30/06/03 : "En
face du terrorisme, il n'y a qu'une réponse: le détruire",
a annoncé le président Alvaro Uribe. "Ecraser les groupes armés
illégaux est la seule option que les responsables du pays peuvent
choisir". Les opposants à cette politique avancent le fait que
plus de guerre amène encore plus de violence. Les attaques
terroristes sur les civils ont d'ailleurs augmenté depuis l'arrivée
de M. Uribe (Yahoo : 29/06/03 : La Colombie, souvent critiquée par les groupes de défense des Droits Humains pour sa politique dure, vient de publier un document de 68 pages : le premier plan détaillé de sécurité édité par le gouvernement du Président Alvaro Uribe, qui réclame le renforcement des forces armées et souligne le devoir des citoyens pour aider les autorités. Mais tandis que le
document insiste sur les efforts nécessaires pour faire respecter la loi, il
ignore quelques aspects controversés de la politique de sécurité d'Uribe. "il continue à y a un
fossé sérieux entre les paroles et les actes," a dit le Robin Kirk,
de Human Rights Watch. Elle fait remarquer que le gouvernement colombien
fait très peu pour casser les liens entre l'armée et les paramilitaires,
et elle dit être très inquiète des initiatives actuelles qui donnent aux forces de sécurité
encore plus de pouvoir. (Reuters
: 27/06/03 : Juan Carlos Lecompte, l'époux d'Ingrid, vient d'être arrêté par la police pour avoir manifesté pour protester contre la disparition légale du parti des Verts, fondé par son épouse. Il a été appréhendé alors qu'il venait de déverser du crottin de cheval sur les marches du Congrès, responsable de la réforme politique à l'origine de cette extinction juridique. Il a été libéré, jeudi 26 juin au soir, après neuf heures de détention dans un commissariat de police à Bogota; "J'ai été traité correctement et j'ai reçu une admonestation écrite", a déclaré Juan Carlos Lecompte, qui avait revendiqué cette initiative comme un "acte de protestation contre un Congrès corrompu et lâche".Le parti colombien des Verts a perdu
son existence légale en vertu d'une réforme politique, à effet rétroactif,
adoptée le 17 juin par le Parlement (Chambre des représentants et Sénat).
Treize autres partis minoritaires ont été touchés par cette mesure.
La réforme politique en question prévoit l'obligation pour tous les
partis politiques d'avoir obtenu plus de 2 % des suffrages aux législatives.
Or les Verts n'avaient pas atteint ce seuil lors du scrutin de mars
2002 et aucun de leurs candidats n'avait été élu (Le
Monde : 27/06/03 : Une évaluation confidentielle remise au président Uribe conclut que la principale organisation paramilitaire (AUC), qui combat fréquemment aux côtés des militaires colombiens, est clairement une organisation de narcotrafiquants. Les paramilitaires essayent d'utiliser les négociations de paix qui ont lieu en ce moment avec le gouvernement pour protéger leur traffic, peut-on lire dans ce rapport. Les paras controleraient au moins 40% de toute la drogue en Colombie; le rapport estime également que pas moins de 80 pour cent du financement de l'AUC vient du trafic de drogue : 10 pour cent vont vers l'effort de guerre, et le reste enrichit les différents commandants. Le rapport indique également que les militaires colombiens emploient les forces paramilitaires pour effectuer des opérations violentes contre la guérilla, et l'AUC est également accusée par des organismes internationaux de droits de l'homme de massacres de populations civiles. "Les forces armées sont
l'ennemi principal à un processus de paix avec les groupes d'autodéfense,"
conclut l'analyse." (Washington Post
: 26/06/03 : Une loi votée par le Congrès colombien cherche à enlever la procuration juridique au Parti Vert Oxygène d’Ingrid Betancourt. Contrairement à tous les usages démocratiques cette loi est à effet RETROACTIF ! Le Parti Vert Oxygène d’Ingrid Betancourt, perdra sa procuration juridique lors de l’application du paragraphe transitoire de l’article 108 de la Constitution Nationale, dont le texte a été modifié par l’article 2 de la Réforme Politique voté par le Congrès National le jeudi 19 juin 2003. Juan Carlos Lecompte, époux de l’ex-candidate à la présidence et directeur du Parti, a organisé ce jeudi avec les autres membres de la collectivité, un énergique mais pacifique acte de protestation à l’entrée principale du Capitole National, siège du Congrès de la République. Le but de cette manifestation est de montrer à l’opinion publique qu’une telle réforme votée par le Congrès avec comme prétexte de renforcer la démocratie ne servira en réalité qu’à fermer l’espace politique à des partis qui comme celui d’Ingrid luttent pour un pays « propre ». “Les Farc ont séquestré Ingrid et maintenant le Congrès veut enlever la procuration (l'existence juridique) à son parti; l’état colombien et le pays en général ne doit pas oublier que le Parti Vert Oxygène et sa directrice Ingrid Betancourt sont les symboles de la démocratie colombienne sur le plan international" a déclaré Lecompte. Ce qui est choquant dans
la loi, c'est qu'on peut l’appliquer de manière rétroactive, ce
qui est une attaque directe contre contre les partis qui ont participés
