
31/03/03 : A
Medellín, le droit
à l'éducation de milliers des colombiens est aliéné par la
pauvreté et la violence. A Medellín, les différentes
administrations attirent l'attention sur le niveau très bas
de scolarité, alors qu'il y a 15.792 places disponibles dans
les établissements éducatifs de la ville. Toutefois, ils ne
sont pas utilisés.
Tous les efforts qui sont faits
pour améliorer le niveau de développement, spécialement
dans le domaine de l'éducation, seront insuffisants tant que
la violence et les difficultés économiques continueront à
affecter l'espérance de vie. C'est la conclusion de diverses études qui
montrent qu'il y a un retard préoccupant dans l'aspect éducatif,
qui peut être attribué en grande partie aux conditions de
pauvreté et au climat de violence, qui freinent la demande en
scolarité, bien qu'il y ait, comme à Medellín, une offre
suffisante de places et une disponibilité acceptable d'installations
physiques, de budget et de ressources.
Ces études démontrent qu'il y
a une relation directe entre la sous-utilisation des
possibilités réelles d'instruction et la pression qu'exercent
sur les étudiants et leurs familles la peur de la situation
actuelle et l'incapacité de prendre en charge les frais
minimaux d'équipement et de transport, à cause du chômage
des parents et de l'extrême pauvreté qui règne dans le pays.
À ces causes s'ajoute la malnutrition de beaucoup d'étudiants,
qui influence le bas rendement académique et provoque
de hauts taux d'absentéisme.
A Medellín, selon les
statistiques, la couverture éducative, bien qu'elle ne soit
pas totale, atteint en effet une proportion d'approximativement
90%. Recevoir tous les enfants dans le système éducatif
n'est donc pas dans cette ville un idéal utopique. Le problème,
c'est que spécialement dans les zones où on combine la
violence et la pauvreté, les établissements éducatifs ne
fonctionnent pas avec la régularité voulue étant donné
l'absentéisme des élèves.
Il y a un déséquilibre entre
le nombre de salles de classe disponibles et le nombre de
jours où elles sont fermées. En Colombie, l'éducation est
obligatoire entre cinq et quinze ans, mais ce caractère
obligatoire doit être entouré de garanties pour être
effectif. Il ne suffit pas d'offrir à chaque étudiant une
classe, un pupitre, une cour de récréation, un complément
alimentaire et la guidance d'un enseignant. Il faut en plus
conjurer la violence et l'insécurité, et offrir des emplois
aux citoyens d'une ville dans laquelle il y a des secteurs où
le pourcentage de chômage est trois fois plus important que
la moyenne du pays (El Colombiano ).
30/03/03 : 26 journalistes du département
d'Arauca sont menacés de mort soit par les Farc, soit par les
paramilitaires, a dénoncé ce samedi la presse locale. Les
Farc et les paramilitaires ont envoyé au canal de télévision
Caracol plusieurs listes reprenant les journalistes qui doivent
quitter le département immédiatement, sous peine d'être
assassinés. Les listes ont été envoyées à Rodrigo Avila,
correspondant de Caracol dans la ville d'Arauca lui-même menacé
de mort après le meurtre le 18 mars du journaliste Luis Eduardo
Alfonso, correspondant du journal El Tiempo. Dans le premier
listing, envoyé par les Farc, apparaissent les noms de 16
journalistes. Le second document, envoté par les paramilitaires
d'extrême droite, comprend les noms de dix journalistes.
Ces derniers se sont réunis d'urgence vendredi
pour demander la protection de la Police et l'intervention du
Ministère de l'Intérieur, qui est censer assurer la protection
de ces citoyens menacés. Un fonctionnaire déclaré qu'on
réfléchirait à la manière de de les protéger, mais que
l'institution ne disposait pas des ressources suffisantes pour
leur assigner une escorte.
Avec 115 journalistes assassinés durant les 14
dernières années, la Colombie est le pays le plus dangereux au
monde pour exercer cette profession, particulièrement en
Arauca, selon des organisations de presse internationales (Terra ).
29/03/03 : Un défenseur des Droits Humains en Colombie, Alirio Uribe Muñoz, président
du groupe "Jose Alvear Restrepo", va recevoir ce lundi à
Genève un prix accordé par dix organisations non-gouvernentales
mondiales.
