31/01/03 : La négociation entre le pouvoir et l'ELN pour mettre fin à la captivité des sept otages étrangers de cette guérilla en Colombie est à nouveau bloquée. "Il n'y a pas eu d'accord, nous sommes tous déçus. L'ELN est prêt à libérer Asier, son otage espagnol, mais exige ensuite la présence d'une délégation pour vérifier la situation humanitaire de la Sierra Nevada (avant de libérer les autres otages), et le gouvernement demande l'élargissement des sept étrangers dans la même opération", a déclaré l'archevêque de Medellin, Mgr Luis Alberto Giraldo. Mgr Giraldo a apporté ces précisions après la rencontre d'une commission de l'Eglise avec le guérillero de l'ELN Francisco Galan, dans sa cellule de la prison d'Itagui, près de Medellin (nord-ouest), pour mettre au point les conditions matérielles de ces libérations.
31/10/03 : Dans "Latin Reporter", le point de la situation après les élections : L'échec du référendum et l'élection de candidats de gauche et d'indépendants à la mairie des principales villes du pays constituent sans doute le premier désaveu populaire infligé au président Alvaro Uribe. La guérilla marxiste colombienne est également prise à contre-pied par le succès électoral de candidats de gauche qui ont choisi la voie démocratique plutôt que la voie des armes pour faire progresser la justice sociale. La Colombie voit ainsi à son tour émerger une gauche de type "Lula" (surnom de l'actuel président du Brésil). Alvaro Uribe jouissait encore d'une popularité record de plus de 70% au début de la semaine dernière. Il l'a mise en jeu dans un référendum trop ambitieux et trop technique. Faute de quorum, le président a échoué. Pour être validée, la réponse à chaque question du référendum devait être donnée par au moins 25% des électeurs inscrits, ce qui semble ne pas avoir été le cas. Il faut dire que tous les adversaires
du président, la guérilla bien sûr mais aussi les syndicats, les
intellectuels de gauche, le parti libéral dont le président avait
claqué la porte et de nombreux parlementaires, y compris des "uribistes"
inquiets du projet de réduction des sièges du Congrès avaient fait
campagne pour l'abstention. Déjà naturellement élevée, elle dépassa
samedi le taux record de 75%. Le résultat de ce scrutin multiple est dévastateur pour les candidats d'Alvaro Uribe et des deux partis traditionnels. Ils sont devancés par des élus de gauche ou des indépendants progressistes dans les quatre premières villes de Colombie: Bogota, la capitale, Medellin, Cali et Barranquilla. En outre, 15 des 32 postes de gouverneurs échappent tant aux libéraux qu'aux conservateurs. Le symbole de ce renouveau s'appelle Luis Eduardo Garzon, plus connu comme Lucho Garzon. Fils d'une femme de chambre, tour à tour jeune caddie du Country Club de golf de Bogota, apprenti menuisier, aide d'un vendeur ambulant, porteur de valises, encaisseur d'annonces publicitaires, garçon de courses d'Ecopetrol, entreprise pétrolière dans laquelle il travaillera pendant 30 ans, et surtout leader de l'Union syndicale ouvrière (USO), puis de la Centrale unitaire des travailleurs (CUT), Lucho Garzon a un parcours rappelant celui de Luiz Inacio Lula da Silva, l'ex-syndicaliste qui préside le Brésil depuis le 1er janvier dernier. Comme Lula, Lucho a reconverti son marxisme en discours d'apparence sociale-démocrate. Il affirme qu'il ne misera pas sur la lutte des classes, qu'il ne montera pas "les riches contre les pauvres". Ses priorités sont la lutte contre la pauvreté et le chômage, ainsi que l'amélioration de l'éducation et de la santé. Casse-tête pour le président Uribe, dont il critique la main dure en matière de sécurité, Lucho est plus enclin à une solution négociée avec la guérilla pour mettre fin à un conflit intérieur qui, en 39 ans, a fait plus de 200.000 morts et déplacé plus d'un million de Colombiens. Mais la victoire de Lucho Garzon à Bogota et de plusieurs