aux élections en 2002. Dans le cadre des élections présidentielles,
la candidate Ingrid Betancourt avait obtenu plus de 50 000 votes,
malgré 3 mois d’enlèvement. Obtenir
au minimum 50 000 votes dans une élection nationale était alors un
nombre suffisant alors pour garder la Procuration
(El Espectador : 26/06/03 : Deux
nouvelles victimes : les FARC assassinent une ex-reine de beauté
et son époux, kidnappés depuis la fin de l'année passée, suite
à l'attaque de leur camp par des militaires appuyés par des
hélicoptères. C'est la répétition du drame qui avait déjà
coûté la vie le 5 mai à l'ex-gouverneur de Medellin
Guillermo Gaviria, à son conseiller pour la
paix, l'ancien ministre de la Défense, Gilberto
Echeverri, et à huit soldats. La
ligne dure décidée par le président Uribe qui fait passer une
hypothétique victoire militaire avant la vie des otages, met
directement la vie de ces derniers en très grand danger (El Tiempo : 25/06/03 : Au Danemark,
un ancien membre du parlement a plaidé coupable mardi dans une
affaire de drogue. La cocaïne, d'une valeur de 25 millions de $,
devait être échangée contre des armes à destination des
paramilitaires en Colombie. Son avocat, Erik Sunde, a déclaré en
novembre que son client avait travaillé pour la CIA et était associé
à la "Drug Administration" américaine en Colombie (Reuters
: 23/06/03 : A Paris,
Yolanda Pulecio, la maman d'Ingrid, a participé à la réunion des
responsables régionaux des comités de soutien de France, de Belgique et des Pays-Bas. Voir le reportage au JT
de 13 heures de dimanche sur France 2 : 23/06/03 : "Un échange humanitaire est moralement inacceptable, légalement impossible et hors de question d'un point de vue politique" ! Cette déclaration du ministre de l'intérieur, Fernando Londoño devant la Chambre des Représentants augmente encore le sentiment de révolte des familles de séquestrés, déjà angoissés par la politique de bombardement indiscernés de l'armée colombienne sur les régions tenues par la guérilla et par la politique du silence des Farc, qui ne donnent aucune nouvelle de la santé - ou de la vie - de leurs prisonniers dont paradoxalement ils prétendent qu'ils sont des "prisonniers de guerre" qui devraient dans ce cas être traités comme tels et pouvoir donner de leurs nouvelles via la Croix-Rouge Internationale. Les familles des
séquestrés sont de plus en plus persuadés que toute possibilité de
conclure l'accord humanitaire a disparu le 5 mai, lorsque les deux
amis personnels du Président Guillermo Guaviria et Gilberto Echeverry
ont été assassinés par les Farc lors de l'attaque de leur campement
par l'armée colombienne (Las voces del
secuestro : 22/06/03 : Dans un communiqué, le parti Oxygeno Verde déclare que "les déclarations du président Uribe sur la peur de l'Onu de s'investir dans les problèmes de la Colombie, et sa récente demande d'indulgence à la Cour Interaméricaine de Justice mettent en évidence sa volonté politique de continuer a manier le bâton et la carotte dans le conflit colombien au mépris des institutions nationales et internationales". Pour rappel, la Cour Interaméricaine de Justice, qui a déjà condamné la Colombie par le passé, instruit actuellement un dossier à charge de l'armée colombienne concernant le massacre de 19 personnes en octobre 1987dans la localité de Puerto Boyaca. Le parti Oxygeno Verde
s'inquiète de voir le ministre de la défense Martha Lucia Ramirez et
le président accepter et demander l'ingérence directe du
gouvernement USA : "notre préoccupation de savoir les otages
colombiens en mains des bandits sans repères ne peut que s'aggraver
en voyant le cynisme d'un gouvernement qui, avec l'aide du président
Bush, utilise toute sa puissance militaire avec des bombardements
aveugles qui mettent en peril la vie des otages, et qui par ailleurs a
fait le choix de privilégier la négociation avec les paramilitaires
d'extrême-droite, en ignorant les multiples massacres commis par ces
groupes". (El Pais 21/06/03 :
Le président Uribe met en doute l'intention des Farc's
de vouloir une réunion avec le Groupe de Rio (voir,
ci-dessous, article du 17/6). " Les Farc's
manipulent un discours hypocrite parce qu'ils se montrent
'politiques' à l'extérieur et 'terroristes' en Colombie.
Ces groupes violents ont trompé le monde pendant 50 ans
et demandent à présent des auditions afin qu'on les écoute". 20/06/03 :
La déclaration de Paris : Une quinzaine de
personnalités du monde entier se sont réunies à Paris,
jeudi 19 juin, à l'initiative de la juge Eva Joly, pour
dénoncer "les effets dévastateurs de la grande
corruption et de son corollaire : l'impunité". 18/06/03 :
L'équipe de France de football affronte la Colombie
ce mercredi à 2lh00 à Lyon. Nos comités de soutien,
qui seront accompagnés de Yolanda Pulecio, la maman
d'Ingrid, seront présents de la manière la plus visible
possible pour demander la libération d'Ingrid, de Clara,
et des 3.000 séquestrés de Colombie (Yahoo : 17/06/03 :
Les Farc rejettent une médiation de l'ONU et
demandent un rendez-vous au président du Groupe de Rio
pour présenter leur version du conflit armé en Colombie.
Le mois dernier le Groupe de Rio, qui réunit les présidents
de 19 Etats latino-américains, avait proposé cette médiation.
