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Les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) ont réclamé lundi des discussions "en face à face" avec le gouvernement sur un échange de prisonniers. Le groupe détient notamment l'ancienne candidate à la présidence Ingrid Betancourt.
Cet appel intervient moins d'un mois après le début du second mandat du président Alvaro Uribe, allié des Etats-Unis et partisan de la fermeté à l'encontre des guérilléros qui ont enlevé Ingrid Betancourt pendant sa campagne électorale de 2002.
"Ce qu'il faut, c'est un accord en face à face", dit une déclaration intitulée "Un échange maintenant!" publiée sur le site internet des FARC. Le ministre de l'Intérieur, Carlos Holguin, a dit que cette déclaration manquait de clarté.
Le gouvernement et les FARC, qui regroupent quelque 17.000 guérilléros, sont en désaccord sur les modalités d'ouverture de négociations. Les FARC réclament la libération de 500 prisonniers en échange de 59 personnalités militaires et politiques.