31/07/03 : A l'origine des événements des dernières semaines, un article paru dans le journal brésilien "Carta Capital. Ceux qui l'ont lu (il faut comprendre le Portugais) disent qu'il n'est pas aussi péremptoire qu'on voudrait le faire croire. L'article a manifestement été écrit à toute vitesse (ce n'est pas tous les jours qu'on a l'occasion de faire un "scoop" !), il est assez mal construit mais il a l'air authentique et il n'est pas forcément malveillant. A vous de juger. Merci à Anna pour la traduction en français.
A noter que le ministre brésilien des affaires étrangères, Celso Amorim, se trouvait le 25 juillet à Bogota, où il participait à une série de réunions avec des ministres colombiens. À cette occasion il s'est entretenu avec le président Álvaro Uribe à qui il a fait part de la volonté du Brésil à prendre part aux négociations futures entre le gouvernement colombien et les groupes armés illégaux. "Nous pensons que l'idéal, pour la Colombie, serait de trouver une solution négociée au conflit. Mais nous respectons les positions du gouvernement colombien", a déclaré le ministre à propos de l'intention du président Uribe d'écraser militairement les guérillas colombiennes. "De toute manière, la solution finale devra être une sorte de négociation. Si nous pouvons être de quelque utilité dans ce processus, nous collaborerons avec le plus grand plaisir". Celso Amorim s'est aussi déclaré prêt à fournir ses services lors d'une éventuelle négociation avec les FARC où l'ONU jouerait le rôle de médiateur. Le ministre envisage d'en parler avec Kofi Annan dans les prochains jours. "Comme en ce moment les FARC bougent et tentent le dialogue, nous réussirons peut-être à débloquer quelque chose. Il est toujours bon de voir une lumière au bout du tunnel".
31/07/03 : La famille d'Íngrid Betancourt en France demande à nouveau aux Farc une preuve de survie. "Je ne perds pas l'espoir", a déclaré à l'AFP l'ex-mari français d'Ingrid Betancourt, Fabrice Delloye, qui se trouve actuellement en France. "Ce que nous demandons aux Farc avec beaucoup d'insistance, c'est de nous donner dès que possible des preuves qu'Ingrid est encore vivante. Il est évident qu'en ce qui concerne la Communauté internationale, le fait d'avoir des images d'Íngrid, de savoir qu'elle est vivante, effacerait toutes ces polémiques qui nuisent au dialogue".
30/07/03 : Le haut commandement des FARC a démenti mardi l'existence de contacts avec la France pour la libération d'Ingrid Betancourt, selon un communiqué diffusé sur leur site internet. Dans ce communiqué, les Farc imputent l'imbroglio autour de cette affaire à une tentative des services de renseignements militaires colombiens de profiter des "bonnes intentions humanitaires des Français". "La politique officielle des FARC est l'obtention d'un échange ou d'un accord humanitaire permettant la libération de la totalité des détenus politiques par le pouvoir et par les FARC", souligne le communiqué, signé par le Secrétariat (haut commandement) des FARC.
30/07/03 : Selon "Le Monde", le pilote de l' avion- taxi qui a transporté quatre français depuis Manaos à jusqu'à Sao Paulo d'Olivença (nord du Brésil, à la frontière colombienne) aurait craint d' "être assailli" par ses clients, et c'est pourquoi il les a laissé sur place et les a dénoncés à la police. En fait il s'agissait de Pierre-Henri Guignard -adjoint au chef de cabinet du ministre français des affaires étrangères, d'un médecin et de deux agents de la DGSE...
30/07/03 : Astrid Betancourt s'explique sur les circonstances de l'opération qui visait à faciliter la libération de sa soeur. Elle voudrait surtout savoir "qui a intérêt à faire du mal à la France dans cette affaire. Et qui veut brouiller toutes ces pistes sur de présumées négociations avec les Farc ? qui a intérêt à cela... ?"