Les Farc restent fermes sur leur position, déclarant
qu'ils n'ont aucun conflit avec les Nations-Unies, mais
bien avec le gouvernement colombien et que c'est avec ce
dernier qu'ils veulent négocier (RCN : 16/06/03 : Un contingent supplémentaire de 10.000 paysans armés commenceront à patrouiller aujourd'hui dans 426 municipalités en Colombie, a annoncé le commandement de l'Armée Nationale. Actuellement, 142 communes du pays comptent déjà 5.000 "soldats campagnards" qui ont été formé dans les différentes brigades pour "protéger les civils". C'est la suite de la mise en application du programme du président Uribe, destiné à combattre la guérilla par tous les moyens. Cette mesure,
qui implique directement des civils dans des opérations
militaires, a été vivement condamnée par les
associations internationales de défense des Droits de
l'Homme., qui craignent de plus que ce ne soit une manière
détournée de "blanchir" les organisations
paramilitaires dont on sait qu'elles sont responsables de
85% des atteintes aux droits humains dans le pays (El
Colombiano : 15/06/03 : Uribe se prépare à négocier avec les paramilitaires. Pour «garantir la sécurité» dans leurs zones, les paras traquent tout défenseur des droits de l'homme ou civil aux convictions politiques trop ancrées à gauche. 184 syndicalistes colombiens ont été assassinés en 2002 (86% du total mondial). La grande majorité par les paras, sur fond d'impunité chronique. Les paras,
auxiliaires "non-officiels" de l'armée
colombienne, sont maintenant en quête de respectabilité;
des négociations formelles avec le gouvernement
devraient bientôt être officiellement ouvertes. Le président
Uribe a proposé la liberté conditionnelle aux
combattants accusés de «délits atroces» qui déposeraient
les armes dans le cadre d'un processus de paix. Or ces
crimes sont innombrables. Car chez les paras, découper
en morceaux un civil ou un compagnon d'armes indocile,
est à la fois un rite initiatique et une pratique
courante pour faire disparaître les corps. Accusé de
sympathie paramilitaire en raison de l'essor inédit de
ces milices dans la région de Medellin alors qu'il en était
le gouverneur, le président joue gros. La communauté
internationale l'attend au tournant. Pour James Lemoyne,
envoyé de Kofi Annan en Colombie, écarter du conflit
l'un des acteurs armés reste un «objectif valide». Mais
«il ne saurait y avoir d'impunité pour leurs crimes
de lèse-humanité». (le Figaro : 14/06/03 : La
commission nationale de conciliation et la commission de
facilitation ont invité le Gouvernement et la guérilla
à une rencontre nationale pour définir la possibilité
d'un accord d'échange humanitaire. Le père Darío
Echeverry, membre de la commission de facilitation, a
insisté sur le fait que la seule issue possible au drame
du kidnapping en Colombie devra être, en fin de compte,
un accord d'échange humanitaire. 13/06/03 : Un
membre de l'ambassade des ETATS-UNIS a secrètement
rencontré un émissaire du groupe paramilitaire AUC,
pourtant qualifiée d'organisation terroriste" par
Washington. Alexander Lee, responsable politique à
l'ambassade des ETATS-UNIS a indiqué que les chefs
paramilitaires pourraient bénéficier de la clémence de
la justice américaine s'ils coopèrent une fois arrêtés.
La réunion a eu lieu le 3 mai et a duré trois heures.
Le porte-parole de l'ambassade des ETATS-UNIS a refusé
de confirmer si la réunion s'est produite, mais il a
indiqué que si elle avait eu lieu, ce n'était pas une négociation:
"notre position n'a pas changé, nous ne sommes
pas en pourparlers avec des terroristes. Il n'y avait
aucune négociation." a-t-il déclaré (Newsday.com
: 12/06/03 : Le
second "Laboratoire de Paix" financé par
l'Europe en Colombie ne peut pas s'étendre comme
plannifié aux communes de la région de Catatumbo parce
que les conditions minimales de sécurité ne sont pas présentes.
Le laboratoire, qui comprendra 20 communes du Santander
et 60 autres de la région d'Antiochia, sera financé par
un budget européen de 34 millions d'euros (Las voces del
secuestro :
10/06/03 : "La
Colombie reste l'endroit le plus dangereux au monde pour
l'activité syndicale", confirme la confédération
internationale des syndicats libres (ICFTU), qui représente
158 millions d'ouvriers à travers le monde.
L'organisation internationale dénonce "un nombre épouvantable
de meurtres, de violences, de disparitions et
d'intimidation" en Colombie, et précise que de
telles violations des droits de l'homme sont perpétrées
avec "une impunité pratiquement totale". Il y
a eu 206 massacres visant des syndicalistes l'année
dernière en l'Amérique latine, dont 184 commis en
Colombie (Financial Times : 09/06/03 : En
France, l'Ouest se mobilise pour demander la libération
d'Ingrid Betancourt, de Clara Rojas et des 3000 autres
otages. Un vaste mouvement de soutien s'est entre
autre organisé dans l'Ouest : ce dimanche au Mans, un
concert pour la paix était organisé et Fabrice Delloye,
le père des enfants d'Ingrid y est intervenu par téléphone,
interviewé par la responsable du comité local :
Isabelle Galent. Voir (jusqu'au 16 juin) le reportage télévisé de France 3 (cliquer sur la caméra en-dessous
