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30/09/02 : Selon les statistiques de "Pais Libre", la Colombie connaîtrait plus de 3000 kidnappings par an, la majorité d'entre eux réalisés par des groupes illégaux prétendant détenir des motivations politiques. Si chaque enlèvement mobilise au moins 10 personnes, nous pouvons donc évaluer à un minimum de 30 000, les personnes consacrant du temps à perpétrer ce type de délit. De l'autre côté, les dommages psychologiques, économiques et sociaux subis par chaque "kidnappé" est difficilement quantifiable ; mais nous pourrions avancer qu'en moyenne, chaque enlèvement commis affecte directement une centaine de personnes (familles, amis, associés,collègues,employés et patrons de la personne enlevée) ; ce qui nous mène au chiffre de 300 000 personnes qui, chaque année, sont victimes directes. Tout ceci sans compter les dommages indirects dus aux conséquences économiques que génère chaque enlèvement ... (El Tiempo : )

29/09/02 : Ces dernières semaines des rumeurs convergentes mais non confirmées ont couru concernant une aggravation de l'état de santé d'Ingrid Betancourt. Elle aurait été soignée dans un hopital de la ville de Planadas, dans une zone controlée par les FARCs. Elle serait détenue dans une partie de la forêt clombienne où règnent la fièvre jaune, le paludisme et d'autres maladies tropicales. Sa famille a lancé un message aux FARCs en leur demandant de donner des nouvelles de la santé d'Ingrid (traduction automatique de l'article de Semana : )

Algunas fuentes aseguran que Ingrid Betancourt ha estado gravemente enferma en la mitad de la selva. ¿Qué puede haber pasado? (Semana

28/09/02 : Le président Uribe attend de l'intervention des Nations-Unies une libération rapide de tous les séquestrés, "avec prudence et enthousiasme". Durant son séjour aux USA, il a discuté avec Kofi Annan de ce sujet qui doit être traité "avec sagesse et de manière confidentielle" (El Espectador :  ).

27/09/02 : Juan Carlos Lecompte, l'époux d'Ingrid Betancourt, se rendra la semaine prochaine en Belgique et en France pour y dénoncer la situation de son épouse et des autres séquestrés. Il rencontrera des membres du Parlement Européen ainsi que plusieurs personnalités politiques des deux pays (El Espectador :  ).

27/09/02 : Les déclarations du ministre de l'Intérieur Fernando Londoño Hoyos qui rejettait hier l'éventualité d'un accord humanitaire, plongent les familles des séquestrés dans la tristesse et la confusion : "le ministre ne comprend pas tous les aspects du problème car il ne prend pas en considération le Droit Humanitaire International.  Il y a une contradiction entre ses déclarations et celles faites le 28 août par président Uribe" (El Espectador :  ).

27/09/02 : Le président Uribe rencontre Kofi Annan et discute avec lui la possibilité d'une intervention des Nations-Unies dans le processus de Paix en Colombie. Le Secrétaire Général des Nations-Unies demande au président de s'assurer que les mesures prises par son gouvernement respectent les Droits Humains. En particulier, Kofi Annan a exprimé sa préoccupation pour une crise humanitaire qui a déjà provoqué le déplacement forcé de plus d'un million de personnes dans le pays. "La Paix en Colombie ne peut s'obtenir que par une solution politique et négociée", a-t-il ajouté. (El Tiempo : ) (El Pais : ).

26/09/02 : Le gouvernement colombien ferme la porte à un échange humanitaire tel qu'il avait été envisagé durant les dernières semaines de la présidence Pastrana : le ministre de l'Intérieur, Fernando Londoño Hoyos, a indiqué que la situation actuelle et la violence des attaques de la guérilla rendaient une telle solution impossible. Il a ajouté qu'il était impossible de négocier la libération des détenus avec "des brigands qui veulent détruire l'infrastructure nationale et qui s'attaquent à la vie des Colombiens" (El Espectador :  ).

26/09/02 : Le président Uribe, reçu ce mercredi à la Maison Blanche, obtient le support du président Bush. Il espère recevoir bientôt son accord pour une aide de 430 millions de dollars pour sa lutte contre la guérilla. Washington semble disposé à accéder à cette demande, pour autant que la Colombie garantisse que le personnel américain envoyé en Amérique du Sud ne puisse en aucun cas être poursuivi devant la Cour Pénale Internationale en cas de crimes de guerres ou de crimes contre l'humanité. (CNN : ) (El Pais :  ).

