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Avancée significative pour des négociations

31/08/2004 - Le Nouvel Observateur, TimesDaily, RCN, Radio Canada

Les FARC, principale guérilla colombienne, ont fait savoir dans la nuit de dimanche à lundi qu'elles acceptaient de négocier un échange de rebelles emprisonnés contre des otages entre leurs mains, à la condition que les pourparlers aient lieu dans une zone démilitarisée.

Raul Reyes, porte-parole des Forces armées révolutionnaires de Colombie, a déclaré à la chaîne locale Noticias Uno que sa guérilla entendait avoir des discussions directes avec le commissaire gouvernemental Luis Carlos Restrepo, et non par le biais de messages sur Internet comme le souhaitent les autorités.

Le gouvernement du président Alvaro Uribe a jusqu'à présent exclu ce type de négociations sans intermédiaires et le principe qu'elles aient lieu dans une zone protégée.

«Notre porte-parole devrait avoir une discussion en tête-à-tête avec les représentants du gouvernement (...) et, pour cela, il faut ce que nous appelons une zone de sécurité ou ce que d'autres appellent zone démilitarisée», a souligné Raul Reyes.

Réagissant à cet interview, le ministre de l'Intérieur Sabas Pretelt a affirmé lundi que le gouvernement allait étudier l'éventualité d'une telle rencontre. «Nous allons devoir examiner comment cela pourrait se faire et où», a-t-il dit sur les ondes d'une radio locale, suscitant l'espoir des familles d'otages.

«Il s'agit de la plus grande avancée enregistrée depuis l'enlèvement d'Ingrid», a observé Juan Carlos Lecompte, époux de la sénatrice et ancienne candidate à la présidence colombienne Ingrid Betancourt, enlevée en 2002 par les FARC alors qu'elle faisait campagne dans le sud du pays.


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