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Ce
dimanche Ier décembre entre 18h50 et 20h00 : l'émission
de TF1 "7 à 8" diffusera le portrait de Mélanie
Delloye.
Par ailleurs, le "Paris Match" du
28/11/02 consacre un encart à Mélanie, dont la
visite a été également relatée le magazine Elle
du lundi 27/11/02 |
 30/11/02
: Le chef de la diplomatie française, Dominique de
Villepin a annoncé l'appui de la France à un projet en
Colombie d'échange humanitaire de prisonniers et lancé un
appel à la guérilla, pendant une visite éclair vendredi à
Bogota. Pour lui l'enlèvement est un délit
"inacceptable". "8O% des personnes séquestrées
dans le monde sont en Colombie ainsi que 80% des syndicalistes
assassinés. Personne ne peut accepter cette situation",
a-t-il poursuivi. M. de Villepin s'est entretenu avec un
collectif de familles de détenus puis a déjeuné avec la
famille de Mme Bétancourt (Yahoo
).
 30/11/02
: En Belgique, le Parlement wallon vote à l'unanimité
une résolution pour la nomination d'Ingrid Betancourt comme
"Citoyenne d'Honneur de Wallonie". Avec la
Flandre et Bruxelles, la Wallonie est une des trois entités
qui constituent l'Etat Fédéral de Belgique (texte de la
résolution :
)
 29/11/02
: Sur
Cyberpresse.ca,
une entrevue avec Astrid
Betancourt. Extraits :
"...Il
faut tout faire pour qu'Ingrid soit libérée avant le 23 février.
Ce délai nous étrangle...
...Il y
a bien sûr la période de Noël qui sera stagnante pour nous,
mais au début janvier, quelque chose de spectaculaire doit
absolument se produire. Des gestes concrets devront être posés...
...Je ne doute
pas de la volonté politique du président Uribe, mais la
communauté internationale doit plus que jamais faire pression
sur son gouvernement pour qu'il accélère le processus et que
la libération se fasse le plus rapidement possible...
29/11/02
: L'AUC annonce un cessez-le-feu commençant ce dimanche.
Cette organisation est la plus importante (70%) des groupes
paramilitaires qui se sont constitués en Colombie dès les
années 80 pour défendre les traficants de drogue et les
propriétaires terriens. Au cours de ces discussions, le
gouvernement aurait notamment demandé à l'AUC d'abandonner
les champs de pavot et de coca qu'il utilise pour fabriquer de
la cocaïne et de l'héroïne. Parmi les autres points
importants abordés au cours des négotiations ont peut noter
la promesse de l'AUC de faciliter le retour des personnes
déplacées dans leurs villages suite à leurs actions, et le
retour à la vie civile des enfants-soldats. (ABCnews :
)
(Yahoo
) (El
Tiempo
).
29/11/02
: Le kidnapping semble se propager en Amérique Latine :
on sait que cette pratique est malheureusement très répandue
en Colombie, mais également au Mexique et au Brésil. Il
commence maintenant à se propager dans d'autres pays comme
l'Equateur, le Vénézuela
ou l'Argentine - à une échelle bien moindre cependant, mais
qui a atteint de telles proportions qu'il nuit à des
perspectives économiques : le risque d'enlèvement décourage
l'investissement. (Financial Times : )
28/11/02
: Sur RTL.fr : un article sur la visite de Mélanie
Delloye à Paris la semaine passée (RTL.fr
) - interview de Mélanie et de Fabrice :  
28/11/02
: Le ministre français des Affaires étrangères,
Dominique de Villepin, effectuera vendredi une visite en
Colombie. Il s'entretiendra avec le président Alvaro Uribe et
son homologue colombienne Carolina Barco, et prononcera à la
bibliothèque Luis Angel Arango de Bogota une intervention sur
l'Amérique Latine et la Colombie. (Yahoo
)
28/11/02
: les opérations
de libération des otages font débat en Colombie. Face à la
pratique des enlèvements utilisés par la guérilla
colombienne et les paramilitaires d'extrême droite comme un
moyen de financement, la question de savoir s'il faut essayer
d'arracher les otages des mains de leurs ravisseurs suscite un
débat national. De nombreuses tentatives de libération se
terminent en effet par la mort des captifs (Yahoo
)
 27/11/02
: à Bruxelles, le parlement européen a reçu aujourd’hui
une délégation des comités de soutien. Les 60.000 signatures d’appui à la libération
d'Ingrid Betancourt et des autres 3.000 séquestrés ont été
remis à Véronique De Keyser, Eurodéputée du Parti
Socialiste Européen, à Carlos Baptista, Eurodéputé du
parti andalou, et à Rolf Linkohr, président de la délégation
du parlement européen pour les relations avec l'Amérique du
Sud (voir photo).