The prix Martín Ennals est accordé chaque année
à une personne ou à une organisation qui se distingue par son combat courageux et efficace
pour les Droit de l'Homme. Le prix sera remis à Uribe Muñoz au
siège de la Télévision Suisse Romande à Genève, au cours
d'une cérémonie à laquelle participeront la chanteuse Barbara
Hendrick, l'acteur Peter Ustinov et le Haut Commissaire des
Nations-Unies aux Droits Humains, le Brésilien Sergio Vieira de
Mello.
"Ceci représente un message clair d'espoir pour tous les défenseurs des droits de l'homme en Colombie que, comme Alirio Uribe, risquent
leur vie en dénonçant les violations sérieuses des droits de l'homme
dans le pays et qui luttent contre l'impunité qui y règne",
ont dit les organisateurs.
Le prix Martín Ennals est une collaboration entre les 10
principaux organismes internationaux de défense des droits de l'homme,
parmi lesquels Amnesty International et Human Right Watch (El
Colombiano ).
29/03/03 : Selon le sénateur indigène Efrén Tarapuez Cuaical,
l'Armée a recruté de force 250 jeunes, en violation claire de
la Loi 48 de 1993, qui les exempte de service militaire et qui protège la diversité éthnique et culturelle de la Colombie.
Les Communautés indigènes sont particulièrement préoccupées parce que l'Armée a présenté
les garçons comme les nouveaux "soldats paysans". "Nous n'avons pas de soldats
paysans, et nous n'en voulons pas. Cela nous expose gravement
à des représailles par les groupes en marge de la loi ", a affirmé
un père de famille.
Le général Francisco Pedraza, commandant de la Troisième Division de l'Armée, a nié qu'il s'agisse d'un recrutement
de force. Le sénateur Tarapuez a demandé qu'on suspende le recrutement non-discriminé
de ces jeunes. "La guerre civile en Colombie ne peut pas être assumée par les peuples indigènes. Notre priorité aujourd'hui
est de garantir la survie de nos cultures et de nos peuples, objectif qui est mis en danger si les jeunes sont recrutés pour la guerre" (El Tiempo ).
28/03/03 : La Commission de Facilitation
croit à la possibilité d'un accord humanitaire avec les Farc.
Angelino Garzón, ex ministre du Travail et membre de la
Commission de Facilitation, a dit qu'entre le Gouvernement et les
Farc il existait une disposition sincère de s'asseoir ensemble
et de dialoguer au sujet d'un accord humanitaire. L'ex-fonctionnaire
a dit que sa tâche et celle des membres de cette commission
était de créer une athmosphère de confiance et de mettre en
place des conditions favorables pour cette discussion. Selon lui
les mots-clef pour obtenir l'accord humanitaire sont : prudence,
patience et certitude (Las voces del
secuestro ).
27/03/03 : Quelque 50 indigènes ont été
assassinés à la frontière avec l'Équateur et le Pérou en
2002. 25 autres sont portés disparus, a indiqué
l'Organisation Nationale Indigène (Onic). De même, 1.550 indigènes
ont du abandonner leurs terres dans les douze derniers mois à
cause des menaces venant de la guérilla ou des paramilitaires,
ainsi qu'à cause des fumigations des cultures de coca
organisées par le gouvernement, selon l'Onic. Ces indigènes -
parmi lesquels se trouvent des dizaines de femmes et d'enfants -
se sont enfuis principalement vers l'Équateur, le Pérou et les
villes méridionales de la Colombie.
"La situation des tribus indigènes du département
de Putumayo est réellement dramatique étant donné la guerre
que se livrent la guérilla et les paramilitaires, qui
envahissent régulièrement leurs villages", a indiqué un
responsable de l'Onic qui a préféré ne pas être identifié.
La "Defensoría du Peuple" (organisation
officielle colombienne) a déclaré qu'il y a un mois un total
de 36 indigènes avaient été assassinés dans diverses régions
du pays par les paramilitaires, la guérilla et l'armée
colombienne. De même, 67 indigènes et 65 familles indigènes
ont été obligées d'abandonner leurs terres d'origine cette
année étant donné les menaces, les pressions et les harcèlements
des groupes armés et des militaires. On estime qu'il y a un
million d'indigènes en Colombie, pays de 44 millions
d'habitants (El Tiempo ).
