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Washington n'écarte plus toute possibilité de négociation avec les Farc sur la libération des trois prisonniers américains de la guérilla. Pour sa part, le président vénézuélien Hugo Chavez a entrepris une médiation auprès des rebelles des Forces armées révolutionnaires de Colombie pour tenter d'obtenir la libération des otages, dont trois Américains et la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt.
« Si à un moment ils veulent offrir quelque chose de concret quant aux conditions de libération, évidemment que tout le monde est prêt à écouter ». Ce mercredi, l’ambassadeur des Etats-Unis en Colombie, William Brownfield a fait un pas significatif vers les Farc. Et ce, afin d’obtenir la fin de la captivité de trois Américains tombés aux mains de la guérilla en 2003, alors qu’ils étaient en mission dans la jungle pour le Pentagone.
Ces otages font partie des 45 prisonniers des Farc, parmi lesquels, l’ex-candidate présidentielle, Ingrid Betancourt, qui pourrait être échangée dans le cadre d’un accord humanitaire, contre 500 guérilleros emprisonnés.
En échange de leur libération, les dirigeants des Farc, extradés aux Etats-Unis, Simon Trinidad et Sonia, pourraient purger leurs peines dans une prison européenne. C’est en tout cas ce qu’a affirmé la sénatrice colombienne, Piedad Cordoba, qui fait office de médiatrice dans ce conflit après une visite de quelques heures aux Etats-Unis.
L’autre négociateur de poids dans cette affaire, le président vénézuélien, Hugo Chavez, s’est lui, montré optimiste, après avoir rencontré à Caracas, les proches des trois otages américains. Prochaine étape pour lui, le 8 octobre prochain, il recevra au Venezuela des émissaires de la guérilla.