sommes gravement malades de paludisme, de leishmaniasis (infection parasitaire) et d'autres maladies ', déclarent-ils. La missive est datée du 23 juillet passé, mais c'est seulement ce mardi qu'elle est arrivée entre les mains des présidents des Chambres.
23/09/03 : Les massacres politiques ont doublé et les cartels de la drogue contrôlent une grande partie du territoire, mais l'argent comptant britannique coule toujours en Colombie. Quand huit touristes étrangers ont été enlevés plus tôt ce mois, les premiers rapports ont attribué le crime aux Farc. La Colombie a le taux le plus élevé du monde pour les enlèvements, et la plupart d'entre eux est attribuée à cette organisation ou à l'Eln. Mais les Farc ont nié cette accusation et ils disent probablement la vérité. Ceci pourrait signifier que l'enlèvement a été organisé par l'Eln. Ou cela pourrait signifier que des éléments beaucoup plus près du pouvoir - les forces de sécurité et finalement le gouvernement - sont responsables. Le président Uribe avait promis une vigoureuse action militaire contre les "narco-guérilleros" et les terroristes de l'organisation paramilitaire de droite AUC, l'amnistie pour ceux qui se rendraient et la création d'une milice populaire. Mais sous son gouvernement, le niveau des assassinats politiques a doublé, les cartels de la drogue contrôlent maintenant 60% du territoire et 3 millions de personnes ont été chassées de chez elles. Les violations des droits de l'homme par le gouvernement ou ses alliés sont plus nombreuses que jamais, et les moyens légaux pour investiguer ces violations ont été neutralisés. Loin de démanteler les milices d'extrème-droite responsables de terrorisme et de trafic de drogue, Uribe a protégé l'alliance de l'état avec ces organisations. Les services de sécurité colombiens ont eu une stratégie à long terme visant à terroriser la population civile et à saboter la négociation avec les guérilleros. Quand, par exemple, les négociations avec le groupe de guérilleros M-19 dans les années 80 avaient eu comme conséquence un cessez-le-feu et sa transformation en un parti politique légal, ses candidats aux élections suivantes (plus de 3.000) avaient été systématiquement assassinés. Selon des investigations des organisations pour la défense des droits de l'homme, les rapports entre l'armée et les AUC sont si étroit que dans quelques états l'AUC verse des salaires mensuels à des membres de l'armée et à des officiers de police locaux. Au début de ce mois, 80 organismes colombiens de défense des droits de l'homme ont accusé Uribe de favoriser la terreur contre des civils. La réponse d'Uribe a été de les qualifier de "lâches" et de "sympathisants des terroristes". En Colombie, c'est l'équivalent d'une sentence de mort.
22/09/03 : Certains militaires brésiliens ne voient pas d'un
très bon oeil la possibilité de négociations au Brésil entre les Farc, des fonctionnaires de l'ONU et le gouvernement d'Álvaro Uribe.
21/09/03 : Vaste coup de filet anti-drogue en Colombie. Au terme d'une opération de cinq jours, l'armée a détruit une centaine de laboratoires de cocaïne clandestins et capturé 18 rebelles présumés, dans l'est du pays, a annoncé samedi le commandant de l'armée. Ce coup de filet "tombe bien", au moment où la lutte antidrogue en Colombie est entachée par un scandale sur un présumé "cartel" dans la police. Jeudi 19 septembre, le ministère public a annoncé l'émission de 26 mandats d'arrêt contre 16 policiers et 10 civils qui auraient participé à la "revente", le 23 août 2002, de deux tonnes de cocaïne, contre le paiement de 700 000 dollars.
20/09/03 : Un rapport de Human Rights Watch ('tu apprendras à ne pas pleurer : des enfants combattants en Colombie" dénonce le recrutement de mineurs d'âge dans les rangs de la guérilla et des paramilitaires : il y aurait en Colombie plus de 11.000 enfants-soldats dont plus de la moitié chez les Farc, où presque deux tiers des combattants auraient moins de 15 ans.
20/09/03 : La Colombie a signé un accord avec les États-Unis, jeudi, afin d'exempter les ressortissants américains de poursuite devant la Cour pénale internationale (CPI). L'entente s'applique aux quelque 1500 Américains qui se trouvent actuellement en Colombie, la plupart étant membres des forces spéciales qui assurent la formation de l'armée colombienne. Depuis sa création, les USA se sont toujours fortement opposés à la CPI, qui est chargée de juger les crimes de guerre, les crimes contre l'humanité et les responsables de génocide.