26/03/03 : Hier soir, un autre avion Cessna 208
appartenant au gouvernement des ETATS-UNIS avec trois Américains
à bord s'est écrasé dans la jungle pendant une
"opération de recherche et de délivrance" des
contracteurs du Département étatsunien de la Défense capturés
par les rebelles le mois dernier. Il semble que les occupants
de l'avion aient péri dans le crash (Reuters : ) (Newsday : ) (El Tiempo ).
26/03/03 : Une attaque de l'armée colombienne
contre la guérilla génère un déplacement massif de
réfugiés en Antioquia. Dans la commune de San Francisco, de l'est
d'Antioquia, la population urbaine est passée de de 2.497 à 3.597 habitants
en moins de dix jours, chassés de chez eux par l'opération 'Martiale
' de l'armée colombienne contre l'Eln et les Farc. Les autorités de cette
petite ville doivent accueillir en urgence 1.100 déplacés qui
s'ajoutent à la population de la commune qui figure déjà
parmi les trois plus pauvres d'Antioquia, avec 95.6 pour cent d'habitants
en situation d'indigence. Près de la moitié des réfugiés
sont des enfants (El Tiempo ).
25/03/03 : Selon le rapport de mars 2003 de la
Fédération Centrale des Syndicats Colombiens (CUT) les
professeurs sont devenus une cible privilégiée pour des
assassinats "ciblés" contre des syndicalistes.
La grande majorité de syndicalistes assassinés
dans le monde sont colombiens. Central Unitaria de
Trabajadores (CUT) -- fondé en 1986 et actuellement la plus
grande fédération de syndicats de Colombie -- a perdu
presque 4.000 membres, incluant pratiquement tous ses
fondateurs originaux. La fédération
soutient la campagne pour les droits de l'homme en Colombie où
plus de 4.000 syndicalistes, principalement des professeurs,
du personnel sanitaire et des ouvriers pétrochimiques, ont été
assassinés durant les 16 dernières années. D'après la CUT,
41% des meurtres en 2002 sont attribués aux paramilitaires,
12% à la guérilla et 47% à des auteurs non-identifiés.
Tout comme dans le
cas des journalistes qui sont également victimes
d'assassinats ciblés, les auteurs de ces crimes jouissent
d'une confortable impunité. (New South Wales Teachers
Federation : ) (Anncol : ) (US/LEAP : ) (InterPress Service :
)
25/03/03 : L'armée colombienne libère quatre
commerçants détenus par les Farc (El Tiempo ).
24/03/03 : Manifestations pour la libération
d'Ingrid Betancourt à Paris, Bruxelles, Montreal et
Guatémala City. A Paris, marche silencieuse depuis la place
André Malraux jusqu'à la place Stravinski, à l'appel du
comité de soutien à Ingrid Betancourt (yahoo :
)
23/03/03 : Les Farc revendiquent le
rapt des 3 Américains dont ils avaient abattu
l'avion le 13 février, dans une zone du Sud
colombien.
«Nous ne pourrons garantir leur survie et leur
intégrité physique que si l'armée colombienne
suspend immédiatement les opérations et les
survols dans le secteur», avertissent les
rebelles marxistes.(Libération : )
22/03/03 : le livre d'Ingrid
Betancourt "La Rage au Coeur" ("Until
Death Do Us Part") continue a être traduit
dans toute les langues. Il vient d'être publié
en Chine par Business Weekly Publications, une
division de Cite Publishing Ltd, le plus
prestigieux éditeur de Taiwan (Cite.com.tn )
21/03/03 : le président du Congrès
Luis Alfredo Ramos a demandé au Gouvernement
d'ouvrir les portes à un accord humanitaire qui
permettrait de libérer les personnes kidnappées.
Le sénateur demande au Pouvoir Exécutif et aux
Farc d'assouplir leurs positions et de permettre
que les militaires, le membres du Congrès, les
policiers et les civils séquestrés rentrent
chez eux le plus rapidement possible. "Le
Gouvernement a tous les outils en main pour
parvenir à un accord avec la guérilla, et si la
participation du Congrès est nécessaire nous
pouvons dire qu'il y existe une grande volonté
d'accompagner une initiative pour un accord
humanitaire", a-t-il affirmé (Las voces del
secuestro ).
