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Par la voix du vice-président Francisco Santos Calderon, le Gouvernement National a indiqué qu'il ne retirerait pas ses troupes des communes de San Vicente del Caguán et de Carthagène del Chairá (Caquetá), comme l'a demandé la guérilla des Farc pour négocier un accord humanitaire qui permette la libération des personnes kidnappées.
Au Congrès de la République, le ministre de laDéfense, Jorge Alberto Uribe a rappelé lui aussi hier que le Président avait été clair à ce sujet : "on n'accordera pas d'enclaves" pour avancer dans ce type de négociations.
Les Farc avaient demandé "de dégager" les deux communes dans un rayon de quelque 31.000 kilomètres carrés. Cette zone de forêt fait partie du teeritoire dans lequel les Forces Militaires concentrent des milliers d'hommes dans le cadre du Plan Patriota, une des plus grandes offensives jamais menées contre l'organisation insurgée, entamée il y a quelques mois.
"Pour un échange humanitaire on n'a besoin d'aucune démilitarisation, mais de volonté de paix de la part des groupes armés, mais les Farc n'ont pas cette volonté", a affirmé Santos Calderón.
San Vicente del Caguán a été la principale commune de la zone neutre dans les négociations de paix avortées du gouvernement d'Andres Pastrana (1998-2002), et Carthagène del Chairá est l'endroit où a eu lieu la première libération massive par les Farc de quelque 70 militaires qui s'est produite en juin 1998.
"L'heure de l'échange et de la fin de la souffrance des captifs, tant des prisonniers du gouvernement que ceux de la guérilla, est arrivée ", ont affirmé les Farc dans un communiqué diffusé ce mardi par Internet et signé par le "secrétariat du mouvement" .
La démilitarisation "est indispensable pour le déplacement non seulement des porte-parole de la guérilla, mais aussi des prisonniers en son pouvoir, lesquels, étant donné les opérations militaires dans le sud, ont dû être transférés, pour leur sécurité, dans d'autres départements", ajoute la note du groupe rebelle.
L'échange, selon les insurgés, serait une réponse aux efforts humanitaires "de parents des prisonniers, de la hiérarchie catholique, d'un certaiun nombre d'ex présidents de Colombie et de gouvernements amicaux".
Le Farc maintiennent, outre plus d'un millier de kidnappés, quelque 60 "échangeables", parmi lesquels l'ex candidate présidentielle Ingrid Betancourt, cinq ex congressistes, un ex ministre, un ex gouverneur, douze députés, près de cinquante soldats et policiers, et trois Américains.