29/07/03 : L'ancien mari d'Ingrid Betancourt dément qu'il y ait une «affaire Betancourt» suite à sa libération manquée. Ses critiques sont vives contre les méthodes musclées du président Uribe. "Il faut mettre les choses en perspective. Pourquoi y a-t-il eu cette opération? Ma belle-soeur Astrid, la soeur d'Ingrid, a été contactée par un paysan du sud de la Colombie, mandaté par les Farc pour proposer un échange. Tout cela est passé par le président colombien Alvaro Uribe lui-même, qui a contacté Astrid de façon très discrète. Quand on dit que le gouvernement colombien n'était pas au courant, je tiens à dire que c'est une vaste rigolade. Le dialogue est difficile à établir entre les Farc et le gouvernement. Le soutien américain est extrêmement puissant en Colombie. Dès que les Farc sont localisées, les avions sont prêts à intervenir. Cela étant, les Farc restent probablement la guérilla la plus forte du monde, la mieux entraînée et la plus capable. La seule solution pour libérer Ingrid est de réussir à mener le dialogue avec eux. Il faut trouver un terrain d'entente respectueux pour l'identité colombienne. Je hais les moyens utilisés par cette guérilla. Je trouve cela abominable. Cependant, si j'analyse ce que sont les Farc au départ, je dois admettre que leur combat de départ est légitime. C'étaient des gens voulant défendre les paysans chassés de leur terre par les grands propriétaires terriens. Quand on voit le fossé social existant en Colombie... Comment voulez-vous que cela ne nourrisse pas une guérilla? Ensuite, ils se sont alliés au narcotrafic qu'ils taxent pour obtenir des moyens financiers. Ce sont des méthodes totalement mafieuses. Mais ce sont des Colombiens comme les autres, même si leurs méthodes sont abjectes. Cela fait quarante ans qu'ils sont là... De l'autre côté, les paramilitaires et l'armée colombienne commettent bien des méfaits, à raison de 80 pc de ce qui se passe en Colombie. Je ne sais pas qui sont les plus affreux. Ce que je sais, c'est que le dialogue est la seule issue. Je me battrai jusqu'au bout et j'exploiterai tout! Ingrid est devenue le porte-drapeau de quelque trois mille otages qui ne laissent plus personne indifférent sur le plan international. Surtout, faites-moi plaisir: dites merci à tous ceux qui nous soutiennent...
28/07/03 : En l'absence d'informations fiables sur le sort d'Ingrid Betancourt, la polémique se nourrit en France des contradictions apparentes du discours des représentants de l'Etat français sur l'envoi d'un avion au Brésil début juillet, pour ramener en France l'otage des rebelles de Colombie. "A aucun moment, la France n'a négocié avec la guérilla" colombienne pour obtenir la libération d'Ingrid Betancourt, a assuré dimanche le ministre des Affaires étrangères Dominique de Villepin. M. de Villepin a vivement démenti les informations "scandaleuses" selon lesquelles la France aurait monnayé la libération de Mme Betancourt contre la prise en charge d'un responsable des FARC. "L'idée d'une négociation est absurde", a-t-il estimé. "Cet avion avait pour mission de ramener Ingrid Betancourt en Colombie", et n'aurait donc pas pu emmener le rebelle hors du pays Pour le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin aussi, "la réalité est très simple". La décision d'envoyer un appareil "a été prise en toute transparence entre les différentes autorités de l'Etat au plus haut niveau", a-t-il assuré vendredi. Jacques Chirac, interrogé par "Le Monde" lors de son déplacement à Nouméa, a nié l'envoi d'un avion militaire français transportant des agents de la DGSE pour sauver Ingrid Betancourt, ajoutant qu"'une telle opération ne se serait pas faite sans (qu'il en soit) informé". Plus étonnante est la surprise affichée par le Brésil et la Colombie. Selon M. Raffarin, la France a répondu "à une demande d'assistance" par une opération réalisée "en liaison avec l'ensemble de nos partenaires mais évidemment avec la confidentialité que ce genre de mission implique". Or le chef de la diplomatie brésilienne, Celso Amorim, a affirmé vendredi ne disposer d'aucune information sur les efforts de libération d'Ingrid Betancourt, tandis que le vice-président colombien Francisco Santos a souhaité que l'affaire soit "clarifiée". En attendant, Ingrid Betancourt reste aux mains des FARC. "On est sans nouvelles d'elle depuis un an", souligne le père de ses deux enfants, Fabrice Delloye qui, indigné de voir la polémique prendre le pas sur l'essentiel, loue "l'action du gouvernement français, exemplaire à tous égards", ainsi que les interventions de la Belgique, de la Suisse et du Canada, pour la libération de son ex-femme.