20/03/03 : La Colombie est le pays
qui compte le plus grand nombre de journalistes
assassinés au monde; et les auteurs de ces
crimes ne sont pas poursuivis : La Commission
Interaméricaine de Droits Humains de l'OEA (Organisation
des Etats Américains) a annoncé que la Colombie
était le pays que montrait le plus grand nombre
de journalistes assassinés ou menacés.
Le
responsable à l'OEA pour la liberté de presse,
Bernardo Bertoni, a révélé que l'impunité
continuait à régner dans les dix cas qui sont
connus cette année et que les recherches
n'avancaient pas.
Pour
sa part, le président de la Fondation
Journalisme Nouveau, Jaime Abello, a dénoncé
qu'en Colombie il y avait des zones interdites à
la presse, d'où les media avaient dû retirer
leurs correspondants par crainte de représailles.
Allant
dans le même sens, la presidente pour la
Fondation pour la Liberté de Presse, María
Teresa Ronderos, a dit qu'en Arauca, Caquetá,
Popayán et dans une grande partie des
Santanderes il était impossible d'exercer le métier
de journaliste par crainte de se faire réduire
au silence.
L'ex
président du Conseil Supérieur de la
Magistrature, Carlos Enrique Marin, a dénoncé
qu'en Colombie il y a deux pouvoirs qui étaient
en risque sérieux d'extinction - le
pouvoir judiciaire et la liberté d'expression -
tout cela en conséquence du conflit armé (El
Espectador )
19/03/03 : Le rapport sur
la situation des Droits Humains présenté hier
par les Nations Unies a dénoncé un
accroissement dans les violations aux droits
civils et politiques des Colombiens en 2002.
Selon
ce rapport, 2002 a été caractérisé par "des
atteintes sérieuses, massives et systématiques
aux droits civils et politiques - certaines
violations pouvant être qualifiées de crimes
contre l'humanité". Le rapport indique que les auteurs
de ces faits "ont été des fonctionnaires
publics qui ont commis de graves abus de pouvoir,
en soutien ou en connivence ouverte avec les
paramilitaires".
Ce
rapport, établi par Michael Fröeling, le
directeur du bureau colombien du Haut
Commissariat aux Droits Humains des Nations-Unies,
contredit les affirmations du gouvernement
colombien dont le vice-président Francisco
Santos déclarait cette semaine à Genève que
les violations de ces droits avaient diminué en
Colombie. (El Colombiano ) (El Tiempo ) (Reuters : )
19/03/03 : Les autorités
ont commencé à distribuer partout dans le pays
ce prospectus offrant une récompense de 300.000
$ et un visa pour les USA à toute personne
qui fournirait de l'information permettant de libérer
les trois Américains qui ont été capturés par
les Farc après que leur avion, en mission de
reconnaissance au-dessus de la jungle, ait été
abattu par la guérilla le mois dernier. Pour une
majorité de Colombiens, cette somme représente
plus que le salaire d'une vie entière, et un
visa pour les USA est très difficile à obtenir.
La récompense sera payée par le ministère de
la Défense des USA (Macon.com : ) (Reuters : )
18/03/03 : Le conjoint et les
enfants d'une personne enlevée ne pourront
plus toucher le salaire de ce dernier que
pendant un an. Au bout de cette période, ils
devront trouver d'autres moyens de subvenir à
leurs besoins. Ainsi en a décidé la Cour
Constitutionnelle de Colombie, "pour ne pas
imposer des sacrifices disproportionnés aux
employeurs" (El Tiempo ).
17/03/03 : Deux Américains sont
impliqués directement dans un bombardement qui a
tué 18 civils y compris 7 enfants en 1998.
Une bande vidéo découverte récemment et
produite devant le tribunal démontre les faits :
les deux Américains, Joe Orta et Charles Denny,
volaient dans un avion de surveillance avec un
troisième membre d'équipage, le commandant César
Gómez, un officier colombien de l'Armée de
l'Air. Leur mission consistait à diriger une
attaque contre les guérilleros près du village
de Santo Domingo, le 13 décembre 1998. La
direction de l'Armée de l'Air colombienne avait
nié toute responsabilité et avait parlé d'une
attaque à la bombe par les Farc, mais les débris
retrouvés sur place étaient ont prouvé qu'il
s'agissait bien d'un bombardement aérien (Seattle
News : ) (CommonDreams.org : )
16/03/03 : "Le Gouvernement
du président Alvaro Uribe Vélez doit maintenir
ouvertes les lignes de communication avec les
groupes rebelles pour obtenir un échange
humanitaire", a suggéré le Président
du Congrès de la République, Luis Alfredo Ramos.
