
Photo Reuters
|
Des familles de de kidnappés demandent une pression de
Communauté internationale pour empêcher des sauvetages
Medellín, Colombia/AFP Des parents de personnes kidnappées en Colombie ont
demandé ce jeudi à la Communauté internationale de presser au
président Alvaro Uribe pour qu'il arrête "immédiatement" les
opérations militaires de sauvetage de rehenes et négocie avec le
Farc un accord humanitaire.
La demande a été faite ce jeudi à travers une lettre,
quand auront lieu dans cette ville les funérailles du gouverneur du
département Antioquia, Guillermo Gaviria, assassiné par le Farc avec
l'ex ministre de Défense, Gilberto Echeverri, et huit soldats pendant
une manquée opération de sauvetage.
"Nous avons besoin que la Communauté internationale
presse parce que le gouvernement a annoncé qu'il va continuer avec
les opérations de sauvetage", a dit Fabiola Perdomo, conjoint d'un ex
ministre kidnappé, celui qui assiste à l'inhumation en Medellín.
Perdomo a expliqué que par la lettre on demande "à la
Communauté internationale, à la Croix Rouge Internationale, au
Congrès, à l'Église Catholique, qu'ils intercèdent devant le
président pour qu'il arrête toute l'opérationnels de sauvetage".
Il a signalé que dans la missive on demande aussi à la
guérilla du Farc "que garantissent la vie à nos parents, qu'ils leur
donnent un traitement digne et qu'ils démontrent qu'ils ont de la
volonté pour chercher une sortie politique au conflit".
"Nous réitérons que le chemin pour atteindre la
libération de de ceux kidnappés est l'accord humanitaire, en mettant
en risque son intégrité personnelle ni ses vies", ne dit pas un des
points de la lettre, lue en Medellín à la presse par Yolanda
Pulecio, mère de l'ex candidat présidentielle Ingrid Betancourt.
Mercredi le vice-président Francisco Saints a justifié
la décision du gouvernement d'insister ces opérations.
Le gouvernement "a l'obligation constitutionnelle et
légal de restituer à la liberté à à tout colombien qui l'a
restreinte de manière illégale, comme c'est le cas pour ceux
kidnappés", il a dit. |