La délégation, composée de membres des comités de soutien
belges et de madame Françoise Delagrave, attachée
parlementaire française, a ensuite été reçue au Sénat
belge par la commission de l'Intérieur présidée par
Anne-Marie Lizin. A ce jour 115
communes belges ont déjà nommé Ingrid Betancourt citoyenne
d'honneur (la Belgique toute entière compte 585 communes)
photos de l'événement
(RCN Radio
)
(Terra
) (Le Soir
)
26/11/02
: El Colombiano consacre un article à la "Bonne
Nouvelle" que constituent d'une part l'accord de
cessez-le feu avec les AUC (pour deux mois à partir du 1er
décembre) et d'autre part la possibilité d'entamer des
négotiations avec les FARCs pour un accord humanitaire sur la
libération des séquestrés. Il y a beaucoup de discrétion
concernant ces futures négotiations - ce n'est pas
nécessairement un mauvais signe... (l'annonce du cessez-le
feu avec les AUC était le résultat d'un mois de
négotiations secrètes). Un processus de paix ne se conduit
pas comme un "show"...
(El
Colombiano
).
25/11/02
: ENFIN UN ESPOIR SERIEUX : Avant 2003, il y aura un
dialogue entre le gouvernement colombien et les FARCs pour
discuter de la libération des séquestrés; c'est le
Commissaire à la Paix, Luis Carlos Restrepo, qui rencontrera
les envoyés de la guérilla. La rencontre devrait se passer
en-dehors du territoire colombien - probablement le Venezuela
- et la France se portera garante de la sécurité des émissaires
(El
Tiempo
).
25/11/02
: "Le gouvernement engagera un dialogue avec tous les
groupes armés illégaux s'ils s'engagent à arrêter leurs
activités liées au traffic de drogue" a déclaré le
ministre de l'Intérieur Fernando Londoño Hoyos. Ceci
s'applique aussi bien aux guérillas (FARCs, ELN) qu'aux
paramilitaires (AUC) (Caracol
radio
).
 25/11/02
: "Aidez-nous à libérer maman" - par Mélanie, la
fille d'Ingrid Betancourt. « Maman ne nous a jamais menti :
j'ai toujours su que ce qu'elle faisait était très
dangereux, qu'elle risquait sa vie. Chaque fois que je lui
disais au revoir, je me demandais si ce n'était pas la dernière
fois. » (Le Parisien
) (Yahoo
)
photos de la visite de Mélanie
25/11/02
: Les paramilitaires de
l'AUC acceptent un cessez-le-feu de deux mois à dater du 1er
décembre. C'est le résultat de négotiations
secrètes avec le gouvernement, qui pourraient constituer le
premier pas vers un processus de paix entre le gouvernement et
cette milice d'extrème-droite - menant peut-être à la
démobilisation des 10.000 miliciens et à une amnistie pour
les exactions qu'ils auraient commises.
Cinq évêques catholiques auraient agi
comme médiateurs dans les négotiations qui ont duré un mois
et se sont déroulées à Puerto Salgar dans le Magdalena. Cet
accord pourrait préparer le terrain pour de futures
négotiations de paix avec les FARCs et l'ELN. (Reuters : ) (BBC : ) (Terra
) (Caracol radio
).
24/11/02
: La Colombie
"exporte" ses problèmes : dans la république
voisine de l'Equateur, onze mille réfugiés colombiens,
chassés de chez eux par les fumigations "anti-coca"
qui ont détruit toutes les cultures apportent avec eux de
sérieux problèmes d'insécurité. Le gouvernement colombien
accuse l'Equateur de tolérer les incursions des FARCs et des
paramiltaires sur leur territoire; et les cultivateurs de
pavot et de coca, chassés par les fumigations, cultivent
maintenant ces plantes dans les pays voisins. Le gouvernement
équatorien refuse d'adopter sur son territoire des mesures
similaires au "Plan Colombia" américain, parce
qu'il implique trop de morts innocentes (El Tiempo
).
