30/11/03 : Un des leaders du mouvement de la guérilla ELN, a annoncé la libération prochaine des otages kidnappés (quatre Israéliens et un Britannique) par ce mouvement. Appelé à préciser la date, le responsable de d’ELN Dario Martinez, a laconiquement déclaré que «l’important était qu’ils seraient bientôt libres», et que leurs familles pouvaient «être rassurées». Dario Echeverry, le négociateur de l’Eglise catholique pour la libération des touristes, avait annoncé un dénouement heureux pour le mois de décembre. 29/11/03 : Le vice-président Francisco Santos, est en visite à Bruxelles. Plutôt que d'organiser une conférence de presse, il a préféré rencontrer individuellement certains journalistes sélectionnés. Voici l'entretien qu'il a eu avec Olivier Mouton (La Libre Belgique)
29/11/03 : Soixante-neuf policiers de la route, dont leur commandant, le colonel Jaime Leal, ont été destitués vendredi en Colombie. Cette nouvelle mesure disciplinaire survient après la démission le 11 novembre du général Teodoro Campo, prédécesseur du général Castro, et le limogeage de son adjoint à Medellin (nord-ouest), le général Leonardo Gallego. La purge dans la police de la route traduit un climat de corruption sans précédent dans les rangs de la force publique après le scandale de Barranquilla, à l'origine du départ du général Campo. 28/11/03 : Le vice-président Colombien Francisco Santos Calderón entame aujourd’hui une visite à Bruxelles. Cette visite a lieu à un moment où les préoccupations des organisations non-gouvernementales européennes et de leurs partenaires en Colombie vont croissantes. Celles-ci viennent de publier un communiqué dans lequel elles déclarent attendre une initiative de l’Union Européenne et de ses États membres pour exiger du gouvernement colombien le respect des engagements qu’il a pris lors de la conférence internationale de Londres il y a six mois, à savoir : la recherche d’une solution négociée au conflit, la mise en œuvre des recommandations du Haut Commissaire pour les droits de l’Homme des Nations Unies et la protection des défenseurs des droits humains et des leaders de la société civile, en particulier les leaders syndicaux. 27/11/03
: Le vice-président en Colombie de la société japonaise Yazaki, Chikao Muramatsu, a été abattu lundi par la guérilla des FARC près de Bogota après avoir été son otage durant 33 mois.
Il avait été enlevé par les "Chauves", une bande de délinquants, avant d'être "vendu" aux rebelles.
Un "show" qui a été vivement dénoncé, notamment par Human Rights Watch, qui réclame que ces anciens paramilitaires soient poursuivis, et non pas honorés sur les chaînes nationales... Ces milices parallèles ont émergé dans les années 80 pour lutter contre la guérilla de gauche. Liées à l'armée régulière, elles ont fini par mener leur propre "guerre sale", se livrant au trafic de drogue et aux enlèvements pour se financer, et commettant certaines des pires atrocités du conflit. Certains dénoncent le fait qu'aucune règle claire n'a été fixée pour traduire en justice ceux des paramilitaires auteurs de crimes graves, ni pour empêcher qu'ils rejoignent en fait d'autres groupes criminels une fois rendus à la vie civile. Carlos Castano, grand patron des AUC, est recherché aux Etats-Unis pour trafic de drogue. Quant au chef du bloc Cacique Nutibara désormais dissous, Diego Murillo, il serait un ancien homme de main d'une "famille" de Medellin associée au cartel de la drogue de Pablo Escobar, abattu en 1993. On ne sait pas ce que la justice compte faire d'eux, alors qu'ils menacent de faire dérailler le processus de pacification naissant si on cherche à les condamner.
25/11/03 : Dans la presse, plusieurs commentaires, parfois critiques, du reportage passé hier soir à Canal+. D'après L'Huma, c'est un reportage qui s'apparente plus d'après le journal à une déclaration d'amour qu'à une enquête : "Pas une fois, les journalistes ne posent un regard critique sur leur " amie " et sur son action politique. Pour L'expression, "Gilles Perez et Philippe Lobjois, reporters à Canal +, ont fait un bon travail d’investigation". Et pour Sud-Ouest, c'est "Un film engagé sur le parcours d'Ingrid Betancourt, otage de la guérilla colombienne. Les deux auteurs se sont impliqués personnellement en obtenant des contacts avec les ravisseurs".
