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31/01/03 : Le kidnapping d'enfants augmente en Colombie. L'ONG colombienne Pais Libre publie un rapport qui montre que le nombre d'enlèvements en 2002, quoique très légèrement inférieur à 2001, est encore très élevé, avec un enlèvement TOUTES LES TROIS HEURES ! Plus inquiétant : le nombre croissant d'enlèvement de mineurs : 384 en 2002, soit en moyenne UN PAR JOUR ! Dans pratiquement tous les cas, il s'agit d'obtenir une rançon.

L'industrie du kidnapping rapporte à ses auteurs des centaines de millions de dollar chaque année. Les auteurs ? bien sur la guérilla, qui se sert de cet argent pour financer sa lutte contre le pouvoir  - mais aussi de nombreuses bandes de délinquants "ordinaires" - qui d'ailleurs "revendent" souvent leurs victimes à une ou l'autre guérilla. Une de ces bandes a été démantelée l'année passée - un grand nombre de ses membres étaient des policiers. Les paramilitaires font aussi partie des auteurs "connus" d'enlèvement; et dans 2541 cas les auteurs n'ont jamais été identifiés.

Un chiffre encourageant quand même : le nombre croissant de cas où les brigades spéciales (les "gaula") ont réussi à délivrer des victimes d'enlèvement. Par contre d'autres chiffres font froid dans le dos : l'année passée, soixante-deux personnes sont mortes en captivité, parce que la rançon n'avait pas été payée. (BBC : )  (Terra :  ).

30/01/03 : Dans une note officielle, l'ELN demande une commission humanitaire pour la libération des journalistes étrangers qu'ils détiennent depuis le 21 janvier. Ils demandent que fassent partie de cette commission le Défenseur de la Cité, le Procureur et la Croix-Rouge Internationale, afin que tous soient au courant de ce qui se passe réellement dans la région. L'ELN accuse les Forces Spéciales de l'armée de tout mettre en oeuvre pour justifier une intervention par la force, plutôt que par la négociation (El Tiempo :  ).

29/01/03 : La libération imminente des deux journalistes du quotidien américain Los Angeles Times, l'Américain Scott Dalton et la Britannique Ruth Morris, enlevés par l'ELN le 21 janvier dans le Nord-Est de la Colombie - région où se trouvent les richesses pétrolières du pays, a été annoncée mardi par le chef militaire de cette guérilla, Antonio Garcia. Par ailleurs, les FARC annoncent la libération de 5 journalistes de la télévision RCN, qu'ils avaient capturés il y a quelques jours dans la même région 

(Yahoo : ) (El Tiempo :  ) (Reuters : ) (Miami Herald : ) (RCN :  )

28/01/03 : Juan Carlos Lecompte a participé à la première mondiale du film documentaire MISSING PEACE, présenté au Slamdance Festival de Park City (Utah). Le film y a obtenu le prix du public : l' "audience award for best feature". Le film raconte l'histoire extraordinaire de la vie de son épouse Ingrid Betancourt, son enlèvement, et la recherche désespérée de sa famille pour la libérer et pour continuer sa campagne électorale. 

Juan Carlos a déclaré à cette occasion qu'il croyait que "le Président Alvaro Uribe écoutera le gouvernement des Etats-Unis. J'espère que ce film apportera l'attention aux USA sur la lutte d'Ingrid et de tous les Colombiens. J'espère que les américains se renseigneront sur Ingrid et écriront à leurs représentants au Congrès pour que les Etats-Unis exercent une pression politique sur Uribe pour sa libération." Depuis son arrivée à Park City le dimanche 19 janvier, Juan Carlos Lecompte rencontré la presse - dont CNN, Telemundo, et un grand nombre de médias régionaux et locaux en anglais et en espagnol. (IndieWIRE) (Calendar Live) (SlamDance.com)

27/01/03 : On apprend à l'instant qu'un attentat attribué aux FARC vient de frapper le maire de San Vincente Del Caguan Nestor Leon Ramirez, ami d'Ingrid Betancourt et membre de son parti Oxygeno Verde. Sa maison a été dynamitée, et les dégâts matériels sont très important. Heureusement ni le maire ni sa famille n'ont été blessés - Nestor Léon était alors à Florencia (Caqueta). Mais on ne sait pas en ce moment s'il y a des blessés dans le voisinage. 

Ce genre d'attentat est malheureusement monnaye courante en Colombie, et spécialement dans cette région, l'ancienne "zone de distention". Déjà le 11 juillet 2002 on apprenait l'assassinat dans cette ville de Gould Portneur Horvew, l'épouse du maire " mandaté " Noé Ortega. Le maire mandaté est un fonctionnaire désigné par le maire élu pour le remplacer en son absence. 

On se souvient qu'à San Vincente, alors capitale de la " zone de détente " des Farc, les électeurs avaient désigné comme maire, en octobre 2001, Nestor Leon Ramirez, ami d'Ingrid Betancourt et membre de son parti Oxygeno Verde. Nestor Leon avait enclenché à San Vicente un processus de budget participatif à la Porto Alegre, et développé infrastructures et services publics. 