19/09/03 : L'enlèvement, vendredi, de 8 touristes étrangers n'a pas été revendiqué. On ne sait toujours rien des responsables de l'enlèvement, vendredi dernier, de huit touristes étrangers dans le nord du pays. Les quatre Israéliens, ainsi que deux Britanniques, un Espagnol et un Allemand, étaient arrivés la veille avec d'autres randonneurs sur le site archéologique précolombien de Ciudad Perdida, dans la Sierra Nevada. D'après les cinq étrangers libérés, qui parlent un espagnol hésitant, les kidnappeurs se sont présentés comme des paramilitaires, groupe antiguérilla irrégulier membre des Auto défenses unies de Colombie (AUC, 13 000 hommes). Mais les autorités ont écarté cette piste, pour accuser les ennemis marxistes des AUC : les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc). Depuis, des fuites «de hauts responsables militaires et des services de renseignement», citées par la télévision locale, l'attribuent à l'ELN. Certains - dont les FARC - accusent, sans preuves, le pouvoir d'avoir monté cette opération pour s'attribuer une victoire en libérant rapidement les prisonniers à l'heure où d'autres opérations de libération s'enlisent. Tout cela survient au moment où l'éventualité d'un dialogue avec les Farc sous l'égide des Nations unies s'éloigne chaque jour davantage. Marco Aurelio Garcia, secrétaire aux affaires internationales de la présidence brésilienne, a rejeté vendredi la faute de cet enlisement sur les Farc, qui n'ont pas encore marqué leur accord. Depuis l'arrivée au pouvoir d'Alvaro Uribe, les guérilleros ont choisi l'option du bras de fer pour répondre à l'action musclée du président. En attendant, la Colombie s'enfonce chaque jour davantage dans la violence.
18/09/03 : Les rebelles marxistes de Colombie ont démenti avoir enlevé huit touristes étrangers dans les montagnes de la Sierra Nevada.
17/09/03 : La possibilité d'un dialogue au Brésil entre les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) et l'ONU sera évoquée par les présidents colombien, Alvaro Uribe, et brésilien, Luis Inacio Lula da Silva, lors de leur rencontre mardi à Cartagena, sur la côte caraïbe.
17/09/03 : Les rebelles marxistes de Colombie ont démenti mardi avoir enlevé huit touristes étrangers dans les montagnes de la Sierra Nevada. 16/09/03 : Interview de Mélanie Delloye Betancourt
16/09/03 : L'armée colombienne a annoncé lundi qu'elle avait tué 17 guérilleros et en avait capturé 114 ces six derniers jours au cours de l'une de ses plus grandes offensives cette année contre les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc). L"opération Scorpion' a été lancée contre l'unité de guérilla 'Teofilo Forero' dans la province méridionale de Caqueta, au coeur de l'ancienne zone démilitarisée qui avait été instaurée pour faciliter des discussions de paix avec la guérilla
16/09/03 : Six étrangers, camarades des huit touristes enlevés par la guérilla dimanche dans le nord de la Colombie, ont été épargnés et laissés en liberté "car ils n'avaient pas de chaussures pour marcher", a révélé lundi l'un d'eux, l'Australien James Schultz.
16/09/03 : Une vaste opération militaire, dirigée en personne par le président colombien Alvaro Uribe, a été déclenchée lundi dans la Sierra Nevada, un massif de près de 6.000 m d'altitude aux neiges éternelles, au nord de la Colombie, pour libérer les huit étrangers enlevés par la guérilla des FARC. 15/09/03 : Des rebelles ont
kidnappé huit touristes étrangers qui se
rendaient sur un site archéologique dans les montagnes
du Nord de la Colombie, ont annoncé les autorités du
pays.
14/09/03 : Le Haut
commissariat de l'ONU pour les droits de l'Homme
en Colombie a condamné vendredi le sanglant attentat au
cheval piégé à Chita (centre) mercredi, et appelé les
rebelles des FARC à s'expliquer.
13/09/03 : L'ambassadeur de Grande-Bretagne à Bogota, Tom Duggin, a dénoncé vendredi «l'appui de certaines ONG européennes à la propagande de la guérilla» en Colombie, mais sans les citer. 13/09/03 : Dans une nouvelle escalade de leur lutte contre la drogue et le terrorisme, les Etats-Unis ont fourni à la Colombie une nouvelle aide, de 393 millions de dollars, et exigent la "libération immédiate" des otages par la guérilla, y compris trois Américains séquestrés en février dernier.
12/09/03 : Le Brésil ne rejette pas la possibilité d'une libération des otages des FARC sur son territoire. Les détails de la réunion des FARC et de l'ONU seront définis d'ici à 2 semaines. 11/09/03 : La guerre est ouverte entre le président colombien Alvaro Uribe et les défenseurs des droits de l'homme.
11/09/03 : Un attentat au cheval piégé, méthode déjà utilisée dans le passé en Colombie, a fait huit morts et vingt blessés mercredi à Chita, à 200 km au nord de Bogota. Cet attentat a été attribué au 45e front des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC). 17 guérilleros des FARC, première guérilla en nombre avec 17.000 hommes, avaient été abattus par l'armée samedi dans la même région de Chita.
