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Iván Márquez, membre du Secrétariat du Farc, déclare que le Plan Patriota est comme une "épée de Damocles" pour les séquestrés.
Le responsable de ce groupe insurgé, dans une entrevue publiée par Anncol (agence de presse proche des Farc), a déclaré: "Nous voudrions que le Gouvernement opte pour une solution plus raisonnable : l'accord humanitaire".
Il a également demandé "à toutes les organisations démocratiques et révolutionnaires du monde leur solidarité avec les prisonniers politiques de Colombie, et spécialement avec Simón Trinidad, qui pourrait bien être le symbole de tous ces prisonniers".
Il a ajouté que son organisation était disposée à un "échange de prisonniers" et il a ajouté que "les Farc ne vont pas décider, parmi leurs prisonniers, qui sera ou ne sera pas libéré, parce qu'ils serait impliqué dans du terrorisme d'État, ou parce qu'ils serait un corrompu, ou parce qu'il aurait trahi la patrie en en bradant la souveraineté, ou parce qu'il aurait voté des lois répressives contre le peuple".
Ce qu'ils recherchent, c'est un accord bilatéral "pour que quelques-uns quittent les montagnes pour rentrer chez eux, et que d'autres quittent les prisons du régime pour retourner là où les attendent leurs compagnons".
Toutefois, Márquez n'a fait aucune référence à une version qui a circulé la semaine passée, selon laquelle les Farc demanderaient la démilitarisation d'un petit village pour y entamer un dialogue sur l'échange humanitaire.
ndlr : Le message des Farc contient plusieurs éléments importants : la désignation de Simon Trinidad comme le "symbole de tous les prisonniers politiques" et l'indication que les Farc ne feront pas un choix parmi leurs prisonniers. On pense évidemmment à une demande de réciprocité.
A noter également la référence faite par Marquez au discours d'Ingrid dans sa dernière vidéo.