Après la réoccupation en février 2002 de la zone par l'armée (et la destruction par l'aviation desdites infrastructures), les FARC avaient ordonné à tous les maires de Colombie de démissionner sous peine de mort. Nestor Leon s'était alors réfugié à Bogota où il travailla à Fondo Paz, après avoir mandaté Noé Ortega pour le remplacer à San Vincente. Mais les FARC décidèrent par la suite d'assassiner aussi les fonctionnaires territoriaux, y compris ceux des services publics, qui ne démissionneraient pas ! San Vincente est depuis lors un chaos où s'entassent les ordures non ramassées. On estime que ce chaos, qui frappe durement la population civile, s'étend maintenant à 25% du territoire de la Colombie. 

C'est à San Vincente Del Caguan que se rendait Ingrid le 23 février, lorsqu'elle fut capturée par les FARC. Voici pourquoi Ingrid tenait tant à s'y rendre (propos tenus le 22 février) :

"Je vais à San Vicente del Caguán pour exiger des garanties pour la population civile de la zone, et pour montrer à la population de San Vicente que je tiens mon engagement d'être avec eux dans les bons et les mauvais moments, engagement formulé en octobre dernier lorsque Néstor León Ramírez, du parti Oxygeno Verde, a été élu maire de la ville. San Vicente, et toutes les communautés de la zone démilitarisée, ont joué un rôle important pour la paix, en acceptant que leur territoire soit transformé en laboratoire de la Paix; C'est maintenant au tour de tous les Colombiens d'agir pour que cette région ne devienne pas une terre où règnent barbarie et terreur.

26/01/03Le Haut Commissariat aux réfugiés des Nations Unies (UNHCR) indique que des centaines d'indiens de Panamania ont dû fuir leurs villages suite à des attaques cette semaine par les paramilitaries colombiens : 472 autochtones y compris 324 enfants ont demandé  à Boca de Cupe, dans la région centrale de Darien du Panama. Quatre chefs indigènes de la communauté ont été tués pendant l'attaque, et trois journalistes étrangers ont été enlevés. Les journalistes ont depuis été libérés. Le Panama accueille en ce moment 1.515 réfugiés et personnes enregistrées sous un statut humanitaire spécial de protection, bon nombre d'entre eux dans la région de Darien. La plupart d'entre eux sont des citoyens colombiens. (UNHCR :    ) (Voice Of America : ) (Listen to Lisa Schlein's report in RealAudio : ) (Anncol : )

25/01/03L'enlèvement de deux journalistes du Los Angeles Times par la guérilla de l'ELN provoque une vive émotion en Colombie et à l'étranger. Dans son rapport, une mission d'enquête internationale revient sur les menaces, pressions et entraves auxquelles sont soumis journalistes et médias dans le département d'Arauca (Nord-Est). Elle dénonce tant les agissements contre la presse des guérillas et groupes paramilitaires que "le contrôle constant exercé par l'armée sur les informations diffusées par la presse locale". "Invités à évaluer le degré de respect de la liberté de la presse dans leur région, sur une échelle de 1 à 10 (où 10 représente un respect total), les journalistes d'Arauca lui octroient un 4", conclut le rapport.

Avec 114 journalistes tués depuis 1989, la Colombie est un des pays les plus dangereux du monde pour les membres de cette profession. 97 pour cent de ces crimes sont restés impunis. Cette année encore, le bilan de la répression de la liberté de la presse est lourd : trois journalistes et un collaborateur des médias tués, huit journalistes exilés, six agressés, et dix-neuf menacés. Un bilan qui est loin d'être exhaustif dans la mesure où, par crainte de représailles, les journalistes préfèrent souvent ne rien dire des menaces qu'ils reçoivent. 

Les atteintes à la liberté d'expression sont le fait à la fois des membres de l'armée, de la guérilla et des groupes paramilitaires. 

La liberté de la presse souffre tout d'abord du conflit qui oppose les paramilitaires de l'AUC aux FARC et à l'ELN. Cette guerre est également une guerre de l'information. "Je ne peux pas accepter que le journalisme devienne une arme au service de l'un des acteurs du conflit", a expliqué Carlos Castaño, le chef des AUC, pour justifier les assassinats de journalistes. l'AUC est aujourd'hui l'organisation la plus dangereuse pour les professionnels de l'information. Mais les groupes de Manuel Marulanda, le leader des FARC, et de Nicolas Rodríguez Bautista, chef militaire de l'ELN, ont également déclaré "objectifs militaires" les professionnels de l'information. En février, le chef de l'ELN a justifié les enlèvements de journalistes par la discrimination dont il affirme que son groupe serait victime dans les médias. En dehors des groupes armés, les mafias, les fonctionnaires ou les membres des forces de l'ordre sont aussi les auteurs de violences contre les médias. Dans la province du Caqueta, l'assassinat de José Duviel Vásquez aurait été commandité par le gouverneur du département dont le journaliste dénonçait les malversations supposées. La répétition des violences contre la presse est rendue possible par l'impunité dont bénéficient leurs auteurs-  impunité qui dépasse les 95 % (Yahoo : ) (Hindustan Times : ) (Reporters sans frontières : )