candidats de la gauche modérée dans d'autres grandes villes est peut-être aussi une dure défaite politique infligée à la guérilla marxiste des FARC et à sa petite soeur pro-cubaine, l'ELN. Sa victoire est une preuve cinglante que l'expression disant que les votes peuvent davantage que les balles n'est pas que rhétorique" écrivait mercredi à Bogota l'éditorialiste d'El Tiempo, le quotidien colombien de référence. Et Lucho Garzon de déclarer lui-même: "Je ne crois ni à l'insurrection ni à la conquête du pouvoir par les armes. J'espère que la guérilla comprendra la nécessité de trouver des alternatives démocratiques". Mais un dramatique précédent historique complique la reconversion démocratique de ces deux guérillas d'extrême gauche. A la fin des années 1980, trois mille militants de l'Union patriotique, parti légal créé par les FARC, furent assassinés... 30/10/03 : Dans "l'Humanité" un intéressant portrait de Lucho Garzon : C'est un succès sans précédent pour la gauche en Colombie. Depuis des années, en effet, loin des triomphes électoraux, Garzon a vu tomber ses compagnons sous les balles des escadrons de la mort. En 1986, il perdait son premier ami, assassiné dans la moiteur du port pétrolier de Barrancabermeja, où le syndicaliste militait dans l'entreprise publique nationale d'hydrocarbures. La liquidation de l'Union patriotica, parti idéologiquement proche de la guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), venait de commencer. Pendant quinze ans, 3 000 militants allaient être tués par des groupes paramilitaires d'extrême droite ou directement par les services de sécurité de l'État. En 1998, c'est le vice-président de la CUT, centrale syndicale dont Garzon est alors président, qui est abattu pendant un mouvement de grève générale. Lui-même menacé, " Lucho " doit se réfugier en Suisse pendant quelques temps. Jusqu'ici, résume-t-il, " arriver vivant aux élections était déjà une victoire ". (C'était aussi ce que disait Ingrid, peu de temps avant son enlèvement) La bourgeoisie de Bogota croit que Lucho est l'expression du communisme, ce qui revient pour eux à la guérilla ", explique le politologue Ruben Sanchez. Pour ce qui est des relations avec la guérilla, à qui le président Alvaro Uribe assimile jusqu'aux défenseurs des droits de l'homme, Garzon a toujours dénoncé les méfaits de tous les groupes armés. " Qu'on nous rende Ingrid ", a-t-il demandé dimanche, D'autre part, l'ancien sympathisant du Parti communiste, " Lucho " a adopté un discours très consensuel, au point de s'attirer les critiques de ses anciens camarades et de la gauche radicale. Le PC colombien l'appuie mais a refusé de s'intégrer à sa formation, le Pôle démocratique indépendant (PDI), conglomérat social-démocrate. C'est avec des collaborateurs de tous bords, anciens guérilleros et technocrates aguerris, que le charismatique Garzon compte désormais s'attaquer aux 60 % de pauvres que comptent les 8 millions de Bogotans. " La ville a des parcs superbes, mais les habitants n'ont pas de quoi s'y acheter un sandwich ", explique-t-il. Après des années de chantiers municipaux destinés à l'amélioration des parcs et du transport, il veut par exemple créer une banque de micro crédit, protéger les vendeurs ambulants et instaurer au moins une " journée sans faim "
29/10/03 : Le candidat du Pôle démocratique, Lucho Garzon, ancien syndicaliste, devient le premier maire de gauche de Bogota. C'est un échec pour le président Alvaro Uribe; c'est également un échec pour la guérilla. L'élection de Lucho Garzon renforce le poids d'une personnalité hostile à la politique ultralibérale et répressive d'Alvaro Uribe dont l'unique but est de rendre gorge à la guérilla. Le président devrait subir un échec plus important encore à l'occasion du référendum de samedi qui proposait notamment parmi quinze questions, de geler le salaire des fonctionnaires gagnant plus du double du