Le dirigeant d'Antioquia a dit que pour le
moment, c'était assez difficile de garder
une porte ouverte pour un accord qui permettrait
le retour des kidnappés. Il a ajouté que
l'accord humanitaire était pourtant parfaitement
viable mais que le sujet était très sensible
"La preuve de survie de certains de leurs
prisonniers donnée par les Farc nous donne
l'occasion de dire une fois de plus qu'en effet
l'accord humanitaire est possible pour libérer
ces personnes" a-t-il déclaré. "Il
n'est pas du tout facile de réaliser ce type
d'accord mais il faut insister, parce qu'on ne
peut pas laisser tant de gens emprisonnés
pendant parfois trois ou quatre années sans
chercher à résoudre le problème (Las
voces del secuestro )
15/03/03 : Dans une bande
video reçue ce vendredi, un groupe de détenus
demandent au gouvernement un accord avec les Farc
pour leur libération.
Le groupe
comprenait un ancien ministre de la défense, le
gouverneur élu de la province d'où provient le
Président Alvaro Uribe's et 11 soldats --
certains détenus en otage depuis plus de quatre
années.
"Nous
attendons un accord entre le gouvernement
national et les FARC qui permettrait de nous
rendre notre liberté et de rentrer à la maison,"
a dit l'ex-ministre Fernando Araujo, le
visage marqué par près de deux ans de captivité
(Reuters : ) (Terra )
14/03/03 : Suite au communiqué
des Farc, les familles des otages détenus par
cette organisation expriment leurs inquiétudes
quant aux divergences entre les Farc et le
gouvernement colombien au sujet du principe d'échange
humanitaire. "Il est urgent de trouver une
issue à ce problème, sinon cela durera des mois
ou des années. Il faut trouver un mécanisme qui
leur rende la liberté", a déclaré
Marleny Orjuela, porte-parole de Asfamipaz,
l'association des familles de soldats et de
policiers détenus. De son côté Juan Carlos
Lecompte se dit très déçu de sa rencontre avec
le Commissaire à la Paix, Luis Carlos Restrepo (El
Colombiano ) (La Libre : )
13/03/03 : "Ingrid Betancourt
est en vie et en bonne santé physique".
Elle, et tous les prisonniers politiques ne
seront libérés que "dans le cadre d'un
accord entre le gouvernement colombien et les
FARC", a ajouté le commandant Raul Reyes,
porte-parole de la guérilla (communiqué des
FARC : )
"Ingrid est
en bonne santé physique", mais "ne
peut pas l'être du tout sur le plan moral face
à l'absence évidente d'une volonté politique
de la part (du président) Alvaro Uribe pour
aboutir à une solution définitive au problème
croissant des prisonniers de guerre", a-t-il
poursuivi. Selon
M. Reyes, la célèbre otage est cependant "stimulée
par les initiatives prises par le gouvernement
français et sa famille pour obtenir sa libération"
(Yahoo : ) (Le Soir : )
Juan Carlos
Lecompte, l'époux d'Ingrid, s'est déclaré
heureux de cette nouvelle mais il s'est cependant
plaint du désintérêt du gouvernement à
rechercher un accord avec les Forces armées révolutionnaires
de Colombie pour obtenir sa libération (Le Soir
: ) (El Colombiano )
13/03/03 : Selon Human Rights
Watch (HRW), la Colombie n'applique pas les
recommandations des Nations-Unies pour améliorer
la situation des Droits Humains dans le pays. HRW
recommandera à la Commission des Droits Humains
de l'ONU qui entame ce 17 mars sa nouvelle série
de sessions de voter une résolution pour
augmenter ses activités dans le pays.
HRW dénonce
tout aussi bien les atteintes aux Droits Humains
imputables à la Guérilla (Farc et ELN) qu'aux
paramilitaires qui opèrent avec l'approbation -
et parfois avec le soutien direct - des Forces
Armées Colombiennes. Le rapport critique également
certaines dispositions prises par le président
Uribe, qui a placé certaines zones sous contrôle
strictement militaire (El Tiempo )
13/03/03 : La Commission
Européenne a accordé 8 millions d'Euros à
l'aide humanitaire aux victimes du conflit en
Colombie. La majeure partie de cette aide
servira à fournir de la nourriture, des
couvertures, du matériel de cuisine et des
produits d'hygiène à environ 200.000 personnes
qui ont été déplacées à l'intérieur du pays
par le conflit armé.
