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L'Iranienne Shirin Ebadi, Prix Nobel pour la Paix 2003, fait partie des quatre femmes qui ont reçu jeudi les insignes de docteur honoris causa de l'Université de Liège en Belgique, les trois autres étant la Française Elisabeth Badinter, la Colombienne Ingrid Betancourt et la Belge Marie-José Simoen. Trois profils de militantes des droits de l'homme et un de grande scientifique...
Mélanie Betancourt est venue représenter à l'Alma Mater liégeoise sa mère détenue depuis deux ans et demi par les Farc, la guérilla colombienne. La remise d'un diplôme, d'une médaille et d'une épitoge au cours d'une séance académique est-elle de nature à aider l'ancienne candidate à la présidence? «Cela peut aider, c'est évident, répond la fille d'Ingrid. On se rendra compte dans le monde entier de la situation des otages si les médias font en sorte qu'on se rappelle de l'événement.»
Dans ce contexte, toutes les formes de mobilisation sont bonnes à prendre: «C'est à ce moment-là que les gouvernements vont se mobiliser et faire que le gouvernement colombien et la guérilla se mettent à négocier», poursuit la jeune femme. En attendant, l'épreuve continue. Les dernières nouvelles reçues, sous la forme d'une cassette vidéo, datent d'il y a longtemps.
Le comité local de soutien à Ingrid Betancourt et aux 3.000 séquestrés de Colombie était présent à la cérémonie.
Le Prix Nobel Shirin Ebadi et de très nombreuses autres personnalités ont voulu marquer leur soutien à leur action en envoyant eux aussi une lettre "Aéropostale-3000" à l'un des 3000 séquestrés de Colombie.