31/03/04 : 120 organisations non gouvernementales (ONG) colombiennes ont recours à la Justice pour demander au président Alvaro Uribe de rétracter ses déclarations à leur sujet, qui "nuisent à leur honneur et à leur réputation et qui par conséquence, affectent leur droit de promouvoir et de défendre les droits humains". 30/03/04 : Militant de longue date pour la paix, le Père Javier Giraldo a contribué à la fondation de Justicia y Paz en 1988. Il est depuis longtemps un travailleur infatigable en faveur des droits humains en Colombie. Il est l’auteur de « Colombia : The Genocidal Democracy » (Colombie : la démocratie génocidaire), l’un des livres d’introduction à la situation des droits humains en Colombie les plus utiles, paru dans les années 1990. Lisez avec attention son interview, réalisée à Bogota le 22 février 2004 :
...et pendant ce temps les paramilitaires continuent à violer le cessez-le-feu .Plus de 600 personnes auraient été tuées ces quinze derniers mois 29/03/04 : À partir de cette semaine le nom de la Colombie et le drame du kidnapping que vit le pays pourra se lire dans la partie extérieure de l'entrée de l'hémicycle au Parlement Européen à Strasbourg et à Bruxelles. C'est le résultat d'une initiative des dirigeants de quatre parmi les partis politiques européens les plus importants qui siègent au Parlement : ils ont approuvé une résolution pour exiger "des groupes insurgés, partisans ou paramilitaires, la libération immédiate de de tous les kidnappés qui se trouvent en leur pouvoir". Le président du Parti Populaire Européen, l'allemand Hans-Gert Pottering ; l'eurodéputé espagnol Enrique Baron Crespo, président du Parti Socialiste ; le français, Charles Pasqua du Groupe Union par l'Europe des nations ; et le britannique Graham Watson, du parti libéral, sont les signataires du document. Le premier des quatre points de la déclaration soutient la raison fondamentale de la préoccupation européenne : "Le kidnapping de civils pour toute raison politique, économique ou religieuse est un crime contre l'humanité qui affecte le kidnappé, sa famille, ses proches et de la société dans son ensemble". La déclaration indique que : "En Colombie la pratique du kidnapping constitue un problème de grandes dimensions et qui, bien qu'il ait diminué dernièrement, continue à exister à des niveaux inacceptables". Bien que la déclaration mette l'emphase sur "tous" les kidnappés sans distinction, dans un de de ses paragraphes elle se réfère à quelques cas en particulier : "la situation regrettable où se trouvent un grand nombre de colombiens, y compris quelques mineurs d'âge, des soldats et des policiers kidnappés il y a plus de 7 ans, des congressistes comme Jorge E Gechem, Oscar Tulio Lizcano et Luis Eladio Pérez, les députés de la Vallée, l'ex ministre Fernando Araújo, l'ex candidate présidentielle Íngrid Betancourt et quelques citoyens européens". (voir l'article complet en cliquant sur le drapeau ci-dessous)
"En France, déclare-t-il, ce sujet est très important et les media ont utilisé tous les moyens pour sensibiliser les français à ce sujet. La première obligation d'un État est la protection et la défense de ses citoyens". La voyez-vous comme comme une seconde Jeanne d'Arc ? "Non, Ingrid est un symbole tout à fait colombien. C'est une image que je n'ai jamais utilisée et qu'on n'a pas non plus beaucoup entendue en France"Où en sont les relations avec la France après les péripéties de l'avion français à la frontière du Brésil en avril 2003, hypothétiquement à la recherche d'Íngrid ? "Dans cet épisode "il y a eu beaucoup de romanesque. C'est par le biais de la famille d'Íngrid que la France a été informée qu'elle se trouverait en très mauvais état de santé - certains disaient même qu'elle était morte... " ..." Tout indiquait qu'il existait une possibilité qu'Ingrid soit libérée. La famille a alors décidé de demander de l'aide médicale au gouvernement français. Puisqu'il s'agissait d'une citoyenne française, la France a effectivement apporté cette aide par avion, avec l'équipement logistique. L'opération était 100% humanitaire, et il n'y a eu aucun contact avec les Farc. Mais cet incident a été exploité d'une manière regrettable par les media"Les autorités colombiennes ont-elles été informées ? "Je ne crois pas. Personne ne l'a fait"Le Commissaire pour la Paix se plaint de ce qu'on exerce une pression plus grande sur le gouvernement que sur les Farc dans le cas de la libération des kidnappés... ? "Il me paraît normal qu'on ne parle pas à un gouvernement de la même manière qu'on parle aux Farc. Je veux rappeler que notre ministre des Affaires Étrangères est venu pour lancer un appel aux Farc et que dans tous les communiqués que nous publions nous demandons aux Farc la libération d'Ingrid. Dans de nombreuses occasions je leur ai personnellement demandé de libérer à Ingrid et les autres kidnappés"27/03/04 : Dans un interview de la Chaîne RCN, le président élu du Salvador, Antonio Elías Saca, a offert ce vendredi l'appui de son pays au processus de paix en Colombie. Le nouveau chef d'État salvadorien a indiqué
qu'il "croyait fermement aux efforts du Gouvernement et des
autorités colombiennes contre le trafic de drogues et le terrorisme".