24/01/03Chaque année depuis 1990, le Mémorial de Caen, un musée pour la paix, le Barreau et la Ville de Caen organisent un Concours international de Plaidoiries. Des avocats venus du monde entier représentant plus de 50 nationalités se retrouvent au Mémorial pour dénoncer un cas particulier de violation des droits de l’homme. Cette année, un avocat bordelais y assurera la défense de la cause d'Ingrid Betancourt. 

Olivier Roquain a été « touché et bouleversé » par le témoignage d'Ingrid, « la Rage au coeur ». Lorsqu'il a postulé au Concours international, il a tout de suite pensé à elle. Il reconnait humblement n'avoir, auparavant, pas su grand-chose de la Colombie. A Bordeaux, il a bénéficié du témoignage du bâtonnier Yves Delavallade qui s'y était rendu au nom d'Avocats sans frontières, ou encore de l'atelier sur l'Amérique centrale au congrès national de l'association, en octobre (Sud-Ouest ) (Mémorial de Caen : )

24/01/03Un photographe américain et un journaliste britannique, tous les deux en reportage pour le quotidien "Los Angeles Times", ont été enlevés par des membres de l'Armée de libération nationale (ELN). 

Les deux journalistes ont été enlevés mardi au niveau d'un barrage installé par les rebelles sur une route au sud de la ville de Saravena, dans l'Etat d'Arauca, à 330 kilomètres de la capitale Bogota, une des régions les plus violentes de Colombie. Le chauffeur du taxi a déclaré qu'ils étaient enlevés après avoir pénétré dans un secteur contrôlé par l'ELN sans leur permission. Les rebelles ont fait savoir qu'il étaient "prêts à garantir la vie et la sécurité des journalistes" et que les otages seraient remis à la Croix Rouge d'ici un jour ou deux; ils n'ont fait aucune demande de rançon. L'ex-procureur Jaime Bernal Cuéllar a déclaré qu'un accord humanitaire allait intervenir pour permettre leur libération (Yahoo : ) (El Tiempo :  ) (ABC News ).

23/01/03 : Les négociations entre les organisations paramilitaires d'extrème-droite et le gouvernement ont officiellement débuté. Les délégués des deux parties se sont rencontrés dans un endroit tenu secret dans le Nord du pays, en présence des évêques catholiques qui avaient oeuvré pour cette rencontre. La discussion concernera la démobilisation des 10.000 membres de cette organisation, la libération des otages encore détenus, la fin du recrutement d'enfants-soldats et le retour des personnes déplacées par force.

C'est la première fois que des négociations sont organisées avec les paramilitaires, accusés de terrorisme, de trafic de drogue, d'assassinats de leaders syndicaux, de fermiers et de membres d'organisations de défense des Droits Humains  (Yahoo : ) (El Tiempo :  ).

Des négociations ont également repris dans la prison d'Itagüi, près de Medellin, entre des dirigeants emprisonnés de l'ELN et des émissaires du gouvernement. Aucun changement par contre dans la position du président Uribe, dont les familles des kidnappés attendent toujours qu'il accepte le principe de pareilles négociations avec les FARC (El Tiempo :  )

22/01/03 : Environ 12.000 enfants dans le Nord d la Colombie n'ont pas pu commencer l'année scolaire ce lundi à cause des intimidations et des meurtres de professeurs perpétrés par les groupes armés irréguliers, ainsi qu'à cause de la destruction de plusieurs écoles. 

125 écoles ont dû être fermées en décembre dans le Nord du Bolivar, à cause des combats qui se déroulent dans cette région entre la guérilla et les paramilitaires. " Les guérilleros, les paramilitaires et l'armée font du prosélytisme politique basé sur la terreur'', a déclaré Fabio Zapata, le secrétaire technique de la commission de droits de l'homme du syndicat des enseignants colombiens FECODE. "L'année dernière, près de 290.000 enfants -- soit 3,6 pour cent des écoliers du primaire dans le système d'éducation publique -- ont dû quitter l'école temporairement ou de manière permanente, dû au déplacement forcé de 2.900 professeurs", a-t-il ajouté. "En 2002, 82 professeurs et autres employés des écoles officielles ont été tués, deux fois plus qu'en 2001. En outre, plus de 100 écoles ont été détruites lors d'attaques par des groupes armés".

Plusieurs professeurs ont été tués devant leurs étudiants ou même devant leurs propres enfants, avec les dommages psychologiques irréparables que l'on peut imaginer. Il faut ajouter à cela le fait que les écoliers ont été laissés sans possibilité de continuer leurs études, parce que les professeurs assassinés ne sont pas remplacés.

