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31/01/03 : Le kidnapping
d'enfants augmente en Colombie. L'ONG
colombienne Pais Libre publie un rapport qui
montre que le nombre d'enlèvements en 2002,
quoique très légèrement inférieur à 2001,
est encore très élevé, avec un enlèvement
TOUTES LES TROIS HEURES ! Plus inquiétant : le
nombre croissant d'enlèvement de mineurs : 384
en 2002, soit en moyenne UN PAR JOUR ! Dans
pratiquement tous les cas, il s'agit d'obtenir
une rançon.
L'industrie
du kidnapping rapporte à ses auteurs des
centaines de millions de dollar chaque année.
Les auteurs ? bien sur la guérilla, qui se sert
de cet argent pour financer sa lutte contre le
pouvoir - mais aussi de nombreuses bandes
de délinquants "ordinaires" - qui
d'ailleurs "revendent" souvent leurs
victimes à une ou l'autre guérilla. Une de ces
bandes a été démantelée l'année passée - un
grand nombre de ses membres étaient des
policiers. Les paramilitaires font aussi partie
des auteurs "connus" d'enlèvement; et
dans 2541 cas les auteurs n'ont jamais été
identifiés.
Un
chiffre encourageant quand même : le nombre
croissant de cas où les brigades spéciales (les
"gaula") ont réussi à délivrer des
victimes d'enlèvement. Par contre d'autres
chiffres font froid dans le dos : l'année passée,
soixante-deux personnes sont mortes en captivité,
parce que la rançon n'avait pas été payée. (BBC
: ) (Terra : ).
30/01/03 : Dans une note
officielle, l'ELN demande une commission
humanitaire pour la libération des journalistes
étrangers qu'ils détiennent depuis le 21
janvier. Ils demandent que fassent partie de
cette commission le Défenseur de la Cité, le
Procureur et la Croix-Rouge Internationale, afin
que tous soient au courant de ce qui se passe réellement
dans la région. L'ELN accuse les Forces Spéciales
de l'armée de tout mettre en oeuvre pour
justifier une intervention par la force, plutôt
que par la négociation (El Tiempo : ).
29/01/03 : La libération
imminente des deux journalistes du quotidien
américain Los Angeles Times, l'Américain Scott
Dalton et la Britannique Ruth Morris, enlevés
par l'ELN le 21 janvier dans le Nord-Est de la
Colombie - région où se trouvent les richesses
pétrolières du pays, a été annoncée mardi
par le chef militaire de cette guérilla, Antonio
Garcia. Par ailleurs, les FARC annoncent la libération
de 5 journalistes de la télévision RCN, qu'ils
avaient capturés il y a quelques jours dans la même
région
(Yahoo
: ) (El Tiempo : ) (Reuters : ) (Miami Herald : ) (RCN : )
28/01/03 : Juan Carlos
Lecompte a participé à la première mondiale du
film documentaire MISSING PEACE, présenté au
Slamdance Festival de Park City (Utah). Le film y
a obtenu le prix du public : l' "audience
award for best feature". Le film raconte
l'histoire extraordinaire de la vie de son épouse
Ingrid Betancourt, son enlèvement, et la
recherche désespérée de sa famille pour la libérer
et pour continuer sa campagne électorale.
Juan
Carlos a déclaré à cette occasion qu'il
croyait que "le Président Alvaro Uribe écoutera
le gouvernement des Etats-Unis. J'espère que ce
film apportera l'attention aux USA sur la lutte
d'Ingrid et de tous les Colombiens. J'espère que
les américains se renseigneront sur Ingrid et écriront
à leurs représentants au Congrès pour que les
Etats-Unis exercent une pression politique sur
Uribe pour sa libération." Depuis son arrivée
à Park City le dimanche 19 janvier, Juan Carlos
Lecompte rencontré la presse - dont CNN,
Telemundo, et un grand nombre de médias régionaux
et locaux en anglais et en espagnol. (IndieWIRE) (Calendar
Live) (SlamDance.com)
27/01/03 : On apprend à
l'instant qu'un attentat attribué aux FARC vient
de frapper le maire de San Vincente Del Caguan
Nestor Leon Ramirez, ami d'Ingrid Betancourt et
membre de son parti Oxygeno Verde. Sa maison
a été dynamitée, et les dégâts matériels
sont très important. Heureusement ni le maire ni
sa famille n'ont été blessés - Nestor Léon était
alors à Florencia (Caqueta). Mais on ne sait pas
en ce moment s'il y a des blessés dans le
voisinage.
Ce genre
d'attentat est malheureusement monnaye courante
en Colombie, et spécialement dans cette région,
l'ancienne "zone de distention". Déjà
le 11 juillet 2002 on apprenait l'assassinat dans
cette ville de Gould Portneur Horvew, l'épouse
du maire " mandaté " Noé Ortega. Le
maire mandaté est un fonctionnaire désigné par
le maire élu pour le remplacer en son absence.
On se souvient qu'à San Vincente, alors capitale
de la " zone de détente " des Farc,
les électeurs avaient désigné comme maire, en
octobre 2001, Nestor Leon Ramirez, ami d'Ingrid
Betancourt et membre de son parti Oxygeno Verde.
