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Dans une lettre adressée au président Álvaro Uribe publiée lors du Forum de Biarritz à Bogota, le président français Jacques Chirac a sollicité l'autorisation pour que des émissaires de son gouvernement rencontrent les Farc pour rechercher la libérationdes kidnappés qui restent au pouvoir de cette organisation.
De son côté, la secrétaire d'Etat française au Droit des victimes, Nicole Guedj, a pressé Bogota d'intensifier son action dans ce domaine.
"Nous voulons continuer à agir, en coordination avec le gouvernement colombien", a déclaré Nicole Guedj jeudi à Bogota.
Pour sa part Uribe a répondu à la demande française en déclarant qu'il considère comme impossible la démilitarisation de toute partie du territoire national pour y tenir des négociations concernant un accord humanitaire.
La demande de la France est la conséquence d'un incident diplomatique créé suite à une rencontre d'un émissaire du gouvernement français et de Raúl Reyes, numéro deux des Farc, qui s'est déroulée, apparemment, sans l'approbation du gouvernement colombien.
Le chancelier colombien, Carolina Barco, avait envoyé une note de protestation au gouvernement français, en faisant valoir « une ingérence dans ses affaires internes » pour ne pas l'avoir informée de cette réunion.
Depuis plusieurs mois, le gouvernement français prend part activement à la recherche d'un dialogue qui permettrait la libération de l'ex candidate présidentielle Ingrid Betancourt et de de tous les kidnappés.