27/07/03
: Le premier lien de la chaîne de faits sur la libération manquée
d'Íngrid Betancourt a été un paysan inconnu, dont Astrid Betancourt s'est référé comme le "contact" du
Farc.
27/07/03 : L'époux d'Ingrid Bétancourt a affirmé samedi que les rebelles colombiens avaient récemment prévu de libérer sa femme au Brésil en raison de son état de santé, mais qu'ils s'étaient ravisées après que leurs intentions eurent été révélées par la presse. Selon Lecompte, les rebelles d'extrême-gauche craignent que la publicité faite autour de cette libération ne déclenche une opération militaire colombienne qui menacerait la vie de leurs combattants. Il a par ailleurs précisé que le plan de libération de sa femme a été négocié par un prêtre de Leticia, une ville colombienne située à la frontière avec le Brésil. 27/07/03 : Astrid Betancourt réaffirme que l'envoi d'un avion médicalisé français en Amazonie n'avait qu'un but humanitaire et dit son espoir d'être à nouveau contactée par les Farc. Elle a démenti à nouveau samedi "toute tentative de sauvetage" par les services spéciaux français ou "toute négociation basée sur un échange" d'armes, d'argent ou de soins médicaux. Astrid Betancourt insiste sur le fait qu'elle avait elle-même sollicité l'envoi d'une équipe médicale française à Manaus (Brésil) car elle pensait que sa soeur, malade, aurait besoin d'assistance en cas de libération au bord du fleuve Amazone. Elle réfute les nouvelles interrogations de la presse brésilienne qui affirme que les Farc voulaient libérer Ingrid Betancourt contre " des millions de dollars" et des "soins médicaux" pour le numéro deux des Farc, Paul Reyes. "Je m'insurge contre ces spéculations. C'est moi qui ai eu le contact avec les Farc. Jamais il ne m'ont demandé quoi que ce soit en échange. Je ne savais même pas que Paul Reyes était malade", dit-elle. "On attend d'être recontactés d'une manière ou d'une autre. Je pense qu'ils peuvent avoir confiance dans notre manière d'agir", dit-elle. Elle estime que les Farc ont les moyens de vérifier qu'elle-même et des proches se trouvaient bien seuls au lieu de rendez-vous, à la frontière entre le Brésil et la Colombie, et qu'ils n'auraient contacté l'ambassade de France à Bogota qu'après la remise en liberté de l'otage.
26/07/03 : L'affaire Ingrid Betancourt provoque des remous à la fois en Colombie, Bogota n'ayant pas été informé de la venue d'un avion français à Manaus pour sa possible libération, et à Paris, où le gouvernement a dû justifier son action. Ces coups de théâtre successifs, à 10.000 km de distance, interviennent alors que la soeur puis le mari de l'otage, Astrid Betancourt et Juan Carlos Lecompte, viennent de passer chacun à son tour neuf jours au coeur de l'Amazonie, pour vainement attendre sa libération au bord de du Rio Solimoes, à 400 km à l'intérieur du territoire brésilien.Le gouvernement colombien "n'a jamais su qu'un avion français était venu à Manaus" (Brésil) dans le cadre d'une éventuelle libération d'Ingrid Betancourt par la guérilla" (des Forces armées révolutionnaires de Colombie - FARC), a déclaré vendredi un porte-parole de la présidence, qui a requis l'anonymat. Le vice-président colombien Francisco Santos a toutefois indiqué de son côté à la presse qu'il attendait de la "clarté" sur cet épisode, et souhaité que "toute initiative de ce type prise par un pays étranger vise à libérer tous les otages colombiens".