24/11/02
: Un séisme d'une
magnitude préliminaire de 5,6 a secoué samedi soir le centre
de la Colombie. On ne signalait dans l'immédiat aucune
victime ni de dégâts occasionnés par la secousse. L'épicentre
du tremblement de terre se situait dans la ville de La Uribe
dans l'Etat de Meta, à 200km au sud de Bogota
(Yahoo ) (AP
online )
23/11/02
: les Etats-Unis décident de
suspendre l'aide militaire à une unité colombienne de l'Armée
de l'Air impliquée dans une violation sérieuse des lois de la
guerre. Le 13 décembre 1998, un hélicoptère colombien de
l'Armée de l'Air avait lancé des rockets sur le village de
Santo Domingo, Arauca, détruisant des habitations et tuant dix-huit
civils, dont sept enfants. Au lieu d'effectuer une recherche
impartiale, les militaires avaient couvert l'événement, en
essayant de faire porter la faute du massacre sur les FARCs.
Cette unité représente 20% de la capacité militaire des
Forces Aériennes, et elle reçoit une partie importante des $50
millions d'aide militaire directe des USA (Human Rights Watch
) (El Tiempo
).
23/11/02
: Javier Enrique Carvajalino, le
frère de Jesus Emilio Carvajalino, un des dirigeants des FARCs,
va être remis en liberté : il était détenu depuis le 18
juillet et accusé de préparer un attentat terroriste, sur base
de "témoignages" qui se sont révélés par après
très peu crédibles
(Terra )
 22/11/02
: Mélanie Delloye, la fille
d'Ingrid, est intervenue hier au Palais-Bourbon pour demander à
la France de «s'impliquer davantage» dans la libération
de sa maman. Elle a été chaudement applaudie par les
parlementaires présents, qui avaient été rejoints par des
membres de comités de soutien français et belges, portant des
T-shirts à l'effigie d'Ingrid. Mélanie a demandé que la
Colombie nomme «au plus vite un négociateur crédible»
pour des négotiations avec les FARCs. «Parlez d'Ingrid Bétancourt,
elle vivra, oubliez-la, elle mourra», a lancé le sénateur
Hubert Durand-Chastel, chef de file avec le député
Henriette Martinez des 400 parlementaires signataires d'un
appel en faveur de la sénatrice. (Libération
) (La
Dépêche ) (Terra ) (El Tiempo )
photos de la visite de Mélanie et de la rencontre à
l'Ambassade de Colombie
21/11/02
: A Aguadas (Caldas) les
FARCs kidnappent une fillette âgée de 3 ans.
Le 12 novembre, des hommes armés arrivent dans
une finca de Aguadas et recherchent le chef de
famille, Salvador Franco qu'ils avaient séquestré
et ensuite libéré contre rançon. Ne le
trouvant pas, ils emmènent sa fille âgée de 3
ans. "Nous avons payé, dit-il, désespéré,
je ne comprends pas pourquoi, à présent, ils
enlèvent ma fille !" (El Tiempo )
20/11/02 : Journée
internationale de l'enfant. Sans doute le moment
de se rappeler qu'en Colombie, plus de 7.000 enfants
combattent dans les groupes armés illégaux :
dans les Farc (17.000 combattants), mais aussi
l'Armée de libération nationale (ELN,
d'inspiration castriste, 4.000 soldats) et Autodéfenses
unies de Colombie (AUC, paramilitaires d'extrême
droite, 10.000 hommes). Et même s'ils s'en défendent,
une grande partie de ces jeunes combattants n'ont
pas les 15 ans requis par la Convention de Genève
pour pouvoir porter les armes.
Les groupes
armés recrutent dans les villages ou les
quartiers pauvres des grandes villes où beaucoup
de jeunes savent qu'ils ne pourront pas sortir de
la misère. La promesse de plusieurs repas par
jour et le prestige des armes suffit souvent. Les
AUC parcourent même billets en main les taudis
de Medellin et d'autres villes du pays. Une fois
enrolés (selon l'Unicef, près de 15 % des
enfants soldats colombiens le seraient par la
force), la désertion est punie de mort, et ils
sont envoyés au combat presque immédiatement
après leur arrivée.
Les enfants
combattants, paramilitaires et guérilleros,
finissent souvent sous un drap blanc dans les
journaux télévisés, comme trophée de guerre
de l'armée, dans un pays où volonté politique
et argent manquent pour empêcher le recrutement
des mineurs (Le Soir ).
20/11/02 : Les autorités locales
à l'intérieur du pays continuent à subir des
menaces de la part des groupes armés en Colombie.