Nestor Leon avait enclenché à San Vicente un
processus de budget participatif à la Porto
Alegre, et développé infrastructures et
services publics.
Après la réoccupation en février 2002 de la
zone par l'armée (et la destruction par
l'aviation desdites infrastructures), les FARC
avaient ordonné à tous les maires de Colombie
de démissionner sous peine de mort. Nestor Leon
s'était alors réfugié à Bogota où il
travailla à Fondo Paz, après avoir mandaté Noé
Ortega pour le remplacer à San Vincente. Mais
les FARC décidèrent par la suite d'assassiner
aussi les fonctionnaires territoriaux, y compris
ceux des services publics, qui ne démissionneraient
pas ! San Vincente est depuis lors un chaos où
s'entassent les ordures non ramassées. On estime
que ce chaos, qui frappe durement la population
civile, s'étend maintenant à 25% du territoire
de la Colombie.
C'est à San Vincente Del Caguan que se rendait
Ingrid le 23 février, lorsqu'elle fut capturée
par les FARC. Voici pourquoi Ingrid tenait tant
à s'y rendre (propos tenus le 22 février) :
"Je
vais à San Vicente del Caguán pour exiger
des garanties pour la population civile de la
zone, et pour montrer à la population de San
Vicente que je tiens mon engagement d'être
avec eux dans les bons et les mauvais
moments, engagement formulé en octobre
dernier lorsque Néstor León Ramírez, du
parti Oxygeno Verde, a été élu maire de la
ville. San Vicente, et toutes les communautés
de la zone démilitarisée, ont joué un rôle
important pour la paix, en acceptant que leur
territoire soit transformé en laboratoire de
la Paix; C'est maintenant au tour de tous les
Colombiens d'agir pour que cette région ne
devienne pas une terre où règnent barbarie
et terreur."
26/01/03 : Le Haut
Commissariat aux réfugiés des Nations Unies (UNHCR)
indique que des centaines d'indiens de Panamania
ont dû fuir leurs villages suite à des attaques
cette semaine par les paramilitaries colombiens
: 472 autochtones y compris 324 enfants ont
demandé à Boca de Cupe, dans la région
centrale de Darien du Panama. Quatre chefs indigènes
de la communauté ont été tués pendant
l'attaque, et trois journalistes étrangers ont
été enlevés. Les journalistes ont depuis été
libérés. Le Panama accueille en ce moment 1.515
réfugiés et personnes enregistrées sous un
statut humanitaire spécial de protection, bon
nombre d'entre eux dans la région de Darien. La
plupart d'entre eux sont des citoyens colombiens.
(UNHCR : ) (Voice Of America : ) (Listen
to Lisa Schlein's report in RealAudio : ) (Anncol : )
25/01/03 : L'enlèvement de
deux journalistes du Los Angeles Times par la guérilla
de l'ELN provoque une vive émotion en Colombie
et à l'étranger. Dans son rapport, une
mission d'enquête internationale revient sur les
menaces, pressions et entraves auxquelles sont
soumis journalistes et médias dans le département
d'Arauca (Nord-Est). Elle dénonce tant les
agissements contre la presse des guérillas et
groupes paramilitaires que "le contrôle
constant exercé par l'armée sur les
informations diffusées par la presse locale".
"Invités à évaluer le degré de respect
de la liberté de la presse dans leur région,
sur une échelle de 1 à 10 (où 10 représente
un respect total), les journalistes d'Arauca lui
octroient un 4", conclut le rapport.
Avec
114 journalistes tués depuis 1989, la Colombie
est un des pays les plus dangereux du monde pour
les membres de cette profession. 97 pour cent de
ces crimes sont restés impunis. Cette année
encore, le bilan de la répression de la liberté
de la presse est lourd : trois journalistes
et un collaborateur des médias tués, huit
journalistes exilés, six agressés, et dix-neuf
menacés. Un bilan qui est loin d'être exhaustif
dans la mesure où, par crainte de représailles,
les journalistes préfèrent souvent ne rien dire
des menaces qu'ils reçoivent.
Les
atteintes à la liberté d'expression sont le
fait à la fois des membres de l'armée, de la guérilla
et des groupes paramilitaires.
La
liberté de la presse souffre tout d'abord du
conflit qui oppose les paramilitaires de l'AUC
aux FARC et à l'ELN. Cette guerre est également
une guerre de l'information. "Je ne peux pas
accepter que le journalisme devienne une arme au
service de l'un des acteurs du conflit", a
expliqué Carlos Castaño, le chef des AUC, pour
justifier les assassinats de journalistes. l'AUC
est aujourd'hui l'organisation la plus dangereuse
pour les professionnels de l'information. Mais
les groupes de Manuel Marulanda, le leader des
FARC, et de Nicolas Rodríguez Bautista, chef
militaire de l'ELN, ont également déclaré
"objectifs militaires" les
professionnels de l'information. En février, le
chef de l'ELN a justifié les enlèvements de
journalistes par la discrimination dont il
affirme que son groupe serait victime dans les médias.
