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Un porte-parole de l'église catholique colombienne a critiqué ce dimanche la position du président français Nicolas Sarkozy de plaider pour la libération d'Ingrid Betancourt, mais ne ne pas se préoccuper des autres kidnappés en Colombie.
« Le président Sarkozy a répété plusieurs fois sa volonté de vouloir libérer Ingrid Betancourt, mais je ne vois pas qu'il ait manifesté la volonté de combattre définitivement le kidnapping et de plaider pour la libération de tous les kidnappés en Colombie », a déclaré le secrétaire de la Conférence Épiscopale, monseigneur Fabián Marulanda.
Le prélat a fait cette déclarations à Radio Caracol (une radio de Bogotá), après avoir indiqué qu'une proposition du président vénézuélien Hugo Chávez, soutenue apparemment par Sarkozy, pour rencontrer le chef de la guérilla des FARC, Manuel Marulanda (alias « Tirofijo ») dans la forêt colombienne, était « un sujet épineux et difícille ».
Ce samedi, Chávez a demandé au président colombien Alvaro Uribe son accord pour rencontrer Marulanda dans le Caguán (sud), après démilitarisation de la zone, pour négocier un échange humanitaire des kidnappés contre des guérilleros emprisonnés.
Según le mandataire vénézuélien, le chef de la guérilla l'avait invité à venir dans la forêt colombienne, devant l'impossibilité d'aller au Vénézuéla, et en accord avec Chávez, Sarkozy avait évoqué la possibilité de l'accompagner à ce rendez-vous.
Dans le groupe de kidnappés qu'on essaye de libérer se trouvent, outre l'ex candidate présidentielle Ingrid Betancourt, trois Américains, plusieurs polítiques et des dizaines de militaires et de policiers, certains détenus depuis plus de neuf années.
Uribe a répondu immédiatement à la proposition de Chávez, en disant d'un ton laconique que cette proposition avait déjà été refusée et que « ce qui a été dit, il ne faut pas le répéter », en allusion au rejet de son gouvernement concernant une rencontre effectuée en Colombie.
Chávez avait initialement proposé que cette reunion avec Marulanda se tienne au Vénézuéla, ce à quoi le gouvernement colombien avait donné son accord.
Mais face à cette nouvelle proposition, le commissaire pour la paix Luis Carlos Restrepo avait déclaré lundi dernier que le gouvernement « ne considère pas viable » cette reunion en Colombie.