Entre 1998 et 2002, 52 maires ont été assassinés
- dont 10 cette année (et 54 membres de conseils
municipaux). Fedemunicipios, la fédération
nationale de élus, déclare que 550 agents
locaux sont l'objet de menaces sur eux ou leur
famille; 300 d'entre eux ont du quitter leur
ville et la gèrent depuis une grande ville où
ils se sont réfugiés. La plupart des menaces
sont exercées par les FARCs - mais également
par l'ELN et par les groupes d'auto-défense AUC (El
Colombiano )
19/11/02 : Un reportage video de
la BBC : la guerre civile avait jusqu'à présent
épargné les grandes villes du pays, mais elle
s'en est maintenant rapprochée, et elle s'est même
installée dans certains quartiers de Medellin. A
Ciudad Bolivar, un des bidonvilles qui entourent
la ville de Bogota, des centaines de milliers de
réfugiés chassés de chez eux par la guerre
s'entassent dans un quartier insalubre, sans sécurité
sociale, sans emplois et pratiquement sans accès
aux soins de santé et à l'éducation. Cela
constitue évidemment un terrain de choix pour le
recrutement de combattants (parfois très jeunes)
par les différents acteurs armés du conflit.
Une bombe à retardement à quelques kilomètres
du centre de Bogota (BBC  ).
18/11/02 : Juan Carlos Lecompte, l'époux
d'Ingrid, a fait l'éloge du sauvetage de l'évêque
Jorge Enrique Jiménez et du prêtre Desiderio
Orjuela, mais il a déclaré que le cas d'Ingrid
et celui de milliers d'autres captifs est
totalement différent de celui du président du
CELAM. "Nous ne voulons pas qu'il arrive la
même chose à nos parents qu'à l'ex ministre de
Culture, Consuelo Araujo Noguera, qui a été
assassinée par les FARCs en octobre 2001 quand
l'Armée essayait de la libérer dans les
montagnes du Cesar..." (Las voces del
Secuestro )
18/11/02 : A peine 48% des Latino-Américains
appuient la démocratie, contre 60% l'an dernier,
selon un sondage de " Corporacion
Latinbarometro" publié au début du mois
d'août dans la capitale chilienne. Les Latino-Américains
ont confiance d'abord en l'Eglise catholique (72%
de l'échantillon), suivie de la télévision (49%)
et, en troisième position, l'armée (38%). Par
contre, à peine 24% des personnes interrogées
font confiance au parlement et 21% aux partis
politiques.
Les
pays latino-américains où l'indice de démocratie
(appui plus satisfaction) est le plus élevé
sont l'Uruguay (67%) et le Costa Rica (61%), deux
pays relativement favorisés en matière d'éducation
et de répartition des revenus. A l'opposé se
situent le Paraguay et le Salvador (23%), puis la
Colombie (22%), qui affiche -probablement à
cause de sa guerre civile larvée - l'indice de démocratie
le plus bas du continent (Latin Reporters ).
18/11/02 : La guerre civile qui
continue de déchirer la Colombie a obligé 149.387
personnes - surtout des femmes, des enfants, et
des populations indigènes et afro-colombiennes -
à fuir leurs maisons entre les mois de juillet
et de septembre. Selon une étude publiée
dimanche par le groupe Consultation sur les
droits de l'Homme et les déplacements, ou
CODHES, une moyenne de 1.623 personnes se sont
retrouvés privés de toit chaque jour au cours
du dernier trimestre. Ces chiffres dépassent
ceux enregistrés sur une telle période depuis
au moins vingt ans. En comparaison, entre avril
et juin, 101.000 personnes avaient été déplacées
et il y en avait eu 90.000 entre janvier et mars.
(Yahoo ) (El Colombiano )
17/11/02 : l'opération pour libérer
Mgr Jimenez a commencé sept heures après son
enlèvement; il avait été enlevé par deux
hommes armés; ils ont été libérés par un
groupe d'élite de la "GAULA" dans les
environs de Topaipi, à 40 km au nord de Bogota (El
Tiempo ) (Radio-Canada ).
Dans
le pays, 856 policiers travaillent, de pair avec
les procureurs spécialisés, dans les onze GAULA
(Groupe daction unifiée pour la liberté
des personnes) de police. Environ 1800 militaires
font partie des seize GAULA de larmée de
terre et des deux de la flotte colombienne. Ils
travaillent avec des agents du DAS (Département
Administratif de la Sécurité) et du CTI (Groupe
technique dinvestigation). En plus des
ressources quapporte chacune de ces
institutions pour payer la solde de ces officiers
ainsi que leur armement, Fondelibertad leur
alloue des fonds pour financer les opérations et
investir en matériel électronique et
informatique.
Ces
GAULAS bénéficient dun bon taux de réussite.
Entre janvier et septembre de cette année, les
GAULA de lArmée ont délivré 228
personnes, déjoué 8 enlèvements et, en faisant
pression, libéré 78 autres personnes séquestrées.