En dehors des groupes armés, les mafias, les
fonctionnaires ou les membres des forces de
l'ordre sont aussi les auteurs de violences
contre les médias. Dans la province du Caqueta,
l'assassinat de José Duviel Vásquez aurait été
commandité par le gouverneur du département
dont le journaliste dénonçait les malversations
supposées. La répétition des violences contre
la presse est rendue possible par l'impunité
dont bénéficient leurs auteurs- impunité
qui dépasse les 95 % (Yahoo : ) (Hindustan Times : ) (Reporters sans frontières : )
24/01/03 : Chaque année depuis 1990, le
Mémorial de Caen, un musée pour la paix, le Barreau et la
Ville de Caen organisent un Concours international de
Plaidoiries. Des avocats venus du monde entier représentant
plus de 50 nationalités se retrouvent au Mémorial pour
dénoncer un cas particulier de violation des droits de l’homme.
Cette année, un avocat bordelais y assurera la défense de la
cause d'Ingrid Betancourt.
Olivier Roquain a été « touché
et bouleversé » par le témoignage d'Ingrid, «
la Rage au coeur ». Lorsqu'il a postulé au
Concours international, il a tout de suite pensé
à elle. Il reconnait humblement n'avoir,
auparavant, pas su grand-chose de la Colombie. A
Bordeaux, il a bénéficié du témoignage du bâtonnier
Yves Delavallade qui s'y était rendu au nom
d'Avocats sans frontières, ou encore de
l'atelier sur l'Amérique centrale au congrès
national de l'association, en octobre (Sud-Ouest ) (Mémorial de Caen : )
24/01/03 : Un photographe
américain et un journaliste britannique, tous
les deux en reportage pour le quotidien "Los
Angeles Times", ont été enlevés par des
membres de l'Armée de libération nationale (ELN).
Les deux
journalistes ont été enlevés mardi au niveau
d'un barrage installé par les rebelles sur une
route au sud de la ville de Saravena, dans l'Etat
d'Arauca, à 330 kilomètres de la capitale
Bogota, une des régions les plus violentes de
Colombie. Le chauffeur du taxi a déclaré qu'ils
étaient enlevés après avoir pénétré dans un
secteur contrôlé par l'ELN sans leur permission.
Les rebelles ont fait savoir qu'il étaient
"prêts à garantir la vie et la sécurité
des journalistes" et que les otages seraient
remis à la Croix Rouge d'ici un jour ou deux;
ils n'ont fait aucune demande de rançon. L'ex-procureur
Jaime Bernal Cuéllar a déclaré qu'un accord
humanitaire allait intervenir pour permettre leur
libération (Yahoo : ) (El Tiempo : ) (ABC News ).
23/01/03 : Les négociations
entre les organisations paramilitaires d'extrème-droite
et le gouvernement ont officiellement débuté.
Les délégués des deux parties se sont rencontrés
dans un endroit tenu secret dans le Nord du pays,
en présence des évêques catholiques qui
avaient oeuvré pour cette rencontre. La
discussion concernera la démobilisation des 10.000
membres de cette organisation, la libération des
otages encore détenus, la fin du recrutement
d'enfants-soldats et le retour des personnes déplacées
par force.
C'est
la première fois que des négociations sont
organisées avec les paramilitaires, accusés de
terrorisme, de trafic de drogue, d'assassinats de
leaders syndicaux, de fermiers et de membres
d'organisations de défense des Droits
Humains (Yahoo : ) (El Tiempo : ).
Des négociations
ont également repris dans la prison d'Itagüi,
près de Medellin, entre des dirigeants emprisonnés
de l'ELN et des émissaires du gouvernement.
Aucun changement par contre dans la position du
président Uribe, dont les familles des kidnappés
attendent toujours qu'il accepte le principe de
pareilles négociations avec les FARC (El Tiempo
: )
22/01/03 : Environ 12.000
enfants dans le Nord d la Colombie n'ont pas pu
commencer l'année scolaire ce lundi à cause des
intimidations et des meurtres de professeurs perpétrés
par les groupes armés irréguliers, ainsi qu'à
cause de la destruction de plusieurs écoles.
125
écoles ont dû être fermées en décembre dans
le Nord du Bolivar, à cause des combats qui se déroulent
dans cette région entre la guérilla et les
paramilitaires. " Les guérilleros, les
paramilitaires et l'armée font du prosélytisme
politique basé sur la terreur'', a déclaré
Fabio Zapata, le secrétaire technique de la
commission de droits de l'homme du syndicat des
enseignants colombiens FECODE. "L'année
dernière, près de 290.000 enfants -- soit 3,6
pour cent des écoliers du primaire dans le système
d'éducation publique -- ont dû quitter l'école
temporairement ou de manière permanente, dû au
déplacement forcé de 2.900 professeurs", a-t-il
ajouté. "En 2002, 82 professeurs et autres
employés des écoles officielles ont été tués,
deux fois plus qu'en 2001. En outre, plus de 100
écoles ont été détruites lors d'attaques par
des groupes armés".
Plusieurs
professeurs ont été tués devant leurs étudiants
ou même devant leurs propres enfants, avec les
dommages psychologiques irréparables que l'on
peut imaginer. Il faut ajouter à cela le fait
que les écoliers ont été laissés sans
possibilité de continuer leurs études, parce
que les professeurs assassinés ne sont pas
remplacés.