On
estime que presque la moitié des personnes intérieurement
déplacées (IDPs) ont moins de 18 ans. Une
grande proportion d'IDPs sont des indiens
autochtones ou des Afro-Colombiens. Dans la
plupart des cas, les IDPs sont arrachés à leur
environnement rural et forcés de vivre dans des
zones où ils n'ont aucun accès à la terre.
Leurs ressources alimentaires sont ainsi considérablement
réduites. En outre, la qualité de l'eau
disponible dans ces zones est souvent extrêmement
basse et peu d'IDPs ont accès à un minimum
d'hygiène. En conséquence, on constate un
nombre élevé des maladies gastro-intestinales
et respiratoires, particulièrement parmi les
enfants. (Reuters : )
12/03/03 : Journalistes sans
frontières a exprimé son souci profond
concernant le meurtre du journaliste Oscar
Salazar Jaramillo, qui a été trouvé hier
poignardé dans sa maison à Sévilla, dans la
Vallée du Cauca (sud-ouest de 350 kilomètres de
Bogota). Salazar était le propriétaire et le
directeur de "Radio Sevilla", une
station de radio qu'il avait fondée en 1954 et
qui était une filiale de radio Caracol. Il présentait
un programme hebdomadaire des nouvelles locales
dans lequel il avait notament dénoncé des détournements
d'argent par le gouvernement municipal local.
En
Colombie pendant l'année 2002, cinq journalistes
ont été tués, environ 60 ont été enlevés,
menacés ou physiquement attaqués, plus de 20
ont été forcés de quitter le pays ou la région
où ils ont vécu, et il y a eu contre la presse
huit attaques ou tentatives d'attentats (RSF : )
11/03/03 : Dans un communiqué
officiel, les Farc rejettent d'une manière catégorique
toute responsabilité dans l'attentat du club
"El Nogal", qui avait fait 36 morts
et 160 blessés à Bogota le 8 février dernier.
Ce communiqué a provoqué la surprise, car les
Farc ont pour habitude de ne pas confirmer ni démentir
les informations qui les concernent.
De
nombreux observateurs avertis avaient dès le début
mis en doute la responsabilité des Farc dans cet
attentat, car les moyens utilisés et la
technologie nécessaire ne correspondaient pas à
ceux dont dispose cette organisation. Par contre
le vice-président et la ministre de la défense
avaient directement accusé les Farc, affirmant
qu'ils avaient une "totale certitude"
de leur culpabilité et de la participation à
cet attentat d'autres organisations terroristes
comme l'IRA et l'ETA.
Le
communiqué mérite d'être analysé très
soigneusement - il comporte des phrases
importantes comme "leur désir de
participer aussi rapidement que possible à une
solution pacifique et négociée du conflit
social et armé". Ils proclament également
qu'ils "ratifient les conclusions du 8ème
conférence nationale de la guérilla de 1993 qui
condamne le terrorisme de quelque côté qu'il
vienne".
(Anncol
) (El Tiempo ) (El Colombiano ) (Farc-ep : ) (traduction française bientôt)
10/03/03 : Une commune de
la Drôme baptise sa place du nom d'Ingrid
Betancourt : EYGALAYES (Drôme), 8 mars 2003
(AFP) - La mairie d'Eygalayes (Drôme) a baptisé
samedi la place de ce village de 75 habitants du
nom d'Ingrid Betancourt, l'ex-candidate écologiste
à la présidence colombienne détenue depuis un
an par la guérilla, a-t-on appris auprès du
maire Jacques Laurent.
Une plaque portant le nom de l'élue franco-colombienne,
prise en otage en février 2002, a ici posée sur
la place de ce village niché à 800 mètres
d'altitude dans la Drôme provençale.
"La place gardera son nom au moins jusqu'à
la libération d'Ingrid
Betancourt", a précisé l'élu. La mère de
Mme Betancourt a téléphoné au maire samedi et
s'est dite "très touchée et très émue
que nombre de gens se soucient du sort de sa
fille et des droits de l'Homme", a rapporté
la mairie.
