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Le président vénézuélien Hugo Chavez a exhorté dimanche son homologue colombien à permettre aux dirigeants des FARC de franchir sans encombre la frontière pour une réunion sur la libération des otages de la guérilla, dont trois Américains et la Franco-colombienne Ingrid Betancourt.
Selon lui, une réunion prévue le 8 octobre avec des dirigeants des Forces armées révolutionnaires de Colombie a été reportée car le gouvernement colombien d'Alvaro Uribe a refusé de suspendre les opérations militaires.
Les discussions, qui pourraient inclure le commandant des FARC Manuel Marulanda, pourraient se tenir quelque part le long de la frontière, a précisé le président vénézuélien.
Il compte en rediscuter avec Uribe vendredi, lorsque ce dernier viendra inaugurer un gazoduc reliant les deux pays.
Chavez avait obtenu le mois dernier le feu vert d'Uribe pour jouer les médiateurs dans une tentative d'échanger 45 otages des FARC contre des guérilleros détenus. Il n'a cessé de se montrer optimiste, mais de nombreux obstacles demeurent, dont l'exigence des FARC qui veulent la libération de deux de leurs principaux dirigeants, détenus par les Américains.