25/09/02 : Le gouvernement colombien avertit qu'il sanctionnera sévèrement toute violation des Droits Humains par les Forces armées (El Espectador :  ).

25/09/02 : La Colombie au bord de la guerre totale : après 50 jours en fonction, le président colombien Alvaro Uribe a mis en place les éléments essentiels de son pouvoir au service d'un objectif prioritaire : éliminer la guérilla, et principalement les FARC (Forces armées révolutionnaires de Colombie). Si son prédécesseur, Andres Pastrana, avait multiplié les concessions face à ce mouvement de guérilla, tentant sans grand résultat de mener des négociations politiques, l'actuel chef de l'État a choisi une politique radicalement différente.

Les FARC, qui avaient rejeté l'offre, assez formelle, du nouveau président de mener des négociations sous l'égide de l'ONU, avaient ouvert elles-mêmes la voie de la violence en attaquant à coups de roquettes le palais présidentiel de Bogota le 7 août dernier, jour de la prestation de serment du nouveau chef de l'État, faisant 21 morts et 70 blessés.  (Le Soir )

24/09/02 : Le président Uribe se rend en visite aux USA, avec un agenda bien fourni dans les domaines économique et militaire. Il y restera trois jours et rencontrera le président G. W. Busch pour lui demander d'accroître encore son aide. 

Sous la dénomination :"aide au programme contre le trafic de drogue", les USA ont donné à la Colombie 1.700 millions de dollars dont une grande partie a été utilisée pour leur acheter plus de 60 hélicoptères de combat. Outre leurs missions d'attaque de la guérilla, ces hélicoptères sont également utilisés pour protéger les pipe-line transporteurs de pétrole. 

En contrepartie de cette aide, le président Bush espère que la Colombie signera des accords qui empêcheraient les poursuites de militaires américains devant la Cour Pénale Internationale, pour d'éventuels crimes de guerre ou crimes contre l'humanité (CNN :

23/09/02 : La création des "zones de sécurité" suscite une controverse en Colombie. Les militaires expriment leur satisfaction, mais le gouverneur de l'état de Bolivar ainsi que les maires de plusieurs localités rejettent cette décision par crainte d'atteintes aux Droits Humains de la part des Forces Armées. De son côté, le président Uribe réclame encore plus de collaboration des citoyens et encourage le paiement de primes à ceux qui dénoncent des membres des groupes illégaux. Le ministre de la défense  Marta Lucia Ramirez et le général Jorge Enrique Mora, commandant des Forces Armées, affirment que dans un mois de nouvelles zones de sécurité vont être créées. (El Tiempo : ) (El Pais : ) (El Espectador :  ).

23/09/02 : The Colombian Government has given the military sweeping powers to fight armed groups by establishing two security zones (BBC :   )

22/09/02 : Nouvelle étape dans le durcissement du pouvoir colombien déterminé à éradiquer la guérilla: le gouvernement a crée samedi deux zones de sécurité dans lesquelles l'armée aura quasiment les pleins pouvoirs, avec le droit de perquisition sans mandat, de limiter les déplacements et d'instaurer le couvre-feu. 

Les zones en question comprennent neuf villes du département de Bolivar, quinze de Sucre et trois d'Araucan. Les habitants doivent déclarer s'ils possèdent des armes ou des équipements de télécommunication. Tout étranger souhaitant y pénétrer devra demander une autorisation au ministère de l'Intérieur. Les commandants militaires de ces zones ont le droit de censurer l'information, d'interroger à leur gré n'importe quel civil, et de suspendre les permis de port d'arme à quiconque. 

(Yahoo : ) (El Tiempo : ) (El Colombiano : )

21/09/02 : Les avions de chasse et les hélicoptères de combat de l'armée colombienne ont bombardé jeudi et vendredi la zone tenue par les FARCs. Il y aurait 200 victimes dans la région d'Ituango. 

Aucun soldat n'a été envoyé au sol dans ce secteur de forêt et de montagne, lourdement miné. L'estimation du nombre de victimes a été établi d'après la technologie embarquée à bord des avions, notamment les détecteurs de chaleur, et sur les témoignages des civils de la zone, a précisé un porte-parole de l'armée de l'air. On ne sait donc pas si les victimes sont civiles ou militaires, ni même si elle pourraient comprendre  d'éventuels kidnappés détenus dans cette région. 