26/03/04 : Dans un communiqué publié mercredi, Amnesty International demande au Congrès colombien de rejeter la charte destinée à protéger les auteurs de violations des droits humains. Si elle est approuvée, la nouvelle loi d'habilitation anti-terroriste autorisera l'armée à détenir des personnes, opérer des perquisitions et intercepter des communications sans mandat judiciaire, renforçant ainsi l'emprise des militaires sur la procédure pénale en leur assurant le contrôle de l'ensemble du processus légal ; des membres du personnel militaire impliqués dans des violations des droits humains seront ainsi amenés à intervenir dans des opérations allant du placement en détention au procès devant un tribunal militaire.
25/03/04 : Le Secrétaire général de l'ONU s’est entretenu hier avec le chef du bureau du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) en Colombie, Michael Fruhling, qui l’a informé du nouveau rapport du HCR sur la situation dans ce pays. Le Secrétaire général a exprimé sa profonde préoccupation devant la poursuite des violations des droits de l’homme et a appuyé pleinement le travail du bureau du HCR. Le Secrétaire général a aussi exprimé sa consternation devant les graves abus des droits de l’homme commis par les guérillas et les paramilitaires, en particulier contre les civils. Le Secrétaire général a salué la coopération que le Gouvernement colombien offre au bureau du HCR. Il espère que le Gouvernement prendra des mesures urgentes pour mettre en œuvre les recommandations contenues dans le rapport et que les guérillas comme les paramilitaires cesseront leur violation du droit international humanitaire.
24/03/04 : "Le refus récent de poursuivre un général
colombien démis de ses fonctions et qui est accusé de collaborer avec les groupes paramilitaires illégaux, montre
la persistance des failles dans le bureau du Procureur Général", a déclaré Human Rights Watch (HRW). "la première chose que le Procureur Général Luis Camilo Osorio a faite lorsqu'il a été nommé en 2001 a été de démettre les procureurs qui avaient recueilli des preuves suffisantes pour arrêter Del Río pour ces crimes sérieux," a dit José Miguel Vivanco, directeur exécutif de la Division des Amériques de HRW. "Cette purge des procureurs était seulement le commencement d'une politique évidente dans le bureau du Procureur Général pour entraver ou pour faire dérailler les poursuites qui impliquent des chefs militaires et des paramilitaires de haut rang". Moins de soixante-douze heures après son entrée en fonction, Osorio avait exigé les démissions de deux fonctionnaires de haut rang, des professionnels expérimentés qui étaient en charge des dossiers le plus importants concernant les violations des Droits de l'Homme - y compris celui-ci. Un troisième fonctionnaire se vit obligé de démissionner suite aux pressions du Procureur Général. Plus tard, le procureur qui avait ordonné l'arrestation du Général Del Río's en juillet 2001 a été forcé de fuir la Colombie suite à des menaces de mort. Les procureurs avaient recueilli des preuves liant Del Río à des actions de soutien des paramilitaires qui avaient attaqué des villages, exécuté des élus locaux, et provoqué le déplacement forcé de milliers d'habitants dans la région d'Urabá. Selon un soldat interviewé par les procureurs de gouvernement, le Général Del Río avait commandé à ses troupes de patrouiller avec les paramilitaires et de faire en sorte que les massacres commis par ces derniers soient camouflés en accidents de combat entre l'armée et les guérilleros. Ces preuves étaient suffisamment convaincantes pour inciter Andrés Pastrana - alors président de la
République - à démettre Del Río en 1998. Le gouvernement des ÉTATS-UNIS
avait également supprimé son visa en juillet 1999 car il y avait des motifs sérieux de croire en son implication dans le trafic de drogue, dans le "terrorisme
international", et dans le trafic d'armes.
23/03/04 : Le président Alvaro Uribe est aux USA où il rencontrera George W. Bush. Il lui demandera de maintenir le Plan Colombie jusqu'en 2009. L'ambassadeur américain à Bogota, William Wood, avait assuré en janvier dernier que "le Plan Colombie s'achèverait en 2005 ou 2006, et qu'il "n'y en aurait pas un autre". Dans le cadre de ce plan, soutenu par les Etats-Unis à hauteur de 2,6 milliards de dollars depuis son lancement en août 2000, les fumigations de coca par herbicides sont réalisées par des avions monomoteurs protégés par 79 hélicoptères américains. Selon les chiffres officiels 132.000 hectares de coca auraient été détruits en 2003. 69.000 ha ont encore échappé à cette éradication systématique. La Colombie détient le record mondial de la production de cocaïne, avec 700 tonnes par an. Elle exporte également 6 tonnes d'héroïne chaque année. L'ONU a récemment marqué son opposition, au nom de "la nécessité de préserver l'environnement", à la fumigation de la coca dans les 46 parcs naturels en Colombie. Le Plan Colombie inclut la présence maximale de 400 coopérants militaires américains et d'autant de civils. Dans son édition de dimanche, le quotidien El Tiempo de Bogota croit savoir que les Etats-Unis auraient l'intention de faire passer ces effectifs respectivement à 800 et 600. Depuis juillet 2002, cette coopération a été étendue au combat "antiterroriste" contre les Farc, qui retiennent comme otages depuis février 2003 trois "coopérants civils" américains dont beaucoup supposent, comme l'oint déclaré les Farc, qu'ils étaient en fait emplyés par la CIA.