de l'image) (le site du comité : 08/06/03 : Le bourbier colombien : tandis que les Américains se focalisent sur le Moyen-Orient, le gouvernement des ÉTATS-UNIS prépare discrètement en Amérique du Sud une guerre qui couve depuis des décennies. Depuis le commencement du "plan Colombie" en 1999, les États-Unis ont déjà dépensé $2,5 milliards en assistance militaire et politique, et projettent d'en dépenser encore $700 millions chaque année. En essayant de protéger l'oléoduc de la compagnie américaine Oxy et d'autres infrastructures stratégiques, les USA risquent d'être entraînés dans un conflit bien plus complexe. Le pétrole, comme la cocaïne et l'héroïne, fournit les revenus qui augmentent la capacité des acteurs armés de participer à la guerre et de faire des bénéfices qu'ils ne pourraient pas réaliser dans des conditions de paix. Les guérilleros rançonnent les compagnies pétrolières dans les plaines orientales, alors que dans la région centrale de Magdalena les paramilitaires détournent l'essence et la vendent sur le marché noir. Depuis des années, les forces armées colombiennes se limitent à protéger les oléoducs et les installations pétrolières aux dépens d'établir la sécurité du territoire et de protéger les citoyens contre les attaques des groupes armés illégaux. En dépit des demandes du Congrès américain pour plus de transparence, il est impossible de savoir combien d'argent sera dépensé, et pendant combien d'années encore. Ce qui a commencé comme un plan anti-drogue sous le Président Bill Clinton a été transformé par l'administration Bush en une mission sans buts clairement définis, sans définition de succès, et sans stratégie de sortie. Et ce flou
arrange parfaitement certains membres du gouvernement
colombien, qui espèrent que les États-Unis résoudront
à leur manière les problèmes sociaux et politiques
historiques de la Colombie, avec des doses massives
d'aide militaire et par la suite, des dizaines de
milliers de soldats étasuniens (Baltimore Sun : 07/06/03 : Laide militaire renforcée des ÉTATS-UNIS en Colombie y a aggravé le conflit interne, "la plus grande crise humanitaire dans l'hémisphère occidental" et elle a miné le processus de certification des droits de l'homme. C'est une déclaration de deux évêques américains venus en mission pour évaluer le sort des personnes déplacées par la guerre civile dans le pays. Depuis 1985, presque 3 millions de Colombiens ont été déplacés par la guerre civile. " La situation a été aggravée par la mise en place du plan Colombie des USA, lancée en 2000 et suivie par l'initiative régionale andine des ÉTATS-UNIS" ont déclaré Thomas Wenski, évêque auxiliaire de Miami et John Manz, évêque auxiliaire de Chicago. Ces initiatives ont chassé de chez eux des nombres croissants de fermiers pour échapper aux effets de la fumigation. Certains estiment que le nombre de déplacés en 2002 dépasse les 400.000. Rien qu'en Équateur, il y a plus de 37.000 réfugiés. Plus récemment, le taux de déplacement a augmenté, principalement en raison de la violence accrue contre des civils par les paramilitaires, la guérilla, et à un degré moindre par les forces de sécurité officielles. Les évêques
proposent quatre recommandations principales pour
soulager les victimes : un accueil plus important aux USA
pour les réfugiés se trouvant actuellement en Équateur
et au Costa Rica; une aide accrue aux réfugiés à l'intérieur
du pays; un statut de réfugié provisoire aux USA pour
les personnes déplacées de Colombie, et une assistance
plus importante des USA à des projets humanitaires (80%
de l' "aide" étasunienne est purement
militaire) (USCCB : 05/06/03 : Colombie:
l'armée libère une Française et une Colombienne enlevées
par les FARC. Sylvie Cabero et son amie Angela Maria
Medina ont été capturées tôt mardi par des hommes des
Forces armées révolutionnaires de Colombie dans le sud-ouest
du pays. Mais la chance a voulu qu'elles retrouvent la
liberté le jour même : après avoir été enlevées,
les deux jeunes femmes ont été placées dans la benne
d'un pick-up. Le véhicule a alors croisé des hommes armés
sur la route rurale qu'il empruntait. Les guérilleros
pensaient avoir affaire à d'autres rebelles. Il
s'agissait en fait de militaires qui ont arrêté les
ravisseurs et libéré leurs otages sans qu'un coup de
feu soit tiré (Yahoo : 04/06/03 : Une
bombe cachée dans une poubelle d'une ville du nord-ouest
de la Colombie a explosé au passage de policiers et de
soldats, tuant quatre personnes, dont deux enfants.
le Col. Marcos William Duarte, chef de la police de l'État
d'Antioquia a accusé les Farc d'en être
responsable (Yahoo : 02/06/03 : En
Colombie, tout reste bloqué dans le domaine de l'accord
humanitaire - mais on s'attaque maintenant à ceux qui
ont été mêlés dans le passé à des libérations de séquestrés. 02/06/03 : Dans
un rapport publié samedi passé sur internet, les Farc
ont indiqué qu'ils attendaient une réponse du
gouvernement colombien sur un échange de prisonniers.
Les guérilleros ont répété qu'ils étaient "en
mesure pour garantir l'intégrité physique des
prisonniers en leur pouvoir, mais seulement si le
gouvernement renonce à risquer une libération par la
force des armes." Les FARC exigent des garanties
pour leurs négociateurs, y compris des zones démilitarisées
(Yahoo : 01/06/03 : A lire dans le Monde Diplomatique deux articles sur les acteurs de la guerre civile en Colombie :
31/05/03 : Le
secrétaire général des Nations-Unies, Kofi Annan,
accueille avec satisfaction la proposition des dirigeants
régionaux latinoo-américains d'oeuvrer à une solution
négociée du conflit colombien (UN News Centre : 29/05/03 : Le baron de la drogue colombien Fabio Ochoa, 46 ans, a été jugé coupable mercredi par un jury d'un tribunal de Miami (Floride) d'avoir importé une moyenne de 30 tonnes de cocaïne par mois aux Etats-Unis à la fin des années 1990. Ochoa, l'un des rares survivants du cartel de Medellin, qui a soutenu lors de son procès avoir renoncé au trafic de drogue après avoir passé six ans dans les prisons colombiennes, risque désormais une peine de prison allant de 20 ans à la perpétuité. La sentence doit être prononcée le 19 août prochain. Le procès de cet ancien lieutenant de Pablo Escobar, le chef du cartel de Medellin tué par la police en 1993, s'était ouvert le 5 mai. Il était inculpé depuis 1999 aux Etats-Unis de trafic de drogue et de blanchiment d'argent. On se souvient que Alberto Uribe, le père du Président