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Le Haut Commissaire pour la Paix, Luis Carlos Restrepo, n'est pas trop préoccupé par le dernier communiqué des Farc; il assure qu'avec leur dernière réponse les Farc démontrent qu'ils ne sont pas arrivés à la maturité qui permettrait de chercher une issue par le dialogue. “. Quant au gouvernement, il continue à rechercher la conclusion d'un accord humanitaire, en maintenant fermement sa proposition d'une rencontre de dix jours à Bolo Azul.
À son avis, cette guérilla doit encore arriver à la “ maturité ” qui lui permettra de passer d'une recherche aveugle à démontrer l'échec du gouvernement d'Uribe, à la conviction que le dialogue est la seule issue au conflit armé.
“Cela viendra en son temps”, dit-il avec une voix ralentie, et il assure que le Gouvernement insistera pour que s'organise une rencontre de dix jours à Bolo Azul, pour traiter le sujet de l'échange humanitaire.
Ce même ton, il l'utilise pour dire qu'avec l'ELN les choses vont bien. Cependant, il refuse d'être optimiste, parce que dans sa fonction“ les optimismes on les paye cher ”.
C'est de cela et de certains autres sujets, comme le processus avec les auto-défenses et la réhabilitation de leurs membres, que Rafel Quintero Cerón (journaliste de Colprensa) a parlé avec le Commissaire :
Après le communiqué des Farc, quel sera le pas suivant pour le Gouvernement ?
Nous insisterons sur notre proposition de Bolo Azul, parce qu'elle est bonne et viable. Si nous acceptions la démilitarisation de deux communes on gènerait la conversation sur l'accord humanitaire, parce que les Farc seraient consolidés dans ce territoire et poseraient des conditions tellement impossibles qu'il ne resterait pas d'autre alternative que de proroger la zone démilitarisée.
Des analystes assurent que le Gouvernement s'est dépêché de lancer une proposition qui aurait dû être traitée de manière discrète…
Nous avons de grandes difficultés pour avancer avec les Farc. On est passé par des médiateurs - qu'ils ont fait attendre pendant des mois, et par l'Église - qu'ils n'ont pas voulu revoir depuis décembre 2003. C'est pourquoi nous essayons depuis peu d'ouvrir des voies pour avancer, mais ils refusent de le faire. L'important c'est que notre proposition est formulée, elle est viable, raisonnable et saine.
Considérez-vous que les Farc ont une volonté de paix ?
Cela viendra !. Ils essayent maintenant de démontrer que la politique de Sécurité Démocratique est un échec et essayent de s'opposer à la réélection de Álvaro Uribe. Ce sont leurs deux grandes obsessions et si cette organisation insiste tant pour faire face à l'État, c'est parce qu'elle n'est pas encore arrivée à la maturité qui lui permettrait de chercher une issue politique.
Il n'y a donc pas de possibilités d'arriver à un accord avec eux ?
Les Farc ressentent un épuisement dans leur base et chez leurs cadres moyens, il y ait aussi des tiraillements chez leurs dirigeants. C'est pourquoi, en persistant dans la politique de Sécurité Démocratique et dans notre offre d'une issue par le dialogue, nous trouverons le chemin pour un dialogue utile, sans tomber dans les erreurs précédentes, parce que des dialogues qui servent à fortifier les guérillas sont un échec.
... suivent d'autres questions qui concernent l'ELN et la loi "Justice et Paix"
Lire l'interview complète dans "El Pais" :