Le conseil municipal a pris cette initiative après
avoir reçu une lettre du
comité de soutien pour la libération d'Ingrid
Betancourt qui demandait à
toutes les communes de France de la nommer "citoyenne
d'honneur".
"C'était dès lors tout naturel de baptiser
la place du nom d'Ingrid
Betancourt", selon le maire.
Dans un courrier en date du 24 février, le chef
de cabinet du ministre des
Affaires étrangères exprime sa reconnaissance
au maire "pour cette expression de soutien".
Ingrid Betancourt a été consacrée "citoyenne
d'honneur" par 200 communes françaises et
503 dans le monde (Sederon.free.fr )
10/03/03 : En Colombie, l'école
est un luxe. L'accès à une éducation
convenable est un problème dans tous les pays en
voie de développement. Mais les défis sont
particulièrement intimidants en Colombie, un
pays gangrené par une guerre civile qui dure
depuis quarante ans et par un trafic de drogue
effréné.
La plupart des
enfants colombiens ont accès à l'école
primaire, mais le taux d'échecs monte
rapidement, au fur et à mesure qu'e les enfants
sont impliqués dans le trafic de drogues, recrutés
par les groupes armés illégaux ou obligés de
travailler pour aider leurs familles à
survivre (NewsOK.com : )
09/03/03 : La Radio Suisse Romande
a interviewé Yolanda Pulecio à l'occasion de
l'annonce de conférence internationale que nous
organisons le 10 mars près de Genève (RSR : )
Vous
pouvez l'écouter en
streaming REAL (l'interview commence
à 00:49:30 : vous pouvez vous y positionner
directement)
08/03/03 : En France, le premier
ministre Jean-Pierre Raffarin a dédié la journée
internationale de la femme à Ingrid Betancourt
ce samedi lors d'une réception à l'Hôtel
Matignon, en présence de Bernadette Chirac et
Simone Veil.
A
Bruxelles, lors d'une conférence internationale
à l'occasion de cette journée, Yolanda Pulecio,
la mère d'Ingrid, a proposé un manifeste des
femmes de tous les pays pour demander aux Farc de
libérer toutes les femmes retenues prisonnières
en ce moment. "Ce geste humanitaire aiderait
grandement à changer dans l'opinion publique
internationale l'image de terroristes qu'ils ont
actuellement", a-t-elle déclaré (Yahoo : ) (Le Monde ) (El Tiempo )
07/03/03 : Un gigantesque
incendie, probablement dû à un court-circuit,
a ravagé un bidonville de Medellin, la deuxième
ville de Colombie, jeudi soir, détruisant plus
de 500 maisons construites en bois pour la
plupart. On annonce 3.500 victimes, dont 1.500 très
jeunes.
Medellin,
comme les autres grandes villes de
Colombie, est entouré par des bidonvilles
perchés sur les collines environnantes et
certains de ces quartiers déshérités ont
plusieurs dizaines d'années. Les gens qui y
habitent font pour la plupart partie des quelque
3 millions de personnes qui ont été chassées
de leurs village par la guerre civile (Yahoo : ) (El Tiempo )
06/03/03 : Au moins sept personnes
ont été tuées et une vingtaine d'autres
blessées mercredi dans un attentat à la voiture
piégée à Cucuta, dans le nord-est de la
Colombie; cet attentat a été attribué à la guérilla
de l'ELN (Yahoo : ) (Voice Of America ) (El Tiempo )
05/03/03 : Le président du
syndicat des photographes de Colombie a déclaré
mardi qu'elle va devoir quitter le pays en
raison des menaces de la mort qu'elle et d'autres
travailleurs syndiqués ont reçues.
Les
menaces ont commencé après qu'elle eut dénoncé
des agressions de la part de la Police envers
certains membres de son organisation. Malgré sa
communication aux autorités policières de ces
menaces de mort répétées, elle n'a reçu
aucune protection de leur part.
La
Colombie possède le triste record du plus grand
nombre de syndicalistes et de journalistes
assassinés au monde; au moins 114 journalistes
et 3.800 syndicalistes auraient été assassinés
au cours des 14 dernières années dans ce pays.
