La France "continue à oeuvrer à l'élaboration de propositions pour démilitariser" une zone du sud-ouest de la Colombie, afin de procéder à un échange humanitaire, a déclaré M. Douste-Blazy à propos d'Ingrid Betancourt détenue depuis 1.700 jours exactement par la guerrilla des Farc (Forces armées révolutionnaires de Colombie).
"Jusqu'à présent il n'y a eu aucune demande concrète de la part des FARC et du gouvernement colombien" mais la "France jouit de la confiance des deux parties et s'est déclarée totalement disponible", a déclaré le ministre, cité par Olivier Roubi, porte-parole de la FICIB.
Au cours des dernières semaines, le président Alvaro Uribe et les Farc se sont déclarés prêts à négocier l'échange de 58 otages, dont Ingrid Bétancourt, contre quelque 500 guerilleros détenus, mais ils ont de sérieuses divergences sur les conditions de cet échange.
Selon le porte-parole de la FICIB, qui regroupe 50 comités dans plusieurs pays, le ministre s'est montré très optimiste quant à la perpective d'une négociation imminente. "Nous n'avons jamais été aussi proches de notre objectif mais le chemin va être long et la rencontre espérée entre les deux parties n'a pas encore eu lieu", a déclaré Olivier Roubi.
En décembre dernier, la France, l'Espagne et la Suisse ont proposé au gouvernement colombien et aux Farc la démilitarisation d'un village dans le sud de la Colombie pour procéder à un échange, mais cette initiative a échoué.
Une délégation de la FIBIB se rendra prochainement à Bogota pour remettre aux familles des otages colombiens les milliers de lettres de soutien envoyées par des Français.
"Nous voulons montrer au
peuple colombien et aux familles de tous les otages que nous sommes avec eux
et que nous ne disparaîtrons pas quand Ingrid Bétancourt sera libérée.
Nous continuerons notre action tant qu'il y aura un otage en Colombie",
a assuré Olivier Roubi.
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