Le général américain James Hill, principal responsable des forces militaires américaines dans la région a réaffirmé que Washington était engagé aux côtés de la Colombie dans sa "lutte contre le terrorisme". Le président Alvaro Uribe est attendu mercredi à la Maison Blanche. Il devrait réclamer encore plus d'aide militaire.
(Yahoo :
) (El Tiempo : ) (El Pais : ).

21/09/02 : L'offensive déclenchée par l'armée colombienne fait courir aux détenus des risques importants. L'armée en est consciente mais les instructions du président aux militaires sont impératives : ils doivent dans un court délai produire des résultats visibles sur le terrain. Certains analystes pensent que cette stratégie, plutôt que d'indiquer une nouvelle direction, est surtout destinée à justifier l'accroissement important de ressources données aux Forces Armées  (El Tiempo : )

20/09/02 : Les militaires colombiens ont abattu jeudi plusieurs membres des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) et libéré deux civils retenus en otage. Un autre civil retenu en otage a été tué dans cette opération; d'après l'armée, il aurait été abattu par les FARCs (Yahoo : ) (El Tiempo :

20/09/02 : Le président Uribe commence la mise en place de sa politique militaire : les premières mesures fiscales votées par son gouvernement vont rapporter 800 millions de dollars, exclusivement destinés à financer l'effort de guerre dans le pays (CNN :  )

20/09/02 : Depuis le début de l'année, 2.020 personnes ont été kidnappées en Colombie. Les FARCs et l'ELN en détiennent 1.238, les autres ont été enlevés par les paramilitaires et d'autres groupes illégaux. 70% des kidnappings DANS LE MONDE ont lieu en Colombie  (El Espectador :  ).

19/09/02 : Le gouvernement colombien rejette la proposition d'échange humanitaire d'une cinquantaine d'otages (dont Ingrid Betancourt) contre des guérilleros emprisonnés. Luis Carlos Restrepo, haut commissaire du gouvernement pour la Paix, a déclaré "qu'un tel échange pourrait générer de la confusion et des faux espoirs pour les familles des détenus". L'échange avait été proposé à plusieurs reprises par les FARCs au cours des derniers mois.  (El Tiempo :

19/09/02 : Le gouvernement colombien a entamé des discussions avec l'ELN avec le support de Cuba. L'ELN est la seconde force révolutionnaire de gauche en Colombie (après les FARCs), avec quelque 5.000 combattants. (Cambio.com : )

18/09/02 : Dans l'intérieur du pays, les enseignants et les médecins sont pris entre deux feux : alors que depuis longtemps ils faisaient déjà l'objet de menaces et  d'intimidations systématiques de la part des paramilitaires, ils subissent mantenant en plus le même genre de menaces de la part des FARCs, qui appliquent une politique visant à supprimer la présence de l'Etat dans certaines régions. Depuis le début de l'année 450 professeurs ont du démissionner sous la menace, et 300 autres ont reçu des menaces. Le nombre d'attaques de missions médicales par les paramilitaires, l'ELN ou les FARCs a également fortement augmenté. (El Tiempo : )  (El Colombiano : ).

17/09/02 : La plupart des Gouverneurs insistent sur l'importance de négotiations au niveau régional pour résoudre la crise humanitaire provoquée par les combats impliquant les FARCs et les paramilitaires.  (El Tiempo : ).

16/09/02 : L'armée a porté un rude coup à la guérilla avec la libération du collégien Kevin, arraché samedi aux rebelles par la troupe dans une opération qui a fait deux morts dans les rangs de l'Armée de libération nationale (ELN, extrême gauche).  (Yahoo : )

16/09/02 : Selon une récente enquête de l'Institut Colombien du Bien-être familial (ICBF), le nombre d'enfants enrôlés de gré ou de force dans les groupes armés est en constante augmentation.  (El Tiempo : )

14/09/02 : Dans une intervention de vingt minutes devant l'assemblée des Nations-Unies, le président Uribe demande une aide internationale dans sa "lutte contre le terrorisme et le trafic de drogue". Le discours du président a été bien reçu, au moins par les USA...  (El Tiempo :

13/09/02 :  Dans une vidéo remise aujourd'hui, l'idéologue des FARCs Alfonso Cano demande au gouvernement colombien d'accélérer les négotiations concernant l' échange de prisonniers. "Devant l'impassibilité de l'état, devant la déshumanisation de ce problème, chacune des deux parties doit avoir la force de prendre les décisions qui s'imposent pour accélérer le processus", a-t-il déclaré. (El Espectador : 

