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Bertrand Delanoë donne le coup d'envoi de la 6e Nuit blanche, dédiée à Ingrid Bétancourt

07/10/2007 - Nouvel Obs, Nova Colombia, AFP

Lemaire de Paris Bertrand Delanoë a donné samedi soir le coup d'envoi de la Nuit blanche, la dernière sous cette mandature, en rendant un vibrant hommage à Ingrid Bétancourt, à qui est dédiée cette 6e édition.

Bertrand Delanoe

"Ce sont les premières secondes de Nuit Blanche 2007, et nous avons souhaité (...) ensemble que cette Nuit blanche soit entièrement dédiée à Ingrid Bétancourt", a déclaré Bertrand Delanoë lors d'un point presse tenu sur la parvis de l'Hôtel de ville, en présence du fils d'Ingrid Bétancourt, Lorenzo Delloye-Bétancourt et de son ex-mari Fabrice Delloye.

En compagnie d'Anne Hidalgo, première adjointe et Christophe Girard, adjoint à la Culture à l'origine de Nuit blanche, le maire avait auparavant inauguré le compteur surplombant l'immense portrait de l'otage franco-colombienne, sur lequel sont affichés ses 2051 jours de captivité aux mains des Forces armées révolutionnaires de Colombie. Une idée née après le concert-hommage donné il y a quelques mois par Renaud à Bercy, et qui égrènera désormais les jours de détention de celle qui est depuis 2002, Citoyenne d'honneur de la Ville de Paris.

L'édile a souhaité que les "Parisiens prennent le temps (...) sans masochisme", au cours de leurs parcours nocturne, de signer les pétitions, mises à leur disposition dans les cinq points informations Nuit Blanche, en faveur de la libération d'Ingrid Bétancourt.

S'exprimant après le coup d'envoi de la manifestation, Fabrice Delloye a salué "les actions menées, tant par le gouvernement français, plusieurs gouvernements sud-américains et même les Etats-Unis, pour la libération de tous les otages". "Il est dommage que le président (colombien) Uribe n'ait de cesse d'organiser l'échec des avancées en créant des obstacles, alors qu'une solution humanitaire globale lui serait autant profitable qu'à la Colombie", a-t-il martelé.

Fabrice Delloye a aussi rappelé qu'"Ingrid adore Paris, ville où elle a étudié", et qu'elle "aurait aimé l'idée que l'art" et "une cause comme la sienne", soient ainsi liées.


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