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31/03/03 A Medellín, le droit à l'éducation de milliers des colombiens est aliéné par la pauvreté et la violence. A Medellín, les différentes administrations attirent l'attention sur le niveau très bas de scolarité, alors qu'il y a 15.792 places disponibles dans les établissements éducatifs de la ville. Toutefois, ils ne sont pas utilisés.

Tous les efforts qui sont faits pour améliorer le niveau de développement, spécialement dans le domaine de l'éducation, seront insuffisants tant que la violence et les difficultés économiques continueront à affecter l'espérance de vie. C'est la conclusion de diverses études qui montrent qu'il y a un retard préoccupant dans l'aspect éducatif, qui peut être attribué en grande partie aux conditions de pauvreté et au climat de violence, qui freinent la demande en scolarité, bien qu'il y ait, comme à Medellín, une offre suffisante de places et une disponibilité acceptable d'installations physiques, de budget et de ressources.

Ces études démontrent qu'il y a une relation directe entre la sous-utilisation des possibilités réelles d'instruction et la pression qu'exercent sur les étudiants et leurs familles la peur de la situation actuelle et l'incapacité de prendre en charge les frais minimaux d'équipement et de transport, à cause du chômage des parents et de l'extrême pauvreté qui règne dans le pays. À ces causes s'ajoute la malnutrition de beaucoup d'étudiants, qui influence le bas rendement académique et provoque de  hauts taux d'absentéisme.

A Medellín, selon les statistiques, la couverture éducative, bien qu'elle ne soit pas totale, atteint en effet une proportion d'approximativement 90%. Recevoir tous les enfants dans le système éducatif n'est donc pas dans cette ville un idéal utopique. Le problème, c'est que spécialement dans les zones où on combine la violence et la pauvreté, les établissements éducatifs ne fonctionnent pas avec la régularité voulue étant donné l'absentéisme des élèves.

Il y a un déséquilibre entre le nombre de salles de classe disponibles et le nombre de jours où elles sont fermées. En Colombie, l'éducation est obligatoire entre cinq et quinze ans, mais ce caractère obligatoire doit être entouré de garanties pour être effectif. Il ne suffit pas d'offrir à chaque étudiant une classe, un pupitre, une cour de récréation, un complément alimentaire et la guidance d'un enseignant. Il faut en plus conjurer la violence et l'insécurité, et offrir des emplois aux citoyens d'une ville dans laquelle il y a des secteurs où le pourcentage de chômage est trois fois plus important que la moyenne du pays (El Colombiano ).

30/03/03 26 journalistes du département d'Arauca sont menacés de mort soit par les Farc, soit par les paramilitaires, a dénoncé ce samedi la presse locale. Les Farc et les paramilitaires ont envoyé au canal de télévision Caracol plusieurs listes reprenant les journalistes qui doivent quitter le département immédiatement, sous peine d'être assassinés. Les listes ont été envoyées à Rodrigo Avila, correspondant de Caracol dans la ville d'Arauca lui-même menacé de mort après le meurtre le 18 mars du journaliste Luis Eduardo Alfonso, correspondant du journal El Tiempo. Dans le premier listing, envoyé par les Farc, apparaissent les noms de 16 journalistes. Le second document, envoté par les paramilitaires d'extrême droite, comprend les noms de dix journalistes. 

Ces derniers se sont réunis d'urgence vendredi pour demander la protection de la Police et l'intervention du Ministère de l'Intérieur, qui est censer assurer la protection de ces citoyens menacés. Un fonctionnaire déclaré qu'on réfléchirait à la manière de de les protéger, mais que l'institution ne disposait pas des ressources suffisantes pour leur assigner une escorte. 

Avec 115 journalistes assassinés durant les 14 dernières années, la Colombie est le pays le plus dangereux au monde pour exercer cette profession, particulièrement en Arauca, selon des organisations de presse internationales (Terra ).

29/03/03 Un défenseur des Droits Humains en Colombie, Alirio Uribe Muñoz, président du groupe "Jose Alvear Restrepo", va recevoir ce lundi à Genève un prix accordé par dix organisations non-gouvernentales mondiales.

