La revue de presse   de  www.Betancourt.info 

>Ajouter cette page à mes favoris

>Rechercher sur le web

Outils de traduction :   >Free.fr  >Google


Journée pour la paix et l'échange humanitaire au sud-ouest de la Colombie

22/09/2006 - Milenio.com

Des communes s'unissent en Colombie pour demander la cessation à la violence et la mise en place de stratégies pour un accord de paix.

Les habitants du département colombien de la Vallée du Cauca (sud-ouest) ont organisé aujourd'hui une journée de paix pour rejeter la violence et solliciter la réalisation d'un échange humanitaire rapide qui permette la libération des kidnappés en pouvoir des FARC, a indiqué un porte-parole officiel.

Le gouverneur de la localité, Angelino Jeune Garzón, a déclaré que les 42 communes de ce département s'étaient unies pour faire appel à la cessation de la violence en Colombie et pour construire une voie et des stratégies qui permettent un véritable accord de paix entre les groupes armés illégaux et le gouvernement colombien.

“Pour nous le respect des droits humains et l'accord humanitaire sont très liés à la voie de la non-violence et à la de recherche de la paix” , a déclaré Garzón.

Pour sa part, l'ex président Ernesto Samper (1994-1998) a réitéré son appel aux FARC pour qu'ils permettent une visite du Comité International de la Croix Rouge aux kidnappés.

“Il me paraît qu'il serait bon d'obtenir une preuve de bonne volonté des FARC qui pourraient accepter la mise en place d'une mission de visite médicale dans la zone où se trouvent les sequestrés” , a-t-il affirmé.

Une commission de délégués d'Espagne, de France et de Suisse était arrivée en Colombie au début de septembre 2005, pour essayer d'organiser une réunion avec des chefs des FARC, qui permette de promouvoir une négociation éventuelle entre les rebelles et le gouvernement colombien.

La rencontre n'a pas pu être organisée à cause des combats qui ont lieu dans la zone de rencontre.

La visite de la commission européenne a abouti à une situation où le gouvernement colombien s'est déclaré disposé à démilitariser deux communes du sud-ouest de la Colombie pour négocier avec les FARC un échange des otages contre des guérilleros emprisonnées, sous la condition qu'il s'agisse d'un dialogue “serieux”  qui conduise à la libération des kidnappés.

Les FARC ont aussi confirmé leur disposition à effectuer un “prediálogue” ; avec le gouvernement colombien, qui permette de concrétiser un échange humanitaire, bien qu'ils aient insisté sur la nécessité de démilitariser deux communes du territoire colombien pour entamer les rapprochements de paix.

Les rebelles maintiennent en leur pouvoir quelque 45 prisonniers en uniforme, trois Américains et plusieurs leaders politiques, parmi lesquels l'ex candidate présidentielle Ingrid Betancourt, qu'ils espèrent échanger contre des rebelles détenus en prison.

Le groupe partisan a insisté à diverses occasions sur la nécessité de neutraliser les communes de Pradera et de Florida (Vallée du Cauca) comme condition préalable pour entamer des rapprochements pour l'échange, demande que le gouvernement a rejetée jusqu'à présent.


>Les titres du mois 


>www.Betancourt.info