24/07/03 : Les autorités françaises ont reconnu qu'un avion Hercules-C130 avait attendu à Manaus (Brésil) une éventuelle libération d'Ingrid Betancourt, mais ont souligné qu'il s'agissait uniquement d'une "mission d'appui humanitaire". D'après le journal "Le Monde", plusieurs agents non-armés de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE, services de renseignement) se trouvaient à bord de l'avion; certains responsables auraient évoqué une +équipe de protection+ avec des +équipements de communication utrasophistiqués pour leur permettre d'évoluer dans la jungle+. "La décision a été prise en toute transparence entre les différentes autorités de l'Etat, au plus haut niveau, à la demande de la famille d'Ingrid Bétancourt", a déclaré à la presse M. Raffarin, en visite officielle depuis jeudi soir au Maroc.
24/07/03 : La multinationale américaine Coca Cola est accusée par un syndicat colombien d'avoir recours à des membres d'organisations paramilitaires d'extrème droite pour intimider, menacer ou tuer des travailleurs syndiqués entre les années 1990 et 2002. Luis Correa, président de Sinaltrainal, a affirmé dans un communiqué que neuf employés avaient trouvé la mort durant cette période, tandis que des dizaines d'autres avaient été obligés de quitter leurs maisons pour échapper aux pressions dont ils étaient victimes. Hier un autre syndicaliste, Carlos Barrero, a été assassiné à Barranquilla. Les membres d'organisations syndicales sont régulièrement la cible de tentatives d'assassinat dans ce pays. Sur les 213 syndicalistes tués dans le monde l'année dernière, 184 vivaient dans ce pays d'Amérique latine, selon le rapport annuel de la Confédération internationale des syndicats libres (CISL).
24/07/03 : Sarkozy nie toute négociation avec les
Farc. Paris tente de ménager les susceptibilités. Le quai d'Orsay espère obtenir une libération «douce» d'Ingrid Betancourt alors que le pouvoir colombien multiplie les opérations «musclées» contre la guérilla. La semaine dernière, les Farc ont proposé de renouer le dialogue sous l'égide des Nations unies. Une main tendue suite aux coups de boutoir du pouvoir. Des centaines d'otages, dont Ingrid Betancourt et Clara Rojas, continuent, eux, à faire les frais du bras de fer.
23/07/03
: Nicolas Sarkozy confirme que la France avait envoyé une mission d'assistance médicale au Brésil après qu'un prétendu émissaire des rebelles eut affirmé qu'Ingrid Betancourt y serait libérée. Mais l'ancienne candidate à la présidentielle colombienne, retenue en otage par les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) depuis près d'un an et demi, n'a pas été relâchée. Voir aussi :
22/07/03
:
Un communiqué du Quai d'Orsay
concernant l'éventualité d'une tentative de libération d'Ingrid
Betancourt au Brésil la semaine dernière : voir
le communiqué
21/07/03 : L'actualité récente :
20/07/03 : La France réfute avoir négocié avec les Farc la libération d'Íngrid Betancourt. Un journal brésilien, dans son édition du week-end, avait annoncé que des contacts avaient eu lieu au Brésil à l'insu du gouvernement du président Luiz Inacio 'Lula 'Donne Silva. Le journaliste assurait que les contacts ont eu lieu le 9 juillet, quand un avion militaire Hércules C-130 du gouvernement français a atterri avec cinq membres d'équipage et 11 passagers à Manaus, capital de l'état d'Amazonas, à la frontière avec la Colombie. L'avion et ses passagers, qui portaient des passeports diplomatiques, sont restés au Brésil jusqu'au 13 juillet. D'après le journaliste, Astrid Betancourt, la soeur d'Ingrid, et Juan Carlos Lecompte, son époux, attendaient la libération d'Ingrid à Tabatinga, une ville brésilienne frontalière de la Colombie. L'échec de cette
présumée tentative de libération d'Ingrid Betancourt n'est pas expliqué, mais selon la revue il
résulte de la méfiance de la guérilla, qui se demandait "quel type de charge transportait
l'avion Hércules C-130, que les autorités n'ont pas pu examiner". Un des hommes
qui occupaient l'avion a été identifié comme Pierre Henri Guignard, chef adjoint du cabinet du ministre de Relations Extérieures de la France, Dominique de
Villepin, et conseiller de cette chancellerie pour l'Amérique latine. Le président brésilien, Luiz Inácio Lula donne Silva, et son chancelier, Celso