Dans 95 pour cent
des cas, les responsables de ces atrocités sont
les groupes paramilitaires; dans 5 pour cent ce
sont FARC. L'armée a également participé au
problème, en installant ses installations ou ses
postes de commandement tout près des écoles;
dans quelques régions celles-ci sont fréquemment
employées comme des "boucliers humain"
par les militaires, a ajouté Zapata (Interpress Service News ).
21/01/03 : La famille d'Ingrid dément
les informations publiées aujourd'hui par un
journal de Miami, qui annonce qu'Ingrid aurait
des problèmes de santé à cause d'une grève de
la faim qu'elle aurait faite durant sa captivité.
Beaucoup de rumeurs de toutes sortes circulent périodiquement
en Colombie sur la situation de séquestrés -
Ingrid ou d'autres. Celle-ci semble complètement
infondée, et Yolanda Pulecio n'a fait de déclarations
dans ce sens à aucun journaliste (El Nuevo
Herald - Miami : )
20/01/03 : Une crise humanitaire
: Pour la première fois, le président colombien
reconnaît publiquement que le pays souffre d'une
crise humanitaire. Le président Uribe a proposé
au Commissaire aux Droits Humains des Nations
Unies, dont le mandat est normalement renouvelé
pour un an, de rester en fonctions jusqu'en 2006.
Cette
reconnaissance officielle de la gravité de la
situation confirme le rapport récent de Human
Rights Watch. La situation est en effet assez
catastrophique dans le pays : entre janvier et
septembre 2002, 350.000 personnes se sont ajoutées
aux deux millions de personnes déplacées de
force; dans la même période il y a eu 28.230
homicides, soit 400 de plus que durant toute
l'année 2001; entre 4 et 5.000 sont directement
liés au conflit armé. Il y a eu 112 massacres
qui ont fait 666 morts - une légère diminution
par rapport à 185 avec 1.039 morts en 2001; la
plupart ont été perpétrés par les
paramilitaires d'extrème-droite. Sans parler
d'une cinquantaine d'attaques à la bombe, ni des
6.000 enfants-soldats recrutés par les groupes
armés. Bien que les paramilitaires soient le
plus souvent responsables des atteintes aux
Droits Humains, ils jouissent encore d'une espèce
d'impunité dans beaucoup de juridictions.
Tout
cela dans un pays où 11 millions de personnes (plus
du quart de la population) doivent vivre avec
moins d'un dollar par jour, et ou les ONG qui
osent défendre les Droits Humains sont parfois
assimilées par les autorités à des terroristes
- et dont les dirigeants risquent bien souvent d'être
assassinés.
La
reconnaissance du problème par le Président
n'est qu'un premier pas. Ce n'est pas de
nouvelles normes dont les Droits Humains ont
besoin en Colombie; c'est d'actions concrètes du
Gouvernement, et des budgets nécessaires
pour les mener à bien (El Tiempo : )
19/01/03 : Les familles de
soldats et des politiciens séquestrés par les
FARC déclarent qu'elles acceptent que l'ONU
soit garante des négociations et réclament du
gouvernement qu'il désigne immédiatement les
personnalités autorisées à négocier. Ils
demandent aux FARC de se mettre à la table des négociations.
Les familles reconnaissent que le gouvernement a
montré des signes de sa volonté de négocier,
et exigent que les deux parties se rencontrent
maintenant face à face. "Le calvaire a
assez duré", déclarent-elles; "tous
ces atermoiements sont en train de tuer nos
parents séquestrés" (El Tiempo : )
18/01/03 : l'Ambassadeur Anne
Patterson des ETATS-UNIS a rendu visite ce
vendredi au commandant des forces spéciales américaine,
dans l'aéroport d' une base colombienne près de
la ville d'Arauca. Elle a voyagé en hélicoptère,
en raison du risque d'attaques sur le réseau
routier. Le ministre colombien de la Défense
Martha Lucia Ramirez de la défense a dit que
l'intervention prolongée des USA "rendrait
nos actions contre les groupes insurgés beaucoup
plus efficaces et nous permettrait d'obtenir le résultat
que nous voulons, qui doit frapper ces groupes très
durement" (Newsdays ) (BBC ) (Terra : ) (El Tiempo : ) (Yahoo : )
17/01/03 : Une force spéciale
de "bérets verts" américains arrive
en Colombie : quelques douzaines de membres
des 7èmes "Special Force" sont arrivée
cette semaine pour former les troupes de l'armée
colombienne à pour protéger une canalisation de
pétrole contre des attaques rebelles.
L'administration de G. W. Bush, avec
l'approbation du congrès des ETATS-UNIS, a décidé
que l'aide militaire des ETATS-UNIS devrait
augmenter pour aider l'armée colombienne à
combattre la guérilla.
Environ 60 instructeurs américains sont déjà
arrivés au début de la semaine, rejoignant une
dizaine d'autres qui sont déjà en fonction dans
l'état d'Arauca, sur la frontière orientale de
la Colombie avec le Venezuela, région riche en pétrole.