Voir la page annonce du reportage sur le site de canal plus. Dans la partie droite, il y a un "un "reagissez". Ce serait bien de donner aux réalisateurs vos commentaires (y compris critiques personnelles) si vous en avez Réactions aussi dans la presse colombienne : El Tiempo entre autres revient sur les événement de juin au Brésil et explique à ses lecteurs que le reportage montre que le président Álvaro Uribe aurait manipulé la famille d'Íngrid Betancourt, et que Paris aurait maintenu des contacts directs en deux occasions avec les Farc pour essayer de la libérer:
"Les journalistes expliquent que la famille d'Ingrid avait été convoquée par le président colombien pour leur annoncer
qu'Ingrid allait être libéré de manière imminente.
25/11/03 : La guérilla de l'ELN vient de libérer deux de ses otages de la Sierra Nevada, un Espagnol et une Allemande, après 74 jours de captivité, mais garde encore leurs cinq compagnons, quatre Israéliens et un Britannique. L'Espagnol Asier Huegun Etxeberria et l'Allemande Reinhilt Weigel sont "tous deux en parfait état de santé", a révélé à l'AFP le médiateur de Colombie, Volmar Perez, l'un des négociateurs présents à bord de l'hélicopère du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) chargé de ramener les deux otages. 25/11/03 : Ennemis d'une guérilla toujours aussi puissante, les paramilitaires colombiens commenceront à rendre leurs armes mardi à Medellin (400 km au nord-ouest de Bogota), avec un premier contingent de 800 miliciens. La démobilisation des 13.000 miliciens d'extrême droite avant le 31 décembre 2005 a été annoncée le 15 juillet dans le cadre d'un l'accord entre leurs chefs et le Haut commissaire colombien à la paix, Luis Carlos Restrepo. Cette première, pour spectaculaire qu'elle soit, continue cependant d'inquiéter la communauté internationale et les Organisations non gouvernementales (ONG) locales, faute d'une vision claire sur le sort des démobilisés auteurs de crimes, et sur les risques d'impunité pour leurs commandants. Un projet de loi accordant la liberté conditionnelle aux "paras", leur surnom en Colombie, en échange de leur reddition, a été présenté devant le Congrès le 21 août, mais n'a toujours pas été adopté. La délégation de l'ONU en Colombie a critiqué ce projet, perçu comme une porte ouverte à une amnistie déguisée en faveur de miliciens réputés pour leur cruauté dans les massacres collectifs de paysans soupçonnés de complicité avec la guérilla.
24/11/03 : A Firminy, journée de mobilisation, hier, pour les enfants otages des guérillas colombiennes. Après une journée de récolte de messages, un lâcher de ballons a clôturé l'action du comité de soutien Ingrid Betancourt ligérien qui a organisé, hier une manifestation visant à aider moralement les familles des otages de Colombie et, en particulier, celles des enfants. Dès 10 heures, un stand "Aéropostale" a permis aux passants d'en savoir plus sur la situation des enfants colombiens et plus précisément des enfants pris en otages par les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) et autres guérillas ainsi que sur le combat d'Ingrid Bétancourt. 24/11/03 : Une commission créée conjointement par l'Eglise catholique de Colombie, les Nations unies et le bureau d'Ombusman, est arrivée samedi dans le nord de la Colombie pour y enquêter sur les conditions humanitaires dans un effort pour répondre à une demande d'un groupe rebelle (l'ELN) pour la libération de deux touristes étrangers. Cette demande avait dans un premier temps été refusée par le pouvoir. Selon Mgr Henao, "le travail de cette mission constitue un processus autonome, parallèle à la libération (des otages), qui ne dépendra pas de l'avancement de nos travaux". Monsignor Hector, responsable de l'Eglise catholique, a dit à son arrivée dans la région montagneuse septentrionale de Santa Marta que les délégués visiteraient quatre communautés indiennes et que le résultat de l'enquête serait rendu public dans huit jours. Trois groupes séparés visiteront cette zone en proie à la violence et aux infiltrations permanentes de l'ELN, des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) et des Autodéfenses unies de Colombie (AUC, extrême droite). Le Prêtre Dario Echeverry a indiqué qu'ils s'attendraient lundi matin à écouter le porte-parole de l'Armée nationale de libération (ELN), seconde plus importante force de guérilla dans le pays, sur la libération promise de deux touristes étrangers.
