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Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a annoncé ce week-end qu'une mission était en cours pour récupérer les corps de 11 députés provinciaux, otages des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), qui ont été tués en juin.
Dans un communiqué diffusé samedi, la Croix-Rouge n'a pas divulgué d'informations précises sur les lieux et la durée de la mission, mais a précisé que l'ancien candidat à la présidentielle Alvaro Leyva allait accompagner son équipe.
Les parlementaires, membres de l'Assemblée provinciale de la Vallée du Cauca, étaient otages des FARC depuis cinq ans. Les rebelles ont déclaré qu'ils étaient morts le 18 juin dans un échange de tirs lors de l'attaque d'un groupe non identifié contre le camp où ils étaient retenus, tandis que le gouvernement accuse les FARC de les avoir exécutés.
Le CICR a expliqué qu'il avait "reçu des informations des FARC sur le lieu où se trouvent les cadavres des anciens parlementaires" et que toutes "les parties concernées" avaient garanti la sécurité de l'équipe engagée dans la mission.
Les familles des parlementaires attendent que les corps leur soient rendus depuis qu'elles ont été informées de leur mort fin juin.
"Ce sont les dernières étapes", a déclaré Fabiola Perdomo, la veuve d'un des otages, à Radio Caracol. "Il semble que nous approchions du moment où nous recevrons les corps des défunts".
Une fois remis aux familles, les corps seront examinés par des spécialistes de médecine légale afin de déterminer comment les parlementaires sont morts. Ils figurent parmi les dizaines d'otages -dont la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt, ex-candidate à la présidentielle colombienne-que les rebelles souhaitent échanger contre des membres des FARC incarcérés par les autorités colombiennes.
Le président vénézuélien Hugo Chavez est en visite cette semaine en Colombie afin de faire avancer le dossier. Si Bogota et les FARC sont d'accord sur le principe, les modalités de l'échange continuent de poser problème.
Hugo Chavez a reçu l'accord de la guérilla colombienne des FARC pour discuter, à Caracas, d'un échange humanitaire entre otages et rebelles emprisonnés.
Le président vénézuélien, qui s'est montré prudemment "optimiste", a rencontré vendredi son homologue colombien Alvaro Uribe et a obtenu qu'un représentant des Forces armées révolutionnaires de Colombie soit autorisé à se rendre à Caracas. Après une réunion de huit heures avec le président colombien sur un éventuel échange de prisonniers, M. Chavez a affirmé que les rebelles avaient accepté l'invitation.
"Je suis prêt à parler avec tout interlocuteur envoyé par les FARC", a-t-il commenté. Il a précisé avoir reçu un message des FARC vendredi matin et qu'il n'en divulguerait pas le contenu.