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Le président colombien Alvaro Uribe a affirmé mercredi qu'il n'accepterait pas que les membres des FARC emprisonnés aux États-Unis, connus sous les noms de «Sonia» et «Simon Trinidad», fassent partie de l'échange humanitaire sous médiation du président vénézuélien Hugo Chavez.
«Le gouvernement de Colombie répond "catégoriquement non" à ce que les chefs rebelles Simon Trinidad et Sonia rentrent des États-Unis en Colombie», comme le réclament les FARC, a déclaré M. Uribe à la presse, en présence du secrétaire américain à la Défense, Robert Gates, en visite à Bogota.
«Si on devait accepter cette pression pour que madame "Sonia" et monsieur +Simon Trinidad+ rentrent des États-Unis pour participer à un échange humanitaire avec les FARC, cela serait un précédent funeste et négatif», a ajouté le président colombien.
Les États-Unis détiennent deux chefs guérilleros, «Sonia» et «Simon Trinidad», dont la libération est exigée par les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) dans le cadre d'un échange de 500 guérilleros emprisonnés contre 45 otages retenus par les rebelles, dont la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt et trois Américains.
«Simon Trinidad», pseudonyme de Ricardo Palmeras, avait été arrêté en 2004 en Equateur et extradé en 2005 vers les États-Unis, où il est jugé pour l'enlèvement des trois Américains.
M. Chavez a été mandaté le 31 août par le gouvernement colombien pour favoriser les négociations entre les FARC et les autorités.
Le président vénézuélien, qui doit accueillir le 8 octobre à Caracas un émissaire des FARC, a reçu l'appui de plusieurs gouvernements d'Amérique latine, ainsi que de la France et des États-Unis.