23/11/03 : Le président colombien Alvaro Uribe s'est indigné samedi du fait qu'à Rio Negro, près de Medellin, la police "boit du whisky avec les paramilitaires" alors que la guérilla "se trouve à un kilomètre de là". Cette déclaration, la première du genre faite par le chef de l'État contre la police, confirme des accusations répétées d'organismes de défense des droits de l'homme comme Amnesty International et Human Rights Watch concernant une collusion entre les forces de l'ordre et les milices d'extrême droite en Colombie. Les liens entre les milices d'extrême droite et la force publique à Rio Negro, près de Medellin ont été dénoncés par le président Alvaro Uribe samedi, alors que le Parquet ouvrait une information pour "omission" le même jour contre l'ancien chef de la police, le général Teodoro Campo, dans le vol de trois tonnes de drogue par ses hommes en 2002 à Barranquilla. L'Etat-major de la police est parallèlement secoué par un scandale de la drogue avec la mise en cause d'un "cartel de la coca" en son sein à Barranquilla, sur la côte caraïbe, à 1000 km au nord de Bogota. Une trentaine d'officiers et agents de police sont poursuivis pour y avoir participé à la "revente", le 23 août 2002, de trois tonnes de cocaïne, contre le paiement de deux millions de dollars par les narcotrafiquants chez qui elle avait été saisie puis détournée. La mise en cause de ces policiers par le président a d'autant plus surpris qu'il possède une "finca" (propriété) près de Rio Negro. Elle intervient au moment où 800 "paras", le surnom de ces milices d'extrême droite, s'apprêtent à se rendre aux autorités mardi dans la région de Medellin, dans le cadre d'un accord conclu le 15 juillet avec le pouvoir sur la démobilisation des 13.000 paramilitaires du pays andin avant le 31 décembre 2005.
23/11/03
: Populaire mais fragilisé par l'échec de son référendum sur une réforme de la politique, le président Alvaro Uribe voit tomber en déconfiture sa lutte contre la guérilla et la corruption en Colombie.
22/11/03 : Les autorités judiciaires colombiennes ont annoncé la capture vendredi d'un chef guérillero présumé, présenté comme l'organisateur de l'enlèvement, il y a deux mois, d'un groupe de touristes étrangers 21/11/03
: L'ELN va libérer lundi deux de ses sept otages, un Espagnol et une Allemande, enlevés le 12 septembre dans la Sierra Nevada (nord), a annoncé jeudi à l'AFP le père Dario Echeverry, secrétaire général de la Commission de conciliation nationale en
Colombie sans vouloir donner d'autre détail "pour ne pas mettre en danger cette initiative".
20/11/03 : Quinze attentats simultanés ont été commis par la guérilla des FARC contre l'oléoduc Transandin et l'infrastructure pétrolière en Colombie près d'Orito, au sud-ouest du pays. Ils ont provoqué la suspension du pompage du pétrole. Aucun des attentats n'a fait de victime, selon le maire d'Orito, Miguel Rosero. Mais le transport de 10 000 barils d'or noir par jour via l'oléoduc, long de 306 km entre Orito, à 1000 km au sud-ouest de Bogota près de l'Equateur, et le port de Tumaco, sur le Pacifique, était toujours arrêté mercredi soir. 19/11/03 : Le clergé catholique de Colombie, qui mène les négociations avec l' ELN, annonce les pourparlers progressent. Les sept otages étrangers détenus par cette guérilla pourraient être libérés la semaine prochaine. L’ELN a publié mardi soir un tract dans lequel elle a indiqué qu’un des captifs, le touriste espagnol, serait relâché dès vendredi, comme geste de bonne volonté, après l’envoi d’une délégation internationale venue contrôler la situation de la population du sud de la Colombie ‘’qui souffre de pauvreté et d’oppression’’. D’autres pourraient suivre si les négociations aboutissent. Les autorités boliviennes font preuve d’un optimisme prudent. 18/11/03 : La Fédération Internationale des ligues des Droits de l'Homme
(FIDH) demande au Conseil d'État de suspendre, sur l'ensemble du
territoire colombien, les fumigations par voie aérienne d'un produit toxique composé de