22/03/04 : Le 15 mars avait paru dans "El Espectador, un portrait de Yolanda Pulecio, la maman d'Ingrid. Cet article est maintenant disponible en français - un grand merci à Claudine et Audrey :
21/03/04 : Environ 545 habitants des villages de Egoróquera, Union Baquiaza et de Playita viennent d'être chassés de leurs villages par les combats qui se déroulent dans la région entre les paramilitaires et les Farc. De plus, on craint le déplacement forcé de toute la Communauté afro-colombienne de Mesopotamia, qui jusqu'à ce jour a pu résister au harcèlement des groupes armés Les indigènes demandent aux groupes armés illégaux qu'ils respectent leur vie, leur honneur et les biens de leur Communauté, ainsi que leurs territoires. Ils ont demandé aux représentants de l'ONU de les aider et de venir faire une "visite d'observation". Ils ont également demandé à l'État qu'il prenne des "mesures de protection" pour les Communautés autochtones et qu'il prête une assistance humanitaire aux déplacés, qui se sont concentrés les villages de Boca Opogadó et de Port Antioquia. Pour rappel, il y a en ce moment plus de trois millions de personnes déplacées en Colombie... 20/03/04 : Beaucoup pensent que la cause principale de tous les malheurs de la Colombie est la répartition inéquitable des richesses, entre autre celle de la terre. Si on sait que plus de 60% des 44 millions de Colombiens vivent en dessous du seuil de pauvreté (ils gagnent moins de 1$ par jour) on sait moins que 15.273 personnes (soit 0,4% de ceux qui possèdent quelque chose ou 0,03% de la population) possèdent 61,2 % de toutes les terres enregistrées (47.147.680 hectares). C'est ce que montre une étude effectuée par l'Institut Géographique Agustín Codazzi et la Corporation de Recherche Agricole (Corpoíca), qui a été récemment présentée au Ministère de l'Agriculture à Bogota. Dans leur majorité ces grands propriétaires ont des propriétés supérieures à 500 hectares. Le phénomène de la concentration de la propriété est une des principales causes de la pauvreté rurale, des déplacements forcés et surtout de l'utilisation illégale de la terre. On a souvent dit que la Colombie est un pays éminemment agricole. Toutefois, les chiffres sur l'utilisation de la terre disent le contraire : seulement 3.6 pour cent des propriétés rurales sont consacrées à l'agriculture. Le reste du territoire est occupés par des forêts (50.7 %) ou des pâtures (26 %). Une réforme agraire qui corrigerait cette situation était au centre du programme d'Ingrid Betancourt. Cette réforme agraire, elle voulait la réaliser de façon démocratique, par un vote au Congrès (au contraire de la guérilla qui s'attaque au même problème mais veut, elle, y apporter une solution purement militaire et révolutionnaire). Or une telle réforme ne serait jamais "passée" dans un congrès gangrené par la corruption - entre autre au profit des grands propriétaires terriens. C'est là le point de départ de la réflexion d'Ingrid qui l'a amenée à mettre la lutte anti-corruption au centre de son programme d'action. 19/03/04 : Dans un entretien à Libération, Francisco Santos le répète : «Le gouvernement colombien a cédé sur plusieurs points, mais il y a une limite : nous n'accepterons pas que les individus libérés commettent d'autres crimes. Ceux qui sont en prison sont des criminels qui ont commis des atrocités. Leur permettre de sortir serait un désastre.» «Il faut affronter le débat», dit-il encore, «défendre le droit des victimes mais aussi celui des futures victimes», entendre celles qui, immanquablement selon lui, seront enlevées ou tuées par les guérilleros s'ils étaient aujourd'hui libérés et restaient en Colombie Pour expliquer la ligne dure du gouvernement, dont il est un des plus chauds partisans, mais qui est contestée notamment par la famille d'Ingrid Betancourt, qui dénonce le «manque de volonté» de Bogota, le vice-président colombien effectue une tournée en Europe. Après Stockholm, Genève et Paris, il doit se rendre aux Pays-Bas, à Londres et à Dublin. Avec un argument, «le retour de l'autorité en Colombie, qu'il ne faut pas confondre avec de l'autoritarisme. Quand nous sommes arrivés au pouvoir, il n'y avait ni police ni représentant de l'Etat dans 170 municipalités. La guérilla imposait sa loi. Nous avons rétabli l'autorité de l'Etat et les gens nous supplient aujourd'hui de ne pas partir». «Je sais que c'est dur de dire cela, dit Francisco Santos, mais, à chaque fois qu'elle est honorée, Ingrid Betancourt prend de la valeur pour les Farc. Au fur et à mesure que la pression s'accentuera, ils se montreront moins enclins à la libérer.» L'instrumentalisation de l'otage est partagée. Avec Ingrid Betancourt, reconnaît-il, «l'Europe s'est pour la première fois intéressée à la Colombie». Alors que faire ? «Le Président est ouvert à toutes les possibilités, à l'intervention de tous les intermédiaires.» Santos admet que le gouvernement n'a pas atteint tous ses objectifs, que «la justice ne fonctionne pas, ce qui est peut-être la plus grande faiblesse de la démocratie colombienne», que la démobilisation des AUC (paramilitaires d'extrême droite), dont certains ont accepté la trêve refusée par les Farc, n'est pas un succès. En février, la fille d'Ingrid Betancourt, Mélanie, dénonçait à ce propos le «double jeu sinistre» d'un Président qui «dialogue avec les groupes paramilitaires qui ont commis autant sinon plus de crimes [que les Farc], mais mène une guerre totale avec les Farc». 18/03/04 : A la fois le gouvernement colombien et les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) ont condamné les attentats survenus jeudi dernier à Madrid. "Les FARC expriment leur solidarité avec les familles, les amis et les personnes affectées par les attentats perpétrés le 11 mars contre différents trains à Madrid qui ont tué plus de 200 civils et en ont blessé plus de 1 400 autres de nationalités diverses", a indiqué ce groupe de guérilla dans une déclaration publiée sur internet. M. FRANCISCO SANTOS CALDERÓN, Vice-Président de la Colombie, a quant à lui exprimé son indignation et sa douleur et a souligné que le Gouvernement actuel mène une politique de sécurité qui, "pour être ferme et autoritaire, n’en respecte pas moins les normes internationales de droits de l’homme".