Dans 95 pour cent des cas, les responsables de ces atrocités sont les groupes paramilitaires; dans 5 pour cent ce sont FARC. L'armée a également participé au problème, en installant ses installations ou ses postes de commandement tout près des écoles; dans quelques régions celles-ci sont fréquemment employées comme des "boucliers humain" par les militaires, a ajouté Zapata (Interpress Service News ). 

21/01/03 : La famille d'Ingrid dément les informations publiées aujourd'hui par un journal de Miami, qui annonce qu'Ingrid aurait des problèmes de santé à cause d'une grève de la faim qu'elle aurait faite durant sa captivité. Beaucoup de rumeurs de toutes sortes circulent périodiquement en Colombie sur la situation de séquestrés - Ingrid ou d'autres. Celle-ci semble complètement infondée, et Yolanda Pulecio n'a fait de déclarations dans ce sens à aucun journaliste (El Nuevo Herald - Miami : )

20/01/03 : Une crise humanitaire : Pour la première fois, le président colombien reconnaît publiquement que le pays souffre d'une crise humanitaire. Le président Uribe a proposé au Commissaire aux Droits Humains des Nations Unies, dont le mandat est normalement renouvelé pour un an, de rester en fonctions jusqu'en 2006. 

Cette reconnaissance officielle de la gravité de la situation confirme le rapport récent de Human Rights Watch. La situation est en effet assez catastrophique dans le pays : entre janvier et septembre 2002, 350.000 personnes se sont ajoutées aux deux millions de personnes déplacées de force; dans la même période il y a eu 28.230 homicides, soit 400 de plus que durant toute l'année 2001; entre 4 et 5.000 sont directement liés au conflit armé. Il y a eu 112 massacres qui ont fait 666 morts - une légère diminution par rapport à 185 avec 1.039 morts en 2001; la plupart ont été perpétrés par les paramilitaires d'extrème-droite. Sans parler d'une cinquantaine d'attaques à la bombe, ni des 6.000 enfants-soldats recrutés par les groupes armés. Bien que les paramilitaires soient le plus souvent responsables des atteintes aux Droits Humains, ils jouissent encore d'une espèce d'impunité dans beaucoup de juridictions. 

Tout cela dans un pays où 11 millions de personnes (plus du quart de la population) doivent vivre avec moins d'un dollar par jour, et ou les ONG qui osent défendre les Droits Humains sont parfois assimilées par les autorités à des terroristes - et dont les dirigeants risquent bien souvent d'être assassinés.

La reconnaissance du problème par le Président n'est qu'un premier pas. Ce n'est pas de nouvelles normes dont les Droits Humains ont besoin en Colombie; c'est d'actions concrètes du Gouvernement, et des budgets  nécessaires pour les mener à bien (El Tiempo :  )

19/01/03 : Les familles de soldats et des politiciens séquestrés par les FARC déclarent qu'elles acceptent que l'ONU soit garante des négociations et réclament du gouvernement qu'il désigne immédiatement les personnalités autorisées à négocier. Ils demandent aux FARC de se mettre à la table des négociations. Les familles reconnaissent que le gouvernement a montré des signes de sa volonté de négocier, et exigent que les deux parties se rencontrent maintenant face à face. "Le calvaire a assez duré", déclarent-elles; "tous ces atermoiements sont en train de tuer nos parents séquestrés" (El Tiempo :  )

18/01/03 : l'Ambassadeur Anne Patterson des ETATS-UNIS a rendu visite ce vendredi au commandant des forces spéciales américaine,  dans l'aéroport d' une base colombienne près de la ville d'Arauca. Elle a voyagé en hélicoptère, en raison du risque d'attaques sur le réseau routier. Le ministre colombien de la Défense Martha Lucia Ramirez de la défense a dit que l'intervention prolongée des USA "rendrait nos actions contre les groupes insurgés beaucoup plus efficaces et nous permettrait d'obtenir le résultat que nous voulons, qui doit frapper ces groupes très durement" (Newsdays ) (BBC ) (Terra :  ) (El Tiempo :  ) (Yahoo :

17/01/03 : Une force spéciale de "bérets verts" américains arrive en Colombie : quelques douzaines de membres des 7èmes "Special Force" sont arrivée cette semaine pour former les troupes de l'armée colombienne à pour protéger une canalisation de pétrole contre des attaques rebelles. L'administration de G. W. Bush, avec l'approbation du congrès des ETATS-UNIS, a décidé que l'aide militaire des ETATS-UNIS devrait augmenter pour aider l'armée colombienne à combattre la guérilla.

Environ 60 instructeurs américains sont déjà arrivés au début de la semaine, rejoignant une dizaine d'autres qui sont déjà en fonction dans l'état d'Arauca, sur la frontière orientale de la Colombie avec le Venezuela, région riche en pétrole.

