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Les FARC lancent une série d'attaques après le changement de président en Colombie

11/09/2010 - Le Monde, EFE, BBC News

Quarante-cinq policiers, soldats et rebelles colombiens ont été tués depuis une semaine au cours d'attaques lancées par le mouvement insurrectionnel des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC). Après le changement de président, le mouvement tente de montrer qu'il constitue encore une menace après huit années de répression appuyée par les Etats-Unis.

Le président Juan Manuel Santos a pris ses fonctions le mois dernier et les Colombiens sont habitués à voir augmenter la violence dans les périodes de transition politique. Mais même avec un bilan de quarante-cinq morts en une semaine, l'impact de la dernière série d'attaques est très inférieur à ce qui a pu s'observer lors de changements de gouvernements passés. Le précédent président, Alvaro Uribe, avait considérablement affaibli les FARC en éloignant la guérilla des villes, en renforçant la sécurité et en favorisant un essor industriel. Juan Manuel Santos a lui aussi promis de maintenir la pression sur ces insurgés vivant en partie du trafic de drogue et de prises d'otages.

DES ATTAQUES QUI RESTENT PLUS PETITES QU'AUPARAVANT

Les Forces armées révolutionnaires de Colombie, créées il y a plus de quarante ans, ont frappé plusieurs fois ce mois-ci. Lors d'une opération, un convoi de police attaqué au lance-roquette a perdu quatorze hommes. Dans une autre, des tirs de missiles artisanaux ont fait six morts dans un commissariat. Ces deux attaques éclair ont eu lieu dans la province méridionale de Narino, plaque tournante du trafic de drogue, proche de l'Equateur. Mais elles restent modestes en comparaison des sièges imposés autrefois à des villes entières, des ponts détruits et des enlèvements opérés par dizaines.

"Ce qu'on observe aujourd'hui est à beaucoup plus petite échelle que ce qui se passait lors des transitions gouvernementales du passé", note Alfredo Rangel, spécialiste des questions de sécurité à Bogota. "Les guérilleros veulent montrer qu'ils sont toujours menaçants. Ils montrent en fait le contraire."

La politique de Santos vise à consolider les avancées réalisées sous la présidence d'Uribe en matière de sécurité, à stimuler la croissance et à réduire des déficits tenaces. Il s'emploie aussi à resserrer les liens de Bogota avec ses voisins – Venezuela, Equateur, Panama et Brésil notamment – dans le cadre d'un effort de coopération régionale contre les FARC.



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