Amorin, qui se trouvaient à Londres, ont été informés des faits et ont montré une grande préoccupation
pour ses conséquences, souligne la revue brésilienne. (El
Tiempo : 20/07/03 : Pour la première fois depuis l'investiture du président à poigne Alvaro Uribe le 7 août dernier,les FARC ont demandé samedi, dans un document publié sur Internet, à "rencontrer une délégation de l'ONU pour lui exposer leur point de vue sur la situation du conflit en Colombie". Les Nations unies, depuis leur siège régional de Bogota, ont aussitôt qualifié de "positive" la déclaration des FARC, principale force rebelle avec 17 000 hommes. L'invitation samedi des FARC à une rencontre avec l'ONU intervient au moment où le gouvernement d'Alvaro Uribe vient de signer avec les paramilitaires un accord pour la démobilisation des 13 000 hommes de ces milices d'extrême droite avant le 31 décembre 2005. La guérilla se retrouve ainsi de plus en plus isolée, puisque l'excuse des forces paramilitaires pour l'empêcher de négocier disparaît au moment où le renforcement du potentiel militaire diminue sa puissance sur le terrain. Cette concession face à l'ONU devrait
amener la guérilla à revoir ses exigences pour un accord sur un échange
de prisonniers. Vingt-et-un otages politiques, dont Ingrid Betancourt,
trois Américains, 47 officiers de l'armée locale et 800 civils sont
aux mains des FARC, certains depuis plus de cinq ans. (Le
Monde : 19/07/03 : Ce week-end, grande fête latino dans le bois de la Cambre à Bruxelles pour célébrer la fête nationale colombienne. Ingrid, Clara et les 3000 séquestrés sont présents ! Des centaines de participants envoient une lettre à un des 3000 otages dans le cadre de notre campagne "Aéropostale-3000" (fête latino - Aéropostale-3000) 18/07/03 : La démobilisation des paramilitaires ne fera pas cesser pas la guerre civile en Colombie, à moins que le gouvernement ne commence également des négociations similaires avec les rebelles de gauche, a reconnu mercredi un porte-parole du Président Alvaro Uribe.
Mais l'affaire soulève des questions épineuses:
les membres d'un groupe qui a commis certains des plus atroces abus
aux droits de l'Homme doivent-ils obtenir l'amnistie en échange de la paix, et
cette amnistie empêchera-t-elle les demandes d'extradition vers les ETATS-UNIS de trois commandants
de l'Auc, accusés de contrebande de cocaïne? (Boston Globe :
17/07/03 : Le pouvoir obtient la prochaine démobilisation des paramilitaires de l'AUC (extrème-droite). Un document en dix points, signé par le Haut commissaire colombien à la paix, Luis Carlos Restrepo, et les chefs des AUC, Carlos Castano et Salvatore Mancuso, prévoit notamment la démobilisation progressive de la "totalité" des miliciens, entre "la fin de 2003 et le 31 décembre 2005". Dans le cadre d'un tel accord, les paramilitaires engagés dans ce processus de paix seront d'abord regroupés dans plusieurs zones du pays, sous le contrôle de la force publique "pour assurer les garanties de sécurité adéquates", avant leur réintégration dans la vie civile. Les "paras" - surnom de ces milices en Colombie - sont réputés pour leurs massacres collectifs de paysans accusés de complicité avec la guérilla, et n'ont cessé de se renforcer au cours des dernières années, pour atteindre le chiffre de 13.000 hommes en arme. Il reste deux inconnues: le sort des leaders paramilitaires d'une part, et l'attitude de la guérilla.Carlos Castano et Salvatore Mancuso font en effet l'objet d'une demande d'extradition, pour trafic de drogue, de la part des Etats-Unis, et une telle épée de Damoclès sur leurs têtes pourrait mettre en danger la finalisation de l'accord intervenu mardi soir, faute d'une solution entre Bogota et Washington. Quant aux FARC, principale guérilla avec 17.000 hommes, elles viennent de réitérer lundi, comme préalable à des pourparlers avec le pouvoir, leur exigence d'une démilitarisation des départements du Putumayo et du Caqueta dans le sud pour y tenir un tel dialogue.Le pouvoir a une fois de plus rejeté
une telle option, qualifiée "d'illusion qui ne se concrétisera
jamais" par le général Jorge Mora, commandant des Forces armées.
