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Le conflit armé qui fait rage dans les départements d’Antioquia et de Cauca continue de provoquer le déplacement de nombreuses familles, obligées d’abandonner leur foyer en quête d’un endroit plus sûr.
Au cours des deux dernières semaines, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a distribué 28 tonnes d’assistance alimentaire et matérielle à plus de 1 600 personnes déplacées.
À Antioquia, 285 personnes vivant dans la zone rurale de Punta de Ocaido (municipalité d’Urrao) ont fui vers le village le plus proche, situé à deux jours à dos de mule du chef-lieu municipal. Près de 30 % des déplacés sont d’origine indigène ; les autres 70 % sont des descendants d’Africains.
C’est la peur des affrontements armés qui, dès le 18 septembre dernier, a incité les habitants de ces régions à s'enfuir. Aujourd'hui ils se retrouvent dans l’incapacité de vaquer à leurs activités de subsistance, principalement la pêche, la chasse et l’agriculture.
L’opération humanitaire du CICR a été possible grâce à la collaboration du Programa Aéreo de Salud de Antioquia (programme aérien de santé d'Antioquia), qui a mis un hélicoptère à disposition. Quant à la Croix-Rouge colombienne, elle a également apporté son soutien.
À Timbiqui, dans le département de Cauca, plus de 1 300 indigènes – dont 285 femmes et 808 enfants – qui avaient à leur tour fui les zones rurales à cause des affrontements ont bénéficié de l'assistance du CICR.
En plus des secours fournis dans ces deux départements, le CICR a, au cours des trois derniers mois, porté assistance à près de 4 000 déplacés et à plus de 3 100 habitants des départements d’Arauca, Cauca, Choco et Nariño.
Le CICR maintiendra sa présence dans les différentes régions du pays touchées par le conflit, pour venir en aide efficacement et en temps utile aux personnes déplacées – et ce, conformément à son mandat.