Compte tenu que la majorité de ces otages se
trouvaient dans la campagne, isolés et entourés
despions au service des criminels, ces résultats
nétaient pas faciles à atteindre (extrait
de l'article "Los Olvidados" dans
Semana du 21 octobre ).
 16/11/02 : Une douzaine d' ONG
colombiennes pour la défense des Droits Humains
protestent contre les déclarations du
gouvernement Uribe qui assimilent leur action à
des actions terroristes.
"Ceci fait partie d'une campagne
psychologique menée par le
gouvernement, qui vise à faire assimiler dans
l'esprit des Colombiens la défense des Droits
Humains et l'affiliation à la rebellion...Nous
voulons que le Président clarifie sa position :
nous sommes des organisations démocratiques et
citoyennes" déclarent-ils en réponse aux déclarations
du ministre Fernando Londoño qui avait affirmé
que les groupes de défense de l'environnement
avaient tendance à s'associer avec la guerilla.
Les
organisations sociales rappellent que cette année
on a assassiné en Colombie 118 leaders syndicaux
et autres personnes engagées dans des actions
sociales (El Tiempo ) (Semana ).
16/11/02 : Une spectaculaire opération
a permis vendredi à l'armée colombienne de libérer
le président de la Conférence épiscopale
latino-américaine, Mgr Jorge Jimenez, ainsi que
le père Orjuela, enlevés lundi par la guérilla,
et deux rebelles ont été abattus lors de cette
intervention (Yahoo ) (ABC news : ) (BBC : ) (El Tiempo )
15/11/02 : Ruud Lubbers, Haut-Commissaire
aux Réfugiés des Nations-Unies, exprime ses
inquiétudes quant à la dégradation dramatique
de la situation humanitaire en Colombie. Sur un
total de 10 millions de $ consacrés à l'Amérique
du Sud, il en faudra 5,6 millions rien que pour
la Colombie. La crise actuelle a chassé
200.000 personnes de leurs villes ou de leurs
villages en 2002; au total cela fait 2 millions
de réfugiés internes, en plus des dizaines de
milliers d'autres qui ont du trouver asile dans
d'autres pays. (UN News Centre : )
14/11/02 : Le président Uribe
marque son accord pour un échange humanitaire -
si cet échange est négocié avec les Nations-Unies.
Le président du Sénat, Luis Alfredo Ramos, a déclaré
qu'un cessez-le feu ne serait pas une condition
préalable. (ABC news : ) (El Tiempo ) (El Colombiano ).
Voir
également l'article dans "Las Voces del
Secuestro, qui analyse les différences entre les
positions gouvernementales et celles du FARC
concernant un éventuel accord .
13/11/02 : Débat animé au Sénat
concernant les solutions à mettre en oeuvre pour
libérer les otages : le sénateur Germán
Vargas Lleras recommande une action
militaire dure ; son collègue Darío Martínez défend,
lui, un accord humanitaire... (El Tiempo )
12/11/02 : Ce lundi, près de
Bogota, des inconnus ont kidnappés Mgr Jorge
Jimenez, président de la Conférence épiscopale
latino-américaine et archevêque de Zipaquira.
Ceci intervient 8 mois après le meurtre de
l'archevêque de Cali, Mgr Isaias Duarte; depuis
mars dernier, onze religieux ont été assassinés
dans le pays. 757 cercles de vigilance ont été
créés en Colombie par les fidèles des différentes
Eglises pour protéger leurs prêtres, et 300
lieux de culte ont dû être fermés sous la
pression des groupes armés au cours des derniers
mois, selon Alfredo Torres, porte-parole des
Eglises chrétiennes.
Le général
Carlos Ospina, commandant de l'armée de terre
colombienne, a affirmé que ces deux enlèvements
étaient "très probablement" l'oeuvre
des FARCs et offert une prime de 36.000 dollars
pour toute information à même de permettre
l'arrestation de leurs auteurs. (Yahoo
) (Le Monde ) (La Libre ) (The Guardian ) (BBC
) (Terra
)
11/11/02 : Les USA "conseillent"
à la Colombie de ne pas acheter, comme le
gouvernement en a l'intention, 40 avions de
chasse Emb-314 fabriqués au Brésil, sous
peine de ne pas recevoir l'aide américaine qui
devrait être votée par le Congrès. Ils
proposent d'utiliser ce budget de 234 millions de
$ à "des besoins plus urgents".
Soins médicaux ? lutte contre la pauvreté ?...
non ! ... la modernisation de leurs avions (américains...)
C-130 (ABC news : ) (El Tiempo )
10/11/02 : La Colombie fait appel
à l'ONU pour négocier avec ses guérilleros.