17/03/04 : C’est en émettant des doutes et de nombreuses réserves sur l’efficacité et le bien-fondé des mesures prises par le Gouvernement en faveur de la défense des droits civils et politiques que le Comité des droits de l’homme a achevé l’examen du cinquième rapport périodique de la Colombie sur l’application du Pacte international relatif aux droits civils et politiques. Parmi les inconsistances et les insuffisances juridiques dans le fonctionnement des institutions colombiennes on notera le Bureau du Procureur général (Fiscalia general) qui exerce d’énormes pouvoirs et prérogatives mais qui se déclare régulièrement incompétent sur certains dossiers liés aux violations graves des droits de l’homme et les transmet aux organes de justice militaire dont les pouvoirs sortent du cadre d’une justice démocratique, du fait de l’état d’exception dans lequel semble constamment vivre la Colombie. Un expert a également fait état d’une augmentation sensible des violations attribuées aux forces gouvernementales avec la complicité du Bureau du Procureur général. Les experts de l'ONU ont également fait état de harcèlement par les services de sécurité colombiens des ONG travaillant en faveur des droits de l’homme et de leur mise sur écoute téléphonique. Sur la question des droits des minorités - entre autres autochtones et afro-colombiennes - un expert a fait remarquer qu’après sa dernière visite sur le terrain en Colombie, les personnes qui avaient été ses interlocuteurs avaient subi des violences. L’une d’elles, qui avait été son principal informateur, a même été assassinée mais le Gouvernement n’a pas ouvert d’enquête sur cet homicide. Concluant l’examen du rapport, le Président du Comité, ABDELFATTAH AMOR (Tunisie), a relevé le sérieux avec lequel la Colombie aborde aujourd’hui la question des droits de l’homme mais s’est dit très perplexe quant aux réponses apportées par la délégation colombienne. Les ambitions sont là, la volonté aussi mais les limites de l’action sont évidentes. Le Président a notamment rappelé la persistance, certes en nombre réduit, des homicides, des séquestrations, des confrontations avec les groupes armés illégaux, des lacunes du système judiciaire et des attitudes sociales préoccupantes confortées par le droit, tels que les sanctions infligées aux femmes victimes d’un viol. L’avortement pour des raisons médicales ne semble pas non plus être toléré avec plus d’indulgence, a-t-il constaté avant de citer d’autres questions sérieuses comme les écoutes téléphoniques et les outrages dont peuvent être victimes les défenseurs des droits de l’homme. Cela n’empêche pas, a-t-il néanmoins concédé, de constater les progrès. Mais ce qui est encore à faire pour assurer le respect des engagements de la Colombie au titre du Pacte international est encore plus important.
La délégation colombienne a été invitée à répondre aux nombreuses questions sur les groupes paramilitaires, et les violations des droits des femmes et des populations minoritaires. Les agissements criminels des groupes armés paramilitaires d’« autodéfense »; les nombreuses violations des droits des femmes, victimes d’agressions sexuelles et de comportements sexistes, et les nombreuses violations des droits humains, civils et politiques des minorités autochtones et afro-colombiennes ont été les points relevés par les experts du Comité des droits de l’homme . Après avoir entendu les réponses de la délégation colombienne aux questions écrites que le Comité lui avait communiquées, ces derniers se sont dits peu satisfaits par les mesures prises par le Gouvernement colombien pour faire face aux actes de violence perpétrés par les groupes paramilitaires dont on sait notoirement qu’ils sont soutenus par les forces armées nationales de Colombie. Selon des informations vérifiées émanant d’ONG opérant sur le terrain, des éléments de la police et des forces armées nationales opèrent régulièrement au sein des groupes d’autodéfense, a relevé un expert en demandant à la délégation colombienne pourquoi ces agents gouvernementaux n’étaient pas traduits devant les tribunaux. Dans son prochain rapport, a demandé l’expert du Royaume-Uni, le Gouvernement colombien devra donner des réponses précises aux questions concernant les déplacements forcés, qui s’apparentent à un « nettoyage territorial » bénéficiant à certains groupes ou personnes sur le plan foncier. Concernant les droits des femmes,l'ONU a rappelé l’égalité des droits des personnes, qui est inscrite dans le Pacte international relatif aux droits civils et politiques. Cette égalité ne semble pas exister dans l’application des lois condamnant l’avortement. En Colombie les femmes ayant recours à l’avortement restent passibles de condamnations pénales y compris en cas de viol ou d’inceste.
