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Uribe s'oppose à une rencontre entre Chavez et le chef des FARC en Colombie

16/09/2007 - AFP, Hoy Digital, Washington Post

Le président colombien Alvaro Uribe a annoncé samedi qu'il n'acceptait pas que le président du Venezuela Hugo Chavez rencontre le chef des FARC, Manuel Marulanda, sur le territoire colombien pour négocier un échange humanitaire entre otages et guérilleros, rapportent les radios colombiennes.

"J'ai déjà répondu, il n'y a pas besoin de le répéter", a déclaré laconiquement le président colombien en réponse à des journalistes qui l'interrogeaient les dernières propositions de Chavez pour rencontrer le chef des Forces armées révolutionnaires de Colombie, guerilla marxiste.

Interrogé par un groupe de journalistes, Alvaro Uribe a ajouté: "Ne m'obligez pas à traiter ces thèmes publiquement, vous connaissez ma position sur cette question".

Le 10 septembre le Haut commissaire colombien pour la paix, Luis Carlos Restrepo, avait qualifié de "non viable" une réunion dans la jungle colombienne entre MM. Marulanda et Chavez.

Pour la seconde fois en deux semaines, samedi, M. Chavez a demandé à son homologue colombien son feu vert pour rencontrer Manuel Marulanda, le chef historique des FARC, afin d'oeuvrer à un accord permettant la libération d'otages des FARC.

Dans sa requête pour rencontrer Marulanda, alias "tir au but", Chavez a souhaité "une brève démilitarisation" dans la région du Caguan (sud) "en présence de témoins et bien sûr avec la sécurité pour toutes" les parties.

Toutefois Alvaro Uribe est un farouche opposant à toute démilitarisation sur le territoire colombien.

"Je veux parler avec lui (Marulanda), je veux parler avec le chef", a insisté M. Chavez, qui soutient que la solution en vue d'un échange humanitaire doit être trouvée avec "les chefs".

M. Chavez, qui prononçait un discours télévisé, a par ailleurs affirmé que le président français Nicolas Sarkozy lui avait déclaré être prêt à se rendre avec lui dans le sud de la Colombie, où M. Chavez compte négocier la libération des otages, dont la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt.

"Accompagnez-moi", a-t-il lancé à l'adresse de M. Uribe, avant d'ajouter: "Sarkozy m'a dit qu'il peut lui-même venir avec moi dans le Caguan", la région du sud où pourrait avoir lieu la rencontre avec les FARC.

Hugo Chavez a été mandaté fin août pour assumer les fonctions de médiateur par son homologue colombien Uribe afin de tenter d'obtenir la libération de 45 otages des FARC dont la franco-colombienne Ingrid Betancourt enlevée en 2002, contre quelques 500 prisonniers guérilleros détenus par les autorités colombiennes.


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