salaire minimum ou de réduire la taille du Congrès. Après dépouillement du référendum dans la plupart des bureaux de vote, des difficultés logistiques dans des localités isolées ont été prétextées pour différer à mercredi ou jeudi l'annonce des résultats définitifs, faisant naître des rumeurs de tripatouillage. Mais la plupart des questions posées pourraient être invalidées car elles n'atteignent pas le taux de 25 % de participation nécessaire. Ce qui constituerait une autre victoire pour les syndicats et la gauche qui, comme Garzon, avaient prôné l'abstention sur ce vote. Et ce, malgré un battage médiatique sans précédent et des sommes énormes (certains avancent le chiffre de 60 millions d'Euros) dépensées par le gouvernement pour promouvoir la participation à ce référendum ! Pour la guérilla aussi c'est une défaite. Non seulement les rebelles n'ont pu empêcher le déroulement du scrutin, malgré leurs menaces, mais le triomphe de maires socialistes dans les principales villes aura démontré que le changement peut aboutir par la voie des urnes, sans recours aux armes, après 39 ans d'une sanglante guerre civile, qui a fait plus de 200.000 morts. Pour la première fois dans l'histoire, un candidat de gauche, Lucho Garzon, soutenu par d'anciens guérilleros du M-19 rentrés dans la légalité et par plusieurs autres formations dont Oxygeno Verde, a été élu maire de Bogota, capitale du pays andin avec huit millions d'habitants. Pour la première fois aussi dans le pays un mouvement qui ressemble à un vrai parti politique est en train de naître : les deux partis traditionnels, tous deux de droite, (libéraux et conservateurs) qui se sont partagés le pouvoir depuis 40 ans étant plus des groupements d'intérêts réunis autour de certaines familles de l'oligarchie que des partis avec une ligne politique bien définie et différenciée. Pourtant, lors de la présidentielle de mai 2002, Garzon n'avait pu faire mieux que 7% face aux 53% du rouleau compresseur d'extrême droite emmené par Alvaro Uribe. Que s'est-il donc passé depuis? D'abord, la politique belliciste du président a montré son visage hideux. Et ses limites. Loin de parvenir à affaiblir les guérillas, les mesures sécuritaires attisent au contraire les flammes du conflit. Sommés de devenirs complices de la répression, des centaines de milliers de civils sont aujourd'hui précipités dans la guerre. S'ils collaborent, ils deviennent la cible des guérillas, s'ils restent neutres, ils sont persécutés par les militaires et leurs alliés paramilitaires. Les braises de la violence sont aussi attisées par les contre-réformes du président. En un an et demi de pouvoir, ce riche héritier latifundiste a donné un fulgurant coup d'accélérateur au démantèlement de l'État de droit et social. Par exemple, dans un pays qui compte ses déplacés de la violence par millions, il a facilité l'enregistrement des terres «abandonnées» par leurs nouveaux propriétaires. Au grand bonheur des paramilitaires et de leurs commanditaires avides d'agrandir leurs domaines à bon compte. Ou encore, en assenant le coup de grâce au processus institutionnel de réforme agraire. «Cette guerre ne profite qu'aux riches», résumait hier un syndicaliste colombien de passage à Genève. Et cela plus que jamais : alors que 5000 familles colombiennes possédaient en 1999 48% des terres, quatre ans plus tard, elles en captent 53%. Combien en 2010? Face à cette impasse, les Colombiens s'aperçoivent peu à peu d'une chose : pour sortir le pays de la spirale guerrière, il faut impérativement intégrer le mouvement social et ses revendications aux instances démocratiques. Pour cela, «Lucho» Garzon et son discours pragmatique, ses racines syndicales, bref, son profil «luliste» offrent une voie praticable. Certes, la Colombie n'est pas le Brésil et le fragile Pôle démocratique n'est pas le puissant Parti des travailleurs. Mais le sillon mérite d'être creusé.