actuel, assassiné par les FARC en 1982, était le régisseur des domaines de la famille Ochoa 28/05/03 : "Ingrid Betancourt, où qu'elle se trouve, est dans une situation de danger absolu", déclare Fabrice Delloye, l'ex-mari de l'ancienne sénatrice enlevée le 23 février 2002, dans un entretien publié mardi par "Le Parisien". Le reporter a aussi rencontré à Saint-Domingue sa fille Mélanie qui se bat pour sa libération et aussi pour qu'on ne l'oublie pas "La dernière preuve de sa survie est une cassette vidéo tournée le 15 mai 2002. Depuis, plus rien", souligne Fabrice Delloye. "Nous nous accrochons au fait que son nom soit cité dans chaque communiqué des FARC" (Forces armées révolutionaires de Colombie). Or, selon lui, "le président colombien, Alvaro Uribe, ne tient plus compte de la vie des otages", étant "décidé à les anéantir (les FARC), quel que soit le prix". La donne diplomatique "nous est également devenue très défavorable", ajoute-t-il, notant qu'"Uribe a le soutien total de George W. Bush" et que ce dernier "place les mouvements colombiens sur le même plan que les terroristes d'Al-Qaïda" L'ancien mari d'Ingrid Betancourt se réjouit toutefois de l'appui "extraordinaire" de la présidence française ainsi que celui du Canada, de la Suisse, de l'Allemagne, de la Belgique et de l'Italie. Faisant appel à ces pays pour qu'ils "incitent la Colombie à des négociations directes avec les FARC", il rappelle qu'"à travers le sort d'Ingrid se joue celui des milliers d'autres otages et de toute la Colombie". Interrogée au sujet de
son ex-épouse, il précise que "les rumeurs qui la
disent malade ou morte sont incessantes", avant de
conclure: "Notre angoisse est infernale" (Le
Parisien : 27/05/03 : "Ce n'est pas aux séquestrés à payer les pots cassés" - ainsi s'est exprimé Juan Carlos Lecompte, l'époux d'Ingrid, dans un article publié aujourd'hui par "Cambio". "Nous
avons entendu des déclarations d'un burlesque qui en
devient presque comique, qui voulaient nous faire croire
que "perdre c'est quand même gagner un peu",
pour justifier l'échec spectaculaire de l'opération de
sauvetage dans lequel sont morts huit militaires, un ex-ministre
et un gouverneur. (référence aux déclarations de
l'armée qui avait déclaré que le sauvetage était une
"réussite parce qu'il y avait eu quand même un
survivant...) Juan Carlos énumère ensuite un certain nombre de déclarations malveillantes qui continuent à être propagées de manière systématique dans certains milieux politique. Certaines concernent Gaviria et Echeverri, qui "se seraient comportés comme des boy-scouts naïfs" en promouvant une politique de Non-violence. Ce n'est pas là de l'ingénuité", déclare Juan Carlos, "mais une bonne volonté et de nobles idéaux". Il évoque ensuite le cas d'Ingrid, dont certains continuent à faire courir le bruit qu'elle se serait fait kidnapper volontairement pour attirer l'attention sur elle. Il explique alors en détails les raisons qui ont motivé Ingrid à faire ce trajet par la route, et les circonstances de l'enlèvement. Revenant à l'accord humanitaire, il ajoute : "Une grande partie de l'opinion publique, incitée par les media, voudrait que les kidnappés soient sacrifiés pour la démocratie. Mais, il vaut la peine de se demander : " pour quelle démocratie ?". Il énumère ensuite un certain nombre de décision du président Uribe, des nominations partisanes, et des mesures qu'il a prises pour "acheter" des votes pour son prochain referendum, pour démontrer que les moeurs politiques actuelles sont restées identiques à celles qui avaient déjà été dénoncées par Ingrid Betancourt dans le passé. "Pour
cette démocratie je ne crois pas qu'on doive sacrifier
la vie d'Ingrid ni d'aucun kidnappé ni d'aucun colombien.
Le pays ne peut pas être guidé par la haine, l'orgueil
ou la rancoeur. Les parents des kidnappés et les kidnappés
eux-mêmes ne doivent pas payer l'addition de ces haines
refoulées"..
Deux ans et beaucoup de menaces de mort plus tard, les principaux groupes internationaux pour les droits de l'homme ont reconnu le courage de l'avocat, en lui accordant la récompense prestigieuse de "Martin Ennals 2003". "Cette récompense
reconnait le travail d'Alirio Uribe dans un pays où se déclarer
pour la Défense des droits de l'Homme équivaut à
mettre sa propre vie en danger" a déclaré Eduardo
Cifuentes, ombudsman du gouvernement pour les Droits
Humains (The Guardian :
25/05/03 : A
Cusco au Perou, les leaders latino-américains ont invité
les Nations Unies à en faire plus pour arrêter la
violence en Colombie, mais ils ont refusé
d'approuver une action militaire extérieure dans la
guerre civile qui ravage ce pays, comme le réclamait le
président Uribe (Reuters : 24/05/03 : En Colombie, le gouvernement conteste le représentant de l'ONU. "Nous ne voulons pas de diplomates qui défendent le terrorisme." La ministre colombienne de la défense, Marta Lucia Ramirez, n'a pas ménagé ses mots, le mardi 20 mai, pour répondre aux critiques de James Lemoyne, l'envoyé spécial du secrétaire général des Nations unies, publiées deux jours plus tôt dans la presse colombienne En affirmant que la "colonne vertébrale" de la principale guérilla du pays était composée "de gens engagés idéologiquement", le fonctionnaire onusien a déchaîné le courroux du gouvernement. Aux yeux du président Alvaro Uribe et de nombre de ses concitoyens, les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) ne sont plus qu'une bande de "narcoterroristes", assoiffés de sang et de profit. On se
souvient que M. Uribe s'était dit prêt à
reprendre des négociations à condition que la guérilla
observe un cessez-le-feu et accepte les auspices de l'ONU.
Les bons offices de M. Lemoyne ont même été
sollicités pour un éventuel accord avec les FARC
concernant la libération des otages aux mains des guérilleros.