(Yahoo : 16/07/03
: Dans El
Caribe, un journal de Saint Domingue (Republique
Dominicaine) une interview de Mélanie Delloye, la fille d'Ingrid (El
Caribe : : 15/07/03 : Les Farc ont signalé lundi qu'ils pourraient être prêts à conclure un accord humanitaire pour les otages, mais maintiennent leur position qui demande qu'une région à déterminer, dans le sud de la Colombie, soit démilitarisée pour conclure cet accord. Le gouvernement de la Colombie a fortement repoussé de tels appels de démilitarisation des Farc dans le passé. Les Farc ont indiqué qu'ils avaient entendu l'appel des partis politiques, de l'église catholique, des gouvernements étrangers et du grand public, qui tous veulent voir se réaliser une libération des otages. Les Farc détiennent environ 800 otages en plus d'Ingrid Betancourt - parmi eux, des soldats, des sénateurs, des maires et quelques citoyens des USA. Le gouvernement détient environ 600
membres des Farc dans ses prisons. (News24.com :
14/07/03 : Yolanda
Pulecio, la
mère d'Ingrid Betancourt, a reçu les insignes de chevalier de la Légion
d'honneur
13/07/03 : Le président colombien, Alvaro Uribe, a déclaré dans une entrevue avec la presse brésilienne qu'il n'existait pas de possibilité de dialogue sérieux avec les Farc, et que la guérilla devra être vaincue "militairement". Selon Uribe, "beaucoup de gens ont déjà essayé le chemin du dialogue avec d'autres groupes partisans et il y a eu de bons résultats. Toutefois, avec les Farc, il n'existe pas de possibilités de négociation... Pastrana a travaillé avec bonne foi et beaucoup de patriotisme" a-t-il ajouté, "mais les Farc l'ont payé avec de la fausse monnaie". Bien qu'il ne croie pas dans une issue pacifique, Uribe a toutefois déclaré que "le jour où les guérillas voudront dialoguer, ils nous trouveront... mais pour le moment, ce qui faut faire c'est les combattre pour les vaincre". Il a insisté sur le fait que les
Farc avaient perdu tout le contenu idéologique qu'elles avaient dans leurs débuts, il y a 50 ans. "Maintenant, ce ne sont plus que des terroristes liés à la maffia de la drogue... Ils ne combattent pas pour résoudre des problèmes sociaux. En réalité, avec leurs attaques et leurs kidnappings ils créent davantage de pauvreté ", a déclaré
Uribe, dont le père, faut-il le rappeler, a été assassiné par la guérilla
(El Colombiano : 12/07/03 : Le Procureur général de Colombie a ordonné vendredi l'arrestation d'un maire accusé d'avoir engagé des paramilitaires pour assassiner un journaliste : Colombia to arrest mayor for killing reporter Reuters AlertNet, UK
11/07/03 :
Les Farc ont restitué un
enfant qui avait été kidnappé par des délinquants communs.