Elle a connu le pouvoir politique et la démocratie l'a honorée avec des privilèges remarquables. Elle a été reine de beauté et elle s'est rendue célèbre en fondant une organisation qui héberge les enfants des rues de Bogota. Elle a été ambassadeur de son pays et l'a représenté avec dignité auprès des élites de l'Europe. Mais la roue du destin a modifié aujourd'hui son cours et elle changerait toutes les distinctions de sa vie pour la liberté de sa fille Íngrid Betancourt...
En 2000, plus de 400 militaires étaient détenus par la guérilla comme prisonniers de guerre; en 2001, suite à un accord humanitaire conclu avec le gouvernement, 365 d'entre eux avaient été libérés - mais Livio fait partie de ceux qui sont restés... Depuis cet accord il n'y a plus de la mobilisation ni de marches de soutien en Colombie. A peine quelques mères et quelques épouses qui se réunissent place Bolivar à Bogota, dans l'indifférence des passants ! Les familles n'ont maintenant plus qu'un espoir : la mobilisation internationale autour d'Ingrid Betancourt, qui a donné un nom et un visage à ces Colombiens oubliés.
Pourtant il suffirait peut-être de peu de choses pour arriver à un accord : la commission de facilitation de l'Eglise et les Farc auraient même défini une proposition acceptable par toutes les parties. Il ne manquerait que l'accord du président Uribe !
13/03/04 : Ce samedi la Princesse Maxima des Pays-Bas
remettront à Yolanda Pulecio - représentant sa fille Ingrid - le Geuzenpenning, une distinction qui est accordée chaque année dans ce pays à une personne ou à une institution qui lutte contre toute forme de dictature, de discrimination ou de racisme dans le Monde.
12/03/04 : L'histoire qui suit est racontée par un indigène de la région de la rivière Naya en Colombie. Cet homme est un Nasa. Dans sa langue natale, Nasa veut dire « humain ». C'était le nom par lequel son peuple se désignait lui-même - et il continue de se désigner ainsi - avant que les Espagnols n'arrivent et ne le renomment Paez. Cette époque-là, note l'indigène, fut celle de la « première extermination ». Aujourd'hui, c'est l'époque de la « deuxième extermination ». Au moment où le gouvernement colombien met en place une politique d'amnistie pour les paramilitaires d'extrême droite, il est important de préserver la mémoire... D'après Amnesty International, les paramilitaires continuent à massacrer des civils sans être inquiétés. Dans l'Alto Naya, ils ont pu pénétrer dans la région malgré la forte présence de la 3e brigade de l'armée colombienne et alors que les autorités avaient été averties à maintes reprises de l'imminence d'une offensive paramilitaire.
Juan Carlos avait dénoncé dans les derniers jours "l'absence de volonté" du pouvoir pour un échange humanitaire de prisonniers entre les otages des FARC, dont son épouse, et les guérilleros détenus. "Pour ma propre sécurité je m'en vais, mais j'ai l'intention de revenir en Colombie, quand le climat se sera apaisé, avec une envie encore supérieure de lutter pour la défense des otages", a ajouté M. Lecompte, un publiciste colombien devenu l'un des dirigeants du parti Vert Oxygène présidé par Ingrid Betancourt. Dans un communiqué, le Parti Oxygeno Verde a rejeté les menaces dont a fait l'objet Juan Carlos. Pour le Parti d'Ingrid, ces menaces s'ajoutent à l'absence de garanties pour l'exercice de l'opposition politique en Colombie. "Nous faisons appelé aux démocrates de Colombie et à la Communauté internationale, pour qu'ils soient témoins de ce qui arrive dans notre pays. Nous exigeons du gouvernement un véritable exercice démocratique qui permette de trouver des issues politiques négociées aux grands maux de la nation, et nous lui demandons d'abandonner son esprit belliciste qui éloigne à chaque fois les possibilités d'un accord de paix.
10/03/04 : Ingrid Betancourt "est en vie", ainsi que les autres otages détenus par le mouvement de guérilla des FARC, mais celles-ci rejettent l'offre de Paris d'un échange humanitaire avec des guérilleros, a révélé le numéro deux de la guérilla, Raul Reyes, qui a rejeté la proposition de la France d'accueillir dans l'Hexagone des guérilleros dans l'hypothèse d'un échange humanitaire de prisonniers souhaité par Paris. "Les FARC remercient le président Jacques Chirac pour ce geste, mais nous n'envisageons pour le moment la sortie de Colombie d'aucun de nos combattants. La France est un pays libre, alors que nous, nous avons besoin (de ces prisonniers) pour la libération de notre pays", a insisté Raul Reyes. Le pouvoir, par la voix du ministre de l'Intérieur, Sabas Pretelt, a réagi en maintenant son exigence préalable d'un engagement de ces détenus "à abandonner la délinquance", autrement dit à ne pas retourner dans les rangs rebelles.