"Il est assez contradictoire de demander une
intervention de l'ONU et de la critiquer dès qu'elle se
prononce", observe l'analyste politique Laura Gil (Le
Monde : 23/05/03 : Aujourd'hui
Ingrid et Clara commencent leur SEIZIEME MOIS de captivité... Rigoberta
Menchu Tum, prix Nobel de la Paix en 1992, envoie une
lettre de soutien pour la libération d'Ingrid et des
autres 23/05/03 : Le groupe pétrolier américain
Occidental Petroleum est accusé d'avoir apporté un
soutien logistique dans le massacre de 17 civils d'un
hameau colombien, bombardé par l'armée régulière en décembre
1998. Une plainte pour assassinat, torture et crime
contre l'humanité a été déposée le 25 avril dernier
à San Francisco par l'un des survivants de l'attaque,
qui bénéficie de l'appui de plusieurs ONG américaines,
dont le Fond
international pour les droits du travail. (Transfer.net 22/05/03 : L'envoyé spécial des Nations-Unies en Colombie provoque une polémique en Colombie: Les Farc affirment qu'ils combattent au nom des pauvres pour "la nouvelle Colombie." Les autorités disent que ce sont simplement des bandits qui tuent des civils innocents. Ainsi quand l' envoye spécial James LeMoyne a déclaré à la presse qu'il croyait qu'une partie des FARC étaient idéologiquement motivés, il a créé une grande controverse. LeMoyne, dans
des commentaires assez directs à deux journaux
colombiens, a suggéré que les classes aristocratiques
ne faisaient pas assez de sacrifices dans la guerre en
Colombie, qui dure maintenant depuis trente-neuf ans. La
plupart des soldats de gouvernement combattant dans la
jungle et les montagnes de ce pays sud-américain sont
effectivement les enfants des pauvres. "J'ai deux
questions pour la classe aristocratique de ce pays,
" a dit LeMoyne au journal "El Tiempo. "d'abord:
vos fils, neveux ou petits-fils sont-ils dans l'armée?
... et qui est sacrifié dans ce pays quand il y a des
combats ?" (The Guardian : 21/05/03 : L'émission de France-Inter : "Rendez-vous
avec Mr X." traitait le 17 mai de la Colombie - en
particulier des Farc, des paramilitaires et de
l'intervention des USA. Jusqu'à ce samedi elle est
encore disponible sur internet. A écouter absolument
pour en savoir plus sur les Farc, les paramilitaires, le
narcotrafic, le Plan Colombie et le rôle des USA dans ce
pays ( France-Inter 21/05/03 : Dans une lettre envoyée au congrès le 12 mai, et rendue publique aujourd'hui, Amnesty International (AI) a demandé aux membres du Congrès Colombien de rejeter la proposition de reformer la constitution pour accorder aux forces armées et à police des pouvoirs renforcés. "Cette mesure aura un impact désastreux sur des droits de l'homme. Elle permettra aux forces armées de perquisitionner, d'établir des écoutes téléphoniques et d'effectuer des arrestations uniquement sur la base d'accusations militaires, et non pas sur base de preuves recueillies au cours d'investigations juridiques indépendantes et impartiales par des autorités civiles, " a déclaré AI. Ces nouveaux
pouvoirs pourront également faciliter les campagnes de
harassement et d'intimidation systématiques par les
forces armées contre les défenseurs des droits de
l'homme et contre les organismes qui dénoncent des
violations de ces droits par toutes les parties impliquées
dans le conflit , y compris par les forces de sécurité.
C'est une tentative claire d'intimider, d'affaiblir et de
critiquer ces organismes et de préparer le terrain pour
des attaques paramilitaires violentes contre elles. 20/05/03 : Un
scandale massif de corruption qui implique presque 150
membres de ses forces d'élite anti-guérilla vient d'éclater
en Colombie. Les militaires ont été trouvés en
possession de sommes importantes d'argent provenant des
Farc. Un grand nombre des militaires impliqués ont démissionné
- d'autres ont simplement disparu. (MSNBC News : 19/05/03 : Le gouvernement colombien étudierait une possibilité juridique pour que sortent des prisons quelques guérilleros du FARC en échange de kidnappés, a dit vendredi le président Álvaro Uribe. Il existerait une solution, connue sous le nom de "licence", qui a été utilisée en 1998 en Irlande du Nord pour l'appliquer à des membres de l'IRA. Mais pour pouvoir l'appliquer il faudrait que le Congrès l'approuve, a déclaré le président. Ainsi donc,
plus de 10 mois après le début des discussions autour
de l'Accord Humanitaire on continue toujours à palabrer
dans le domaine juridique, sans qu'on puisse observer de
gestes concrets de réalisation. On peut se poser
la question de savoir pourquoi les autres cas d'Accords
Humanitaires qui ont eu lieu en Colombie n'ont, eux, pas
eu besoin d'une loi spéciale mais simplement d'une décision
du Président qui a utilisé alors les pouvoirs de décision
exceptionnels que lui donne la constitution ! (Radio Caracol : 18/05/03 : On
commence à en savoir plus sur les faits qui ont précédé
l'assassinat des otages par les Farc, lors d'une attaque
de leur campement par l'armée colombienne il y a dix
jours. Il est maintenant clair que se tenaient depuis
plusieurs mois des négociations secrètes avec les Farc,
destinée à libérer Gaviria et d'Echeverri, tous deux
amis personnels du président Uribe. 17/05/03 : Astrid
Betancourt, la soeur d'Ingrid, a assisté le 15 mai à un
débat au Congrès en séance plénière sur l'Accord
Humanitaire. Elle y a révélé - ce qu'elle n'avait
jamais fait publiquement - les circonstances dans
lesquelles, s'est déroulée la proposition de sauvetage
militaire d'Ingrid que le gouvernement faite en aout de
l'année dernière à la famille (Le discours d'Astrid : 17/05/03 : Selon
les chiffres de gouvernement, la guerre civile en
Colombie a déplacé de chez elles presque un million de
personnes, mais les organismes de droits de l'homme
parlent de trois millions. D'après le UNHCR (Haut
