| La mère d'Ingrid Betancourt, Yolanda Pulecio, a dit hier que le FARC devrait être satisfait par la désignation d'un comité crédible comme celui qui a été désigné par le gouvernement pour négocier la libération et l'échange des otages. |
|
(El Espectador 02 février 03) |
|
Yolanda Pulecio considère que les deux prélats de l'église catholique, l'ex-ministre du travail et ex-syndicaliste "ont toute notre confiance ". "J'ai de l'espoir, et - plus important - je crois qu'ils ont également la confiance de la guérilla", a déclaré Yolanda Pulecio à la station de radio RCN. Le vice-président de la Conférence Épiscopale colombienne et évêque de Tunja, Luis Augusto Castro ; le secrétaire général la même hiérarchie, Darío Echeverri, et l'ex syndicaliste Angelino Garzon ont reçu la mission de chercher un rapprochement avec le Farc. Cette mission de facilitation a été annoncée vendredi passé par Luis Carlos Restrepo, commissaire à la Paix et à la Coexistence. Il a expliqué qu'elle devra travailler "avec les bons offices de Nations Unies", condition demandée par le président Álvaro Uribe pour traiter avec les FARC. "En commençant comme maintenant avec des émissaires qui ont toutes les qualités requises, et si nous commençons à dialoguer, nous pourrons arriver à quelque chose de positif (...), à un accord humanitaire", a ajouté Yolanda Pulecio. Les Farc ont mis un tel accord comme condition à la libération environ des soixante-dix politiciens et membres de la force publique qui sont captifs, dans certains cas, depuis décembre 1997. Outre Ingrid Betancourt, il y a également cinq membres du Congrès, douze députés de la Vallée (Cali), le gouverneur d'Antioquia, deux ex-ministres et de deux ex-gouverneurs, avec 47 fonctionnaires et sous-officiers des Forces Militaires et de la Police Nationale. En échange, ils exigent la libération de plusieurs centaines de guérilleros. La mère de l'ex-candidate présidentielle a dit que "la guérilla voulait une discussion directe avec des représentants du Gouvernement et avec une commission crédible". "C'est ce qu'ils veulent, et c'est ce que nous voulons en Colombie", a-t-elle ajouté, pour signaler que "ce qui est important c'est que tant de la part du Gouvernement, que de la part des Farc, il y ait une atmosphère de confiance, et crois qu'ainsi, avec cette atmosphère de confiance, nous pourrons obtenir la paix en Colombie". L'ex-candidate présidentielle a été kidnappée le 23 février 2002, avec sa conseillère et candidate ) la vice-présidence Clara Rojas, quand ils se rendaient par la route à San Vicente du Caguán. |
|
|