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Dans un délai de 3 ou 4 mois pourraient commencer les conversations entre les représentants du gouvernement et les porte-parole de la guérilla des FARC en vue de conclure un accord d'échange humanitaire pour la libération des kidnappés en Colombie.
Radio Caracol a consulté des sources aux plus hauts niveaux du gouvernement et dans d'autres secteurs, tant favorables que défavorables à cette étape de conversations, pour essayer d'illustrer pour les Colombiens et surtout pour les parents des kidnappés, si ces conversations par internet vont mener quelque part.
Des consultations internes au Palais Présidentiel on a pu établir que l'idée de promouvoir et de réactiver récemment le sujet de l'accord humanitaire a été l'initiative du président Alvaro Uribe lui-même, qui, comme le déclare Radio Caracol "est disposé à jouer le jeu à fond jusqu'au processus de paix avec les Farc"
Un des motifs qui aurait amené le gouvernement à s'impliquer serait sa préoccupation que la politique de sécurité démocratique ne pourrait pas réussir tant qu'il y a un si grand nombre de Colombiens kidnappés.
LES POINTS QUI SEPARENT LES DEUX PARTIES
1. Le gouvernement ne veut aucun guérillero en armes dans la zone ; les Farc disent que des gardes armés sont nécessaires à la sécurité des négociateurs
2. Le gouvernement veut une rencontre préliminaire pour discuter des conditions de la rencontre; les farc disent que ce n'est pas nécessaire et que la zone de rencontre doit être déterminée une fois pour toute
3. Le gouvernement refusent que les guérilleros libérés retournent à la guérilla; les Farc disent le contraire
4. L'armée ne veut pas parler de démilitarisation de zone, mais d'un "désengagement - comme dans le cas des accords de Ralito; les Farc veulent une zone démilitarisée fixée par décret (tout comme dans le cas du Caguan)
5. Le gouvernement a proposé une zone de 180 km2; les farc demandent la totalité des territoires des communes de Pradera et Florida (800 km2)
CE QUI LES UNIT - SUR QUOI ILS SONT D'ACCORD
1. Que les parties ont besoin d'une zone pour se rencontrer ; et que pour la première fois le gouvernement accepte que ce soit le commissaire de paix Luis Carlos Restrepo qui soit l'interlocuteur direct avec la guérilla, comme l'avait toujours demandé la guérilla.
2 Que si l'accord humanitaire se termine avec succès, les parties devraient engager un processus de paix.
3. Que cela se passe avec la présence permanente des pays amicaux et de facilitateurs.
Des sources aux plus hauts niveaux du gouvernement ont révélé à radio Caracol qu'il n'y aura pas un commissaire spécial pour le processus de conversations avec les farc, mais que ce sera directement le commissaire de paix Luis Carlos Restrepo qui aura la responsabilité de tout ce qui peut se passer.
LES DIFFICULTÉS POUR AVANCER
On dit que le président Alvaro Uribe, au cours de son premier mandat, a eu toute la force et l'énergie pour unir tous les membres de son cabinet autour de la lutte contre la guerre, mais qu'il ne dispose pas maintenant de l'appui suffisant pour les unir autour de la recherche de la paix.
1. Il y aurait des contradictions à l'intérieur du gouvernement et il y aurait un groupe qui ne voudrait pas de l'accord humanitaire (les militaires). Si on prenait la décision de démilitarisation ou de repli, l'armée s'y opposerait et il y aurait là une forte résistance difficile à surmonter.
2. Il y en a qui soutiennent que tant de "bonne volonté" du gouvernement n'est une espèce de show dans lequel on voudrait faire jouer le mauvais rôle à la guérilla, et le bon au Président - lui qui avait toujours proclamé la politique de "la main dure"
AVANTAGES DES CONVERSATIONS PUBLIQUES
Inévitablement le gouvernement devra dialoguer avec les farc. La démilitarisation est inévitable. La pression qu'exerce la Communauté Internationale et l'opinion publique colombienne est trop importante, et ce serait trop difficile pour les deux parties de continuer à "montrer les dents" sans arriver à à rien de positif, disent les analystes.
INCONVÉNIENTS DES CONVERSATIONS PUBLIQUES
Avant cette prolifération de communiqués, le gouvernement avait entamé quelques approches de manière discrète avec les guerrilla. Maintenant, avec un processsus public, il va va être très difficile de se rétractater et de négocier certains points spécifiques avec des changements de dernière minute.