Commissariat aux Réfugiés de Nations-Unies), le déplacement
forcé de populations en Colombie est un problème énorme
et en augmentation alarmante qui affecte surtout les
personnes vivant à la campagne et dans les zones
frontalières. Rien que le mois dernier, un rapport de
Codhes, une NGO locale, établit que 410.000 personnes
ont été déplacés par le conflit en 2002 (BBC : 16/05/03 : L'Union
Européenne (UE) ne peut pas apporter une aide militaire
à la Colombie. C'est la réponse de Chris Patten,
chef de relations extérieures de l'UE, à la demande du
président Uribe. qui avait demandé mercredi à l'UE une
"collaboration militaire et policière pour
combattre le terrorisme", comme il l'avait fait au début
mai avec les Etats-Unis. 16/05/03 : Le président de la Chambre, William Vélez, propose un échange de mineurs kidnappés contre de mères de famille et des adolescents guérilleros détenus par le gouvernement. L'initiative inclurait aussi les mineurs recrutés par la guérilla et des guerilleros malades. Ce serait un premier pas pour un échange humanitaire. Le Défenseur
du Peuple, Eduardo Cifuentes, a affirmé que "la libération
de tous les kidnappés est un devoir et elle ne peut pas
faire l'objet d'une négociation". Cependant, il a
assuré que "ce serait un signe de sérieux" de
la guérilla en vue de de futurs accords (El Tiempo : 15/05/03 : Des rapports prouvent que tandis
qu'Uribe préparait la mission de "sauvetage"
avec les militaires, des fonctionnaires gouvernementaux
étaient en communication avec les guérilleros et
savaient parfaitement où Guillermo Gaviria et les 12
autres séquestrés étaient retenus : un des trois
otages qui ont survécu, le sgt. colombien Pedro
Guarnizo, a indiqué qu'un hélicoptère était arrivé
la veille pour emporter 11 rebelles qui souffraient de la
leishmaiase, une infection provoquant des ulcères de la
peau. La veuve de Gaviria, Yolanda Pinto, a dit à des
journalistes qu'elle avait envoyé des lettres et des médicaments
pour son mari et d'autres otages par l'intermédiaire de
l'hélicoptère provincial, et que le gouvernement
national en avait été informé. Elle affirme que des négociations
étaient en cours avec les Farc pour conclure un accord
humanitaire concernant Gaviria et Echeverri, et que le président
était au courant (Reuters : 15/05/03 :
Léchec de la force : quelques jours après
la mort de dix otages retenus par la guérilla marxiste,
la Colombie nen finit pas danalyser le drame
et de sinterroger sur lattitude à adopter
face aux guérilleros. Lopération militaire visant
à les libérer, baptisée opération Monastère,
était préparée depuis début février par les autorités.
Le feu vert aurait finalement été donné le 1er mai
à 9 h 30 par le président Alvaro Uribe, alors
quil se trouvait en voyage officiel aux Etats-Unis.
Les généraux Montoya et Ortiz, en charge de lopération
Monastère, "comprirent clairement ce jour-là que
la décision était militaire et que le président avait
décidé de ne pas consulter les familles des otages
(Le Courrier
International : 14/05/03 :
La Colombie, qui reçoit déjà une très importante
aide militaire des ETATS-UNIS, demande à l'Europe
de l'aider à "combattre les rebelles de gauche et
les paramilitaires d'extrème-droite". Le Président
Alvaro Uribe a déclaré : "il peut paraître étrange
que nous demandions à l'union européenne une coopération
militaire, mais nous en avons besoin". Il a
indiqué que ces demandes d'aide seraient faites spécifiquement
à certains pays membres de l'union européenne (Reuters : 14/05/03 :
"Il est parfaitement possible de faire un accord
qui comprenne la liberté tant de personnes civiles que
des militaires, si toutes les parties impliquées
dans le conflit le décident ainsi", a indiqué
ce mardi le conseiller spécial du secrétaire général
des Nations Unies pour la Colombie, James Lemoyne. Dans
une déclaration écrite, Lemoyne a voulu dissiper les
doutes qu'avait laissés dans le public colombien son
commentaire de dimanche passé, où il disait que les
Farc devraient libérer tous les civils en leur pouvoir.
Lemoyne indique également qu' "il s'avère
indispensable d'arriver à des solutions négociées au
conflit, tant pour l'aspect humanitaire que pour trouver
des accords politiques que le pays demande pour arriver
à la paix". 13/05/03 :
le conseiller spécial des Nations Unies sur la Colombie,
James LeMoyne, avertit les Farc qu'il ne pourra pas
satisfaire leurs demandes pour négocier un échange des
guérilleros emprisonnés contre des civils enlevés (Reuters : 13/05/03 :
Les Farcs ont dit lundi "regretter" la mort, la
semaine dernière, de 10 otages lors d'une opération des
forces régulières, mais ont ajouté qu'une "réponse
militaire" était normale dans ce type de
situation (Yahoo
: 13/05/03 :
En Colombie, la vie d'Ingrid Betancourt est en danger,
selon son ex-mari. Les proches d'Ingrid Betancourt
s'opposent à toute action militaire pour tenter de la
libérer et demandent l'appui de la France face à l'"intransigeance"
des autorités de Bogota qui veulent éliminer les
rebelles des FARC (Le Monde : 12/05/03 : Angelino Garzon, ex-ministre de la santé, a déclaré que la seule voie possible pour trouver une solution au problème des séquestrés reste l'accord humanitaire. "En dépit de la peine et de l'indignation que nous ressentons vis-à-vis de l'exécution des dix otages lors de l'attaque de l'armée colombienne, nous devons continuer à nous battre pour obtenir cet accord qui permettra de réduire la violence qui sévit sur le pays", a-t-il déclaré. Avec Mgr
Augusto Castro, évêque de Tula, et Dario Echeverri,
secrétaire de la commission de Réconciliation
Nationale, Angelino Garzon est membre de la commission de
facilitation désignée par le président Uribe en décembre
dernier pour examiner les possibilités d'un tel accord.
