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Ils veulent utiliser ces deux villes pour discuter d'un échange de prisonniers, dans une rencontre face à face avec des délégués du président Álvaro Uribe.
Dans un communiqué diffusé hier soir, le groupe partisan affirme qu'une soit-disant proposition de démilitarisation pour 72 heures de quelques régiments dans le sud du pays est "apocryphe" et n'a pas été diffusée par les Farc.
Ils justifient leur nouvelle demande en déclarant : "La construction d'un accord bilatéral d'échange impose la nécessité d'un espace sûr, c'est-à-dire, démilitarisé, pour le temps qui est nécessaire, pour que les parties exposent sans contraintes leurs points de vue, pour effectuer les consultations nécessaires et pour finalement rapprocher leurs positions quant à la signature de l'accord mentionné".
Le Farc disent que cette mesure est indispensable pour le déplacement, non seulement des porte-parole de la guérilla, mais également pour les kidnappés car, "étant donné les opérations militaires dans le sud (le plan Patriota), ces derniers ont dû être transférés, pour leur sécurité, dont d'autres départements"
Ils insistent également sur les garanties nécessaires pour leurs porte-paroile et pour les guérilleros libérés. Et ils écartent pour le moment des dialogues de paix plus globaux avec l'actuel gouvernement.
"Tout en réitérant notre disposition totale à conclure un échange humanitaire avec les délégués du président Uribe, nous exprimons notre détermination de travailler avec un futur autre gouvernement pour une solution diplomatique au conflit interne que vit la Colombie".
San Vicente del Caguán et Carthagène del Chairá sont au centre du Plan Patriota, l'offensive militaire actuelle la plus importante qu'ait jamais mené le gouvernement contre les Farc.