Les instructeurs américains, basés au fort Bragg, N.c., doivent former les deux brigades colombiennes qui protègent un oléoduc qui achemine vers un dépôt en bord de la mer la production de pétrole de la firme Occidental Petroleum, basée à Los Angeles (Newsdays
)  (Yahoo :

L'oléoduc "Colombia" : construit à la fin des années 80; 480 kilomètres de pipelines assurent l'acheminement de l'or noir des gisements de Vasconia jusqu'à Covenas sur la côte atlantique. De là, le pétrole est embarqué pour les USA, qui sont le principal importateur du brut colombien. Ce pays est en effet le septième fournisseur de pétrole vers les Etats-Unis. Avec ses voisins vénézuélien et équatorien, ils livrent plus de brut que l'ensemble des pays du Golfe persique. En 1991, la production annuelle de pétrole en Colombie atteignait 60 millions de barils et le pays signait 22 nouveaux contrats avec autant de compagnies étrangères. En 1994 la Empresa Colombiana de Petroleos (Ecopetrol) s'associait à des groupes multinationaux pour donner naissance à un nouveau cartel d'exploitants: l'Oleuducto Central S.A. (Ocensa). Les firmes Total, British Petroleum, Triton, Enbridge Inc, constituaient les principaux actionnaires de Ocensa. L'Ecopetrol colombienne en contrôle 33%, tandis que les multinationales étrangères possèdent 67% des parts de Ocensa.

16/01/03 : Le président Uribe demande aux USA d'appliquer pour la Colombie les mêmes solutions que pour l'Irak et propose la mise sur pied d'une force multinationale - navale et aérienne - qui pourrait être composée d'unités européennes, latino-américaines, et américaines. D'après le président : "les groupes insurrectionnels en Colombie vont à long terme devenir plus dangereux que l'actuel gouvernement de l'Irak, et une plus grande menace pour l'humanité"

Dans le cadre du Plan Colombie, les États-Unis ont déjà fourni à Bogota une aide de 2 milliards de dollars depuis 2000 destinée - officiellement - à éradiquer, par fumigations aériennes d'herbicides, 144.000 hectares de coca, matière première de la cocaïne. Cette aide américaine s'est étendue depuis juillet dernier à la lutte contre la guérilla, dans un pays où la guerre civile a déjà fait plus de 200.000 morts depuis 1964, avec une moyenne de 3.000 enlèvements par an.

En dépit - ou à cause ? - de cette implication grandissante des États-Unis, les FARC continuent de frapper sans relâche : un attentat à la voiture piégée, attribué par la justice à cette guérilla, a fait quatre morts et 27 blessés ce jeudi matin à Medellin (Terra :  (Reuters ) (Yahoo :

A noter, puisque le président Uribe justifie sa demande par la "lutte contre la drogue", l'opinion du philosophe et mathématicien américain Noam Chomsky :

" Le trafic de drogues ne préoccupe pas vraiment les États-Unis Ou plutôt, les États-Unis ont un problème interne avec l’usage de substances dangereuses. Et la plus dangereuse d'entre elles est de loin le tabac. La deuxième serait l’alcool et après, beaucoup moins significative, la cocaïne. En plus, je voudrais dire que tout le monde sait comment enrayer ce problème. Prenons le cas du tabac, qui est le plus grave : aujourd’hui il y a environ un demi-million de morts chaque année dues à sa consommation; on n'a pas essayé de résoudre le problème en procédant à la fumigation des cultures de tabac en Caroline du Nord, ni en envoyant des escadrons paramilitaires pour assassiner des leaders syndicaux. On s'attaque au problème avec des programmes d'éducation et de prévention." (El Espectador : 

15/01/03 : C'est aujourd'hui mercredi. A Medellin, c'est le jour où, depuis près de quatre ans, quelques mères et épouses de disparus se réunissent sur les marches de l'église de la Candelaria, au centre de la ville. (...lire la suite : "Les Mères de la Candaleria )

14/01/03 : Les USA arrêtent leur assistance à une unité des Forces Aériennes Colombiennes qui est suspectée dans le massacre de 17 civils il y a plus de quatre ans. Cette unité combattait des rebelles près de la ville de Santo Domingo en décembre 1998 où une bombe a tué ces civils. L'Armée de l'Air a prétendu qu'il sagissait d'un attentat à la voiture piégée, mais l'analyse ldu FBI a démontré que les shrapnels venaient d'une bombe à fragmentation semblable à celles utilisées par l'armée de l'air. Les résidents de Santo Domingo ont affirmé avoir été bombardés par la voie des airs. 