Les instructeurs américains, basés au fort
Bragg, N.c., doivent former les deux brigades
colombiennes qui protègent un oléoduc qui
achemine vers un dépôt en bord de la mer la
production de pétrole de la firme Occidental
Petroleum, basée à Los Angeles (Newsdays ) (Yahoo : )
L'oléoduc
"Colombia" : construit à la
fin des années 80; 480 kilomètres de
pipelines assurent l'acheminement de l'or
noir des gisements de Vasconia jusqu'à
Covenas sur la côte atlantique. De là, le pétrole
est embarqué pour les USA, qui sont le
principal importateur du brut colombien. Ce
pays est en effet le septième fournisseur de
pétrole vers les Etats-Unis. Avec ses
voisins vénézuélien et équatorien, ils
livrent plus de brut que l'ensemble des pays
du Golfe persique. En 1991, la production
annuelle de pétrole en Colombie atteignait
60 millions de barils et le pays signait 22
nouveaux contrats avec autant de compagnies
étrangères. En 1994 la Empresa Colombiana
de Petroleos (Ecopetrol) s'associait à des
groupes multinationaux pour donner naissance
à un nouveau cartel d'exploitants:
l'Oleuducto Central S.A. (Ocensa). Les firmes
Total, British Petroleum, Triton,
Enbridge Inc, constituaient les
principaux actionnaires de Ocensa.
L'Ecopetrol colombienne en contrôle 33%,
tandis que les multinationales étrangères
possèdent 67% des parts de Ocensa.
16/01/03 : Le président Uribe
demande aux USA d'appliquer pour la Colombie les
mêmes solutions que pour l'Irak et propose
la mise sur pied d'une force multinationale -
navale et aérienne - qui pourrait être composée
d'unités européennes, latino-américaines, et
américaines. D'après le président : "les
groupes insurrectionnels en Colombie vont à long
terme devenir plus dangereux que l'actuel
gouvernement de l'Irak, et une plus grande menace
pour l'humanité"
Dans le cadre du
Plan Colombie, les États-Unis ont déjà fourni
à Bogota une aide de 2 milliards de dollars
depuis 2000 destinée - officiellement - à éradiquer,
par fumigations aériennes d'herbicides, 144.000
hectares de coca, matière première de la cocaïne.
Cette aide américaine s'est étendue depuis
juillet dernier à la lutte contre la guérilla,
dans un pays où la guerre civile a déjà fait
plus de 200.000 morts depuis 1964, avec une
moyenne de 3.000 enlèvements par an.
En dépit - ou à
cause ? - de cette implication grandissante des
États-Unis, les FARC continuent de frapper sans
relâche : un attentat à la voiture piégée,
attribué par la justice à cette guérilla, a
fait quatre morts et 27 blessés ce jeudi matin
à Medellin (Terra : ) (Reuters ) (Yahoo : )
A noter, puisque
le président Uribe justifie sa demande par la
"lutte contre la drogue", l'opinion du philosophe
et mathématicien américain Noam Chomsky
:
"
Le trafic de drogues ne préoccupe pas vraiment les
États-Unis Ou plutôt, les États-Unis ont un problème
interne avec l’usage de substances dangereuses. Et la plus
dangereuse d'entre elles est de loin le tabac. La deuxième
serait l’alcool et après, beaucoup moins significative,
la cocaïne. En plus, je voudrais dire que tout le monde
sait comment enrayer ce problème. Prenons le cas du tabac,
qui est le plus grave : aujourd’hui il y a environ un
demi-million de morts chaque année dues à sa consommation;
on n'a pas essayé de résoudre le problème en procédant
à la fumigation des cultures de tabac en Caroline du Nord,
ni en envoyant des escadrons paramilitaires pour assassiner
des leaders syndicaux. On s'attaque au problème avec des
programmes d'éducation et de prévention."
(El Espectador : )
15/01/03 : C'est aujourd'hui
mercredi. A Medellin, c'est le jour où, depuis
près de quatre ans, quelques mères et épouses
de disparus se réunissent sur les marches de l'église
de la Candelaria, au centre de la ville. (...lire
la suite : "Les Mères de la
Candaleria" )
14/01/03 : Les USA arrêtent
leur assistance à une unité des Forces Aériennes
Colombiennes qui est suspectée dans le massacre
de 17 civils il y a plus de quatre ans. Cette
unité combattait des rebelles près de la ville
de Santo Domingo en décembre 1998 où une bombe
a tué ces civils. L'Armée de l'Air a prétendu
qu'il sagissait d'un attentat à la voiture piégée,
mais l'analyse ldu FBI a démontré que les
shrapnels venaient d'une bombe à fragmentation
semblable à celles utilisées par l'armée de
l'air. Les résidents de Santo Domingo ont affirmé
avoir été bombardés par la voie des airs.
