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Le gouvernement rejette le rapport d'Amnesty International

10/09/2006 - Las voces del secuestro

Le Ministre de la défense a demandé "de revoir le discours dans lequel, de manière un peu légère, l'État colombien est présenté comme violateur des droits de l'homme". Le Gouvernement a répondu de manière énergique  en affirmant que la perception d'A.I. (Amnesty Intarnational) selon laquelle les agents de l'État "agissent de manière arbitraire contre la population civile" pour atteindre ses objectifs est "fausse et injuste".

"C'est une idée erronée qui a été semée dans l'esprit de beaucoup dans le monde", a soutenu le ministre de la Défense, Juan Manuel Santos, en commémorant d'avance à Bogota la journée national des Droits de l'homme.

Le fonctionnaire a rejeté que ce soit l'État, par le biais des membres des Forces Militaires et de la Policie, qui serait "le principal violateur des droits de l'homme" dans le pays.

Il faut "revoir le discours dans lequel, de manière plutôt légère, l'État colombien est pointé du doigt", a exprimé le titulaire du portefeuille de la Défense, sans mentionner aucune des organisations de défense des droits humains qui sont manifestées en ce sens.

Cependant, le message était adressé à Amnesty International qui, jeudi passé, a critiqué les forces de l'Etat pour sa manière de traiter les droits de l'homme.

La dénonciation. "En Colombie il existe une stratégie coordonnée pour freiner la tâche des défenseurs de droits humains", a dit l'Organisation non Gouvernementale depuis Madrid, et elle a demandé au gouvernement du président Álvaro Uribe de rendre public son "ferme appui" à la tâche de ces activistes.

"Amnesty International considère qu'il existe une stratégie coordonnée des forces de sécurité colombiennes pour affaiblir les défenseurs des droits humains et discréditer leur travail (...) dans le but de créer un climat de terreur pour les dissuader d'agir", a affirmé en conférence de presse le directeur d'AI en Espagne, Esteban Beltrán.

Pendant la présentation d'un rapport intitulé 'Crainte et intimidation : les dangers du travail pour la défense des droits humains ', basé sur des recherches que l'organisme humanitaire a effectuées en Colombie durant ces dernières quatre années, Beltrán a assuré que "il existe des preuves à propos de déclarations au plus haut niveau de l'État et des Forces Armées contre les défenseurs, les traitant de subversifs au service de la guérilla".

Le ministre Juan Manuel Santos a insisté sur le fait que "cette perception dérive des agissements de quelques-uns, certes malheureux et honteux".

Il a affirmé qu'en Colombie la défense des droits humains et le Droit International Humanitaire est "une politique d'État", et a signalé que le Gouvernement travaille pour fortifier encore plus ce principe.


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