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Les FARC demandent aux chefs d'état de leur accorder le statut de belligérants

07/09/2007 - Le Monde, AnnCol, Reuters

Les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC - guérilla marxiste) revendiquent le statut de "force belligérante" et demandent aux chefs d'Etat de ne plus les qualifier de "groupe terroriste", affirme jeudi Raul Reyes, numéro deux du groupe rebelle, dans une lettre ouverte publiée par l'agence de presse ANNCOL (proche des FARC).

S'addressant "aux présidents et aux Premiers ministres" afin "de les inviter à contribuer à la construction de la paix et de la justice sociale en Colombie", M. Reyes affirme: "Le caractère de force belligérante nous a été reconnu dans les faits en plus d'une occasion par plusieurs gouvernements avec qui nous avons entamé des dialogues, comme ceux qui ont joué un rôle de garants ou médiateurs".

"MM. les représentants des gouvernements du monde, nous croyons que tôt où tard (.....) le qualificatif dénigrant et absurde de terroriste attribué par la Maison Blanche et le gouvernement d'Uribe (président colombien) sera, en toute justice, inversé et s'adressera à ceux qui l'utilisent pour nier sottement l'existence d'un conflit social dans notre pays", poursuit-il.

Les FARC figurent sur les listes américaine et européenne des organisations terroristes. Leur appel s'adresse en priorité aux pays européens avec lesquels cette guérilla a eu de nombreux contacts jusqu'au 13 juin 2002, date à laquelle elle a été placée sur leur liste noire.

Les FARC, principale guérilla de Colombie avec 17.000 hommes, réclament la libération de 500 des leurs en échange de celle d'un groupe de 45 otages dont trois Américains ainsi que la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt.

"Il est nécessaire, aujourd'hui plus que jamais, que les gouvernements du monde, au nom du droit à l'autodétermination et à la souveraineté nationale, prennent position sur cette question", conclut le dirigeant des FARC.

"Nous sommes une armée révolutionnaire avec une hiérarchie stable et visible, avec un projet politique révolutionnaire. Nous représentons une option au pouvoir politique et, surtout, nous avons des propositions claires pour lancer un processus de réconciliation entre tous les Colombiens", affirme également le porte-parole des FARC.

Ce haut dirigeant des FARC s'est déclaré favorable le 3 septembre à une réunion entre le chef de la guérilla colombienne Manuel Marulanda et le président vénézuélien Hugo Chavez.

De retour vendredi dernier d'un déplacement à Bogota, M. Chavez, mandaté comme médiateur par le gouvernement colombien, avait annoncé dimanche avoir envoyé un message au chef de la guérilla pour commencer les négociations.


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