Pour lui, les principaux obstacles à une avancée dans
ce domaine sont la méfiance mutuelle entre les deux
parties et les tensions générées par des actes de
violence et des déclarations incendiaires (El Tiempo : 11/05/03 : L'éditorial de El Tiempo est consacré à la question que tout le monde discute maintenant en Colombie : quelle politique suivre pour la libération des séquestrés ? Outre l'horreur et
l'indignation qu'a produit contre les assassins le
massacre de dix otages innocents, l'opportunité d'une
action miltaire divise le pays. Le Gouvernement défend
sa politique militariste; l'Église a demandé que le
droit à la vie prime sur le droit à la liberté, et les
parents des kidnappés, quatre ex-présidents et des
organisations de la société civile exigent l'échange
humanitaire. C'est une question qui divise le
Gouvernement et les parents des kidnappés (El
Tiempo : 10/05/03 :
Amnesty International condamne sévèrement
l'assassinat des otages en Colombie, et souligne
l'urgence de parvenir
à un accord humanitaire entre le gouvernement et les
forces de guérilla afin d'aider à ce que la population
civile soit protégée du conflit (A.I. : 09/05/03 :
"L'échange
humanitaire pourrait se faire demain si le président en
avait la volonté politique" déclare Yolanda
Pulecio, la maman d'Ingrid Betancourt, qui dénonce
l'option militaire pour libérer les otages et déplore
que le président Uribe se refuse à tout «échange
humanitaire» (Le Figaro : Cette opinion, ils la partagent avec les milliers de parents de personnes kidnappées en Colombie qui ont demandé ce jeudi à la Communauté internationale de faire pression sur le président Alvaro Uribe pour qu'il arrête "immédiatement" les opérations militaires de sauvetage de séquestrés et qu'il négocie avec les Farc un accord humanitaire. "Nous avons besoin que la Communauté internationale intervienne parce que le gouvernement a annoncé qu'il allait continuer les opérations de sauvetage", a dit Fabiola Perdomo, conjoint d'un ex ministre kidnappé, qui assistait à son l'inhumation à Medellín. Perdomo a expliqué que les familles demanadaient "à la Communauté internationale, à la Croix Rouge Internationale, au Congrès et à l'Église Catholique, qu'ils intercèdent devant le président pour qu'il arrête toute opération de sauvetage". La lettre demande aussi à la guérilla des Farc "qu'ils garantissent la vie à nos parents, qu'ils leur donnent un traitement digne et qu'ils démontrent qu'ils ont la volonté de chercher une sortie politique au conflit". "Nous réitérons que
la seule voie pour obtenir la libération des kidnappés
est l'accord humanitaire, en ne mettant en risque ni leur
intégrité personnelle ni leurs vies", dit un des
points de cette lettre, lue à Medellín à la presse par
Yolanda Pulecio, mère de l'ex candidat présidentielle
Ingrid Betancourt. (El
Colombiano : 08/05/03 :
La famille d'Ingrid Betancourt souhaite que la
Colombie ouvre rapidement des négociations. "Combien
de victimes innocentes faudra-t-il encore pleurer pour
qu'un dialogue voie le jour?", demande la famille.
"L'heure est à la négociation. Les conditions
peuvent être très vite réunies. Nous appelons chacune
des parties à l'esprit de responsabilité. Nous
demandons que l'on s'assoie enfin autour d'une table, la
vie des otages en dépend". «On n'a pas avancé,
résumait, hier Astrid, la soeur d'Ingrid
Betancourt. J'ai le sentiment que le président
n'envisage de toute façon pas d'autre voie que la voie
militaire.». Pour sa part, Melanie, la fille
d'Ingrid Betancourt, a affirmé lors de son passage à la
télévision française que "l'on ne peut pas jouer
avec la vie des séquestrés" et a demandé à la
France et aux pays amis de la Colombie de convaincre le
président Álvaro Uribe de chercher un accord
humanitaire. "On ne peut pas jouer à la roulette
russe avec la vie des otages", a-t-elle déclaré.
"L'accord humanitaire est la seule solution"
(Yahoo : (le communiqué
de la famille : Cet appel -
du moins en ce moment, n'a pas l'air d'être entendu.
Dans une déclaration faite ce mercredi au cours d'une cérémonie
militaire à Bogota, le vice-président Francisco Santos
a déclaré que le gouvernement colombien "continuerait
ses opérations pour tenter de libérer les otages de la
guérilla". D'un ton ferme et sans ambages,
Francisco Santos a souligné l'intention des autorités
de montrer aux FARC qu'il n'existe en Colombie "aucun
sanctuaire" pour la guérilla (Yahoo : 07/05/03 : Après l'assassinat des dix otages par les Farc, les condamnations ont été nombreuses dans le monde entier. La délégation des Nations unies sur place a réitèré sa dénonciation de la «pratique inacceptable de l'enlèvement». En France, le ministère
des Affaires étrangères a fait part de son «indignation»...
tout en réaffirmant sa «disponibilité» pour un échange
éventuel entre otages détenus par les Farc et
prisonniers aux mains du pouvoir. Lors de son voyage en
Colombie, le 29 novembre, Dominique de Villepin
avait déjà souhaité que tous les otages détenus
soient libérés et affirmé que la France "ne ménagerait
aucun effort" dans ce sens. LÉglise
catholique et le Vatican seraient également impliqués
dans les négociations secrètes (FranceDiplomatie : Dans un discours télévisé
en guise de réaction à ces événements, le président
colombien Alvaro Uribe est en effet revenu avec cette idée
développée à plusieurs reprises, mais restée
jusqu'ici sans suite tant les positions des guérilleros
et des autorités sont à mille lieues les unes des
autres. D'un ton ferme et décidé, le chef de l'Etat n'a
pas cédé dans ses exigences antérieures pour tout
accord humanitaire éventuel, sur un départ dans "un
pays ami", la France en l'occurrence, des "600
à 1 000" rebelles emprisonnés, contre la libération
de "tous les otages" de cette guérilla. Les guérilleros
ainsi libérés seraient placés "sous le tutorat"
de la France pour "les empêcher de revenir
commettre des délits en Colombie" a précisé M. Uribe
dans une interview télévisée. (La Libre : |