10/09/03 : Le gouvernement colombien a demandé mardi aux rebelles de permettre l'envoi d'une délégation du Comité international de la Croix rouge auprès de leurs otages malades. Sa mission: vérifier l'état de santé des otages et envisager leur possible libération.
09/09/03 : Sur un ton martial sans précédent lundi, le président Alvaro Uribe a dénoncé les "trafiquants des droits de l'homme" en Colombie et qualifié "d'échauffement face au terrorisme" sa première année au pouvoir. Les ONG qualifient de "précipitées" les affirmations du Président Uribe lorsqu'il accuse certaines organisations d'être des "trafiquants des droits de l'homme" 08/09/03 : Le Fonds des Nations unies pour l'enfance (UNICEF) a exprimé samedi sa préoccupation sur le nombre croissant de mineurs participant aux groupes armés illégaux en Colombie, demandant au gouvernement colombien d'entreprendre davantage d'actions pour traiter ce phénomène.
08/09/03 : L'armée colombienne a tué samedi au moins 25 rebelles et combattants paramilitaires présumés lors de trois opérations dans le centre de la Colombie, selon les autorités. 07/09/03 : La mère et le
mari d'Ingrid Betancourt ont prié avec elle samedi, mais
à distance, depuis une chapelle de Bogota, comme le
leur avait demandé l'otage, prisonnière de la guérilla
depuis plus de 18 mois.
07/09/03 : La famille d'Ingrid Betancourt "n'ose pas croire" en la prochaine libération de l'otage des FARC, ainsi que l'ont confié samedi à l'AFP sa mère et son mari à propos des rumeurs persistantes en Colombie.
06/09/03 : Ingrid Betancourt
continue d'agiter la Colombie, cette fois avec les
rumeurs sur sa libération imminente pour lui permettre
de militer en faveur d'un échange de prisonniers entre
guérilla et armée.
05/09/03 : Dans son message ,Ingrid Betancourt évoque une intervention militaire. Un défi lancé au président colombien. 04/09/03 : L'ambassadeur de Colombie aux USA Luis Alberto Moreno Gouvernement déclare que le gouvernement américain considère comme 'très positive le meeting prévu au Brésil entre des délégués de l'ONU et les Farc. Robert Zimmerman, porte-parole du département d'État pour l'Hémisphère Occidental, avait déclaré la veille que Washington approuvait la rencontre : "Nous soutenons l'effort de l'ONU pour établir un dialogue avec le Farc, avec l'espoir d'obtenir une paix durable en Colombie" Le chancelier brésilien, Celso Amorim, a déclaré quant à lui que le Brésil ne jouera pas le role de médiateur mais qu'il se limitera à offrir un "territoire neutre". 03/09/03 : Deux jours après son appel à l'armée pour la libérer, et son refus d'être échangée, l'ex-candidate des Verts aux présidentielles continue de susciter autant d'admiration que de questions pour son intransigeance face à la caméra des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC). Alors que tous les hommes politiques retenus par la guérilla ont profité de leurs messages enregistrés pour exiger du pouvoir un échange entre eux et les militants des FARC en prison, "Ingrid", ainsi familièrement appelée en Colombie, a préféré un discours sans concession. "Soumise à une intense pression nationale et internationale pour fournir une preuve qu'elle est en vie (depuis son enlèvement le 23 février 2002), la guérilla aura accédé au désir d'Ingrid de ne parler que si elle pouvait dire ce qu'elle souhaitait", avance le quotidien El Tiempo dans son éditorial. "Les rebelles auraient voulu remettre Ingrid en selle sur la scène politique qu'ils ne s'y seraient pas pris autrement", affirme un diplomate européen.
02/09/03 : Le ministre français des Affaires étrangères, Dominique de Villepin, s'est félicité lundi qu'Ingrid Betancourt, otage de la guérilla colombienne, soit apparue en bonne santé sur une vidéo diffusée à la télévision colombienne. D'autre part, la vidéo relance les spéculations sur de négociations possibles avec les Farc - selon l''analyste politique Antonio Sanguino : "Ingrid indique une voie possible pour la négociation. Les FARC accepteraient de libérer les civils, si le gouvernement accepte de négocier un échange de prisonniers militaires. C'est un progrès".
