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L'intention du gouvernement colombien de démilitariser deux villes du sud-ouest du pays pour négocier avec les FARC un échange d'otages et de guerilleros prisonniers a échoué étant donné les doutes qu'ont opposés les forces armées.
Les autorités militaires ont considéré "inopportun un dégagement inconditionnel surtout dans un secteur occupé par une population civile", a indiqué un rapport de Radio Caracol.
'Le président (Alvaro) Uribe considère qu'avant de prendre cette décision il faut exiger des FARC un acte de bonne foi pour pouvoir négocier l'échange humanitaire, a ajouté le rapport.
Pendant ce temps, la commission civile de conciliation pour un rapprochement avec le FARC a proposé aux parties d'accélérer les négotiations pour pouvoir effectuer l'échange qui permettra le retour des kidnappés dans leur foyer.
Les FARC ont également réitéré leur disposition à effectuer un 'prédialogue' avec le gouvernement colombien, bien qu'ils aient insisté sur la nécessité de démilitariser les deux communes du sud-ouest pour entamer les négociations de paix.
Les rebelles maintiennent en leur pouvoir quelque 45 militaires, trois Américains et plusieurs chefs politiques, dont l'ex candidate présidentielle Ingrid Betancourt, qu'ils espèrent échanger contre des rebelles maintenus en prisons.
D'autre part, Uribe a réclamé plus de 'rapidité' dans le dialogue que son gouvernement entretient avec le groupe armé de Libération Nationale (ELN) dans le but d'obtenir un accord de paix définitif.
'Le processus a besoin d'être accéléré et le gouvernement n'est pas obstacle pour avancer', a déclaré aujourd'hui le Président à l'hebdomadaire "Cambio", déclarations reprises par l'agence de presse Ansa.
Le mandataire a affirmé avoir prévu de nouvelles rencontres avec les négociateurs de l'ELN.
Des représentants du gouvernement et de l'ELN se sont réunis à trois occasions - deux d'entre elles, à La Havane - fin de l'année passée et au début de cette année.
Uribe a signalé que, avec la concrétisation d'un accord de paix avec l'ELN ou avec le FARC, il sera nécessaire de décider avec eux d' une législation et les paramilitaires, déjà démobilisés et jugés par une loi spéciale, demanderaient certainement un 'traitement 'semblable à celui des rebelles.
'Ceci doit être dit au monde avec clarté et anticipation ; la Colombie et la Communauté internationale doivent être préparées à cela ', a déclaré le chef de l'Etat.