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Un sénateur de la majorité craint d'être assassiné par le gouvernement

15/09/2006 - Cyberpresse

Le sénateur German Vargas Lleras, un des dirigeants de la majorité présidentielle, a révélé qu'il redoutait d'être assassiné par le gouvernement d'Alvaro Uribe et annoncé qu'il envisageait de quitter la Colombie.

«J'ai peur de perdre la vie» et «je n'ai en ce moment aucune tranquillité en ce qui concerne ma sécurité personnelle», a déclaré à la chaîne de télévision publique Canal Capital le sénateur qui a déjà été deux fois la cible d'attentats.

«Je prévois de voyager à l'étranger pour un certain temps, situation que je n'avais jamais envisagée auparavant», a indiqué le sénateur considéré en Colombie comme un futur candidat à la présidence.

«Avant j'affrontais les menaces des groupes illégaux, des narcotrafiquants, des pires délinquants de ce pays, mais je me sentais protégé par la force publique», a-t-il dit, précisant que les attentats l'ayant visé pourraient avoir pour mandataires des organismes gouvernementaux.

De plus «je n'ai pas confiance dans le ministre de l'Intérieur». Le sénateur a cité pour exemple le scandale qui a secoué le pays la semaine dernière dans lequel des officiers corrompus de l'armée colombienne sont accusés d'avoir organisé fin juillet un attentat meurtrier attribué par les autorités aux Forces armées révolutionnaires colombiennes (FARC-guérilla marxiste).

«ll n'y a eu aucun résultat ni après le premier attentat, ni après le second l'an dernier», souligne-t-il déplorant également l'absence de justice en Colombie.

Le 11 octobre, une voiture piégée avait explosé dans le nord de Bogota au passage du véhicule du sénateur Vargas Llera, faisant neuf blessés dont deux policiers. L'attentat avait été attribué à l'époque par les autorités aux FARC alors que le sénateur avait catégoriquement écarté cette piste.

Et le 14 décembre 2002 lorsqu'il était président du Congrès, Vargas Lleras avait déjà été victime d'un attentat à la lettre piégée qui l'avait blessé au visage et aux mains.


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