The prix Martín Ennals est accordé chaque année à une personne ou à une organisation qui se distingue par son combat courageux et efficace pour les Droit de l'Homme. Le prix sera remis à Uribe Muñoz au siège de la Télévision Suisse Romande à Genève, au cours d'une cérémonie à laquelle participeront la chanteuse Barbara Hendrick, l'acteur Peter Ustinov et le Haut Commissaire des Nations-Unies aux Droits Humains, le Brésilien Sergio Vieira de Mello.

"Ceci représente un message clair d'espoir pour tous les défenseurs des droits de l'homme en Colombie que, comme Alirio Uribe, risquent leur vie en dénonçant les violations sérieuses des droits de l'homme dans le pays et qui luttent contre l'impunité qui y règne", ont dit les organisateurs. 

Le prix Martín Ennals est une collaboration entre les 10 principaux organismes internationaux de défense des droits de l'homme, parmi lesquels Amnesty International et Human Right Watch (El Colombiano ).

29/03/03 Selon le sénateur indigène Efrén Tarapuez Cuaical, l'Armée a recruté de force 250 jeunes, en violation claire de  la Loi 48 de  1993, qui les exempte de service militaire et qui protège la diversité éthnique et culturelle de la Colombie. Les Communautés indigènes sont particulièrement préoccupées parce que l'Armée a présenté les garçons comme les nouveaux "soldats paysans". "Nous n'avons pas de soldats paysans, et nous n'en voulons pas. Cela nous expose gravement à des représailles par les groupes en marge de la loi ", a affirmé un père de famille. 

Le général Francisco Pedraza, commandant de la Troisième Division de l'Armée, a nié qu'il s'agisse d'un recrutement de force. Le sénateur Tarapuez a demandé qu'on suspende le recrutement non-discriminé de ces jeunes. "La guerre civile en Colombie ne peut pas être assumée par les peuples indigènes. Notre priorité aujourd'hui est de garantir la survie de nos cultures et de nos peuples, objectif qui est mis en danger si les jeunes sont recrutés pour la guerre" 
(El Tiempo ).

28/03/03 La Commission de Facilitation croit à la possibilité d'un accord humanitaire avec les Farc. Angelino Garzón, ex ministre du Travail et membre de la Commission de Facilitation, a dit qu'entre le Gouvernement et les Farc il existait une disposition sincère de s'asseoir ensemble et de dialoguer au sujet d'un accord humanitaire. L'ex-fonctionnaire a dit que sa tâche et celle des membres de cette commission était de créer une athmosphère de confiance et de mettre en place des conditions favorables pour cette discussion. Selon lui les mots-clef pour obtenir l'accord humanitaire sont : prudence, patience et certitude  (Las voces del secuestro ).

27/03/03 : Quelque 50 indigènes ont été assassinés à la frontière avec l'Équateur et le Pérou en 2002. 25 autres sont portés disparus, a indiqué l'Organisation Nationale Indigène (Onic). De même, 1.550 indigènes ont du abandonner leurs terres dans les douze derniers mois à cause des menaces venant de la guérilla ou des paramilitaires, ainsi qu'à cause des fumigations des cultures de coca organisées par le gouvernement, selon l'Onic. Ces indigènes - parmi lesquels se trouvent des dizaines de femmes et d'enfants - se sont enfuis principalement vers l'Équateur, le Pérou et les villes méridionales de la Colombie. 

"La situation des tribus indigènes du département de Putumayo est réellement dramatique étant donné la guerre que se livrent la guérilla et les paramilitaires, qui envahissent régulièrement leurs villages", a indiqué un responsable de l'Onic qui a préféré ne pas être identifié.

La "Defensoría du Peuple" (organisation officielle colombienne) a déclaré qu'il y a un mois un total de 36 indigènes avaient été assassinés dans diverses régions du pays par les paramilitaires, la guérilla et l'armée colombienne. De même, 67 indigènes et 65 familles indigènes ont été obligées d'abandonner leurs terres d'origine cette année étant donné les menaces, les pressions et les harcèlements des groupes armés et des militaires. On estime qu'il y a un million d'indigènes en Colombie, pays de 44 millions d'habitants (El Tiempo ).

un cessna 20826/03/03 : Hier soir, un autre avion Cessna 208 appartenant au gouvernement des ETATS-UNIS avec trois Américains à bord s'est écrasé dans la jungle pendant une "opération de recherche et de délivrance" des contracteurs du Département étatsunien de la Défense capturés par les rebelles le mois dernier. Il semble que les occupants de l'avion aient péri dans le crash (Reuters : ) (Newsday : ) (El Tiempo ).