Trois
citoyens des ETATS-UNIS sont accusés d'avoir
indiqué exactement les cibles à bombarder. Un
des pilotes était apparemment un membre actif de
la garde côtière des ETATS-UNIS. Ces hommes
avaient travaillé pour une compagnie basée en
Floride, qui fournissait des services aériens
aux compagnies pétrolières américaines situées
dans la région. Seule l'unité en question est
affectée par ces mesures; les Etats-Unis
continuent à supporter massivement l'armée
colombienne (presque $2 milliards en trois dernières
années, pratiquement tout en aide militaire) (Yahoo
: ) (Terra : ) (Reuters  ) (yahoo )
14/01/03 : Selon Human Rights
Watch, le conflit armé et la crise humanitaire
s'aggravent en Colombie. Le rapport critique
fortement la tolérance du gouvernement envers
les activités des groupes paramilitaires d'extrème-droite,
et font état de nombreuses informations crédibles
qui démontrent une collaboration sur le terrain
entre ces organisations et l'armée colombienne.
Le rapport critique également la décision du président
Uribe de donner des armes à 15.000 paysans pour
en faire des forces auxiliaires de l'armée.
La
Colombie, avec 16 militants assassinés en 2002,
reste le pays le plus dangereux pour les défenseurs
des Droits de l'Homme (El Tiempo : )
13/01/03 : L'ELN exclut des négociations
avec le Pouvoir Exécutif pour arriver à une
paix négociée. Le mouvement de guerilla se
dit prêt à discuter avec divers interlocuteurs
sociaux ou gouvernementaux mais, d'après l'ELN :
"Le président a fermé les portes à une
issue négociée du conflit; sa politique est une
politique militaire; c'est lui qui a mis fin aux
conditions qui permettaient aux Gouverneurs de
Province de négocier avec la guérilla, pour
donner la préférence à des discussions avec
les paramilitaires." (El Tiempo : )
12/01/03 : Dans l'Est de la
province d'Antoquia : en cinq ans, la moitié de
la population a disparu. C'est un des problèmes problème
les plus préoccupants là-bas : celui des personnes déplacées
de force. Les groupes illégaux exercent de fortes pressions sur
le peuple pour qu’il abandonne ses terres, et les paysans s’en
vont de peur d’une attaque, d’un affrontement ou d’une
balle perdue. La mort récente de cinq chauffeurs est le
résultat de la pression de ces groupes illégaux. D’un côté
la guerrilla les a obligeaient à remplir leur service, d’un
autre côté, les autodéfenses exigeaient qu’ils partent (El
Colombiano : )
11/01/03 : Le 20 Janvier 2003,
Juan Carlos Lecompte tiendra sa campagne à Park
City, Utah, au Slamdance Film Festival, et
participera à la première mondiale du film
documentaire MISSING PEACE, qui raconte
l'histoire extraordinaire de la vie de son épouse
Ingrid Betancourt, son enlèvement, et la
recherche désespérée de sa famille pour la libérer
et pour continuer sa campagne électorale (plus
d'info : ) (Salt Lake Tribune : ) (Le film : )
10/01/03 : Le ministre de la Défense,
Martha Lucia Ramirez, a confirmé que la France
avait proposé d'accueillir les guerilleros des
FARC qui seraient libérés suite à un éventuel
accord humanitaire. Ceci confirme les déclarations
faites le 29 novembre dernier par le Ministre des
Affaires Etrangères français Dominique de
Villepin. Elle a ajouté qu'en tous les cas un
pareil accord devrait être négocié via l'ONU -
condition dont on sait que les FARC la rejettent
depuis toujours. Le président Uribe avait
rappelé mercredi son exigence que soient libérés
TOUS les otages et pas seulement le groupe de
politiciens (y compris Ingrid Betancourt), de
soldats et de policiers que proposent les FARC.
Les FARC de leur côté continuent à exiger pour
cet échange une loi à caractère permanent - ce
qui a toujours été refusé par le gouvernement.
Nouvelles déclarations donc mais aucune avancée
: le dialogue de sourds continue... (El
Espectador : )
09/01/03 : La guerre civile
s'installe de plus en plus dans le pays. Près
de Bogota, des rebelles ont pris en embuscade un
convoi de la police, tuant au moins huit agents
et en blessant cinq; 25 policiers répartis dans
deux camions et une motocyclette quittaient la
capitale, lorsqu'ils ont roulé sur des explosifs
placés sur la chaussée. La police accuse les
FARC. Dans l''Est du pays (Araucu, près de la
frontière du Vénézuela), une exploion a tué
trois personne et en a blessé six. La région
est un des endroits les plus dangereux du pays,
avec des installations pétrolières pour la
protection desquelles les USA fournissent une
assistance importante (yahoo ) (FoxNews.com ) (El Tiempo : ).
08/01/03 : "J'ai
modifié maintenant ma position initiale et
j'accepte le principe d'un accord humanitaire,
pourvu que les guérilleros qui sortiraient de
prison ne puissent pas recommencer leurs activités
illégales", a déclaré le Président Uribe
dans une entrevue téléphonique avec la chaîne
de radio RCN.
Les FARC ont kidnappé plus de cinquante
politiciens, ex-ministres, soldats et policiers,
qu'ils veulent échanger contre un demi - millier
de rebelles emprisonnés. Parmi les kidnappés :
Ingrid Betancourt et le gouverneur de la Province
d'Antioquia, Guillermo Gaviria.