Trois citoyens des ETATS-UNIS sont accusés d'avoir indiqué exactement les cibles à bombarder. Un des pilotes était apparemment un membre actif de la garde côtière des ETATS-UNIS. Ces hommes avaient travaillé pour une compagnie basée en Floride, qui fournissait des services aériens aux compagnies pétrolières américaines situées dans la région. Seule l'unité en question est affectée par ces mesures; les Etats-Unis continuent à supporter massivement l'armée colombienne (presque $2 milliards en trois dernières années, pratiquement tout en aide militaire) (Yahoo : ) (Terra :  (Reuters ) (yahoo

14/01/03 : Selon Human Rights Watch, le conflit armé et la crise humanitaire s'aggravent en Colombie. Le rapport critique fortement la tolérance du gouvernement envers les activités des groupes paramilitaires d'extrème-droite, et font état de nombreuses informations crédibles qui démontrent une collaboration sur le terrain entre ces organisations et l'armée colombienne. Le rapport critique également la décision du président Uribe de donner des armes à 15.000 paysans pour en faire des forces auxiliaires de l'armée.

La Colombie, avec 16 militants assassinés en 2002, reste le pays le plus dangereux pour les défenseurs des Droits de l'Homme (El Tiempo :  )

13/01/03 : L'ELN exclut des négociations avec le Pouvoir Exécutif pour arriver à une paix négociée. Le mouvement de guerilla se dit prêt à discuter avec divers interlocuteurs sociaux ou gouvernementaux mais, d'après l'ELN : "Le président a fermé les portes à une issue négociée du conflit; sa politique est une politique militaire; c'est lui qui a mis fin aux conditions qui permettaient aux Gouverneurs de Province de négocier avec la guérilla, pour donner la préférence à des discussions avec les paramilitaires."  (El Tiempo :  )

12/01/03 : Dans l'Est de la province d'Antoquia : en cinq ans, la moitié de la population a disparu. C'est un des problèmes problème les plus préoccupants là-bas : celui des personnes déplacées de force. Les groupes illégaux exercent de fortes pressions sur le peuple pour qu’il abandonne ses terres, et les paysans s’en vont de peur d’une attaque, d’un affrontement ou d’une balle perdue. La mort récente de cinq chauffeurs est le résultat de la pression de ces groupes illégaux. D’un côté la guerrilla les a obligeaient à remplir leur service, d’un autre côté, les autodéfenses exigeaient qu’ils partent (El Colombiano :  )

11/01/03 : Le 20 Janvier 2003, Juan Carlos Lecompte tiendra sa campagne à Park City, Utah, au Slamdance Film Festival, et participera à la première mondiale du film documentaire MISSING PEACE, qui raconte l'histoire extraordinaire de la vie de son épouse Ingrid Betancourt, son enlèvement, et la recherche désespérée de sa famille pour la libérer et pour continuer sa campagne électorale (plus d'info : ) (Salt Lake Tribune : ) (Le film : )

10/01/03 : Le ministre de la Défense, Martha Lucia Ramirez, a confirmé que la France avait proposé d'accueillir les guerilleros des FARC qui seraient libérés suite à un éventuel accord humanitaire. Ceci confirme les déclarations faites le 29 novembre dernier par le Ministre des Affaires Etrangères français Dominique de Villepin. Elle a ajouté qu'en tous les cas un pareil accord devrait être négocié via l'ONU - condition dont on sait que les FARC la rejettent depuis toujours. Le président Uribe avait rappelé mercredi son exigence que soient libérés TOUS les otages et pas seulement le groupe de politiciens (y compris Ingrid Betancourt), de soldats et de policiers que proposent les FARC. Les FARC de leur côté continuent à exiger pour cet échange une loi à caractère permanent - ce qui a toujours été refusé par le gouvernement. Nouvelles déclarations donc mais aucune avancée : le dialogue de sourds continue... (El Espectador :  )

09/01/03La guerre civile s'installe de plus en plus dans le pays. Près de Bogota, des rebelles ont pris en embuscade un convoi de la police, tuant au moins huit agents et en blessant cinq; 25 policiers répartis dans deux camions et une motocyclette quittaient la capitale, lorsqu'ils ont roulé sur des explosifs placés sur la chaussée. La police accuse les FARC. Dans l''Est du pays (Araucu, près de la frontière du Vénézuela), une exploion a tué trois personne et en a blessé six. La région est un des endroits les plus dangereux du pays, avec des installations pétrolières pour la protection desquelles les USA fournissent une assistance importante (yahoo (FoxNews.com  ) (El Tiempo :  ).

08/01/03 : "J'ai modifié maintenant ma position initiale et j'accepte le principe d'un accord humanitaire, pourvu que les guérilleros qui sortiraient de prison ne puissent pas recommencer leurs activités illégales", a déclaré le Président Uribe dans une entrevue téléphonique avec la chaîne de radio RCN. 

Les FARC ont kidnappé plus de cinquante politiciens, ex-ministres, soldats et policiers, qu'ils veulent échanger contre un demi - millier de rebelles emprisonnés. Parmi les kidnappés : Ingrid Betancourt et le gouverneur de la Province d'Antioquia, Guillermo Gaviria. 