13/09/02 :  Le gouvernement colombien a entamé des discussions exploratoires avec les rebelles de l'Armée de libération nationale (ELN) sur la possibilité de reprendre des négociations de paix, a annoncé jeudi le président Alvaro Uribe. "Les discussions se sont ouvertes, mais je ne peux rien dire de plus pour des raisons évidentes de confidentialité", a-t-il déclaré à New York, où il participe à l'Assemblée générale de l'ONU.A (Yahoo : ) (El Tiempo : )

12/09/02 :  A Tunjuelito, un millier d'enfants de moins de 5 ans ont jeté leurs jouets guerriers et ont manifesté pour la paix en Colombie. Cette manifestation, orchestrée par Redepaz, veut rappeler que "La Paix, ce n'est pas seulement la négotiation pour arrêter le conflit. C'est la construction, jour par jour, avec les enfants, les jeunes et les autres, d'une société où on peut résoudre les conflits sans se tuer l'un l'autre", comme l'a déclaré  Ana Teresa Bernal, la coordinatrice nationale de Redepaz. (El Espectador : 

12/09/02 :  Les mesures d'exception prises par le président Uribe avaient déjà été rejetées par la Cour Constitutionnelle, pendant le gouvernement précédent  (El Tiempo : )

11/09/02 :  Le gouvernement colombien s'octroie des pouvoirs de police exceptionnels : Le gouvernement colombien a annoncé mardi qu'en raison de l'état d'instabilité du pays, il avait le droit de procéder à des arrestations ou des écoutes sans mandat, ainsi que la création de zones militaires spéciales. (Yahoo : ) (El Tiempo : )

10/09/02 :  WASHINGTON (AP) - Le Département d'Etat a ouvert la voie lundi au déblocage de 41,6 millions de dollars d'aide militaire à la Colombie, en certifiant que l'armée de Bogota avait rempli les exigences requises en matière de droits de l'homme. Cette décision a été vivement dénoncée par Amnesty International USA.

A la demande du Congrès des Etats-Unis, le déblocage de ces fonds était soumis à conditions: l'armée colombienne devait suspendre ses membres s'étant rendus coupables d'importantes violations des droits de l'homme, coopérer avec les enquêteurs civils travaillant sur ces dossiers, et couper ses liens avec les groupes paramilitaires d'extrême droite.

Lundi matin, le secrétaire d'Etat adjoint Richard Armitage a formellement certifié que Bogota avait rempli les conditions exigées, et des responsables du ministère ont expliqué la décision aux représentants des organisations de défense des droits de l'homme.

William Shulz, directeur exécutif d'Amnesty International USA, n'était absolument pas convaincu: "dire que la Colombie a rempli les conditions en matière de droits de l'homme n'est qu'une farce", a-t-il lancé, estimant que l'armée n'avait fait aucun progrès significatif dans les trois domaines concernés. (Yahoo :
)

09/09/02 :  La guérilla de l'Armée de libération nationale (ELN) a libéré dimanche neuf des 27 touristes colombiens qu'elle avait enlevés le 20 août dans le nord-ouest de la Colombie, a déclaré à l'AFP un responsable humanitaire. (Cyberpresse.ca : ) (El Tiempo : )

06/09/02 :  Portrait du plus vieux guérillero du monde : Il y a cinquante ans, Manuel Marulanda – dit “Tirofijo” – prenait le maquis pour fonder la plus importante guérilla marxiste d’Amérique latine. Mais, aujourd’hui, les FARC n’hésitent pas à s’attaquer à des civils innocents.(Courrier international : )

06/09/02 :  Le haut-commissaire de l'ONU pour les droits de l'Homme s'inquète de la politique de sécurité annoncée par le nouveau président de la Colombie, Alvaro Uribe, pour lutter contre la violence de la guérilla. Dans une lettre envoyée à M. Uribe, Mary Robinson souligne que certaines des mesures envisagées sont contraires au normes internationales de protection des droits humanitaires. Le président Uribe souhaite notamment constituer des réseaux d'informateurs au sein de la population et fournir des armes aux paysans des régions éloignées pour qu'ils puissent se défendre contre les rebelles. (Radio-Canada : )