Le sort de dizaines
d'otages - dont Ingrid Betancourt - est
actuellement l'enjeu d'un échange de prisonniers
en discussion entre le gouvernement colombien et
la guérilla des Forces armées révolutionnaires
(FARC). Cette semaine, les deux
parties ont précisé leurs propositions, qui
restent toutefois difficilement conciliables.
Jeudi 7 novembre,
la ministre de la défense, Marta Lucia Ramirez,
a rappelé qu'un accord humanitaire pour
permettre la libération de "tous les otages
aux mains des FARC" devait résulter "d'un
processus sérieux mené par les Nations unies".
Pour sa part, un communiqué signé de l'état-major
central des FARC a rappelé que l'organisation
accepterait de libérer les seuls otages "politiques"
et demandé la démilitarisation d'une portion de
territoire pour la tenue de pourparlers "avec
le gouvernement".
Tout en excluant
implicitement une participation de l'ONU, le
communiqué des FARC exige que les guérilleros
soient libérés "en Colombie".
Mercredi, le président de la Chambre des représentants,
William Velez, avait défendu l'idée que les guérilleros
relâchés soient accueillis par des pays amis.
Dans ce scénario, le gouvernement colombien a
laissé filtrer que plusieurs pays, dont la
France et le Canada, accepteraient de recevoir
des rebelles. Mais jeudi, le Canada a
formellement démenti avoir été sollicité en
ce sens. En début de semaine, le Quai d'Orsay
avait déclaré "n'avoir aucune déclaration
à faire sur le sujet". (Le
Monde ) (El Espectador )
Voir aussi
: "Proposition d'échange" : (Terra
) et "La France accepterait
des guerilleros" : (Terra ) - nombreux liens vers d'autres
articles intéressants dans la colonne de droite
de ces pages.
09/11/02 : Une étude publiée hier
par la Commission Economique des Pays d'Amérique
Latine révèle que "la Colombie ne fait
rien pour combattre la pauvreté" : 9.000.000
de personnes y sont dans une situation d'extrème
pauvreté et 21.000.000 (54,9 % de la population)
ont un revenu inférieur au salaire minimum. 27,6%
de la population ne gagne même pas 1$ par jour
et n'ont pas accès aux services publics de base
comme l'éducation, les soins de santé ou des
conditions minimales de salubrité. La pauvreté
n'est pas un phénomène limité à la seule
Colombie : il y a 214 millions d'indigents en Amérique
Latine (43% de la population). La Colombie en est
aujourd'hui un des membres les plus pauvres -
alors qu'elle possède pourtant de grandes
richesse naturelles (Terra ).
09/11/02 : Le Haut Commissariat des
Nations-Unies pour les Réfugiés déclare que la
guerre civile en Colombie - et en particulier par
les exactions des paramilitaires d'extrème-droite
- chasse de leur pays un nombre record de réfugiés.
5000 Colombiens ont cherché refuge en Equateur
cette année - 25% d'entre eux au cours du
dernier mois. Un grand nombre de Colombiens
fuient également vers le Vénézuela et Panama (Voice
of America )
08/11/02 : Dans un rapport très
dur publié à Bogota, l'organisation Human
Rights Watch accuse le procureur Luis Camilo
Osoro de faire obstacle à la justice dans des
cas de violation des Droits Humains par les
Forces Armées Colombiennes. "Plusieurs
procureurs poursuivant des investigations contre
les fonctionnaires militaires de haut niveau ont
été enlevés avant qu'ils aient pu arrêter ou
accuser des suspects, mettant en péril la
poursuite des investigations," indique ce
rapport. (Reuters ) (El Tiempo ) (NY Times )
08/11/02 : L'Etat colombien a subi
sa première défaite depuis l'investiture du président
Alvaro Uribe le 7 août, non pas contre la guérilla,
mais face au "joueur d'échecs", baron
du cartel de Cali remis en liberté jeudi.
Après avoir purgé 7 des 15 ans de sa peine, le
célèbre narcotrafiquant Gilberto Rodriguez
Orejuela, l'un des caïds de la drogue en
Colombie avec plus de 30 tonnes de cocaïne
exportées aux Etats-Unis, âgé de 63 ans, a
quitté libre jeudi soir la centrale de haute sécurité
de Combita, au nord-est de Bogota (Yahoo
) (Le Monde ) (El Tiempo )
08/11/02 : Plus d'ordre et moins de
loi ? En dépit d'un appui public certain à sa
politique "dure", M. Uribe fait face à
une contestation politique sur les mesures qu'il
a prises. La cour constitutionnelle doit statuer
ce mois sur la validité des décrets qui
instaurent des pouvoirs spéciaux pour les forces
de l'ordre. M. Uribe dit que la sécurité
pourrait exiger des changements constitutionnels.
