La revue de presse   de  www.Betancourt.info 

>Ajouter cette page à mes favoris

>Rechercher sur le web

Outils de traduction :   >Free.fr  >Google


Les analystes prévoient un processus très long pour l'échange humanitaire

16/10/2006 - El Informador

Le processus pour concrétiser un échange humanitaire et faciliter la libération des kidnappés entre les mains de la guérilla colombienne prendra des mois, ce qui rend peu probable un accord cette année, a affirmé le politologue Fernando Giraldo.

Dans un entretien avec l'agence NotiMex, l'analyste a soutenu que les nouvelles exigences posées par le gouvernement du président Alvaro Uribe Vélez et par la guérilla, ainsi que la logistique qu'impliquerait l'échange, rendent impossible un échange dans le court terme.

"La guérilla demande une démilitarisation pendant 45 jours, mais il est clair que la libération des kidnappés pourrait prendre des mois", a aussi déclaré le professeur de la Faculté de Sciences Politiques de l'Université Javeriana.

Les insurgés (FARC), qui tiennent en leur pouvoir 38 militaires, 21 politiciens et trois états-uniens, ont exigé le repli de l'armée des villages de Pradera et Florida comme condition pour négocier l'échange.

En détenant ces otages parmi lesquels on trouve l'ex candidate présidentielle Ingrid Betancourt, les FARC cherchent à obtenir un échange contre quelque 500 guérilleros emprisonnés, qui sont accusés de diverses infractions.

Leon Valencia, considéré comme un expert en résolution de conflits armés, considère pour sa part que la sécurité du lieu de dialogue est encore le sujet "le plus épineux" et il estime que si les parties maintiennent leurs positions sans accepter de compromis, un échange sera difficile.

Il a rappelé que les FARC exigent, outre la démilitarisation et la présence de garants internationaux, que la sécurité de sa commission de négociateurs soit confiée à des rebelles armés, ce à quoi s'oppose le gouvernement colombien.

Le président Uribe Vélez a signalé mardi passé qu'il ne permettra pas la présence de rebelles armés dans la zone de dialogue, ni que les insurgés libérés retournent à la guérilla.

Selon Valencia, "ces deux points montrent très clairement la grande méfiance qui existe entre les parties", ce qui a empêché une avance rapide dans l'échange humanitaire.

Les parents des kidnappés maintiennent une pression constante envers les parties pour qu'ils avancent dans une négociation qui permette la libération des otages, eux qui sont depuis des années en pouvoir de la guérilla.

Valencia a déclaré que si on veut sortir du cercle vicieux dans lequel est tombé l'échange dans les derniers mois, tant l'Exécutif que la guérilla colombienne doivent accepter de modifier leurs positions.

Le directeur de l'hebdomadaire communiste Voix, Carlos Lozano, qui agit comme facilitateur dans ce processus, a assuré à son tour que les initiatives pour la libération des kidnappés traversent des moments difficiles.

Selon Lozano, le gouvernement du président Uribe Vélez "a été très ambigu face au sujet", parce qu'il y a une semaine "il avait pratiquement autorisé la démilitarisation, puis il a compliqué ensuite l'affaire".

Secuestrados BogotaConscients que le sujet pourrait se retrouver à nouveau au frigo, des parents de séquestrés ont installé vendredi une affiche gigantesque sur la façade du bâtiment du Mayeurat de Bogota pour forcer l'échange.

La pancarte, avec les photos des politiques et des militaires en captivité, restera en place jusqu'à ce que soient libérés les kidnappés, dont plusieurs d'entre eux sont prisonniers dans la forêt depuis sept ans.


>Les titres du mois 


> Poser une question,
   envoyer un commentaire

>www.Betancourt.info