09/03/04 : Dans Semana : un article de María Isabel Rueda : "Ingrid dans l'ouragan". Après l'article de María Jimena Duzán paru dans El Tiempo, et qui décline le meme thème, on est tenté de croire à une désinformation systématique vis-à-vis d'Ingrid - ce dont malheureusement la presse colombienne a souvent été complice dans le passé. Ingrid dérange beaucoup de gens très haut placés, et on sait que ces derniers controlent les media. Ainsi donc nous voici de nouveau sur le thème "Les partisans d'Ingrid ne s'intéressent qu'à elle parce qu'elle est française..." Après la médiatisation des dernières semaines, après les photos parues dans tous les journaux montrant nos slogans qui associent systématiquement Ingrid aux 3.000 séquestrés, il est difficile de croire encore en la bonne foi de Maria Isabel Rueda ou de Maria Jimena Duzán. Il est difficile de croire qu'elles ne savent pas que nos manifestations sont LES SEULS ENDROITS AU MONDE où justement des Colombiens et des non-Colombiens promènent dans les rues des affiches AVEC LES NOMS DES 3.000 SEQUESTRES... Il est difficile de croire que les journalistes n'ont pas vu les milliers de masques blancs, symbolisants ces derniers, que nos comités ont planté dans des dizaines de villes de France, de Belgique, d'Irlande, des Pays-Bas et d'ailleurs durant ces dernières semaines... Il est difficile de croire que ces journalistes n'ont pas été prévenus de nombreuses manifestations pour les 3.000 séquestrés, comme par exemple celle de la ville de Leuven en Belgique, où 3.000 noms ont été inscrits sur la façade d'un batiment public au centre de la ville - les photos sont d'ailleurs toujours accessibles sur ce site... Et quand bien même on oublierait que ces manifestations se passent dans de nombreux pays, et pas seulement en France... Et quand bien même on voudrait ne voir que les pancartes avec le nom d'Ingrid, et refusant de voir les autres ... Et quand bien même on passerait sous silence la campagne Aéropostale-3000 créée et soutenue par les Comités Ingrid Betancourt... Qui devrait-on alors blamer ? les Français qui descendent dans la rue pour dénoncer la barbarie d'un enlèvement qui touche une de leur compatriotes ? ou les Colombiens qui ne le font pas ?
09/03/04 : Si le drame de Mme Betancourt révèle, d'une part, la cruauté des enlèvements effectués par l'organisation de Manuel Marulanda, dit «Tirofijo», vieux paysan rusé et principal dirigeant des FARC, il jette surtout une lumière crue sur le fanatisme du président Uribe. Car Mme Betancourt est devenue, au fil des mois, une véritable épine dans le pied du gouvernement de Bogota. Elle continue de multiplier ses courageux appels au dialogue, à la paix et à la justice sociale. Selon sa famille, M. Uribe souhaiterait plutôt payer une improbable (et insensée pour les rebelles) rançon, en lieu et place d'une négociation avec la guérilla. Mais, toujours selon ses proches, il ne serait pas content de la voir vivante et libre, étant donné qu'elle se battrait de toutes ses forces pour réintégrer les FARC dans la vie civile, ce que le président colombien ne veut pas. Ce dernier est agacé par la mobilisation internationale en faveur de la célèbre prisonnière un mouvement qui de plus met en lumière certains aspects peu reluisants de la démocratie colombienne. On sait par exemple que le président Uribe a placé ses hommes aux postes-clés de la magistrature, parvenant même à occuper les institutions en charge de la protection des droits humains. Et, malgré les ultimes résistances de la Cour constitutionnelle, il est en train d'abolir, dans les faits, le principe démocratique de la division des pouvoirs. "Une honte internationale" : C'est en ces termes qu'un groupe d'europarlementaires irlandais a qualifié la justice colombienne. Ces derniers s'étaient rendus l y a un mois en Colombie pour solliciter l'ouverture du procès contre trois membres du Sinn Fein, le bras politique de l'IRA (l'Armée républicaine irlandaise). Depuis deux ans, ces militants sont emprisonnés sous l'accusation, paradoxale, d'avoir prodigué un cours sur les explosifs aux guérilleros des FARC, notoirement plus compétents en la matière que les combattants irlandais. Selon le quotidien El Tiempo du 27 févier dernier, le gouvernement de Washington est tellement scandalisé par cette situation qu'il a imposé à M. Uribe de révoquer certains juges, dont on sait qu'ils sont à la solde des paramilitaires et des trafiquants de drogue. Parmi ceux qui, en revanche, ne semblent pas s'être aperçus de cette réalité, il y a le Gouvernement italien et quelques-unes de ses plus hautes personnalités comme le procureur national antimafia Pierlugi Vigna , qui continuent à accorder du crédit à la justice colombienne. Ils ont probablement été sensibles à la décision de M. Uribe de rebaptiser les nouvelles unités de la police judiciaire par le nom du juge Giovanni Falcone, tué par la mafia en Sicile le 23 mai 1992. Ou alors ils sont simplement, et coupablement, désinformés.
08/03/04 : Le 8 mars est depuis de nombreuses années la Journée Internationale de la Femme. A cette occasion Ingrid Betancourt, devenue symbole international, a été mise à l'honneur dans de nombreux pays.