Paul Enrique Tonguino, 10 ans, a été rendu à ses parents dans la
zone montagneuse de Palmira. Il avait été enlevé par quatre délinquants
alors qu'il se rendait à l'école. Les guérilleros du Farc ont
déclaré qu'ils avaient poursuivi la voiture et fait exploser un
pneu. Un de ravisseurs a été arrêté par les insurgés. "Ils
ont donné une veste au gamin parce qu'il faisait froid et ils lui ont
acheté un inhalateur, parce qu'il souffrait de bronchite" a dit
sa mère, qui a voulu leur restituer le prix du médicament; les FARC
ont refusé de recevoir l'argent.
(El Tiempo :
10/07/03 :
Le ministre français de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy, effectuera
à partir de lundi une visite de trois jours en Colombie. Il se
rendra à Bogota et à Medellin pour "aborder la lutte contre
le trafic de drogue"; il sera reçu par le président Alvaro
Uribe Velez et rencontrera également son homologue Fernando Londono
et la ministre colombienne de la Défense, Marta-Lucia Ramirez de
Ricon (Yahoo : 09/07/03 : (exceptionnellement, une nouvelle qui sort du cadre habituel de cette page d'information) Victor Hugo Pena, de l'équipe US Postal, est le premier coureur Colombien de l'histoire à porter le maillot jaune ! 09/07/03 : Aux USA, le Département d'Etat déclare que la Colombie remplit les conditions définies par les ETATS-UNIS pour le respect des droits de l'homme. Cela déclenche le versement de $31,6 millions d'aide aux militaires colombiens. Les groupes de droits de l'homme ont immédiatement critiqué cette décision, rappelant que les militaires colombiens n'ont pas rempli leurs obligations - entre autre celle de poursuivre les officiers accusés des violations de droits de l'homme, ou de casser les liens qui les unissent aux groupes paramilitaires dans le pays. "il est scandaleux que les ETATS-UNIS, qui ont mis les groupes rebelles armés et les forces paramilitaires dans la liste des organisations terroristes, refusent de voir les abus flagrants de droits de l'homme qui gangrènent la société colombienne," a dit William Schulz, directeur exécutif international d'Amnesty International. ``L'année dernière, plus de 4.000 civils ont été assassinés pour les raisons politiques, au moins 500 ont disparu et plus de 400.000 ont été déplacés par la force" a dit Schulz.. "Alors que les forces armées sont responsables
d'une grande partie de la violence, on ne peut pas ignorer la participation des forces
paramilitaires qui fonctionnent souvent en connivence avec les militaires colombiens,
ce qui fait de ces groupes les bénéficiaires fortuits de notre
soutien financier (The
Guardian :
08/07/03 :
Le Conseil National Électoral (CNE) a décidé de maintenir la personnalité juridique au Parti Oxygeno Verde ainsi qu'à 14 autres petits partis sans représentation au Congrès, au moins jusqu'au 2006. Le président du CNE, Guillermo Reyes, a soutenu que "changer les règles du jeu en plein processus électoral violerait les principes constitutionnels et les traités internationaux". Il a ajouté que prendre une décision aussi préjudiciable aux partis minoritaires serait aller à l'encontre de la loi.
