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Accord Humanitaire avec l'ELN ?

12/09/2004 - Las voces del secuestro

Le Gouvernement National a proposé à l'Armée Libération Nationale (ELN), un accord de cessez-le-feu bilatéral ainsi qu'un accord humanitaire qui permettrait la libération des kidnappés détenus par ce groupe partisan contre celle de guérilleros rebelles emprisonnés pour rébellion. L'initiative, rendue publique hier, indique que "afin de créer les conditions de confiance nécessaires pour avancer dans un processus de paix, nous proposons à l'ELN comme point de départ une cessation d'actions hostiles contre l'État et la société civile".

Le haut Commissaire pour La Paix, Luis Carlos Restrepo, avait déjà publié quelques alinéas de la proposition, qui a été envoyée au quartier général du groupe insurgé le 3 août passé . La proposition ajoute que "en réciprocité, le Gouvernement suspendra les actions militaires offensives contre son organisation, tant qu'on avancera dans un processus de dialogue sérieux et avec une réelle volonté de paix".

Le Gouvernement a aussi proposé à l'ELN de mettre fin aux kidnappings et de libérer tous les otages en son pouvoir, en échange de la libération des membres de ce groupe détenus pour la seule infraction politique de rébellion. Ces derniers devront être réinsérés à la vie civile. Le haut Commissaire à la Paix, Luis Carlos Restrepo, a signalé à la congressiste Eleonora Pineda que le Gouvernement ne permettra pas de festivités dans la zone de sécurité concédée aux paramilitaires de l'AUC.

"Une fois signé ce compromis (de suspendre les kidnappings et libérer aux captifs), le Gouvernement prendra les mesures nécessaires pour que les membres de l'ELN détenus pour l'infraction de rébellion, qui se trouvent dans les prisons colombiennes, puissent récupérer leur liberté" de façon légale, indique la proposition. Le texte souligne que "l'élargissement de ces personnes sera conditionné par la promesse de ne pas commettre de nouveaux délits et sur la création de mécanismes effectifs qui permettent leur ré-intégration à la vie productive et à la citoyenneté démocratique".

De même, il clarifie que le Gouvernement "n'exige pas de désarmement ni de démobilisation", mais une cessation d'hostilités, qui, en outre, est "prioritaire pour justifier le processus devant le monde" en tenant compte du fait que l'ELN a été déclaré groupe terroriste par les Etats-Unis et par l'Union Européenne. La proposition indique également qu'avec l'aide du Mexique - déjà acceptée par l'ELN - on pourrait mettre en marche un mécanisme de vérification internationale du cessez-le-feu.

Le Gouvernement a déjà proposé un accord humanitaire semblable aux Forces Armées Révolutionnaires la Colombie, les Farc,, et est actuellement engagé dans un processus de paix avec les paramilitaires de l'AUC (Auto-défenses Unies de la Colombie).


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