![]() |
|||
|
| SECTIONS |
|
|||
|
Division entre les manifestants à Bruxelles pour la visite d'Álvaro Uribe D'un côté il y avait plusieurs ONG, des syndicats et le comité pour la libération d'Ingrid Betancourt, et de l'autre, le groupe militant "Stop Uribe". Les premiers se sont rassemblés à 8 H. du matin face au siège principal de la Commission Européenne (pouvoir exécutif de l'UE) pour éviter d'être confondus avec la manifestation de "Stop Uribe", qui a eu lieu à midi face au siège du Conseil Européen (l'organe des gouvernements qui font partie de 'l'Europe des 15 '). Et les différences de 'message' étaient remarquables. Tandis que les ONG et les syndicats se mobilisaient pour dénoncer la situation des droits humains en Colombie en accrochant des affiches avec le visage d'Ingrid Betancourt face au bâtiment de la Commission, dans l'autre manifestation en face du Conseil on entendait des harangues contre 'l'impérialisme yanqui ', le Plan Colombie et la 'fasciste d'Uribe '. Armand Burguet, le coordinateur du comité pour la libération d'Ingrid Betancourt en Belgique et coordinateur du site internet consacré à l'ex candidat présidentielle colombienne kidnappée par les Farc, a dit au Tiempo : "Ceci n'est pas une manifestation contre le président Uribe, c'est une manifestation pour les droits humains. Nous ne protestons pas contre une personne. Ce que nous voulons c'est rappeler qu'il existe des traités internationaux que la Colombie a signés, et puisque la Colombie est un État démocratique, nous espérons qu'elle se conforme à ces traités ". Jacques Debatty, secrétaire fédéral adjoint de la Confédération de Syndicats Chrétiens a jugé de manière presque identique : "ce n'est pas une manifestation contre Uribe. C'est une manifestation pour attirer l'attention de l'Union Européenne sur le fait que si on ccorde une aide à la Colombie, celle-ci doit être accordée sous condition qu'il y ait un accord sur le respect des droits humains et des droits syndicaux et politiques. Parce qu'il y a dans ces domaines des recommandations des Nations Unies qui ne trouvent pas encore une réponse satisfaisante ". Cependant, Paul Dupret, du Comité Daniel Girard (un Belge qui est mort en Colombie en 1984 et dont le décès est resté impuni) a déclaré au Tiempo que son organisation "est préoccupée" par le fait que plusieurs des décisions "prises dernièrement peuvent favoriser l'impunité et augmenter les violations des droits humains" et l'impunité, en citant comme exemple l'adoption du statut antiterroriste, "qui va à l'encontre des obligations de la Colombie envers les traités internationaux", et la loi d'alternativité pénale, "qui pourrait favoriser les paramilitaires". "Nous pensons que la recherche de la vérité, la justice et la réparation due aux victimes sont nécessaires pour que nous puissions parler de paix en Colombie". Et il a souligné : "la réconciliation des colombiens ne sera pas obtenue seulement avec la main dure". Consulté sur les raisons pour lesquelles dans ce type de manifestations ne sont jamais dénoncées ni condamnées les violations graves aux droits humains que commet la guérilla, Debatty a été tranchant : "J'aimerais éclairer le fait que d'aucune manière on ne peut interpréter cette manifestation comme une manifestation de support à la guérilla, que nous dénonçons aussi pour leurs kidnappings et d'autres violations des droits humains. Nous sommes ici pour dénoncer tout type de violence, sans nous occuper d'où il provient ". Et tout de suite après, Debatty a été très explicite sur la raison pour laquelle il y avait deux manifestations : "Nous voulons nous dissocier d'une manifestation qui aura lieu à midi et qui sont moins tranchants dans leur condamnation des actes de la guérillas puisque nous ne voulons d'aucune manière, nous voir associés aux actes de la guérilla". Yolanda Pulecio, la mère d'Ingrid Betancourt a été le point de mire des journées de protestation devant la Commission Européenne. Et devant une mer de cameras des télévisions belges et françaises elle a accusé le Gouvernement de n'avoir "aucun intérêt" à résoudre le problème des kidnappés. Point auquel le Président Uribe a répondu dans sa conférence de presse conjointe avec Javier Solana (Haut Représentant de l'UE pour la Politique Extérieure et la Sécurité Commune), en manifestant sa compréhension par "la situation pénible" par laquelle se trouvent les familles des personnes enlevées par les Farc. VÍCTOR MANUEL VARGAS
|
|
||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Avis légal et clause de caractère privé COPYRIGHT © 2004 MARIE ÉDITORIAL LE TEMPS S.A Interdite sa reproduction totale ou partielle, ainsi que su traducción a cualquier idioma sin autorización escrita de su titular. Reproduction in whole or in part, or translation without written permission is prohibited. All rights reserved |