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Le président Alvaro Uribe a déclaré jeudi qu'il serait mieux de chercher comment financer les FARC que de montrer une "permissivité face au kidnapping".
"Si une organisation partisane accepte d'abandonner le kidnapping, comme geste de bonne foi en faveur de la paix, dans ce processus de paix on pourrait lui chercher un financement", a déclaré Uribe, au cours d'une cérémonie célébrant les 50 ans de l'Hôpital Universitaire de la Vallée à Cali, la troisième ville du pays.
Le président a en outre réitéré sa volonté d'arriver à un accord humanitaire et un éventuel processus de paix avec les FARC (Forces Armées Révolutionnaires de Colombie).
Toutefois, il a clarifié le fait que son gouvernement ne négociera avec la guérilla que si "cela n'affecte pas la Sécurité Démocratique", son programme phare depuis qu'il a entamé sa première période présidentielle; ce programme vise à "apporter la tranquillité aux Colombiens dans tout le territoire national" grâce à l'appui d'un réseau d'informateurs couvrant tout le pays, programme qui aurait montré des résultats positifs.
Les FARC ont trouvé dans le kidnapping et dans l'extorsion une de leurs principales sources de financement pour la guerre qu'ils mènent contre l'État depuis plus de quatre décennies afin d'instaurer un régime de gauche.
Uribe considère que la "Sécurité Démocratique" apporte une protection égale à un guérillero ou à un paramilitaire démobilisé, "elle le protège tout en veillant à ce que ne se répètent pas les erreurs du passé, quand on a vu des démobilisés se faire tuer... c'est un élément important pour soutenir la réconciliation, quand elle sera réalisée".
Le gouvernement espère que les FARC donneront un signal positif pour conclure un échange humanitaire de 500 guérilleros emprisonnés contre 62 politiciens, policiers et militaires kidnappés, certains depuis presque neuf ans.
Les négociations seraient menées à bien dans une zone du sud-ouest du pays, sous l'appui de pays amis comme l'Espagne, la France et la Suisse, après une cessation des hostilités.