La revue de presse   de  www.Betancourt.info 

>Ajouter cette page à mes favoris

>Rechercher sur le web

Outils de traduction :   >Free.fr  >Google


Les familles de séquestrés demandent des actes et moins de palabres

12/09/2005 - Las voces del secuestro

Les familles de colombiens kidnappés par les Farc ont reconnu vendredi le geste du Gouvernement National, qui a proposé à la guérilla un agenda et un lieu de rencontre pour négocier un échange, mais elles ont dit qu'il était maintenant temps de passer des mots aux actes pour libérer les prisonniers. Jaime Lozada, conjoint de la congressiste Gloria Polanco, kidnappée depuis juillet 2000, a déclaré que les familles approuvaient la proposition, mais il a souligné que l'important maintenant c'était de penser un peu plus aux êtres humains détenus et un peu moins aux détails logistiques.

“ Il faut reconnaître l'effort et la volonté politique que le gouvernement a montrés dans le courant des derniers jours. L'essentiel est de sauver des vies et de rendre la liberté à tant de personnes qui souffrent ”, a indiqué Lozada, qui a été gouverneur du département de Huila. “ J'espère que la proposition recevra l'approbation des Farc pour que se termine ce calvaire ”, a-t-il indiqué.

La réaction des parents a été soutenue par le congressiste de gauche, Gustavo Petro, un critique connu du président Álvaro Uribe, qui a toutefois déclaré que cette fois “ il faut applaudir le geste du gouvernement et presser les Farc pour qu'ils l'acceptent, en pensant les victimes ”.

Les Farc ont proposé de délivrer quelque 59 kidnappés politiciens, policiers et militaires colombiens et 3 étrangers en échange de quelque 500 rebelles emprisonnés, et pour cela ils exigent une zone démilitarisée, située en Colombie.

Jeudi, le Haut Commissaire pour la paix, Luis Carlos Restrepo, a offert au Farc d'effectuer la négociation pendant dix jours et a proposé comme lieu pour ces négociations l'école de la caserne de Bolo Azul, dans le département de la Vallée.

Le gouverneur de ce département, Angelino Garzon, a offert de transférer le gouvernement de cette région à Bolo Azul, comme un moyen d'assurer que les négociateurs que désigneront la guérilla auront toutes les garanties se sécurité.

L'offre du gouvernement d'Uribe, qui est arrivé au pouvoir en 2002 en promettant la défaite militaire de la guérilla, est la deuxième qui a été proposée au cours de la dernière semaine pour dialoguer avec les rebelles. Mercredi le gouvernement avait annoncé qu'il libèrerait pour trois mois un chef de l'ELN, pour tenter un rapprochement avec ce groupe.


>Les titres du mois 


>www.Betancourt.info