gliphosate, de POEA et de Cosmo flux. En effet, non seulement ces fumigations affectent de manière dramatique la santé des personnes, mais elles contribuent également à la destruction de l'environnement, en contaminant les sources d'eau, le sol et la diversité biologique; en poussant au déplacement des cultures illicites, elles intensifient la déforestation. En outre, la politique de fumigations aériennes est inefficace, elle n'a pas atteint son objectif d'éradication des cultures de coca et d'héroïne; au contraire, selon les chiffres du Département d'État des
états-unis et de la CIA, les cultures de coca ont augmenté durant les dernières années de manière significative malgré les fumigations. 17/11/03 : La guérilla des FARC a frappé à nouveau en plein coeur de Bogota, avec deux attentats à l'explosif qui ont fait un mort et soixante-douze blessés samedi soir, dont trois Américains. L'attentat a détruit le "Palos de Moguer" et le "Beer company", deux établissements fréquentés par la jeunesse dorée de Bogota, et remplis de consommateurs à cette heure-là. L'antenne colombienne du Haut commissariat de l'ONU pour les droits de l'homme a condamné cet attentat dimanche soir, et l'a qualifié "d'acte terroriste". On ignore toujours si les trois citoyens des Etats-Unis blessés dans ces explosions appartenaient ou non aux services de l'ambassade américaine en Colombie. 16/11/03 : Des grenades ont été jetées samedi soir dans deux bars bondés de Bogota, faisant un mort et au moins 72 blessés, selon le bilan fourni dimanche par les autorités qui soupçonnaient les Forces révolutionnaires armées de Colombie (FARC). 15/11/03 : Le gouvernement du président Álvaro Uribe a récemment écarté la possibilité d'un échange de guérilleros
contre des séquestrés. "Seule une libération inconditionnelle des
otages est envisageable " a-t-il déclaré.
14/11/03 : Le président Uribe "fait le ménage" autour de lui : le commandant des forces armées de Colombie a présenté hier sa démission; le président a décapité avant-hier la direction de la police du pays. Cinq généraux ont démissionné ou ont été limogés, après une affaire de détournement de fonds. Le même jour, mardi, la ministre du Développement et de l'Environnement était remerciée d'un simple communiqué, cinq jours après le limogeage de l'ultraconservateur Fernando Londoño, responsable de l'Intérieur et de la Justice et numéro un du gouvernement. Dimanche, c'était sa médiatique ministre de la Défense, Marta Lucia Ramirez, que le président sacrifiait à son état-major. De nouveaux ministres, pour certains inconnus, prennent leurs place. Ils n'en poursuivront pas moins la politique d'Alvaro Uribe : austérité budgétaire et loi d'exception contre les groupes armés, avec attribution de pouvoirs judiciaires à l'armée.
13/11/03 : Les médias colombiens ont diffusé ce mercredi une vidéo fournie par la guérilla de l'Armée de libération nationale (ELN)
comme preuve que les sept otages étrangers qu'elle détient depuis la mi-septembre sont vivants et en bonne forme.
12/11/03 : Le commandant des forces armées de Colombie, le général Jorge Enrique Mora, l'un des piliers de la lutte contre la guérilla dans le pays, a présenté sa démission. Ce départ fait suite à la démission mardi du chef de la police, le général Teodoro Campo, et du limogeage de son adjoint à Medellin, le général Leonardo Gallego. Il intervient aussi après les démissions des ministres de l'Intérieur, Fernando Londono, de la Défense, Martha Lucia Ramirez, et de l'Environnement, Cecilia Rodriguez. Le général Mora, Mme Ramirez et le général Campo constituaient la colonne vertébrale de la politique de "sécurité démocratique" lancée par le président Alvaro Uribe (droite) pour affronter les groupes armés illégaux. 12/11/03 : La ministre colombienne de l'Environnement, Cecilia Rodriguez, a présenté mardi sa démission au président Alvaro Uribe, devenant le troisième ministre à quitter le gouvernement en moins d'une semaine après Fernando Londono et Martha Lucia Ramirez. Cecilia Rodriguez, qui était avant son enlèvement la suppléante à la Chambre haute d'Ingrid Betancourt, avait abandonné le parti Oxygeno Verde pour rejoindre Alvaro Uribe.