06/09/02 :  DOSSIER COLOMBIE : 30 ANS DE GUERRE CONTRE LA COCA
Depuis trois décennies, la Colombie est un champ de bataille où Bogota et Washington s'enlisent dans une guerre sale et laborieuse contre le narcotrafic, une activité dont les immenses revenus financent les opérations de groupes armés et d'organisations criminelles bien au-delà des frontières colombiennes. Véritable usine de cocaïne, le pays, au bord de l'anarchie, ploie sous le poids de la corruption, des guérillas et de l'ingérence étrangère. La Colombie est aujourd'hui un État qui ne s'appartient plus.
Géographie de la Colombie/Histoire de la Colombie/L'empire de la coca/Narcotrafic et cartels/La guerre de la drogue/Guérillas et paramilitaires/Le Plan Colombie/Tragédie humaine et pluie de pesticides/Hyperliens et références Journaliste : Stéphane Bordeleau (Radio-Canada :
)

05/09/02 :  Le fisc colombien a demandé à l'ancienne candidate écologiste à la présidence, Ingrid Betancourt, séquestrée par la guérilla des FARC (marxistes) depuis le 23 février, de payer le nouvel impôt "de sécurité" destiné à financer la lutte contre les groupes armées. La direction des impôts et des douanes a envoyé un avis à Ingrid Betancourt lui demandant de s'acquitter "du nouvel impôt pour préserver la sécurité démocratique, comme si elle se trouvait dans des circonstances normales", a dénoncé mardi son mari Juan Carlos Lecompte. "Ce qui se passe est le comble de l'indifférence et nous nous retrouvons pratiquement entre deux feux, celui des adeptes de la violence et celui de l'Etat", a-t-il ajouté. Le gouvernement du nouveau président colombien Alvaro Uribe a institué un impôt de guerre sur les patrimoines supérieurs à 60.000 dollars dans le cadre de l'état d'exception instauré le 12 août dernier pour combattre les guérillas d'extrême gauche et les paramilitaires d'extrême droite. "Si l'Etat n'est pas disposé à faire quelque chose pour elle, qu'il ne fasse rien. Il semble bien qu'il nous faudra nous défendre avec le peu de moyens qu'il nous reste des assauts d'un Etat peu solidaire avec les personnes victimes de ce fléau", a encore déclaré M. Lecompte.
Le mari de l'ancienne candidate des "Verts" à l'élection présidentielle a également indiqué que son épouse avait également des ennuis avec le Fonds national d'épargne, une entreprise publique où elle a souscrit un emprunt immobilier. Le Fonds, a-t-il dit, lui a envoyé une lettre annonçant le début d'une procédure judiciaire pour obtenir le paiement des arriérés bien qu'il ait lui même demandé le gel des mensualités tant que sa femme resterait détenue par les FARC.
A tout cela s'ajoute le fait que le Conseil électoral national prévoit de retirer la personnalité juridique au parti écologiste de Betancourt pour avoir obtenu moins de 2% des suffrages lors du scrutin présidentiel du 26 mai dernier, a ajouté M. Lecompte, lui aussi un dirigeant des "Verts" colombiens. (Yahoo-actualités :
)

05/09/02 :  La Colombie refusera d'extrader des personnes accusées par la nouvelle Cour pénale internationale (CPI) d'avoir commis des crimes de guerre sur son territoire afin de ne pas entraver les efforts de paix dans le pays, a déclaré mardi le commissaire du gouvernement colombien en charge des négociations de paix Luis Carlos Restrepo. (Yahoo : ) (Cyberpresse.ca :

03/09/02 :  250.000 Colombiens viennent de recevoir "l'appel de la patrie" les invitant à payer un nouvel impôt de guerre, nombre d'entre eux devront s'endetter pour honorer cette obligation. Nombreux sont ceux qui encaissent le coup avec résignation mais ils se demandent aussi comment seront utilisées ces ressources (pour la troisième fois, en dix ans, ils ont à délier la bourse pour financer les frais militaires). (La Semana :  )

02/09/02 :  Le gouvernement colombien compte recruter et armer 20 000 "paysans-soldats" qui seront chargés de combattre les rebelles des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) et les paramilitaires d'extrême droite qui contrôlent de vastes portions du pays, ont annoncé des responsables. Ce projet, qui s'est attiré les foudres des défenseurs des droits de l'homme, entre dans le cadre du plan de lutte contre les groupes armés illégaux du nouveau président Alvaro Uribe, qui mise notamment sur un accroissement des effectifs militaires. 
(Le Monde :
)


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