08/03/04 : Le Congrès Mondial sur les Droits Humains critique la situation en Colombie. Des activistes de 110 pays considèrent qu'on pourrait "appliquer des mesures de rétorsion à caractère conditionnel économique et diplomatique" au pays, si les Droits Humains n'y sont pas respectés. Quelque 144 militants de la Fédération Internationale de Droits Humains (FIDH) ont demandé des actions radicales contre la Colombie, et dans une de leurs résolutions ils ont condamné sans réserve, dans toutes les instances internationales et régionales, "l'attitude du gouvernement de la Colombie en matière de droits humains". Le Congrès, qui s'est terminé la nuit de samedi à Quito (Équateur), a aussi demandé au président colombien, Alvaro Uribe, de résoudre pacifiquement le conflit armé avec la guérilla marxiste des Forces Armées Révolutionnaires de la Colombie (Farc). Une synthèse des conclusions du forum, qui a été publiée dimanche par la presse locale, proclame la nécessité d'approfondir et de fortifier la démocratie en Amérique latine, le respect des droits humains et le développement équitable de tous les pays du monde. Le Congrès a condamné "toute pratique officielle qui viole et porte atteinte aux droits humains". 07/03/04 : l'Église propose aux Farc un accord sans zone démilitarisée et sans retour des guérilleros libérés aux unités combattantes. C'est une idée de la Commission de facilitation de l'Église pour obtenir la libération des personnes que cette guérilla maintient en son pouvoir. Le dernier projet de la proposition élaboré par monseñor Luis Augusto Castro, évêque de Tunja, et le père Darío Echeverri, secrétaire général de la Commission de Conciliation Nationale, remplace le terme "zones démilitarisées" par "une cessation temporaire des opérations militaires offensives dans des lieux précis, préalablement déterminés". Ce projet numéro cinq définit que pour que cette cessation d'opérations militaires offre les garanties de sécurité nécessaires elle doit être dûment supervisée par des organismes nationaux ou internationaux. Aussi, le document indique explicitement que cette procédure "ne fait pas référence à des "défrichages" ou à des "zones démilitarisées". Pendant la campagne qui l'a porté à la Présidence, Álvaro Uribe s'était ouvertement opposé à ce type de zones, ou à toute solution qui leur ressemblerait. Pour sa part, le Farc avait exigé la démilitarisation de deux départements (Caquetá et Putumayo) pour entamer des négociations avec le Gouvernement. Le dernier projet contient principalement les éléments suivants :
Les porte-parole de l'Église Catholique ont rencontré les Farc en deux occasions. La dernière réunion date du 26 décembre de l'année passée et, suite à cette rencontre, monseñor Castro et le père Echeverri ont élaboré un premier projet, daté du 9 janvier. Jusqu'à aujourd'hui, l'Église est le seul canal possible pour dialoguer avec les Farc.
06/03/04 : L'ambassadeur de France en Colombie a réitéré jeudi l'offre de son pays d'accueillir sur son sol certains prisonniers rebelles relâchés par les autorités de Bogota dans le cadre d'un accord visant à obtenir la libération d'Ingrid Betancourt, enlevée en février 2002. Daniel Parfait, cependant, a regretté le manque de discussions entre le gouvernement colombien et les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), sur un possible échange de prisonniers. "Jusqu'à présent, je ne vois pas de négociations", a-t-il déclaré à des journalistes. Les FARC souhaitent échanger Ingrid Bétancourt -ancienne candidate à la présidentielle de Colombie qui possède la double nationalité franco-colombienne enlevée- et des dizaines d'autres personnalités politiques, policiers et soldats colombiens pris en otages contre des rebelles incarcérés. Mais le président colombien Alvaro Uribe a exclu tout échange de prisonniers avec les FARC, à moins que l'organisation n'accepte un départ à l'étranger des rebelles remis en liberté pour s'assurer qu'ils ne commettent pas d'autres crimes. Les FARC, cependant, sont opposées à une telle mesure. Dans une tentative destinée à sortir de l'impasse, le président français Jacques Chirac a appelé de ses voeux le mois dernier "un accord humanitaire qui permettrait la libération" d'Ingrid Betancourt lors d'une rencontre avec sa fille Mélanie. Dans la cour de l'Elysée, Mélanie Betancourt a précisé que la France se montrait prête, avec d'autres pays européens, à accueillir sur son sol des prisonniers FARC qui seraient libérés par le gouvernement colombien en échange des otages, dans le cadre d'un accord humanitaire. Daniel Parfait a souligné jeudi qu'une fois pleinement réinsérés en France, les rebelles libérés pourraient revenir en Colombie. L'ambassadeur a ajouté qu'un échange de prisonniers était urgent pour soulager la souffrance des otages, dont certains sont détenus depuis plus de six ans, ainsi que celle de leurs familles 05/03/04 : Depuis 1996, 324 personnes de nationalité étrangère, dont quatre Belges, ont été enlevées en Colombie. Seize d'entre elles ont été tuées par leurs ravisseurs ou lors d'une opération policière de libération. Pour le Fondelibertad, la majorité des enlèvements sont le fait des FARC (les forces armées révolutionnaires de la Colombie), de l'ELN (l'armée de libération nationale), de criminels de droit commun et des paramilitaires d'extrême droite. Parmi les étrangers enlevés, les Vénézueliens sont majoritaires (35), suivis par les Nord-Américains (31), les Italiens (30), les Espagnols (26), les Allemands (25), les Français (11), les Suisses et les Britanniques (6), les Néerlandais (5), les Autrichiens et les Belges (4). (GFR) 04/03/04 : L'ex président Alfonso López demande que l'on recherche les moyens de libérer les personnes kidnappées par les Farc Dans un discours prononcé au centre de convention de Neiva, il a déclaré que si l'échange blesse la fierté du Gouvernement, on ne peut abandonner cette solution que si ce dernier propose une alternative. "Que le Gouvernement cherche une formule qui ne blesse pas la fierté du Commissaire pour la Paix ou du Président lui-même, mais toute solution proposée doit garantir la vie des otages", a-til ajouté en rappelant les risques importants des opérationnels de sauvetage, avec des résultats bien connus. Dans la même réunion, et devant 750 collaborateurs, Édgar Machado, le Recteur de l'université de l'Etat, a déclaré que la politique de "sécurité démocratique" devrait avoir beaucoup beaucoup de sécurité, mais aussi beaucoup de démocratie.