Le Président a rappelé qu'il avait proposé la médiation de l'Organisation des Nations Unies (ONU) mais que les FARC avaient rejeté cette initiative. Il a déclaré par contre attendre des "nouvelles positives" de la réunion qui aura le prochain week-end entre les paramilitaires (AUC) et la "commission exploratoire" nommée en décembre dernier. Cependant, il a souligné qu'un accord "reste conditionné à la libération des personnes qu'ils détiennent". 

Les familles des séquestrés attendent avec impatience que le Président accepte pour dialoguer avec les FARC la même approche de dialogue direct via une "commission exploratoire" qu'il a préconisée pour dialoguer avec les paramilitaires (dont on sait qu'ils sont responsables de 85% des atteintes aux Droits Humains dans le pays, d'après Amnesty International)  (El Tiempo : 
).

07/01/03 : "Un échange humanitaire de prisonniers ne peut plus être postposé - toute intransigeance est une erreur" déclare un groupe d'intellectuels et d'hommes politiques dont entre autres l'ex-président Alfonso López Michelsen. Les récentes déclarations du président Uribe et des FARC avaient été ressenties comme une douche froide par les familles des séquestrés. Le groupe demande qu'un accord spécial - exceptionnel, précis et crédible, soit obtenu pour leur libération (Voces del secuestro )

06/01/03En Colombie il y a chaque année plus de 3.000 assassinats dûs à la vengeance. Une insulte, une gifflle, peuvent dégénérer en tragédie.

Les statistiques de médecine légale indiquent qu'il y a eu dans le pays 2.907 morts violentes entre janvier et septembre. A Bogota, il y en a eu 1.460 : entre 274 à 282 ont la vengeance comme mobile (le terrorisme : 33, les hold-up : 167 et les bagarres 312). 

La situation est semblable à Medellin, où d'après la police 1.000 personnes sont décédées suite à un règlement de comptes, 212 dans des combats entre gangs, 38 à cause de "balles perdues", 117 dans des situations de défénse de ses biens et 53 dans des bagarres - plus 2.345 autres morts violentes dont la cause n'a pas été déterminée.

Dans ce pays la vengeance est facile : on trouver un "sicaro" (tueur à gages) à partir de 50.000 pesos (moins de 20 Euros).

Une des causes de cette situation : le peu de confiance que la population accorde à la Justice - ce qui l'incite à se faire justice soi-même. Et l'autre cause majeure : le manque d'éducation à la tolérance, à l'acceptation des différences, à une société plurielle (Terra : 
).

Luis Eduardo Garzón05/01/03 : "Le président Uribe a du leadership, et le moins qu'on puisse dire c'est qu'il est cohérent avec son programme. Le problème, c'est qu'il fait ce qu'il a promis..."

C'est une déclaration sarcastique de Luis Eduardo Garzón, leader du Pole Démocratique et ex-candidat à la présidence. "2003 sera l'année du referendum et celle de l'accord humanitaire pour les séquestrés", ajoute-t-il. Garzon critique la politique de "sécurité démocratique" mise en place par le président. "C'est une politique de confrontation et non de négociation; elle ignore les facteurs économiques et sociaux, l'opposition et les Droits Humains. Uribe reste braqué sur la notion d'Autorité... sa politique militaire va faire beaucoup de victimes de part et d'autre; elle a fait changer la tactique de la guérilla qui s'oriente vers le terrorisme et crée l'angoisse dans la population". 

Il critique aussi la guérilla : "le monde ne fonctionne plus sur un modèle insurrectionnel, mais bien sur un modèle d'accord démocratique. Il n'y a pas que deux alternatives : se soulever ou se rendre; il faut laisser la parole au peuple... Il y a moins de kidnappings en ce moment, mais le kidnapping n'est qu'un des aspects du problème : nous devons avancer dans les domaines des Droits Humains, des déplacements forcés sociaux ou économiques, des massacres, des attaques de civils et du droit à l'opposition".

En ce qui concerne un éventuel accord humanitaire pour les séquestrés, Garzon critique également la position du Président, qui veut que les FARC négocient avec l'ONU et non avec le gouvernement. "Pourquoi avoir nommé une commission exploratoire pour discuter avec les paramilitaires, et refuser la même solution quand il s'agit de libérer les séquestrés des FARC ? Ce sont des Colombiens qui ont été enlevés, et c'est à notre gouvernement de se préoccuper de leur sort - non à l'ONU !"

(l'article complet dans El Espectador :  ) (Terra : 

05/01/03L'armée colombienne libère 22 personnes qui venaient d'être kidnappées dans la province de César par 7 membres de l'ELN, alors qu'elles se rendaient par la route vers la côte caraïbe (Yahoo : ) (CNN : ).