28/10/03 : L'Armée de libération nationale (ELN, mouvement de guerilla d'inspiration castriste) annonce qu'elle va libérer sept touristes étrangers enlevés le mois dernier dans la jungle. L'ELN avait déjà proposé il y a une semaine de relâcher l'Espagnol Huegun en signe de "solidarité" avec la minorité basque d'Espagne, mais elle était revenue sur cette offre lorsque le président colombien Alvaro Uribe avait exclu qu'un groupe d'hommes politiques basques puisse assister à cette remise en liberté. L'archevêque catholique Alberto Giraldo , qui sert d'intermédiaire dans les négociations, a déclaré que l'ELN était maintenant revenue sur cette exigence et que les témoins basques seraient remplacés par deux porte-parole de l'ELN ainsi que par un représentant des Nations unies et des représentants de l'Eglise.
Le nouveau maire de Bogota a appelé la guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie à libérer Ingrid Betancourt, leur otage depuis 20 mois, dans sa première intervention après son élection dimanche. «Qu'ils nous la rendent, nous souhaitons l'avoir avec nous», s'est exclamé l'ancien président de la Centrale unique des travailleurs.
"Je viens voter de manière symbolique, au nom d'Ingrid, pour Lucho", annonce-t-il alentour, sans quitter ce portrait en carton qu'il promène dans tout le pays pour rappeler la captivité de l'ancienne sénatrice. Une forêt de caméras et micros s'ouvrent pour laisser
passer Lucho Garzon, un ancien syndicaliste de gauche
favori des sondages. "Je suis venu témoigner de ma
solidarité avec Ingrid et sa lutte pour la vie, la
liberté", confie à l'AFP le candidat, polo jaune,
sa compagne Marcela à ses côtés.
"C'est un jour triste. Pour la troisième fois les
ravisseurs d'Ingrid, les Forces armées révolutionnaires
de Colombie (FARC), l'ont empêchée de voter en la
retenant en captivité", regrette-t-il, les yeux
embués de larmes, à propos des scrutins antérieurs
pour le Congrès et la présidentielle.
Dans la foule, Cristina Castro, collégienne de 17 ans,
arbore avec fierté un tee-shirt avec le portait en
couleur d'Ingrid Betancourt. "Tous les jours nous
nous battrons pour qu'ils nous la rendent", affirme-t-elle
dans un sourire.
Vingt et un otages politiques, dont elle, une
cinquantaine d'officiers de l'armée, trois pilotes américains
et 800 civils sont otages des FARC, certains depuis six
ans. Plus de 400 guérilleros purgent des peines de
prison en Colombie.
26/10/03 : Les Colombiens
aux urnes au lendemain d'un référendum raté
--par Kim Housego-- 25/10/03 : L'armée porte un
rude coup à la guérilla à la veille du référendum
24/10/03 : Le Maire de Rome,
Walter Veltroni, a annoncé son intention d'accorder la
"Citoyenneté honorifique" à Íngrid
Betancourt, candidate écologiste colombienne
kidnappée en février 2002 par les Forces Armées Révolutionnaires
de Colombie (FARC).
24/10/03 : Les drames de la
Colombie
23/10/03 : Lettres du monde
entier pour les séquestrés
23/10/03 : Pour tous les séquestrés
il y a des messages.