11/11/03 : Le Secrétaire Général de l'ONU affirme que "il n'y a pas une solution militaire au conflit colombien"
Ancienne ambassadrice de Colombie en France avant sa nomination à ce poste en août 2002, Mme Ramirez a été remplacée par Jorge Alberto Uribe Echavarria, 63 ans, actuel président de la compagnie d'assurances De Lima. 09/11/03 : Ce qui arrive à Alvaro Uribe, Président de la Colombie depuis août 2002, est troublant. Adepte d'une méthode musclée dans un pays ravagé par la guerre civile depuis plus de trente-cinq ans, il a le soutien des chancelleries occidentales et, surtout, il dispose d'une popularité inédite au sein de la population: un soutien de quelque 80 pc, selon les sondages. Paradoxalement, l'homme est fragilisé. Le 25 octobre, un référendum relativement alambiqué s'est terminé par un flop, la majorité des questions posées n'ayant pas obtenu le quorum requis. Le lendemain, plusieurs places fortes tombaient entre les mains de l'opposition, dont la capitale. Susceptible de perdre l'appui de son principal allié, le Parti conservateur, Alvaro Uribe se serait retrouvé, selon le ministre de l'Intérieur Fernando London, à deux doigts de la démission. Démenti. Démission de cette excellence trop bavarde. Et désignation d'un successeur, vendredi: Sabas Pretelt, président de la Fédération nationale des commerçants de Colombie, qui n'avait jamais été ni député ni sénateur. Une façon, peut-être, de démontrer qu'il entend bien poursuivre son combat contre la corruption. Envers et contre tout. Et même si certains l'accusent de poursuivre les collusions du passé avec les paramilitaires d'extrême droite.
08/11/03 : A Quito le numéro deux des FARC Raul Reyes déclare dans une interview à IPS qu'il est prêt à échanger 73 politiciens, soldats et policiers détenus contre la libération de 400 guérilleros par le gouvernement colombien. Selon Reyes, le FARC a nommé trois porte-paroles pour négocier l'échange de prisonnier avec les envoyés du gouvernement. Reyes fait partie de l'administration du FARC et est souvent celui qui est chargé des communications avec la communauté internationale . Selon Reyes, le FARC veut des garanties pour pouvoir négocier au sujet de l'opération d'échange - par exemple la délimitation d'une nouvelle zone démilitarisée. Reyes a déclaré que les FARC ont transmis leurs propositions à Uribe par le biais d'une commission de médiation de la conférence épiscopale colombienne qui a rencontré les rebelles sur leur territoire. Le FARC détient aussi trois américains qui travailleraient pour le CIA. Selon Reyes, les négociations ne concernent pas ces quatre prisonniers. Reyes nie également que le FARC ait mené des négociations avec le gouvernement français au sujet du de la libération d'Ingrid Betancourt.
07/11/03 : L'homme fort du gouvernement colombien, Fernando Londono, a démissionné de ses fonctions de ministre de l'Intérieur jeudi après avoir provoqué la veille une tempête politique en annonçant que le président Alvaro Uribe songeait à convoquer une élection présidentielle anticipée. 06/11/03 : Les soldats colombiens ont tué un important chef régional des Forces armées révolutionnaires colombiennes (FARC). Luis Alexis Castellanos Garzon, un chef régional des FARC plus connu sous son nom de guerre "Manguera", ainsi qu'un autre chef rebelle dont l'identité n'a pas été communiqué, ont été tués dans une fusillade survenue dimanche soir à Ubala, un village reculé situé à 50km à l'est de Bogota Selon les militaires colombiens, Castellanos Garzon était à l'origine d'une embuscade qui a tué 36 soldats colombiens en 1999. Castellanos Garzon est le frère d'Henry Castellanos, lui-même membre du commandement central des FARC et proche collaborateur du chef militaire du mouvement, Jorge Briceno. Et pendant ce temps, la violence continue à s'aggraver dans le pays. La Centrale unitaire des travailleurs (CUT, social-démocrate), principal syndicat du pays avec 600.000 adhérents a annoncé que cinquante-huit syndicalistes avaient été assassinés en 2003. Cela porte à 513 le nombre de syndicalistes tués en Colombie depuis le début 2000, avec 148 l`an dernier, 191 en 2001, 116 en 2000, et 58 cette année. Les syndicalistes ne sont malheureusement pas le seul groupe particulièrement visé par les paramilitaires et autres groupes violents. Mardi un prêtre colombien a été tué par balles par deux tireurs non identifiés circulant à moto dans la ville de Saravena, à 320 km au nord-est de Bogota. Au cours des dix dernières années, au moins 57 membres de l'Église catholique ont été tués par les groupes armés impliqués dans la guerre civile.
