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Moncayo reçu à la Chambre des députés de France mais pas par le Gouvernement

22/09/2007 - Univision.com

Paris, 19 sep (EFE). - Le professeur colombien Gustavo Moncayo, père d'un soldat kidnappé par les FARC depuis presque dix ans, a rencontré aujourd'hui des députés français à l'Assemblée Nationale et a manifesté sa déception de n’avoir été reçu par aucun représentant du Gouvernement.

« Je me transforme en ambassadeur des Colombiens touchés par le problème du kidnapping. Je souhaite lancer une invitation au Président français, Nicolas Sarkozy, lui aussi affecté par le problème, surtout pour la citoyenne française Ingrid Betancourt, afin qu’il me reçoive », a déclaré Moncayo à Efe.

Le professeur, connu comme « le marcheur pour la paix » après sa longue marche à travers la Colombie pour demander un accord humanitaire qui permette la libération des otages kidnappés par la guérilla, se trouve en Europe depuis dimanche passé, pour tenter d’« internationaliser » son mouvement.

Moncayo, pour son périple en Europe, est soutenu par la Fédération Internationale des Comités Ingrid Betancourt (FICIB), qui regroupe diverses associations militant pour la liberation de l'ex candidate présidentielle, de nationalité franco-colombienne, et kidnappée depuis février 2002.

Le père de Pablo Emilio Moncayo, considéré comme le plus ancien otage des FARC et qui comptera dix années de détention en décembre prochain, a été reçu par le président de la commission de l'Assemblée Nationale, Axel Poniatowski.

Ensuite, Moncayo a été reçu à la Mairie de Paris, bien que la FICIB ait regretté qu'on ne lui accorde pas de rencontre avec un édile d'importance.

Le « Marcheur pour la paix" s’est ensuite rendu à l'Ambassade colombienne à Paris pour livrer un message destiné au président Álvaro Uribe, dans lequel il insiste sur le danger d'une action armée pour libérer les otages et demande un accord humanitaire.

Le courrier, dont une copie a également été envoyée à Sarkozy, demande au président colombien de faciliter la tâche de médiateur de son homologue vénézuélien, Hugo Chávez, qui « peut aboutir à une solution pacifique » dans la situation des otages.

Moncayo s'est brièvement entretenu avec l'ambassadeur, Fernando Cepeda Ulloa.

Parmi la délégation diplomatique se trouvait également l'ex otage des FARC John Frank Pinchao, en visite en France et qui s'est déclaré favorable à une action armée pour libérer les séquestrés.

A aucun moment, ils ne sont arrivés à se croiser bien que Moncayo ait invité Pinchao à maintenir une rencontre « hors de l'Ambassade » pour essayer de le convaincre des dangers que peut entraîner une action militaire pour libérer les kidnappés.

« Dans un sauvetage par la force, des innocents mourraient, non seulement des guérilleros, mais aussi des kidnappés, parce qu'ils portent les mêmes uniformes. Et puis dans la forêt, il y a aussi des indigènes, des colons et le peuple colombien », a affirmé Moncayo

Le « marcheur pour la paix » a été reçu également par le premier secrétaire du Parti Socialiste, François Hollande, une visite qui n'était pas prévue initialement.

Moncayo visitera demain diverses villes de Normandíe dans la poursuite de son périple à travers la France.

À partir du 9 octobre prochain, il a prévu de voyager en Italie, où il sera reçu par le premier ministre, Romano Prodi.

Le « marcheur pour la paix » retournera à Rome le 19 octobre où il passera plusieurs jours durant lesquels il est prévu qu’il soit reçu par le Pape. EFE


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