La CUT - fédération centrale des syndicats
colombiens - annonce que neuf syndicalistes
auraient été abattus au cours des deux premiers
mois de 2003. Tous ces crimes sont toujours
impunis
(Newsday.com : ) (RCN ) (Anncol )
04/03/03 : Conférence téléphonique
ce lundi entre Bush et Uribe pour évaluer
les solutions possibles pour libérer les trois
Américains détenus par les Farc. De leur côté
les Farc publient un communiqué déclarant
qu'ils ne veulent pas négocier avec les USA,
mais que c'est avec le gouvernement Uribe qu'ils
veulent avoir des discussions directes (Las voces
del secuestro : ) (RedResistencia : )
03/03/03 : Les USA sont proches du
point de non-retour en Colombie. Le scénario
se met en place :
* Washington
cherche "une réponse forte" à la
crise actuelle en Colombie, et pose les jalons
pour une installation accélérée de personnel
militaire des ETATS-UNIS dans le pays
* 150 hommes des
forces spéciales viennent d'arriver, dépassant
ainsi la limite fixée par la loi américaine qui
détermine le nombre maximum de soldats pouvant
être envoyés en Colombie
* Après 40 ans,
la guerre civile continue sans faiblir, avec au
contraire des signes d'escalade et de montée en
puissance
* Le pétrole est
le facteur principal qui pousse l'administration
de G.W. Bush à s'enfoncer de plus en plus dans
un bourbier sud-américain de plus en plus
poisseux
* Washington
risque le vertige pendant qu'il procède pêle-mêle
à la militarisation sa diplomatie régionale
* Si les ETATS-UNIS
n'ont pas pu soumettre l'insurrection communiste
au Vietnam et ne peuvent pas liquider des forces
d'Al Qaeda en Afghanistan, comment feront-ils
face aux FARC bien installés dans la forêt
tropicale et dans l'environnement urbain?
* Avec la guerre
qui s'annonce dans le Moyen-Orient, et des
troupes des ETATS-UNIS qui se dirigent en ce
moment vers les Philippines, les ressources de
Washington peuvent-elles faire face à un
nouvreau conflit à long terme, sans une stratégie
de sortie bien pensée ?
(Scoop
NZ : - traduction "humaine" dès
que possible).
02/03/03 : L'Espagne emboîte le
pas aux Etats-Unis. Le gouvernement espagnol
a officialisé et matérialisé son hostilité à
la guérilla marxiste colombienne des FARC en
promettant, vendredi, matériel et informations
militaires que Bogota pourra utiliser directement
contre les rebelles.
L'Espagne
emboîte donc le pas aux Etats-Unis. Ces deux
pays sont les seuls à offrir ouvertement à la
Colombie une aide militaire contre la guérilla.
Le
point le plus important est que "la Colombie
disposera pour la première fois d'informations
fournies en temps réel par satellite sur ce qui
se passe sur son territoire" a déclaré la
ministre colombienne Martha Lucia Ramirez.
L'essentiel de ces renseignements devrait
provenir du satellite d'espionnage Helios 1B,
lancé en décembre 1999 par une fusée Ariane et
financé par la France (79%), l'Italie (14%) et
l'Espagne (7%).
Martha
Lucia Ramirez a ajouté que l'Espagne et la
Colombie développeront une alliance stratégique
entre leurs industries militaires "pour
produire en Colombie, avec une technologie
espagnole, une partie de l'armement dont nous
avons besoin, tels des mortiers ou des grenades"
(Latin reporters : ).
01/03/03 : Malgré l'état
d'exception, l'armée reste impuissante à
pacifier le département pétrolier de l'Arauca,
le plus violent de Colombie, où le siège de
Telecom à Arauquita a été détruit jeudi soir
par un attentat et où la vague de violence avait
fait une trentaine de morts en trois jours la
semaine dernière, lors de combats entre groupes
armés dans le centre du département.
L'Arauca est la région
productrice de pétrole (114.000 barils transportés
chaque jour entre Cano Limon, près d'Arauca, et
le port de Covenas, sur la côte des Caraïbes
par un oléoduc de 800 km, sans cesse dynamité
par les rebelles). La société américaine
Occidental Petroleum ("Oxy") y est
toute-puissante. 70 officiers des Bérets verts
sont chargés depuis janvier d'y entraîner un
commando anti-guérilla à la protection de l'oléoduc
(Yahoo : ).
01/03/03 : L'Espagne donne
huit avions Mirage F-1, des avions de transport C-212,
un nombre non précisé d'hélicoptères et
d'autres matériels militaire à la Colombie,
pour l'aider dans sa "lutte contre le
terrorisme" (RCN )
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