Le Président a rappelé qu'il avait proposé la
médiation de l'Organisation des Nations Unies (ONU)
mais que les FARC avaient rejeté cette
initiative. Il a déclaré par contre attendre
des "nouvelles positives" de la réunion
qui aura le prochain week-end entre les
paramilitaires (AUC) et la "commission
exploratoire" nommée en décembre dernier.
Cependant, il a souligné qu'un accord "reste
conditionné à la libération des personnes
qu'ils détiennent".
Les familles des séquestrés attendent avec
impatience que le Président accepte pour
dialoguer avec les FARC la même approche de
dialogue direct via une "commission
exploratoire" qu'il a préconisée pour
dialoguer avec les paramilitaires (dont on sait
qu'ils sont responsables de 85% des atteintes aux
Droits Humains dans le pays, d'après Amnesty
International) (El Tiempo : ).
07/01/03 : "Un échange
humanitaire de prisonniers ne peut plus être
postposé - toute intransigeance est une erreur"
déclare un groupe d'intellectuels et d'hommes
politiques dont entre autres l'ex-président
Alfonso López Michelsen. Les récentes déclarations
du président Uribe et des FARC avaient été
ressenties comme une douche froide par les
familles des séquestrés. Le groupe demande
qu'un accord spécial - exceptionnel, précis et
crédible, soit obtenu pour leur libération (Voces
del secuestro )
06/01/03 : En Colombie il y
a chaque année plus de 3.000 assassinats dûs à
la vengeance. Une insulte, une gifflle,
peuvent dégénérer en tragédie.
Les statistiques de médecine légale indiquent
qu'il y a eu dans le pays 2.907 morts violentes
entre janvier et septembre. A Bogota, il y en a
eu 1.460 : entre 274 à 282 ont la vengeance
comme mobile (le terrorisme : 33, les hold-up :
167 et les bagarres 312).
La situation est semblable à Medellin, où d'après
la police 1.000 personnes sont décédées suite
à un règlement de comptes, 212 dans des combats
entre gangs, 38 à cause de "balles perdues",
117 dans des situations de défénse de ses biens
et 53 dans des bagarres - plus 2.345 autres morts
violentes dont la cause n'a pas été déterminée.
Dans ce pays la vengeance est facile : on trouver
un "sicaro" (tueur à gages) à partir
de 50.000 pesos (moins de 20 Euros).
Une des causes de cette situation : le peu de
confiance que la population accorde à la Justice
- ce qui l'incite à se faire justice soi-même.
Et l'autre cause majeure : le manque d'éducation
à la tolérance, à l'acceptation des différences,
à une société plurielle (Terra : ).
 05/01/03 : "Le président
Uribe a du leadership, et le moins qu'on puisse
dire c'est qu'il est cohérent avec son programme.
Le problème, c'est qu'il fait ce qu'il a promis..."
C'est
une déclaration sarcastique de Luis Eduardo Garzón,
leader du Pole Démocratique et ex-candidat à la
présidence. "2003 sera l'année du
referendum et celle de l'accord humanitaire pour
les séquestrés", ajoute-t-il. Garzon
critique la politique de "sécurité démocratique"
mise en place par le président. "C'est une
politique de confrontation et non de négociation;
elle ignore les facteurs économiques et sociaux,
l'opposition et les Droits Humains. Uribe reste
braqué sur la notion d'Autorité... sa politique
militaire va faire beaucoup de victimes de part
et d'autre; elle a fait changer la tactique de la
guérilla qui s'oriente vers le terrorisme et crée
l'angoisse dans la population".
Il
critique aussi la guérilla : "le monde ne
fonctionne plus sur un modèle insurrectionnel,
mais bien sur un modèle d'accord démocratique.
Il n'y a pas que deux alternatives : se soulever
ou se rendre; il faut laisser la parole au peuple...
Il y a moins de kidnappings en ce moment, mais le
kidnapping n'est qu'un des aspects du problème :
nous devons avancer dans les domaines des Droits
Humains, des déplacements forcés sociaux ou économiques,
des massacres, des attaques de civils et du droit
à l'opposition".
En ce
qui concerne un éventuel accord humanitaire pour
les séquestrés, Garzon critique également la
position du Président, qui veut que les FARC négocient
avec l'ONU et non avec le gouvernement. "Pourquoi
avoir nommé une commission exploratoire pour
discuter avec les paramilitaires, et refuser la même
solution quand il s'agit de libérer les séquestrés
des FARC ? Ce sont des Colombiens qui ont été
enlevés, et c'est à notre gouvernement de se préoccuper
de leur sort - non à l'ONU !"
(l'article
complet dans El Espectador : ) (Terra : )
05/01/03 : L'armée
colombienne libère 22 personnes qui venaient
d'être kidnappées dans la province de César
par 7 membres de l'ELN, alors qu'elles se
rendaient par la route vers la côte caraïbe (Yahoo
: ) (CNN : ).
04/01/03 : Le président
Uribe s'adresse à l'ELN et lui propose de
s'engager dans un processus de paix sans
consulter les FARC. L'ELN, avait rompu fin décembre
les pourparlers préliminaires de paix engagés
à Cuba avec le gouvernement car "le pouvoir
s'apprêtait à prendre les armes et à financer
une guerre étendue à l'ensemble du pays tout en
légitimant une intervention étrangère".