Mais le bureau de droits de l'homme de l'Onu à
Bogota argue du fait que certaines des mesures
prises sont en désaccord avec les engagements
internationaux de la Colombie et avec les règles
de la justice (The Economist ).
07/11/02 : Les FARCs demandent au
gouvernement que des contacts soient établis
entre eux et un émissaire gouvernemental, à
l'intérieur du pays, avec des garanties
suffisantes pour la sécurité des négociateurs
- ce qui implique la création d'une zone démilitarisée.
(El Tiempo ) (El Espectador ). Voir le communiqué
officiel des FARCs, qui précise leurs six
revendications pour ces contacts : (El Espectador
)
07/11/02 : Les FARC ont fait ce
mercredi une série d'avancées en direction du
pouvoir pour parvenir à un échange de
prisonniers, sans exclure l'éventuel envoi à l'étranger
de leurs détenus dans le cadre d'un accord. Ils
ont rendu publiques une série de concessions,
durant la 3e rencontre nationale des familles
d'otages à Bogota. La proposition du président
de la chambre des représentants, William Velez,
sur un échange humanitaire de prisonniers "qui
inclut l'envoi des (rebelles libérés) dans une
nation amie, à travers un processus de réinsertion",
a été qualifiée de "pertinente" dans
le texte diffusé par les "prisonniers
politiques FARC". Pour la première fois également
depuis la prise de fonction d'Alvaro Uribe, les
FARC ne rejettent plus les bons offices de l'ONU
dans un dialogue entre le pouvoir et les guérilleros,
à la différence de leurs prises de position antérieures.
Néanmoins le communiqué précise également qu"en
ce moment il n'y a pas de contacts entre le
gouvernement et l'organisation marxiste. Le
ministre de la défence, Marta Lucia Ramirez, a
indiqué que le gouvernement était désireux
d'avancer dans la voie d'un accord humanitaire,
mais que celui-ci devait se faire via les Nations
Unies. (Yahoo ) (Le Monde ) (Terra )
06/11/02 : Bien qu'il s'agisse d'un
sujet extrèmement délicat, la possibilité d'un
echange humanitaire semble un peu plus proche. Le
président de la Chambre, William Vélez Mesa, a
proposé un accord qui inclut l'envoi des
guerilleros emprisonnés vers un pays neutre.Vélez
Mesa, un homme proche dupresident Uribe, a déclaré
que le sujet était à l'étude et que des résultats
concrets pouvaient peut-être être attendus à
court terme. (Terra ) (El Tiempo )
05/11/02 : Paris "n'a aucun
commentaire à faire" sur une éventuelle
participation de la France à des négociations
concernant un échange de prisonniers entre le
pouvoir et la guérilla en Colombie, selon le
ministère des Affaires étrangères (Yahoo ) (Terra )
04/11/02 : 32 ONG parmi lesquelles
Redepaz, l'assemblée ^permanente pour les Droits
Humains, réitèrent leur proposition du 18
octobre pour la conclusion d'un accord
humanitaire permettant un échange de
prisonniers, avec le concours de la Croix Rouge
Internationale (El Pais ) (Radio Caracol )
03/11/02 : BOGOTA, 3 nov 2002 (AFP)
- 19 h. 43 - L'envoi de guérilleros en France
est envisagé dans le cadre d'un projet secret
d'accord humanitaire sur un échange de
prisonniers en Colombie entre le pouvoir et les
rebelles des FARC, a appris l'AFP auprès d'une
source officielle, qui a requis l'anonymat.
L'ambassade de France à Bogota, contactée
dimanche par l'AFP, a affirmé "n'avoir
aucun commentaire à faire" à propos de
cette hypothèse, évoquée également par
l'hebdomadaire El Espectador de la capitale le même
jour.
Le gouvernement du président Alvaro Uribe est
entré en contact depuis un mois "avec des
pays étrangers, notamment la France", pour
faciliter un échange entre les otages des Forces
armées révolutionnaires de Colombie (FARC,
marxistes), et les guérilleros détenus dans les
prisons de Colombie, selon la même source
officielle de l'AFP.
Un tel accord permettrait aux rebelles libérés
d'être transférés en France,
contre la libération de tous les otages des
FARC, a révélé la même source.
