|
||||||
Alors qu'il est très probable qu'un émissaire du gouvernement français vienne de rencontrer pour la seconde fois Raul Reyes avec l'assentiment du gouvernement colombien, les FARC publient sur AnnCol un communiqué dans lequel ils rejettent l'offre du gouvernement colombien de se rencontrer dans une école militaire de la localité de Bolo Azul, et ils reviennent sur leur exigence de démilitarisation temporaire de deux villages dans la même région.
La réponse à la proposition du gouvernement, rédigée le 10 septembre et signée par la commission internationale des Farc, a été annoncée ce jeudi dans la page électronique d'ANNCOL, une agence de presse qui publie tous les communiqués de cette guérilla.
Les FARC maintiennent leurs exigences de démilitariser temporairement les communes de Pradera et de Florida, à quelque 280 kilomètres au sud-ouest de Bogota, plutôt que d'accepter l'offre du gouvernement colombien qui proposait une suspension d'opérations militaires pour 10 jours dans le caserne de Bolo Azul, située dans cette même commune de Pradera, avec des garants internationaux pour assurer la sécurité des délégués des insurgés.
Dans leur communiqué, les FARC demandent aussi que la démilitarisation soit effectuée pour « une durée de seulement 30 jours, afin de garantir la sécurité de ses porte-parole ».
Un autre point dans leur réponse affirme qu'ils ratifient devant la Communauté internationale « leur volonté décidée d'obtenir un accord humanitaire » pour échanger des politiciens, des policiers et des militaires en leur pouvoir, y compris deux contractants américains, contre des guérilleros détenus dans les prisons colombiennes.
Dans une démarche inhabituelle, ils ont inclu dans la liste des "échangeables" de cet échange humanitaire Francisco Caraballo, un chef partisan emprisonné depuis 1994 et condamné à 38 années de prison après avoir été déclaré complice du kidnapping et du meurtre en 2002 de l'ex ministre des travaux publics Argelino Duran.