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Dans une lettre ouverte publiée leur site Internet et adressée aux branches exécutive, législative et judiciaire du gouvernement, les Farc viennent de communiquer leurs conditions pour l'ouverture de pourparlers de paix avec Alavaro Uribe (donc des pourparlers pour mettre fin définitivement au conflit armé - un sujet bien plus vaste qu'un "simple" échange de prisonniers)
Selon la guérilla, ces négociations (des pourparlers de paix) devraient être précédées par un échange de prisonniers (souvent désigné par le terme "accord humanitaire") : des centaines de ses membres incarcérés contre une soixantaine de civils (parmi lesquels Ingrid Betancourt) et de militaires otages des FARC, certains depuis une dizaine d'années.
Les FARC demandent des "garanties claires" aux autorités sur l'échange de prisonniers envisagé, notamment la démilitarisation d'une zone de 800 kilomètres carrés dans la province de Valle del Cauca (sud-ouest) où aurait lieu le transfert. "Une fois tous (les prisonniers) libérés, l'ordre du jour sera de chercher un accord pour surmonter le conflit armé et social qui affecte le pays", souligne leur communiqué, daté du 1er octobre.
Le président Uribe s'était déclaré lundi ouvert à un échange de prisonniers et à des pourparlers de paix, qui seraient les premiers depuis 2002. Par contre, son ministre de la Défense et son chef de l'armée avaient récemment rejeté la demande de zone démilitarisée.
La guérilla marxiste demande également à ne plus être considérée comme une organisation terroriste par les Etats-Unis et l'Europe pour que des pays tiers puissent jouer un rôle de médiateur.