23/10/03 : Vague de violence
en Colombie avant les élections :
22/10/03 : 3000 lettres sont
arrivées d'Europe pour les séquestrés. 21/10/03 : Otages étrangers
en Colombie: l'ELN continue à faire monter les enchères
20/10/03 : COLOMBIE Edgar Gustavo Navarro, un chef important de la guérilla (farc), responsable du kidnapping d' Ingrid Betancourt et de 3 Nord-Américains, a été tué ainsi que 10 autres rebelles lors d'un combat qui les opposait à l'armée dans une zone forestière du sud du pays, affirmaient lundi les autorités. 20/10/03 : Nouvel enlèvement
de candidats aux élections colombiennes
19/10/03 : COLOMBIE Les 22
candidats au Conseil municipal d'Acarí (Nord de
Santander) ont renoncé à se présenter aux élections
sous les menaces des Farc's. Cette guérilla a
kidnappé ce vendredi cinq des aspirants et les a libérés
peu après avec un message dans lequel elle exigeait la résignation
de tous.
18/10/03 : COLOMBIE Plusieurs
Maires européens assureront le suivi des élections qui
se tiendront les 25 et 26 octobre prochain. 17/10/03 : BOGOTA Colombie. --- Les
maires de cinq villes d'Allemagne, de France, de Hollande
et de Suède qui visitent en ce moment plusieurs régions
colombiennes ont livré ce jeudi 3.000 lettres envoyées
par des citoyens européens à autant de kidnappés en
Colombie. "Ce geste veut
montrer aux familles des kidnappés de la Colombie la
solidarité de leurs frères européens", a déclaré
le Maire français Jacques Laurent.
16/10/03 : L'Eglise met fin
à sa médiation dans l'affaire des otages étrangers
15/10/03 : BOGOTA, 14 oct (AFP)
- Une délégation de l'Eglise de Colombie a rencontré
la guérilla des FARC
. 14/10/03 : Le chef des
rebelles colombiens demande de tuer les candidats aux élections. 14/10/03 : Depuis 1999, trois journalistes auraient été tués par les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC, marxistes) conduites depuis 1964 par Manuel Marulanda. Pour ce dernier, les médias sont des "objectifs militaires" dans le conflit qui l'oppose à l'armée et aux paramilitaires. Une vision que partage la guérilla de l'Armée de libération nationale (ELN, guévariste) dirigée par Nicolas Rodríguez Bautista. L'ELN s'est illustrée en janvier 2003 par l'enlèvement de deux journalistes britannique et américain. Au total, près de 80 journalistes ont été enlevés ou retenus par ces deux guérillas depuis 1997.
13/10/03 : Eygalayes se
mobilise pour Ingrid Betancourt.Du courrier pour la
candidate écologiste otage des Forces Armées Révolutionnaires
de Colombie. 12/10/03 : BOGOTA (AP) -- La guérilla colombienne est suspectée de deux nouveaux meurtres de candidats aux prochaines élections régionales et municipales qui se tiendront en Colombie, après un meeting dans une province non-contrôlée du sud-ouest du pays, selon les autorités. 11/10/03 : La guérilla évoque
"l'abandon" d'Ingrid Betancourt par le pouvoir
Ingrid Betancourt "n'a aucun problème de santé"
mais "se sent abandonnée par le gouvernement"
de Colombie près de 20 mois après son enlèvement par
les FARC, a affirmé le numéro deux de cette guérilla,
Raul Reyes, dans un message authentifié en date du 28
septembre.
10/10/03 : Vingt-sept jours après l'enlèvement de sept étrangers dans la Sierra Nevada, la mission catholique de médiation dans leur possible libération va se réunir pour la première fois, dans le nord de la Colombie. Les trois membres de cette mission catholique de bons offices sont l'évêque de Santa Marta, Mgr Hugo Puccini Banfi, le père Dario Echeverry, secrétaire général de la Commission de conciliation nationale, et le directeur de la Pastorale sociale de l'Eglise colombienne, Mgr Hector Fabio Henao. La médiation de l'Eglise a été rendue possible à la suite de récentes tractations entre le Haut commissaire colombien à la paix, Luis Carlos Restrepo, et les chefs de l'ELN, seconde guérilla en nombre du pays andin avec 4.500 hommes.