26/03/03 : Une attaque de l'armée colombienne contre la guérilla génère un déplacement massif de réfugiés en Antioquia. Dans la commune de San Francisco, de l'est d'Antioquia, la population urbaine est passée de de 2.497 à 3.597 habitants en moins de dix jours, chassés de chez eux par l'opération 'Martiale ' de l'armée colombienne contre l'Eln et les Farc. Les autorités de cette petite ville doivent accueillir en urgence 1.100 déplacés qui s'ajoutent à la population de la commune qui figure déjà parmi les trois plus pauvres d'Antioquia, avec 95.6 pour cent d'habitants en situation d'indigence. Près de la moitié des réfugiés sont des enfants (El Tiempo ).

25/03/03 : Selon le rapport de mars 2003 de la Fédération Centrale des Syndicats Colombiens (CUT) les professeurs sont devenus une cible privilégiée pour des assassinats "ciblés" contre des syndicalistes. 

La grande majorité de syndicalistes assassinés dans le monde sont colombiens. Central Unitaria de Trabajadores (CUT) -- fondé en 1986 et actuellement la plus grande fédération de syndicats de Colombie -- a perdu presque 4.000 membres, incluant pratiquement tous ses fondateurs originaux. La fédération soutient la campagne pour les droits de l'homme en Colombie où plus de 4.000 syndicalistes, principalement des professeurs, du personnel sanitaire et des ouvriers pétrochimiques, ont été assassinés durant les 16 dernières années. D'après la CUT, 41% des meurtres en 2002 sont attribués aux paramilitaires, 12% à la guérilla et 47% à des auteurs non-identifiés.

Tout comme dans le cas des journalistes qui sont également victimes d'assassinats ciblés, les auteurs de ces crimes jouissent d'une confortable impunité. (New South Wales Teachers Federation : (Anncol : )  (US/LEAP : (InterPress Service : )

25/03/03 : L'armée colombienne libère quatre commerçants détenus par les Farc (El Tiempo ).

24/03/03 : Manifestations pour la libération d'Ingrid Betancourt à Paris, Bruxelles, Montreal et Guatémala City. A Paris, marche silencieuse depuis la place André Malraux jusqu'à la place Stravinski, à l'appel du comité de soutien à Ingrid Betancourt (yahoo : )

23/03/03 : Les Farc revendiquent le rapt des 3 Américains dont ils avaient abattu l'avion le 13 février, dans une zone du Sud colombien.
«Nous ne pourrons garantir leur survie et leur intégrité physique que si l'armée colombienne suspend immédiatement les opérations et les survols dans le secteur», avertissent les rebelles marxistes.(Libération :
)

22/03/03 : le livre d'Ingrid Betancourt "La Rage au Coeur" ("Until Death Do Us Part") continue a être traduit dans toute les langues. Il vient d'être publié en Chine par Business Weekly Publications, une division de Cite Publishing Ltd, le plus prestigieux éditeur de Taiwan (Cite.com.tn )

21/03/03 : le président du Congrès Luis Alfredo Ramos a demandé au Gouvernement d'ouvrir les portes à un accord humanitaire qui permettrait de libérer les personnes kidnappées. Le sénateur demande au Pouvoir Exécutif et aux Farc d'assouplir leurs positions et de permettre que les militaires, le membres du Congrès, les policiers et les civils séquestrés rentrent chez eux le plus rapidement possible. "Le Gouvernement a tous les outils en main pour parvenir à un accord avec la guérilla, et si la participation du Congrès est nécessaire nous pouvons dire qu'il y existe une grande volonté d'accompagner une initiative pour un accord humanitaire", a-t-il affirmé (Las voces del secuestro ).