Chef de la mission économique française en Équateur depuis septembre, ses récentes mises en cause du président colombien Alvaro Uribe avaient provoqué un refroidissement dans les relations diplomatiques entre Paris et Bogota en février. Fabrice Delloye avait accusé le chef de l'État le 10 février, dans le quotidien français Le Monde, d'avoir "manipulé" la famille Betancourt, puis refusé de négocier avec la guérilla la libération de son ancienne épouse, dont il a eu deux enfants, Mélanie et Lorenzo. En réponse aux attaques dans Le Monde de Fabrice Delloye, l'ambassadeur de Colombie en France, Miguel Gomez, avait adressé dans une lettre le même jour au ministre français des Affaires étrangères, Dominique de Villepin, sa "plus énergique protestation au nom de son gouvernement", face à ces déclarations "inacceptables", qualifiées "d'offense à la personne du chef de l'État". Ces mises en cause du président colombien "ne sont pas acceptables", lui avait répondu le 11 février le ministre français, en annonçant avoir "demandé aussitôt à (ses) collaborateurs de rappeler fermement M. Fabrice Delloye à son devoir de réserve, et de le prier de s'y tenir strictement à l'avenir". Les négociations entre le gouvernement d'Alvaro Uribe et les FARC pour un échange humanitaire de prisonniers sont à l'heure actuelle toujours au point mort. Après la réunion jeudi dernier à Paris entre le président français Jacques Chirac et Mélanie Delloye-Betancourt, le porte-parole de l'Élysée, Catherine Colonna avait indiqué que "la France appelait de ses voeux un accord humanitaire qui permettrait la libération des personnes concernées" et qu'elle restait "disponible pour accueillir éventuellement quelques personnes qui pourraient être libérées". Affirmant qu'Alvaro Uribe était "complètement indifférent à la situation des otages", Mélanie Delloye-Betancourt a plaidé en faveur d'"une mobilisation internationale" en faveur d'un accord humanitaire.
"Le Nobel pour
Ingrid, si elle l'obtenait, montrerait comme à travers
une loupe la dégénérescence honteuse dans lesquelles
sont tombées les guérillas Colombiennes et montrerait
aussi la mollesse et l'obstination d'un gouvernement qui
croit qu'intégrité et intransigeance sont la même
chose.
Un grand Merci à Laurence et à son père pour la traduction 02/03/04 : Il est extrêmement inquiétant de constater que le gouvernement colombien poursuit la campagne qu'il a engagée pour délégitimer l'action du mouvement de défense des droits humains en Colombie, a déclaré Amnesty International, après l'arrestation, le 18 février dernier, de deux militants de l'Asociación Campesina de Arauca (ACA, Association paysanne d'Arauca), Luz Perly Córdoba et Juan de Jesús Gutiérrez. Présidente de l'ACA, Luz Perly Córdoba est accusée de rébellion et d'association de malfaiteurs. Ces accusations reposeraient uniquement sur les déclarations d'indicateurs, et non sur les conclusions d'une enquête judiciaire sérieuse et impartiale. Victime de menaces de mort de la part de groupes paramilitaires proches de l'armée régulière, Luz Perly Córdoba bénéficie de mesures de protection décidées par la Commission interaméricaine des droits de l'homme. Juan de Jesús Gutiérrez est quant à lui trésorier de l'association. Les membres de l'ACA ont
été à plusieurs reprises victimes d'assignations, de
violations de domicile et de menaces de la part des
forces armées. « Nous sommes confrontés à une stratégie coordonnée et minutieusement planifiée, destinée à réduire au silence les militants des droits humains, afin de donner l'impression que la situation s'est améliorée, a déclaré Amnesty International. La loi qui accorde aux forces armées des pouvoirs de police judiciaire, récemment adoptée par le Congrès, menace de renforcer cette stratégie et l'arbitraire. » 01/03/04 : Dans Cambio - le plus grand magazine de Colombie, un article d'Andrea Cheer sur les comités de soutien, leurs campagnes et la marche à Paris :
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