(El Tiempo : 07/07/03 : Aujourd'hui, 500ème jour de captivité pour Ingrid et Clara... et toujours aucune nouvelle ! On ne sait pas où elles se trouve ni dans quelles conditions elles sont détenues; mais on peut imaginer qu'elles ne sont guerre différentes de celles d'autres otages, comme le montre le journal "El Colombiano dans : "reportajes grafico", el horror del sequestro. 07/07/03 :
Amnesty International demande que l'aide fournie par l'Union
Européenne ne tombe pas entre les mains de la guérilla ou des
paramilitaires. "La raison principale pour laquelle les groupes
paramilitaires peuvent continuer leur offensive caractérisée par des violations
continuelles des droits de l'homme, est qu'ils obtiennent
l'appui et le soutien des forces de sécurité qui opèrent fréquemment
en coordination avec elles", a expliqué AI dans son rapport. En outre
AI demande aux quinze Etats membres qu'ils cessent de fournir de l'aide militaire en Colombie,
étant donné le manque d'application par le gouvernement des recommandations des Nations Unies,
ce qui probablement exacerbe la crise dans le domaine des droits de l'homme ". Au gouvernement colombien, AI demande
avec insistance qu' "ils appliquent complètement les recommandations de
l'Onu sur les droits de l'homme"
(El Tiempo : 06/07/03 : L'Union Européenne vient de conclure le projet pour un second "laboratoire de paix" en Colombie. Ce "laboratoire" sera un programme de développement intégral dans trois régions du pays et coûtera quelque 30 millions d'EUROs. Quatre experts de la Commission Européenne ont visité la Colombie en juin, en mission exploratoire, et présenteront "au début de la prochaine semaine" à Bruxelles le projet final qui devrait être approuvé par les Quinze avant la fin de l'année - "si sa mise en marche est possible". Le projet veut stimuler des zones de paix, et sera mis en marche simultanément dans les départements du Cauca et de Nariño (sud-ouest), d'Antioquia et de Nord-Santander (nord), dans un total de 80 communes proposées par le gouvernement colombien, qui devra co-financer le projet. Ce second programme est du type qui est fonctionne déjà dans le Magdalena Moyen (nord); il inclura des initiatives institutionnelles, sociales et de développement économique, des propositions par la société civile et par les autorités locales. Il comprend entre autres le développement alternatif pour remplacer les cultures illicites et l'utilisation de ressources naturelles "en promouvant une plus grande justice sociale", selon un communiqué de la Commission. Le projet veut favoriser la coexistence et la construction de la paix, le renforcement des institutions locales, la participation des citoyens, l'appui des réseaux e la société civile et la reconstruction du tissu social. Les régions choisies sur proposition du gouvernement colombien sont des zones de conflit et de culture de coca ainsi que de déplacements forcés, surtout dans le sud, tandis que dans le nord elles coïncident avec les deux ex zones de "réadaptation sous contrôle militaire". Selon la Commission "il n'est pas facile de trouver les contreparties qui reviennent à nos critères" pour mettre en marche le laboratoire de paix, puisque
" les organisations impliquées doivent être neutres dans le conflit armé et avoir en outre
une bonne capacité de gestion administrative et financière". (El Tiempo :
04/07/03 :
Les FARC ont enlevé quatre membres de l' ONG "Manos por
Colombia" (Des mains pour la Colombie), dont son président
suisse, et frappé avec une moto piégée, faisant un mort et dix
blessés. La nouvelle a été connue mercredi au moment où était
commis un attentat à la moto piégée, également attribué par les
autorités aux FARC, dans le centre d'Isnos, à 350 km au sud de
Bogota, avec pour bilan un mort, un sergent de la police, et dix blessés,
dont neuf civils et un agent de police. (Yahoo : 03/07/03 : Le ministre des Affaires étrangères, M. Dominique de Villepin recevra ce jeudi 3 juillet, son homologue colombienne, Mme Carolina Barco, pour un petit déjeuner de travail. Au cours de leur entretien, les ministres aborderont tout d'abord la situation actuelle de la Colombie ainsi que les relations entre les deux pays. A ce titre, le sort de Mme Ingrid Bétancourt, otage de la guérilla des FARC depuis le 23 février 2002, sera évoqué. Les ministres examineront par ailleurs la coopération internationale, en particulier dans la perspective de la prochaine conférence des donateurs à l'automne, ainsi que les principales questions régionales (diplomatie-actualités)
02/0703 : La
Colombie, principale victime des représailles américaines
: Pour avoir refusé de signer
un accord de non-extradition des Américains devant la Cour pénale
internationale (CPI), la Colombie est devenue ce mardi l'une des
principales victimes des représailles de Washington, avec la
suspension d'une aide militaire de 5 millions de dollars (Yahoo :
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