09/10/03 : Dans Libération aujourd'hui, un portrait "pleine page" de Mélanie et Fabrice Delloye, réalisé lors de leur participation au Festival de l'Albenc en septembre voir les photos dans le menu de gauche 09/10/03 : Une vidéo montrant les trois américains détenus par les Farc a été diffusée ce mercredi par CBS. L'interview a été réalisée en juillet par le journaliste Jorge Enrique Botero de El Colombiano. Les trois hommes, vêtus des mêmes uniformes militaires que leurs ravisseurs, ont déclaré qu'ils étaient ''''vivants et en bonne santé, et qu'ils espéraient être libéré par la voie diplomatique, avertissant qu'une tentative de délivrance serait mortelle. 09/10/03 : Cette semaine dans "Absolu féminin" :
09/10/03 : Avec l'approche des élections la violence augmente encore en Colombie : un attentat à la voiture piégée a fait six morts et au moins douze blessés ce mercredi à Bogota, mettant un terme à une période d'accalmie relative de plus de six mois dans la capitale colombienne. L'explosion est survenue dans le quartier de San Andresito, un quartier commerçant, qui compte de nombreuses boutiques de vêtements, matériel hi-fi, ou spiritueux. L'attentat n'a pas été revendiqué dans l'immédiat. D'autre part on vient d'apprendre que des guérilleros appartenant à l'ELN et aux FARC avaient assassiné les maires de deux villes du sud-ouest de la Colombie. Au moins 30 maires et 60 conseillers municipaux ont été tués au cours des trois dernières années, selon la Fédération des municipalités colombiennes.
08/10/03 : Les Farc ont assassiné Orlando Hoyos, le maire de la localité de Bolivar, dans le département du Cauca. Le maire assassiné était un des chefs du mouvement de résistance civile qui a réussi à empêcher plusieurs attaques des Farc contre des Communautés indigènes de cette région andine.
07/10/03 : Les rumeurs les plus folles ne cessent de circuler en Colombie sur la situation des sept otages capturés par l'ELN le 12 septembre. L'armée s'emploie à les démentir. "Non, nous n'avons pas repéré les guérilleros et leurs otages", déclare un officier à propos d'informations sur l'encerclement des rebelles. Il se limite à les situer dans une "large zone, entre Don Diego et San Pedro de la Sierra". La superficie de la Sierra Nevada s'étend sur 12 230 km2. "La commission pourrait initier ses approches avec la guérilla à partir de lundi", assure l'officier, avant de préciser que de tels contacts se réaliseront "sans le concours de l'armée, mais avec celui des autorités de Santa Marta", chef-lieu du département du Magdalena. Le prêtre Dario Echeverry, secrétaire général de la commission de conciliation nationale, et le directeur de la Pastorale sociale de l'Église, Mgr Hector Fabio Henao, font partie cette délégation appelée à rencontrer, dans des conditions restées secrètes, les rebelles du "Front de guerre-Nord" de l'ELN, auteurs de ces enlèvements. "Ce sera difficile", commente Mgr Rojas, administrateur de la cathédrale de Santa Marta, dans un argot local pour détendre l'atmosphère. Mais il y a des chances : l'ELN, d'obédience catholique, a longtemps été commandée par le curé d'origine espagnole Manuel Perez avant sa mort en 1999. Mgr Rojas s'attend à une négociation compliquée pour la libération des otages. "Les guérilleros sont hardis, mais futés, et savent mentir", assure-t-il. "On le croit en déroute, et puis ils renaissent de leurs cendres", ajoute-t-il avant d'assurer que dans sa région, les rebelles sont "encore bien vifs".