05/11/03 : Il y a quelques jours apparaissait dans notre page "Commentaires" un appel désespéré d'une famille de Buenos Ayres dont le fils Pablo, un étudiant de 22 ans, avait été kidnappé. Ses ravisseurs l'avaient amputé d'un doigt qu'ils avaient envoyé à sa famille avec une
vidéo montrant l'amputation.
04/11/03 : Une bombe a explosé samedi au passage du véhicule d'un homme d'affaires colombien à Florencia, ville située dans le sud de la Colombie, tuant au moins trois habitants du quartier et endommageant plusieurs immeubles, ont déclaré les autorités colombiennes. C'est dans cette même région qu'Ingrid Betancourt avait été enlevée le 23 février 2002 par les FARC, avec sa co-listière, Clara Rojas.
03/11/03 : La Fédération Internationale de Droits Humains (FIDH) a indiqué que "les accusations récentes proférées par le président Álvaro Uribe contre les ONG en Colombie sont incompatibles avec la tenue dans ce pays d'un congrès international sur les Droits Humains". Cette organisation non gouvernementale avec des statuts consultatifs devant les Nations Unies et l'UNESCO, avait prévu de se réunir en février prochain dans la capitale Bogota, et vient de prendre la décision de l'organiser plutôt en Équateur. En septembre, Uribe avait affirmé au cours d'une cérémonie militaire que les organisations non gouvernementales étaient "des organisations politiques au service du terrorisme, qui agitent le drapeau des droits humains pour essayer de restituer au terrorisme l'espace que la force publique et la citoyenneté lui ont enlevé ".Trois jours plus tard il avait réitéré son discours devant une population touchée par une action terroriste. Les défenseurs des droits humains ont déclaré que les déclarations d'Uribe les mettaient dans une situation encore plus dangereuse, puisque des douzaines d'activistes des Droits Humains ont été assassinés au cours des dernières années par les forces d'extrême droite. 02/11/03 : Réunis en Congrès national, les mouvements paysans, indigènes et afro-colombiens ont élaboré un plan de paix basé sur la négociation et le «droit à la terre». Leurs ambassadeurs sont en Europe en ce moment. Elaboré en avril dernier lors d'un exceptionnel Congrès national agraire (CNA), ce texte trace une voie pacifique pour la Colombie basée sur l'édification d'une société plus juste. En quatorze points, les organisations paysannes, afro-colombiennes et indigènes y rappellent qu'en Colombie, le chemin d'une telle société passe par le strict respect des droits humains, culturels et environnementaux. Elles y rappellent également l'attachement des Colombiens au droit ancestral «à la terre», qui n'a rien à voir «avec le droit mercantile sur la terre», mais se rattache au droit au travail, à la souveraineté et à la sécurité alimentaire, ainsi qu'à l'identité culturelle des civilisations paysanne, indigène et afro-colombienne.
«Une vraie réforme agraire ne résoudrait pas tous les problèmes de la Colombie, mais ferait tomber 50% des obstacles à la paix». Les mouvements rebelles sont nés en effet dans les années 1960 dans un contexte de lutte pour la terre entre grands propriétaires, petits agriculteurs et «sans terre». "La violence généralisée et l'impunité profitent aux latifundistes (grand propriétaires terriens). Expulsions et massacres aggravent la concentration des terres". Pour la seule année 2002, 400.000 Colombiens ont dû fuir maison, village et terres. «La guerre enrichit la mafia des gros propriétaires". Pourquoi auraient-il intérêt à la paix?» Au bilan, quarante ans après les premières tentatives de réforme agraire, 53% des terres appartiennent à 1% des agriculteurs. Qui bénéficient en plus de la bienveillance de l'Etat. Comme lorsqu'il autorise par décret, en juin dernier, l'enregistrement des terres «abandonnées» au profit des «producteurs» les ayant récupérées, instaurant de fait une contre-réforme agraire où les terres extorquées sous la menace aux petits paysans sont cédées aux exploitants bien-portants... "Une réforme agraire est
possible sans législation supplémentaire. Si elle n'est pas
appliquée, c'est un choix délibéré du gouvernement". Les
outils pour appliquer une réelle politique agraire sont en place.