01/09/03 : James Lemoyne, le
délégué de l'ONU pour le conflit colombien, et le
porte-parole des FARC, Raul Reyes, maintiennent des
contacts et pourraient se rencontrer prochainement au Brésil,
a précisé dimanche 31 août, à Bogota, le
haut-commissaire du gouvernement pour la paix, Luis
Carlos Restrepo à la radio privée colombienne Caracol
pour discuter du conflit armé en Colombie. Voir aussi deux opinions intéressantes dans El Tiempo :
01/09/03 : Autres réactions dans la presse :
"Nous avons dû nous déplacer (dans la jungle) 25 ou 26 fois" depuis l'enlèvement, a précisé "Claraleti" qui apparaît en bonne santé dans cette vidéo; elle s'adresse notamment à sa mère, Clara Gonzalez. "Ma petite maman de mon coeur, je veux te dire que je t'aime, je t'aime immensément, et j'ai la certitude que nous vivons dans un beau pays, où prime le sentiment de l'amour", dit-elle d'une voix sereine. Quelques jours après leur séquestration, Clara Rojas avait été libérée par leurs ravisseurs, mais elle avait voulu rester auprès d'Ingrid. "Elle voulait être utile à sa patrie", avait confié Clara Gonzalez, "c'était la cadette de mes cinq enfants, la préférée, celle qui la ramenait, en deux mots une fille électrique". "Quelques semaines après son enlèvement, j'ai reçu un courrier électronique. La guérilla avait décidé de la relâcher, mais Claraleti venait de refuser, pour demeurer auprès d'Ingrid, comme une soeur l'aurait fait", avait-elle précisé. L'amitié entre les deux otages s'était tissée au début des années 1990 quand elles avaient travaillé ensemble au ministère du Commerce extérieur. "Claraleti" venait d'obtenir son diplôme d'avocate.
Dans cette vidéo Ingrid Betancourt fait allusion à la mort, le 5 mai dernier, du gouverneur de Medellin, Guillermo Gaviria et de l'ex-ministre de la défense, Gilberto Echeverri, exécutés par les FARC lors d'une tentative de libération par l'armée colombienne; c'est la seule indication qui permette de "dater" plus ou moins la réalisation de la cassette. Dans la vidéo Ingrid apparaît seule : pas de nouvelles de Clara Rojas. Dans cet enregistrement de 22 minutes, Ingrid estime que la libération des otages civils retenus comme prisonniers politiques - tels qu'elle-même, ainsi que douze parlementaires, anciens sénateurs et ministres- est de la seule responsabilité des rebelles. Les FARC doivent "faire un geste unilatéral de paix, c'est à dire des libérations humanitaires", explique-t-elle. Elle se déclare également favorable à une intervention de l'armée pour tenter de la libérer : "On ne peut pas renoncer à ses droits, à sa liberté, même par prudence. Un sauvetage oui, définitivement oui, par principe, mais pas n'importe quel sauvetage : un sauvetage réussi " ... " Une telle décision doit être prise en conscience par le président Alvaro Uribe lui-même et non par l'armée», a-t-elle déclaré. "Car c'est une décision politique - pas militaire". Elle exhorte également les autorités colombiennes à échanger les rebelles emprisonnés contre les soldats et policiers détenus par les FARC. "L'échange est l'obligation morale d'un Etat démocratique", affirme-t-elle. Par contre, elle affirme "être opposée à un accord humanitaire pour un échange de prisonniers entre des civils et des guérilleros". "Il s'agit d'une position de principe, et je souhaite que ma famille le comprenne". Parlant des trois Américains détenus par les Farc, Íngrid dit ne pas être inquiète, parce qu'elle sait que les Etats-Unis "les sortiront de là - où qu'ils se trouvent". Elle envoie en outre ses remerciements au Gouvernement de la France, à l'ambassadeur de ce pays en Colombie, Daniel Parfait, ainsi qu'au chancelier Dominique de Villepin. La mère d'Ingrid Betancourt, Yolanda Pulecio, a confié au "Nouvel Observateur" son "immense soulagement" après la preuve que sa fille est en vie. D'une voix hachée par l'émotion, Yolanda Pulecio affirme avoir "très peur" d'une opération de l'armée mais se déclare "finalement favorable" à une telle intervention des troupes militaires, comme Ingrid Betancourt le souhaite. "Si le président (Alvaro Uribe) veut réaliser cette opération, qu'il le fasse, mais avec beaucoup de soin, car je suis terrorisée", ajoute-t-elle après avoir souhaité "revoir en vie" sa fille, "comme toutes les familles" des otages en Colombie. Sa soeur Astrid a fait part du "grand soulagement de voir et de savoir que (sa) soeur est vivante" et de "la voir en bonne santé physique et morale". "Il me semble que lorsqu'on voit que ma soeur s'exprime librement comme elle le fait actuellement, qu'elle est en bonne santé physique et morale, on peut penser que les FARC respectent son intégrité et sont des personnes qui seraient prêtes à rentrer dans le cadre d'une négociation politique avec le gouvernement", a-t-elle dit sur France-2. A la fin de la cassette, Ingrid Betancourt adresse avec émotion des messages à ses deux enfants. A son mari, elle assure: "Nous serons prochainement ensemble".
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