06/10/03 : Jose Castillo a été abattu à la maison, devant son épouse et son père. Jésus Maria Silva a été arraché à sa voiture et exécuté. John Freddy Quiroz a reçu une balle mortelle à la tête. Chacun de ces trois hommes se présentait comme maire aux élections municipales du 26 octobre prochain. Le Président Alvaro Uribe déclare que la Colombie est plus sûre sous sa présidence qu'elle ne l'était durant les dernières élections municipales il y a trois ans, et il a promis de protéger les candidats. Mais les analystes se demandent si 2003 ne va pas s'avérer l'élection la plus sanglante de l'histoire de la Colombie. Moins d'un mois avant les élections, 11 candidats ont été tués - à comparer avec les 16 assassinats des élections locales de 2000. Au moins huit candidats pour les conseils municipaux ont été également assassinés. Les autorités attribuent la plupart des massacres aux FARCs, mais les escadrons de la mort des organisations d'extrême droite ont été également pointées du doigt pour certains massacres. Certaines parties du pays restent incontrôlées - dans 21 municipalités il n'y a qu'un seul candidat; dans 10 autres il n'y en a aucun qui ose se présenter. Le ministère colombien de la défense a annoncé dimanche qu'il allait mettre à la disposition des candidats aux élections du 26 octobre des "guides d'autodéfense" afin de stopper cette vague de violence. Parmi les conseils donnés, une surveillance 24h sur 24h des domiciles et des quartiers généraux de campagne, la présence de gardes du corps armés lors des déplacements, et l'obligation de porter un gilet pare-balles en permanence. Il est également conseillé de commander des repas à emporter dans des restaurants, car la nourriture pourrait être empoisonnée...
Les groupes irréguliers de gauche comme de droite ont nettement intensifié leur recrutement d'enfants au cours des cinq dernières années. Un nouveau rapport de Human Rights Watch indique qu'un combattant sur quatre parmi ceux impliqués dans le conflit a en dessous de 18 ans. Le pays est maintenant un des pays au monde où le nombre d'enfants-soldats est le plus important. Certains ont été recrutés à l'âge de huit ans.
04/10/03 : L'un des plus gros trafiquants de cocaïne colombienne, l'Américain d'origine cubaine Alex De Cubas, propriétaire de sous-marins utilisés en Colombie pour les transferts de drogue, a été arrêté à Medellin et va être extradé prochainement aux Etats-Unis. En cavale depuis 1990, cet ex-champion de lutte était recherché par la DEA (Administration antidrogue américaine) et la police colombienne, mais n'a été repéré puis arrêté qu'en septembre dernier à Medellin, à 400 km au nord-ouest de Bogota, en face de l'immeuble où Pablo Escobar avait été abattu le 2 décembre 1993 par la police. "Une étrange coïncidence", a indiqué cette même source. 03/10/03 : La tentative manquée de libération du gouverneur de Antioquia, de l'ex ministre de la défense et de plusieurs officiers et sous-officiers des forces armées a gelé, durant plusieurs mois, la discussion sur l'échange humanitaire des militaires policiers et civils aux mains des FARC contre des guérilleros prisonniers dans différentes prisons du pays. Ces derniers jours, les FARC ont réussi une nouvelle fois à placer le débat sur l'échange de prisonnier ou accord humanitaire dans l'agenda public national et international. Les FARC ont poussé à la diffusion de la vidéo dont le « Mono Jojoy » (un dirigeant militaire de la guérilla) avait permis la réalisation par un journaliste reconnu. Cette vidéo, retransmise à une heure de grande écoute par une des plus importante chaîne de télévision privée, montrait les conditions précaires dans lesquelles vivent les otages et les séquestrés et exposait les conséquences néfastes qu'aurait une tentative de libération militaire. Les hommes politiques séquestrés ont insisté sur le fait que le gouvernement devait négocier et abandonner son attitude arrogante et orgueilleuse à propos de l'accord humanitaire. Pour leur part, les officiers séquestrés se plaignent du gouvernement car, en dépit du fait qu'ils aient été capturés par les FARC lors d'actions de défense, ils se sentent abandonnés. Certains d'entre eux sont depuis plus de cinq ans en captivité. La stratégie médiatique des FARC a culminé avec la vidéo d'Ingrid Betancourt, présentée par Noticias Uno. Cette vidéo, dans laquelle les FARC ont permis à Ingrid une totale liberté d'expression, a eu un grand impact au sein de la communauté internationale. La réponse du président est significative : il montre publiquement sa tristesse d'avoir été mis sur « un pied d'égalité » avec le chef des FARC et ajoute qu'il ignorera la lettre, montrant ainsi sa négation d'une quelconque possibilité de dialogue avec Marulanda qu'il qualifie de « chef des bandits et des terroristes ».
