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L'ex mandataire a rappelé que le drame de la perte de la liberté affecte plus de mille colombiens et non seulement les 63 que les Farc proposent dans l'« échange ».
Turbay a demandé au président Álvaro Uribe que dans les rapprochements qui seront effectués avec la guérilla pour traiter du sujet des séquestrés, on inclue également les kidnappés non politiciens (kidnappés "économiques").
Quelques parents lui auraient demandé de négocier pour obtenir leur libération.
Selon l'ex mandataire, il y aurait actuellement dans le pays 1.016 personnes en pouvoir des Farc, qui exigent pour leur libération une rançon qui est en moyenne de 100 millions de pesos par personne (35.000€).
La proposition de Turbay est que pour chaque insurgé qui récupère la liberté, les Farc libèrent, sans aucune contre-partie, 10 kidnappés (extorsion ou kidnapping politique).
En outre, il demande que des parents de kidnappés autres que ceux des politiciens soient présents à la table de dialogue.
Selon la Fondation Pais Libre, qui maintient la "basée des données du Fonds National Pour la Défense de la Liberté Personnelle", on a reporté dans le pays 7.405 kidnappings entre janvier 2000 et juin 2005.
Les chiffres incluent les kidnappings effectués par tous les groupes irréguliers et par la délinquance commune.
Pour donner encore un plus grand soutien à sa proposition, dans l'après-midi, Turbay a envoyé une lettre au Président dans laquelle il écrit: « Dans le cas colombien on ne peut pas désigner avec précision un gagnant ou un perdant, et c'est par conséquent difficile d'obtenir la liberté des kidnappés par une procédure différente de celle d'un accord de bonnes volontés, qui peut être obtenu dans des conditions telles qu'elles ne mettent pas en péril l'ordre public, pour obtenir le sauvetage immédiat des victimes innocentes du conflit… ».
Dans sa missive il ajoute que « il n'existe pas de doutes sur le fait que c'est le Gouvernement qui détient la légitimité, mais du point de vue du Droit International Humanitaire, la légitimité n'offre aucune circonstance à sa faveur. L'accord est un moyen pour résoudre des situations comme celles de la Colombie, où les forces en présence se battent depuis plus de quarante années à la recherche d'une victoire militaire, qui n'a pas pas encore pu être obtenue.