20/03/03 : La Colombie est le pays qui compte le plus grand nombre de journalistes assassinés au monde; et les auteurs de ces crimes ne sont pas poursuivis : La Commission Interaméricaine de Droits Humains de l'OEA (Organisation des Etats Américains) a annoncé que la Colombie était le pays que montrait le plus grand nombre de journalistes assassinés ou menacés. 

Le responsable à l'OEA pour la liberté de presse, Bernardo Bertoni, a révélé que l'impunité continuait à régner dans les dix cas qui sont connus cette année et que les recherches n'avancaient pas. 

Pour sa part, le président de la Fondation Journalisme Nouveau, Jaime Abello, a dénoncé qu'en Colombie il y avait des zones interdites à la presse, d'où les media avaient dû retirer leurs correspondants par crainte de représailles. 

Allant dans le même sens, la presidente pour la Fondation pour la Liberté de Presse, María Teresa Ronderos, a dit qu'en Arauca, Caquetá, Popayán et dans une grande partie des Santanderes il était impossible d'exercer le métier de journaliste par crainte de se faire réduire au silence. 

L'ex président du Conseil Supérieur de la Magistrature, Carlos Enrique Marin, a dénoncé qu'en Colombie il y a deux pouvoirs qui étaient en risque sérieux  d'extinction - le pouvoir judiciaire et la liberté d'expression - tout cela en conséquence du conflit armé (El Espectador

Michael Fröeling, directeur du bureau colombien du Haut Commissariat aux Droits Humains des Nations-Unies19/03/03 : Le rapport sur la situation des Droits Humains présenté hier par les Nations Unies a dénoncé un accroissement dans les violations aux droits civils et politiques des Colombiens en 2002.

Selon ce rapport, 2002 a été caractérisé par "des atteintes sérieuses, massives et systématiques aux droits civils et politiques - certaines violations pouvant être qualifiées de crimes contre l'humanité". Le rapport indique que les auteurs de ces faits "ont été des fonctionnaires publics qui ont commis de graves abus de pouvoir, en soutien ou en connivence ouverte avec les paramilitaires".

Ce rapport, établi par Michael Fröeling, le directeur du bureau colombien du Haut Commissariat aux Droits Humains des Nations-Unies, contredit  les affirmations du gouvernement colombien dont le vice-président Francisco Santos déclarait cette semaine à Genève que les violations de ces droits avaient diminué en Colombie. (El Colombiano ) (El Tiempo ) (Reuters :

19/03/03 : Les autorités ont commencé à distribuer partout dans le pays ce prospectus offrant une récompense de 300.000 $ et un visa pour les USA à toute personne qui fournirait de l'information permettant de libérer les trois Américains qui ont été capturés par les Farc après que leur avion, en mission de reconnaissance au-dessus de la jungle, ait été abattu par la guérilla le mois dernier. Pour une majorité de Colombiens, cette somme représente plus que le salaire d'une vie entière, et un visa pour les USA est très difficile à obtenir. La récompense sera payée par le ministère de la Défense des USA (Macon.com : ) (Reuters :

18/03/03 : Le conjoint et les enfants d'une personne enlevée ne pourront plus toucher le salaire de ce dernier que pendant un an. Au bout de cette période, ils devront trouver d'autres moyens de subvenir à leurs besoins. Ainsi en a décidé la Cour Constitutionnelle de Colombie, "pour ne pas imposer des sacrifices disproportionnés aux employeurs" (El Tiempo ).

17/03/03 : Deux Américains sont impliqués directement dans un bombardement qui a tué 18 civils y compris 7 enfants en 1998. Une bande vidéo découverte récemment et produite devant le tribunal démontre les faits : les deux Américains, Joe Orta et Charles Denny, volaient dans un avion de surveillance avec un troisième membre d'équipage, le commandant César Gómez, un officier colombien de l'Armée de l'Air. Leur mission consistait à diriger une attaque contre les guérilleros près du village de Santo Domingo, le 13 décembre 1998. La direction de l'Armée de l'Air colombienne avait nié toute responsabilité et avait parlé d'une attaque à la bombe par les Farc, mais les débris retrouvés sur place étaient ont prouvé qu'il s'agissait bien d'un bombardement aérien (Seattle News : )  (CommonDreams.org :