02/10/03 : Les contacts se sont intensifiés avec l'ELN pour tenter d'obtenir la libération des sept otages étrangers enlevés le 12 septembre. Le Haut commissaire colombien à la paix, Luis Carlos Restrepo, s'est réuni mercredi avec deux chefs de cette organisation : Francisco Galan et Felipe Torres, détenus dans la prison de haute sécurité d'Itagui, près de Medellin, à 400 km au nord-ouest de Bogota. Seconde guérilla du pays andin avec quelque 4.000 hommes, l'ELN, d'obédience catholique et longtemps commandée par le curé espagnol Manuel Perez avant sa mort en 1999, est spécialiste des enlèvements collectifs. Le représentant de l'Onu pour les droits de l'Homme en Colombie, Michael Frühling, a "pressé" l'ELN de libérer ses sept otages étrangers dans une déclaration publiée mercredi par le quotidien El Tiempo de Bogota. La pratique de l'enlèvement est "inacceptable", a souligne le délégué de l'Onu dans ce texte. La France et les quatre autres "pays amis" d'un processus de paix en Colombie avec l'ELN - Cuba, Espagne, Norvège et Suisse - étaient intervenus de leur côté mardi pour essayer de trouver une solution à l'affaire des otages étrangers, lors de contacts avec la commission civile de conciliation. Cette commission colombienne est composée de l'ancien procureur général Jaime Bernal, des syndicalistes de gauche Hernando Hernandez et Wilson Borja, de la déléguée du parti libéral, Piedad Cordoba, du patron des patrons, Sabas Pretelt, et du prêtre Dario Echeverry, secrétaire général de la commission.
La loi semble taillée sur mesure pour les paramilitaires d'extrême droite, les seuls engagés dans des négociations avec le gouvernement. Nombre de ces miliciens sont accusés de crimes atroces ou impliqués dans le trafic de stupéfiants. "Les grands chefs, des assassins ayant massacré des dizaines de civils, pourraient éviter la prison contre un simple chèque", soulignait le New York Times dans un éditorial du 20 septembre. Le journal s'indignait des propos de M. Uribe à l'égard des organisations de défense des droits de l'homme. Dans deux discours récents, le chef de l'État qualifiait certaines ONG de "trafiquants des droits de l'homme au service du terrorisme". M. Uribe continue de jouir de la confiance absolue du gouvernement Bush. Dans le cadre du "Plan Colombie", son pays a reçu près de 3 milliards de dollars d'aide de Washington depuis l'an 2000. Colin Powell, a réitéré mardi son soutien inconditionnel : "Je suis impressionné par l'engagement décidé du gouvernement colombien en faveur des droits de l'homme ainsi que par les progrès réalisés dans la lutte contre le terrorisme et le narcotrafic", a-t-il indiqué.
01/10/03 : l'Église Catholique colombienne a exprimé sa volonté de négocier pour la libération de sept étrangers kidnappés par l' ELN et a demandé une rencontre rapide avec des membres de cette organisation pour entamer un dialogue direct. Le cardinal Pedro Rubiano, président de la Conférence Épiscopale colombienne, désignera dans les prochaines heures les porte-parole de l'Église pour ces négociations
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