Depuis, on a pu constater un certain mouvement de
rapprochement entre les FARC et l'ELN, en
particulier dans les combats qui les opposent aux
forces paramilitaires d'extrème droite. Cette déclaration
a été faite par le président de manière très
ferme. Selon lui, "Ce dont a surtout besoin
le pays, c'est d'autorité"... c'est un
point de vue qui ne surprendra pas de sa part -
mais dont on peut se demander s'il est vraiment
le signe d'une vision claire des priorités pour
le pays... (El Tiempo : ) (Terra : )
 03/01/03 : À Issy-les-Moulineaux,
la famille d'Ingrid Betancourt a rencontré une délégation
de membres des comités de soutien à Ingrid
: M. ANDRÉ SANTINI, Député Maire d’Issy-les-Moulineaux, a
reçu personnellement en sa Mairie Yolanda Pulecio, la maman
d'Ingrid et Mélanie Delloye, sa fille, qui y ont rencontré une
délégation de comités venant de France, de Belgique et de
Suisse. Rencontre très émouvante pour tous - les photos de la journée (Le Parisien Libéré
: )
02/01/03 : Dans "Le
Monde"du 1er janvier, une page entière sur
Ingrid : L'otage. "La France en a
fait une héroïne. La conquête de son pays, la
Colombie, a été plus difficile : l'horreur y
est trop quotidienne. Prisonnière de la guérilla,
Ingrid Bétancourt, sénateur, subit son onzième
mois de captivité ..." (l'article complet
du Monde : )
01/01/03 : Déclaration de
Juan Carlos Lecompte : "Tant que Uribe sera
président, les séquestrés continueront à
pourrir dans la forêt"... "Vouloir
imposer des négociations via les Nations Unies
est irresponsable de la part du Président. Il
est le seul à vouloir cela. Les FARC n'en
veulent pas. Les familles des séquestrés n'en
veulent pas. Et personnellement je ne vois pas
l'intérêt de mêler l'ONU à cette affaire",
a-t-il déclaré. Selon lui, la situation vis-à-vis
des paramilitaires a été gérée de manière
toute différente : le gouvernement a d'abord
nommé une commission exploratoire, qui a été
acceptée par les paramilitaires. Patricia
Perdomo, la fille de l'ex-membre du Congrès
Consuelo de Perdomo, demande également un
traitement équitable : "si le gouvernement
a accepté de nommer une commission pour traiter
avec les paramilitaires, il doit faire de même
avec les FARC", a-t-elle déclaré (Terra : ) (El Tiempo : ).
31/12/02 : Une triste année
se termine. Les perspectives pour 2003 sont-elles
meilleures ?... Dans 'Las Voces del Secuestro"
un article fait le point sur la situation. Grâce
à la persévérance et à l'obstination des
familles des séquestrés, on commence enfin à
parler au grand jour en Colombie de ce problème
dont on aurait pu parfois penser que c'était un
sujet "tabou". La question d'un "échange
humanitaire" est enfin sur le tapis de manière
officielle, et constitue d'ailleurs le premier
cas de "rapport de forces" entre les
FARC et le gouvernement (ce qui n'arrange rien...).
Au début,
le président Uribe avait préféré garder un
profil bas et déclarait tout laisser entre les
mains des Nations-unies. Des ONG prirent
position; on en discuta au Congrès, où fut même
proposé un décret qui autoriserait cet échange.
Le problème a dépassé les frontières de la
Colombie : l'Union Inter-américaine, qui
regroupe (en Suisse) les représentants de 142 états,
prit fermement position sur le sujet.
Mais
plutôt que de s'éclaircir, la situation est
devenue de plus en plus confuse et les FARC
augmentèrent leurs exigences. Ce dont certains
au gouvernement prirent prétexte pour proposer
une solution forte "purement militaire"
- solution que les familles des séquestrés
refusent car elle signifierait la mort pour la
plupart des otages, en plus de celle de nombreux
soldats et guérilleros.
La
situation continue donc à stagner. Le
gouvernement campe sur ses positions : "il
faut libérer TOUS les otages, et seulement dans
des discussions avec les Nations-unies".
Solution que les FARC ont toujours refusée - ils
veulent, eux, des négociations avec le
gouvernement colombien.
Et
pendant ce temps-là, les familles attendent désespérément
- parfois depuis de nombreuses années - une
lettre, un message, une quelconque preuve de
survie de leurs proches... (Voces del
secuestro )
Au moment où il est traditionnel de
faire des voeux pour l'année nouvelle, nous
avons tous cette fois le même souhait :
Que 2003 soit enfin l'année ou cette pratique
inhumaine du kidnapping disparaisse, l'année où
TOUS les séquestrés
retrouvent leur famille !
dans ce sens-là : BONNE ANNÉE à toutes et à
tous !
et merci à tous les visiteurs qui se
branchent quotidiennement sur cette page : s'il
vous plait CONTINUEZ :
avec persévérance ON Y ARRIVERA !
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