16/03/03 : "Le Gouvernement du président Alvaro Uribe Vélez doit maintenir ouvertes les lignes de communication avec les groupes rebelles pour obtenir un échange humanitaire", a suggéré le Président du Congrès de la République, Luis Alfredo Ramos. Le dirigeant d'Antioquia a dit que pour le moment,  c'était assez difficile de garder une porte ouverte pour un accord qui permettrait le retour des kidnappés. Il a ajouté que l'accord humanitaire était pourtant parfaitement viable mais que le sujet était très sensible "La preuve de survie de certains de leurs prisonniers donnée par les Farc nous donne l'occasion de dire une fois de plus qu'en effet l'accord humanitaire est possible pour libérer ces personnes" a-t-il déclaré. "Il n'est pas du tout facile de réaliser ce type d'accord mais il faut insister, parce qu'on ne peut pas laisser tant de gens emprisonnés pendant parfois trois ou quatre années sans chercher à résoudre le problème  (Las voces del secuestro )

l'ex- ministre Fernando Araújo15/03/03 : Dans une bande video reçue ce vendredi, un groupe de détenus demandent au gouvernement un accord avec les Farc pour leur libération. 

Le groupe comprenait un ancien ministre de la défense, le gouverneur élu de la province d'où provient le Président Alvaro Uribe's et 11 soldats -- certains détenus en otage depuis plus de quatre années.

"Nous attendons un accord entre le gouvernement national et les FARC qui permettrait de nous rendre notre liberté et de rentrer à la maison," a dit l'ex-ministre Fernando Araujo, le  visage marqué par près de deux ans de captivité  (Reuters : ) (Terra )

14/03/03 : Suite au communiqué des Farc, les familles des otages détenus par cette organisation expriment leurs inquiétudes quant aux divergences entre les Farc et le gouvernement colombien au sujet du principe d'échange humanitaire. "Il est urgent de trouver une issue à ce problème, sinon cela durera des mois ou des années. Il faut trouver un mécanisme qui leur rende la liberté", a déclaré  Marleny Orjuela, porte-parole de Asfamipaz, l'association des familles de soldats et de policiers détenus. De son côté Juan Carlos Lecompte se dit très déçu de sa rencontre avec le Commissaire à la Paix, Luis Carlos Restrepo (El Colombiano ) (La Libre : )

13/03/03 : "Ingrid Betancourt est en vie et en bonne santé physique". Elle, et tous les prisonniers politiques ne seront libérés que "dans le cadre d'un accord entre le gouvernement colombien et les FARC", a ajouté le commandant Raul Reyes, porte-parole de la guérilla (communiqué des FARC : )

"Ingrid est en bonne santé physique", mais "ne peut pas l'être du tout sur le plan moral face à l'absence évidente d'une volonté politique de la part (du président) Alvaro Uribe pour aboutir à une solution définitive au problème croissant des prisonniers de guerre", a-t-il poursuivi. Selon M. Reyes, la célèbre otage est cependant "stimulée par les initiatives prises par le gouvernement français et sa famille pour obtenir sa libération" (Yahoo : ) (Le Soir :

Juan Carlos Lecompte, l'époux d'Ingrid, s'est déclaré heureux de cette nouvelle mais il s'est cependant plaint du désintérêt du gouvernement à rechercher un accord avec les Forces armées révolutionnaires de Colombie pour obtenir sa libération (Le Soir : ) (El Colombiano )

13/03/03 : Selon Human Rights Watch (HRW), la Colombie n'applique pas les recommandations des Nations-Unies pour améliorer la situation des Droits Humains dans le pays. HRW recommandera à la Commission des Droits Humains de l'ONU qui entame ce 17 mars sa nouvelle série de sessions de voter une résolution pour augmenter ses activités dans le pays. 

HRW dénonce tout aussi bien les atteintes aux Droits Humains imputables à la Guérilla (Farc et ELN) qu'aux paramilitaires qui opèrent avec l'approbation - et parfois avec le soutien direct - des Forces Armées Colombiennes. Le rapport critique également certaines dispositions prises par le président Uribe, qui a placé certaines zones sous contrôle strictement militaire (El Tiempo )

ECHO : European Commission Humanitarian Organisation13/03/03 : La Commission Européenne a accordé 8 millions d'Euros à l'aide humanitaire aux victimes du conflit en Colombie. La majeure partie de cette aide servira à fournir de la nourriture, des couvertures, du matériel de cuisine et des produits d'hygiène à environ 200.000 personnes qui ont été déplacées à l'intérieur du pays par le conflit armé.