04/01/03Le président Uribe s'adresse à l'ELN et lui propose de s'engager dans un processus de paix sans consulter les FARC. L'ELN, avait rompu fin décembre les pourparlers préliminaires de paix engagés à Cuba avec le gouvernement car "le pouvoir s'apprêtait à prendre les armes et à financer une guerre étendue à l'ensemble du pays tout en légitimant une intervention étrangère". Depuis, on a pu constater un certain mouvement de rapprochement entre les FARC et l'ELN, en particulier dans les combats qui les opposent aux forces paramilitaires d'extrème droite. Cette déclaration a été faite par le président de manière très ferme. Selon lui, "Ce dont a surtout besoin le pays, c'est d'autorité"... c'est un point de vue qui ne surprendra pas de sa part - mais dont on peut se demander s'il est vraiment le signe d'une vision claire des priorités pour le pays... (El Tiempo :  ) (Terra : 

Yolanda Pulecio en discussion avec Mr. André Santini03/01/03À Issy-les-Moulineaux, la famille d'Ingrid Betancourt a rencontré une délégation de membres des comités de soutien à Ingrid : M. ANDRÉ SANTINI, Député Maire d’Issy-les-Moulineaux, a reçu personnellement en sa Mairie Yolanda Pulecio, la maman d'Ingrid et Mélanie Delloye, sa fille, qui y ont rencontré une délégation de comités venant de France, de Belgique et de Suisse. Rencontre très émouvante pour tous - les photos de la journée (Le Parisien Libéré :

02/01/03Dans "Le Monde"du 1er janvier, une page entière sur Ingrid : L'otage. "La France en a fait une héroïne. La conquête de son pays, la Colombie, a été plus difficile : l'horreur y est trop quotidienne. Prisonnière de la guérilla, Ingrid Bétancourt, sénateur, subit son onzième mois de captivité ..." (l'article complet du Monde :

01/01/03Déclaration de Juan Carlos Lecompte : "Tant que Uribe sera président, les séquestrés continueront à pourrir dans la forêt"... "Vouloir imposer des négociations via les Nations Unies est irresponsable de la part du Président. Il est le seul à vouloir cela. Les FARC n'en veulent pas. Les familles des séquestrés n'en veulent pas. Et personnellement je ne vois pas l'intérêt de mêler l'ONU à cette affaire", a-t-il déclaré. Selon lui, la situation vis-à-vis des paramilitaires a été gérée de manière toute différente : le gouvernement a d'abord nommé une commission exploratoire, qui a été acceptée par les paramilitaires. Patricia Perdomo, la fille de l'ex-membre du Congrès Consuelo de Perdomo, demande également un  traitement équitable : "si le gouvernement a accepté de nommer une commission pour traiter avec les paramilitaires, il doit faire de même avec les FARC", a-t-elle déclaré (Terra :  ) (El Tiempo :  ).

31/12/02Une triste année se termine. Les perspectives pour 2003 sont-elles meilleures ?... Dans 'Las Voces del Secuestro" un article fait le point sur la situation. Grâce à la persévérance et à l'obstination des familles des séquestrés, on commence enfin à parler au grand jour en Colombie de ce problème dont on aurait pu parfois penser que c'était un sujet "tabou". La question d'un "échange humanitaire" est enfin sur le tapis de manière officielle, et constitue d'ailleurs le premier cas de "rapport de forces" entre les FARC et le gouvernement (ce qui n'arrange rien...). 

Au début, le président Uribe avait préféré garder un profil bas et déclarait tout laisser entre les mains des Nations-unies. Des ONG prirent position; on en discuta au Congrès, où fut même proposé un décret qui autoriserait cet échange. Le problème a dépassé les frontières de la Colombie : l'Union Inter-américaine, qui regroupe (en Suisse) les représentants de 142 états, prit fermement position sur le sujet.

Mais plutôt que de s'éclaircir, la situation est devenue de plus en plus confuse et les FARC augmentèrent leurs exigences. Ce dont certains au gouvernement prirent prétexte pour proposer une solution forte "purement militaire" - solution que les familles des séquestrés refusent car elle signifierait la mort pour la plupart des otages, en plus de celle de nombreux soldats et guérilleros.

La situation continue donc à stagner. Le gouvernement campe sur ses positions : "il faut libérer TOUS les otages, et seulement dans des discussions avec les Nations-unies". Solution que les FARC ont toujours refusée - ils veulent, eux, des négociations avec le gouvernement colombien.

Et pendant ce temps-là, les familles attendent désespérément - parfois depuis de nombreuses années - une lettre, un message, une quelconque preuve de survie de leurs proches...  (Voces del secuestro )

Au moment où il est traditionnel de faire des voeux pour l'année nouvelle, nous avons tous cette fois le même souhait :
Que 2003 soit enfin l'année ou cette pratique inhumaine du kidnapping disparaisse, l'année où TOUS les séquestrés 
retrouvent leur famille !
dans ce sens-là : BONNE ANNÉE à toutes et à tous !
et merci à tous les visiteurs qui se branchent quotidiennement sur cette page : s'il vous plait CONTINUEZ : 
avec persévérance ON Y ARRIVERA !


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