Quelque 800 civils, 23 politiques, dont Ingrid
Betancourt, et 47 officiers de
l'armée, sont séquestrés par cette guérilla
dans la jungle de Colombie,
certains depuis cinq ans. 300 rebelles purgent
des peines de prison dans le pays andin.
Une série de contacts internationaux pour un échange
humanitaire de
prisonniers avec les FARC en Colombie, y compris
"avec la France et le
Canada" pour accueillir les rebelles détenus
"pour des raisons politiques",
ont été pris par le gouvernement d'Alvaro
Uribe, a assuré dimanche
l'hebdomadaire El Espectador de Bogota.
"Dominique de Villepin, ministre français
des Affaires étrangères, respecté
dans tous les cercles politiques européens,
participe à la recherche
d'alternatives", assure l'hebdomadaire.
Alvaro Uribe "cherche également l'aide du
Vatican" dans le cadre de ses
contacts internationaux, ajoute El Espectador.
"La France semble être le pays le plus adéquat,
en raison de ses pressions pour la libération de
l'ex-candidate des Verts à la présidence
colombienne, Ingrid Betancourt", otage des
FARC depuis plus de huit mois, selon ce média.
Bogota n'a jamais caché jusqu'ici son accord
pour un échange humanitaire entre les otages des
FARC et les guérilleros détenus dans les
prisons de Colombie, mais sous les auspices de
l'ONU.
Séquestrée par les FARC le 23 février, Ingrid
Betancourt est apparue en vie une seule fois à
la télévision le 23 juillet, aux côtés de
Clara Rojas, sa
directrice de campagne également également
enlevée, dans une vidéo tournée le 15 mai par
la guérilla.
La guerre civile en Colombie a déjà fait plus
de 200.000 morts depuis 38 ans, avec une moyenne
de 3.000 enlèvements de civils par an. Depuis
son
investiture le 7 août, Alvaro Uribe a donné la
priorité à un combat frontal
contre les rebelles, face à un éventuel
dialogue de paix (El Espectador ) (CyberPresse.ca ) (Le Soir ) (La Libre )
03/11/02 :
Le président Uribe a
suspendu ce samedi l'ordre de libération des frères
Gilberto et Miguel Rodriguez Orejuela, barons du
cartel de la cocaïne de Cali, considérés par
Washington comme deux des plus puissants
narcotrafiquants au monde, et qui allaient être
libérés de prison en Colombie "pour bonne
conduite". Il veut ainsi donner au
gouvernement le temps d'enquêter sur la décision
prise vendredi par le juge. "Le gouvernement
a interdit la libération des prisonniers tant
qu'il demeurera des doutes judiciaires", a déclaré
le président à la presse. (Yahoo
) (Le Monde ) (BBC ) (Terra )
02/11/02 : Le Secrétaire Général
des Nations-Unies, Koffi Annan, a désigné
l'ancien journaliste and émissaire de paix James
LeMoyne comme son conseiller spécial pour la
Colombie (Reuters )
01/11/02 : Dans un nouvel épisode
de la guerre civile en Colombie, les rebelles des
FARC ont provoqué l'exode de 5000 paysans de la
Sierra Nevada (nord) à 900 km au nord de Bogota.
Les cinq mille paysans, actuellement «dans un état
de santé lamentable», faute de nourriture,
d'eau et de médicaments, selon lui, ont dû
abandonner la localité de Palmor de Varela sous
la pression des FARCs. La violence ne connaît
plus de limites dans le pays andin depuis l'état
d'exception décrété le 12 août par le président
Alvaro Uribe (droite) pour mener une bataille
frontale contre les rebelles. La guerre civile a
déjà fait plus de 200 000 morts depuis 1964 et
provoqué le déplacement de 2,7 millions de
personnes, avec 3000 enlèvements de civils en
moyenne chaque année (CyberPresse.ca
) (Yahoo ) (El Tiempo )
01/11/02 : au moins six personnes
sont mortes et plus de 60 sont portées disparues
dans un village du nord de la Colombie enseveli
par une coulée de boue déclenchée par de
fortes pluies. L'accident s'est produit mardi à
Montecristo, dans la province de Bolivar, à
quelque 400 km au nord de la capitale Bogota. Bolivar
est une région où s'affrontent rebelles
marxistes et milices paramilitaires d'extrême
droite (Yahoo ) (CNN : ) (CyberPresse.ca ) (Terra )
01/11/02 : l'industrie de la cocaïne
est en train de tuer la forêt tropicale en
Colombie. La forte demande pour cette drogue dans
les pays occidentaux incite les paysans pauvres
de ce pays à couper les arbres pour planter la
coca (BBC
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