On estime que presque la moitié des personnes intérieurement déplacées (IDPs) ont moins de 18 ans. Une grande proportion d'IDPs sont des indiens autochtones ou des Afro-Colombiens. Dans la plupart des cas, les IDPs sont arrachés à leur environnement rural et forcés de vivre dans des zones où ils n'ont aucun accès à la terre. Leurs ressources alimentaires sont ainsi considérablement réduites. En outre, la qualité de l'eau disponible dans ces zones est souvent extrêmement basse et peu d'IDPs ont accès à un minimum d'hygiène. En conséquence, on constate un nombre élevé des maladies gastro-intestinales et respiratoires, particulièrement parmi les enfants.  (Reuters :

12/03/03 : Journalistes sans frontières a exprimé son souci profond concernant le meurtre du journaliste Oscar Salazar Jaramillo, qui a été trouvé hier poignardé dans sa maison à Sévilla, dans la Vallée du Cauca (sud-ouest de 350 kilomètres de Bogota). Salazar était le propriétaire et le directeur de "Radio Sevilla", une station de radio qu'il avait fondée en 1954 et qui était une filiale de radio Caracol. Il présentait un programme hebdomadaire des nouvelles locales dans lequel il avait notament dénoncé des détournements d'argent par le gouvernement municipal local.

En Colombie pendant l'année 2002, cinq journalistes ont été tués, environ 60 ont été enlevés, menacés ou physiquement attaqués, plus de 20 ont été forcés de quitter le pays ou la région où ils ont vécu, et il y a eu contre la presse huit attaques ou tentatives d'attentats (RSF : )

11/03/03 : Dans un communiqué officiel, les Farc rejettent d'une manière catégorique toute responsabilité dans l'attentat du club "El Nogal", qui avait fait 36 morts et 160 blessés à Bogota le 8 février dernier. Ce communiqué a provoqué la surprise, car les Farc ont pour habitude de ne pas confirmer ni démentir les informations qui les concernent.

De nombreux observateurs avertis avaient dès le début mis en doute la responsabilité des Farc dans cet attentat, car les moyens utilisés et la technologie nécessaire ne correspondaient pas à ceux dont dispose cette organisation. Par contre le vice-président et la ministre de la défense avaient directement accusé les Farc, affirmant qu'ils avaient une "totale certitude" de leur culpabilité et de la participation à cet attentat d'autres organisations terroristes comme l'IRA et l'ETA. 

Le communiqué mérite d'être analysé très soigneusement - il comporte des phrases importantes comme "leur désir de participer aussi rapidement que possible à une solution pacifique et négociée du conflit social et armé". Ils proclament également qu'ils "ratifient les conclusions du 8ème conférence nationale de la guérilla de 1993 qui condamne le terrorisme de quelque côté qu'il vienne".

(Anncol ) (El Tiempo ) (El Colombiano ) (Farc-ep : ) (traduction française bientôt)

10/03/03 : Une commune de la Drôme baptise sa place du nom d'Ingrid Betancourt : EYGALAYES (Drôme), 8 mars 2003 (AFP) - La mairie d'Eygalayes (Drôme) a baptisé samedi la place de ce village de 75 habitants du nom d'Ingrid Betancourt, l'ex-candidate écologiste à la présidence colombienne détenue depuis un an par la guérilla, a-t-on appris auprès du maire Jacques Laurent.

Une plaque portant le nom de l'élue franco-colombienne, prise en otage en février 2002, a ici posée sur la place de ce village niché à 800 mètres
d'altitude dans la Drôme provençale.

"La place gardera son nom au moins jusqu'à la libération d'Ingrid
Betancourt", a précisé l'élu. La mère de Mme Betancourt a téléphoné au maire samedi et s'est dite "très touchée et très émue que nombre de gens se soucient du sort de sa fille et des droits de l'Homme", a rapporté la mairie.

