8:55 a.m.
Maire de Rome, Walter Veltroni, confère
de la citoyenneté honorifique à Íngrid Betancourt
Rome, l'Italie. Le maire de Rome,
Walter Veltroni, a conféré ce lundi de manière
officielle la citoyenneté honorifique à Íngrid Betancourt,
écologiste candidat colombien kidnappé en février 2002 par des
guérillas les Forces Armées Révolutionnaires de la Colombie.
"Aujourd'hui une femme courageuse se transforme en citoyen
romain", a assuré Veltroni au cours d'une cérémonie dans le siège
de la mairie dans le Capitolio dans lequel elle a rappelé le
compromis de la politique colombienne avec "la démocratie et la
liberté" dans un pays dévasté par un conflit civil sanglant.
Veltroni, qui à diverses occasions a effectué des appels
pour sa libération, a indiqué que s'avère "incroyable" que l'avis
public international ne réagisse pas devant la situation de
Betancourt, qui porte deux années en pouvoir du Farc.
La décision d'accorder la citoyenneté honorifique à
Betancourt a été décidée par le Conseil municipal romain le jour
12 passé, après avoir approuvé une proposition du maire en ce sens.
Le chef du mouvement écologiste "Oxygène Vert", fille du
ministre et ambassadeur Gabriel Betancourt, a été capturé le 23
février de l'année passée quand ils voyageaient vers l'ancienne
zone neutre du sud-ouest colombien où avaient lieu des négociations
manquées entre le Gouvernement et le Farc.
Betancourt, 41 années mariée et mère de deux fils, est
encore retenu par le groupe armé, qui a aussi dans son pouvoir à
d'autres politiciens et fonctionnaires qu'ils aspirent "à échanger"
par presque les cinq cents insurgés emprisonnés dans les prisons du
pays.
Dans la cérémonie de ce lundi dans la Ville Éternelle a été présent son mari, Juan
Carlos Lecompte, celui qui a remercié pour titre honorifique qu'il a
qualifié comme "une assurance vie" pour celle kidnappée et a
rappelé que le principal espoir pour sa libération réside "dans la
pression internationale".
Lecompte a critiqué l'attitude du gouvernement colombien,
à auquel il a accusé "de manquer de volonté politique" pour traiter
avec le Farc, en expliquant qu'après une offre pour négocier de la
guérilla, les autorités de Bogota ils portent dix mois pour nommer
à leurs représentants dans les conversations.
Il a ajouté que les positions sont encore très
éloignées, puisque le Farc demandent la libération de toutes les
guérillas attentivement, dont beaucoup ont été déjà traitées et
condamnés, pour libérer à environ aux 3.000 kidnappés dans leur
pouvoir.
Lecompte recevra ce lundi "le
Prix par la paix 2003" au cours du traditionnel concert de Noël dans
l'Auditoire de Rome, de mains du maire capitolino. EFE
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