|
08/02/03
: La commission
de contacts Gouvernement-Farc pour la conclusion d'un accord
humanitaire prend une nouvelle tournure.
La
mission facilitatrice de l’archevêque de Tunja, Monseigneur
Luis Augusto Castro ; l’ex ministre Angelino Garzon et le
père Dario Echeverri est un signe de volonté de progresser de la
part du gouvernement. Les Farc avaient demandé que l’archevêque
de Tunja fasse partie de la commission du gouvernement comme
condition pour aborder le sujet.
Les Farc
avaient demandé que Monseigneur Castro – qui fut évêque de
San Vicente del Caguan – soit nommé comme facilitateur et le
gouvernement a accepté de le nommer pour qu’il rejoigne les
deux autres personnalités pour amorcer le processus.
Jusqu’à
maintenant le Gouvernement avait utilisé uniquement l’instance
de l’ONU pour se rapprocher des Farc.
Uribe a
averti, que dans tous les cas, son gouvernement autorisait ces
personnes à ce qu’elles « aident à ce que (l’accord
humanitaire avec les Farc) puisse être réalisé avec les Nations
Unies ». Il l’a dit le 29 décembre dernier quand il a
annoncé qu’il avait donné le feu vert à plusieurs
personnalités nationales et internationales pour qu’elles
prêtent leur concours.
Jusqu’à
maintenant, il n’y a que Garzon, Castro et Echeverri qui
travaillent et il n'y a pas eu d'intervention de personnalités
internationales.
Quant à
l’ONU, Monseigneur Castro, qui, comme évêque de San Vicente
del Caguan, avait joué un rôle clé dans la libération des 70
soldats et policiers de Las Delicias et de Jurado (en 1996),
croit que cet organisme jouera sans aucun doute un rôle
très important dans le processus.
« Le
Président a toujours souhaité que les Nations Unies soient
présentes dans tous ce processus et, naturellement, les Farc
seront d’accord pour que l’ONU soit présente, non pas à
la place du Gouvernement mais comme témoin d’exception »
a déclaré le prélat.
Ainsi, la
résistance des Farc face au rôle que le Gouvernement demande à
l’ONU ne cédera que si l’administration Uribe est prête à
dialoguer directement avec eux. Ils l’ont dit dans leur
communiqué.
Des pays
comme la France, certains milieux politiques colombiens et les
familles des séquestrés au pouvoir des Farc, qui désirent tous
un échange avec des guérilleros prisonniers, espèrent bien que
les facilitateurs pourront concilier les positions, car ces
trois personnes connaissent parfaitement le conflit armé.
« Nous
exprimons l’espoir que cette commission arrive à débloquer
rapidement la situation » : ainsi s’était exprimé
la France qui avait déclaré Ingrid Betancourt citoyenne d’honneur.
L’Assemblée
Permanente de la Société Civile pour la Paix a dit qu’elle
aspirait à ce que l’aboutissement de l’accord humanitaire
« aide à ouvrir de nouveaux chemins qui viabiliseraient la
construction d'une paix avec justice sociale et réconciliation
nationale ».
Et la
Direction Nationale Libérale a demandé aux Farc « d’initier
tous les contacts nécessaires avec les membres de la mission
Facilitatrice, afin de trouver le plus rapidement possible le
chemin qui conduira à la souscription de cet accord ».
|