Le conseil municipal a pris cette initiative après avoir reçu une lettre du
comité de soutien pour la libération d'Ingrid Betancourt qui demandait à
toutes les communes de France de la nommer "citoyenne d'honneur". 
"C'était dès lors tout naturel de baptiser la place du nom d'Ingrid
Betancourt", selon le maire.

Dans un courrier en date du 24 février, le chef de cabinet du ministre des
Affaires étrangères exprime sa reconnaissance au maire "pour cette expression de soutien". Ingrid Betancourt a été consacrée "citoyenne d'honneur" par 200 communes françaises et 503 dans le monde  (Sederon.free.fr
)

10/03/03 : En Colombie, l'école est un luxe. L'accès à une éducation convenable est un problème dans tous les pays en voie de développement. Mais les défis sont particulièrement intimidants en Colombie, un pays gangrené par une guerre civile qui dure depuis quarante ans et par un trafic de drogue effréné.

La plupart des enfants colombiens ont accès à l'école primaire, mais le taux d'échecs monte rapidement, au fur et à mesure qu'e les enfants sont impliqués dans le trafic de drogues, recrutés par les groupes armés illégaux ou obligés de travailler pour aider leurs familles à survivre  (NewsOK.com : 

09/03/03 : La Radio Suisse Romande a interviewé Yolanda Pulecio à l'occasion de l'annonce de conférence internationale que nous organisons le 10 mars près de Genève (RSR : )

Vous pouvez l'écouter en streaming REAL (l'interview commence à 00:49:30 : vous pouvez vous y positionner directement)

08/03/03 : En France, le premier ministre Jean-Pierre Raffarin a dédié la journée internationale de la femme à Ingrid Betancourt ce samedi lors d'une réception à l'Hôtel Matignon, en présence de Bernadette Chirac et Simone Veil. 

A Bruxelles, lors d'une conférence internationale à l'occasion de cette journée, Yolanda Pulecio, la mère d'Ingrid, a proposé un manifeste des femmes de tous les pays pour demander aux Farc de libérer toutes les femmes retenues prisonnières en ce moment. "Ce geste humanitaire aiderait grandement à changer dans l'opinion publique internationale l'image de terroristes qu'ils ont actuellement", a-t-elle déclaré (Yahoo : ) (Le Monde ) (El Tiempo )

07/03/03 : Un gigantesque incendie, probablement dû à un court-circuit,  a ravagé un bidonville de Medellin, la deuxième ville de Colombie, jeudi soir, détruisant plus de 500 maisons construites en bois pour la plupart. On annonce 3.500 victimes, dont 1.500 très jeunes.

Medellin, comme les autres grandes villes de Colombie,  est entouré par des bidonvilles perchés sur les collines environnantes et certains de ces quartiers déshérités ont plusieurs dizaines d'années. Les gens qui y habitent font pour la plupart partie des quelque 3 millions de personnes qui ont été chassées de leurs village par la guerre civile (Yahoo : ) (El Tiempo )

06/03/03 : Au moins sept personnes ont été tuées et une vingtaine d'autres blessées mercredi dans un attentat à la voiture piégée à Cucuta, dans le nord-est de la Colombie; cet attentat a été attribué à la guérilla de l'ELN (Yahoo : ) (Voice Of America ) (El Tiempo )

05/03/03 : Le président du syndicat des photographes de Colombie a déclaré mardi qu'elle va devoir quitter le pays en raison des menaces de la mort qu'elle et d'autres travailleurs syndiqués ont reçues. 

Les menaces ont commencé après qu'elle eut dénoncé des agressions de la part de la Police envers certains membres de son organisation. Malgré sa communication aux autorités policières de ces menaces de mort répétées, elle n'a reçu aucune protection de leur part. 