Ainsi la loi de 1993 (jamais appliquée) qui permettrait de
redistribuer – sans avoir à verser d'indemnité – quelque 5
millions d'hectares de terres dérobées ou achetées avec des fonds
mafieux. Ou encore la norme constitutionnelle qui prévoit
l'expropriation des parcelles improductives, estimées à 4,7 millions
d'hectares. «L'Europe ne doit plus soutenir le Gouvernement colombien tant qu'il ne répond pas aux exigences formulées par l'ONU en matière de lutte contre les déplacements de populations, contre l'impunité et pour la protections des leaders sociaux». Par ailleurs, les signataires invitent les Etats européens, gros contributeurs de la Banque Mondiale, à exiger une étude approfondie du programme d'«associations productives» soutenu par cette organisation.Ce programme réserve l'aide étatique aux seuls «projets productifs de caractère entrepreneurial». Les autres – dont le million et demi de paysans sans terre – doivent se contenter de passer s'ils le peuvent des contrats avec de plus gros producteurs, voire avec des entreprises agro-industrielles. 01/11/03 : Les soldats colombiens ont abattu dix rebelles des FARC dans la région de Topaipi, à environ 60 km au nord-est de Bogota. Parmi les victimes figure Marco Aurélio Buendia, figure historique et haut responsable du mouvement marxiste. Buendia était l'adjoint du commandant Jorge Briceno, également connu sous le nom de «Mono Jojoy». 01/11/03 : Le film "Bienvenue en Colombie" sera présenté dans le cadre des Rencontres internationales du documentaire de Montréal qui se dérouleront du 14 au 23 novembre. C'est en juin 2002, pendant la campagne électorale où le président sortant Andres Pastrana s'oppose à Alvaro Uribe, au moment où Ingrid Betancourt vient d'être enlevée que Catalina Villar a parcouru sa Colombie natale, caméra au poing, à la recherche de réponses pour expliquer un conflit qui s'éternise. De la situation en Colombie, on retient premièrement les statistiques alarmantes : 35 000 assassinats par an, 70 000 mines antipersonnel disséminées à travers le pays, un enlèvement toutes les dix minutes. Une population coincée entre les affrontements opposant la guérilla, les paramilitaires et les militaires. Une oligarchie qui s'accroche au pouvoir, et le trafic de la drogue qui s'intensifie. Le discours du nouveau président Uribe inquiète profondément la cinéaste. Uribe n'a fait que « légitimer la présence des paramilitaires et des Nord-Américains en Colombie », affirme Catalina Villar. Ce dernier est en effet reconnu pour ses liens avec les groupes paramilitaires et bénéficie du soutien de l'administration Bush. Alors que les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) sont présentées par les médias comme étant « l'incarnation du mal », les paramilitaires sont responsables de 70 % des crimes commis en territoire colombien selon Amnesty international. Bienvenue en Colombie raconte d'abord la mise en scène de chaque candidat dans le grand théâtre de la politique colombienne. On y voit l'équipe du président, élaborant sa stratégie médiatique. Et l'implication des médias, qui jouent aussi un grand rôle dans cette mascarade, selon Mme Villar : « Les médias sont un acteur dans cette guerre au même titre que les FARC ou les paramilitaires. Ils conditionnent la pensée et poussent à la haine. » Mais la cinéaste n'a pas voulu seulement dresser un portrait sombre d'un pays qui sombre dans le chaos, elle a aussi tenu à souligner des initiatives courageuses, porteuses d'espoir. Les Indiens Paeces de la région du Cauca, par exemple, ont pris des initiatives de paix et ont obtenu, sans utiliser d'armes, la libération d'otages détenus par les FARC. Alors que les autochtones n'avaient même pas le droit de vote, il y a 15 ans, c'est un gouverneur indien qui est maintenant à la tête du département du Cauca. Un film pour tenter de comprendre un conflit aux ramifications complexes, mais aussi un hommage à ceux qui risquent leur vie, chaque jour, pour défendre la dignité humaine.
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