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La France "travaille" avec Bogota pour libérer Ingrid Bétancourt

26/09/2005 - Reuters, Centre-Afrique Presse, Latin Reporters, Terra

Le ministre français des Affaires étrangères, Philippe Douste-Blazy, affirme "travailler avec les autorités colombiennes" pour parvenir à la libération des otages détenus par les Forces armées révolutionnaires colombiennes (Farc), parmi lesquels Ingrid Betancourt.

"Aujourd'hui, nous travaillons avec les autorités colombiennes, nous avons entendu ce qu'elles nous ont dit sur l'action que nous menons pour avoir un accord humanitaire", a déclaré le chef de la diplomatie, qui était l'invité du Forum de Radio J.

"Nous sommes très déterminés dans ce dossier pour aider à trouver un accord humanitaire au niveau de tous les prisonniers qui sont aujourd'hui en Colombie, et, parmi ces prisonniers, il y a Ingrid Betancourt", a-t-il souligné. "Si la France peut jouer un rôle, elle le fera, d'autant plus qu'Ingrid Betancourt est là depuis près de quatre ans", a-t-il relevé.

Philippe Douste-Blazy a confirmé avoir reçu des autorités colombiennes "une missive s'étonnant de tous les efforts que la France fait pour trouver un accord humanitaire". "Nous sommes en relation en permanence avec les autorités colombiennes", a-t-il précisé.

"Dans toutes les affaires d'otages, la seule règle qui compte, c'est la discrétion et l'efficacité", a-t-il déclaré.

La Colombie s'était élevée vendredi contre ce qu'elle a présenté comme des contacts non autorisés survenus sur son territoire entre la France et les Farc au sujet d'otages détenus par les rebelles et a accusé des responsables français de s'ingérer dans ses affaires intérieures.

La France s'emploie à obtenir la libération d'Ingrid Betancourt, une Franco-Colombienne prise en otage début 2002 par les Farc alors qu'elle faisait campagne en vue de la présidentielle, sous la bannière d'un parti écologiste.

La Colombie a publié vendredi sur son site internet officiel une lettre où elle se dit "ennuyée et irritée" par ces contacts clandestins.

Ces négociations, menées sans que le gouvernement colombien en soit informé, constituent une ingérence dans les affaires intérieures colombiennes, estime Bogota.

Un émissaire français a rencontré cette année un haut responsable militaire des Farc lors d'une réunion autorisée par Bogota. Mais la ministre colombienne des Affaires étrangères a déclaré vendredi que le gouvernement n'avait pas été informé de discussions qui s'étaient tenues plus récemment entre des représentants de la France et les rebelles marxistes.

La Colombie tente de négocier l'échange d'une soixantaine d'otages détenus par les Farc, dont Betancourt et trois Américains, contre des rebelles emprisonnés.


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