La Colombie possède le triste record du plus grand nombre de syndicalistes et de journalistes assassinés au monde; au moins 114 journalistes et 3.800 syndicalistes auraient été assassinés au cours des 14 dernières années dans ce pays. La CUT - fédération centrale des syndicats colombiens - annonce que neuf syndicalistes auraient été abattus au cours des deux premiers mois de 2003. Tous ces crimes sont toujours impunis 
(Newsday.com : 
) (RCN ) (Anncol

04/03/03 : Conférence téléphonique ce lundi entre Bush et Uribe pour évaluer les solutions possibles pour libérer les trois Américains détenus par les Farc. De leur côté les Farc publient un communiqué déclarant qu'ils ne veulent pas négocier avec les USA, mais que c'est avec le gouvernement Uribe qu'ils veulent avoir des discussions directes (Las voces del secuestro : ) (RedResistencia : )

03/03/03 : Les USA sont proches du point de non-retour en Colombie. Le scénario se met en place : 

* Washington cherche "une réponse forte" à la crise actuelle en Colombie, et pose les jalons pour une installation accélérée de personnel militaire des ETATS-UNIS dans le pays

* 150 hommes des forces spéciales viennent d'arriver, dépassant ainsi la limite fixée par la loi américaine qui détermine le nombre maximum de soldats pouvant être envoyés en Colombie

* Après 40 ans, la guerre civile continue sans faiblir, avec au contraire des signes d'escalade et de montée en puissance

* Le pétrole est le facteur principal qui pousse l'administration de G.W. Bush à s'enfoncer de plus en plus dans un bourbier sud-américain de plus en plus poisseux

* Washington risque le vertige pendant qu'il procède pêle-mêle à la militarisation sa diplomatie régionale

* Si les ETATS-UNIS n'ont pas pu soumettre l'insurrection communiste au Vietnam et ne peuvent pas liquider des forces d'Al Qaeda en Afghanistan, comment feront-ils face aux FARC bien installés dans la forêt tropicale et dans l'environnement urbain?

* Avec la guerre qui s'annonce dans le Moyen-Orient, et des troupes des ETATS-UNIS qui se dirigent en ce moment vers les Philippines, les ressources de Washington peuvent-elles faire face à un nouvreau conflit à long terme, sans une stratégie de sortie bien pensée ?

(Scoop NZ :  - traduction "humaine" dès que possible).

02/03/03 : L'Espagne emboîte le pas aux Etats-Unis. Le gouvernement espagnol a officialisé et matérialisé son hostilité à la guérilla marxiste colombienne des FARC en promettant, vendredi, matériel et informations militaires que Bogota pourra utiliser directement contre les rebelles.

L'Espagne emboîte donc le pas aux Etats-Unis. Ces deux pays sont les seuls à offrir ouvertement à la Colombie une aide militaire contre la guérilla. 

Le point le plus important est que "la Colombie disposera pour la première fois d'informations fournies en temps réel par satellite sur ce qui se passe sur son territoire" a déclaré la ministre colombienne Martha Lucia Ramirez. L'essentiel de ces renseignements devrait provenir du satellite d'espionnage Helios 1B, lancé en décembre 1999 par une fusée Ariane et financé par la France (79%), l'Italie (14%) et l'Espagne (7%). 

Martha Lucia Ramirez a ajouté que l'Espagne et la Colombie développeront une alliance stratégique entre leurs industries militaires "pour produire en Colombie, avec une technologie espagnole, une partie de l'armement dont nous avons besoin, tels des mortiers ou des grenades" (Latin reporters : ).

01/03/03 : Malgré l'état d'exception, l'armée reste impuissante à pacifier le département pétrolier de l'Arauca, le plus violent de Colombie, où le siège de Telecom à Arauquita a été détruit jeudi soir par un attentat et où la vague de violence avait fait une trentaine de morts en trois jours la semaine dernière, lors de combats entre groupes armés dans le centre du département.

L'Arauca est la région productrice de pétrole (114.000 barils transportés chaque jour entre Cano Limon, près d'Arauca, et le port de Covenas, sur la côte des Caraïbes par un oléoduc de 800 km, sans cesse dynamité par les rebelles). La société américaine Occidental Petroleum ("Oxy") y est toute-puissante. 70 officiers des Bérets verts sont chargés depuis janvier d'y entraîner un commando anti-guérilla à la protection de l'oléoduc  (Yahoo : ).

01/03/03 : L'Espagne donne huit avions Mirage F-1, des avions de transport C-212, un nombre non précisé  d'hélicoptères et d'autres matériels militaire à la Colombie, pour l'aider dans sa "lutte contre le terrorisme"  (RCN


AlterFocus : Ingrid Betancourt et ses enfantsL'actualité de février 03
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